J'ai toujours dit à Mister que si un jour, il allait "à gauche", il serait bien avisé de
a) ou me quitter pour rejoindre la dulcinée / le dulciné qui aurait fait chavirer son coeur, en me laissant le toaster mais en emportant ses chaussettes dépareillées
b) ou se débrouiller tout seul avec sa mauvaise consience si d'aventure il se trouvait mal d'avoir eu, justement, une aventure, tout en ayant pris l'option "je reste finalement avec ma légitime, ce n'était qu'une passade et/ou une erreur".
Mais qu'en aucun cas, s'il choisissait la deuxième solution, il ne pourrait venir me confier son "pêché" parce que là, du coup, son problème deviendrait le mien.
Le propos de ce billet n'est pas de vous entretenir de la fidélité conjugale des Poppins mais bien davantage de partager avec vous des tribulations qui me taraudent depuis le jour, relativement récent, où une personne très chère m'a confié un secret.
On peut voir la confidence comme un signe certain de confiance, comme la preuve tangible d'un lien qui va au-delà des jugements, des idées reçues, de la vision de l'un ou de l'autre du monde. On peut le voir comme un "privilège" puisqu'on approche alors une personne d'encore un peu plus près, parfois même au plus près de ce qu'elle est, au plus près de sa face "cachée", cachée ne voulant pas dire "honteuse".
En même temps, je me demande si le secret, une fois confié, n'est pas aussi un peu comme une patate : c'était trop chaud, on refile à quelqu'un d'autre. Pour ne plus avoir seul les mains qui brûlent, pour ne plus être l'unique personne à porter sur ses épaules une charge devenue trop lourde.
De prime abord, l'on peut se dire qu'une charge, portée à deux, est moins lourde : je suis la première à apprécier qu'on m'aide à porter et Mini et la poussette pour monter dans le train. Mais à la différence de la personne qui m'a aidée, avec la poussette ou avec les courses, ce poids, je le porte, maintenant. Aujourd'hui et demain. Aussi longtemps que l'auteur du secret souhaitera que ses propos restent confidentiels.
Et si le secret éclaire bien des "aspects", des réactions, des comportements, des attentes et des besoins de la personne qui l'a confié, il pèse aussi sur mes épaules. Parce que je ne peux rien dire - ayant promis le secret - à ces gens qui ne savent pas, qui "jugent" sur la base de ce qu'ils constatent, de ce qu'ils voient, je serais tentée de dire, "de bonne foi". Sans sévérité aucune, sans animosité, simplement sur la base de ce qu'ils vivent, eux, avec cette personne.
Ainsi, si ma conception de l'amitié me commande d'être aussi là pour "porter à deux", je me rends compte que mes épaules, n'en déplaise à mon 1m73 et mes 68 kg, ne sont pas aussi larges que je le voudrais....
A bientôt si vous le voulez bien,
a) ou me quitter pour rejoindre la dulcinée / le dulciné qui aurait fait chavirer son coeur, en me laissant le toaster mais en emportant ses chaussettes dépareillées
b) ou se débrouiller tout seul avec sa mauvaise consience si d'aventure il se trouvait mal d'avoir eu, justement, une aventure, tout en ayant pris l'option "je reste finalement avec ma légitime, ce n'était qu'une passade et/ou une erreur".
Mais qu'en aucun cas, s'il choisissait la deuxième solution, il ne pourrait venir me confier son "pêché" parce que là, du coup, son problème deviendrait le mien.
Le propos de ce billet n'est pas de vous entretenir de la fidélité conjugale des Poppins mais bien davantage de partager avec vous des tribulations qui me taraudent depuis le jour, relativement récent, où une personne très chère m'a confié un secret.
On peut voir la confidence comme un signe certain de confiance, comme la preuve tangible d'un lien qui va au-delà des jugements, des idées reçues, de la vision de l'un ou de l'autre du monde. On peut le voir comme un "privilège" puisqu'on approche alors une personne d'encore un peu plus près, parfois même au plus près de ce qu'elle est, au plus près de sa face "cachée", cachée ne voulant pas dire "honteuse".
En même temps, je me demande si le secret, une fois confié, n'est pas aussi un peu comme une patate : c'était trop chaud, on refile à quelqu'un d'autre. Pour ne plus avoir seul les mains qui brûlent, pour ne plus être l'unique personne à porter sur ses épaules une charge devenue trop lourde.
De prime abord, l'on peut se dire qu'une charge, portée à deux, est moins lourde : je suis la première à apprécier qu'on m'aide à porter et Mini et la poussette pour monter dans le train. Mais à la différence de la personne qui m'a aidée, avec la poussette ou avec les courses, ce poids, je le porte, maintenant. Aujourd'hui et demain. Aussi longtemps que l'auteur du secret souhaitera que ses propos restent confidentiels.
Et si le secret éclaire bien des "aspects", des réactions, des comportements, des attentes et des besoins de la personne qui l'a confié, il pèse aussi sur mes épaules. Parce que je ne peux rien dire - ayant promis le secret - à ces gens qui ne savent pas, qui "jugent" sur la base de ce qu'ils constatent, de ce qu'ils voient, je serais tentée de dire, "de bonne foi". Sans sévérité aucune, sans animosité, simplement sur la base de ce qu'ils vivent, eux, avec cette personne.
Ainsi, si ma conception de l'amitié me commande d'être aussi là pour "porter à deux", je me rends compte que mes épaules, n'en déplaise à mon 1m73 et mes 68 kg, ne sont pas aussi larges que je le voudrais....
A bientôt si vous le voulez bien,