Que je suis masochiste, je l'ai déjà confié ici même et peux donc, sans autre forme de "procès", me lancer dans une "plaidoirie" sur quelques dispositions de droit suisse.
Il était un jour une Constitution fédérale (Cst féd), commençant et par "au nom de Dieu tout puissant" et par un paradoxe pour un peuple et des cantons suisses qui sont "déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l'autre et l'équité" : le "respect de l'autre" impose, selon ma conception de la liberté, de ne pas parler d'emblée d'une religion qui n'est pas celle de tous et toutes. Remarquez, comme l'art. 15 Cst féd garantit la liberté de conscience et croyance, l'honneur est sauf, amen.
L'art. 123 Cst féd indique que "la législation en matière de droit pénal et de procédure pénale relève de la compétence de la Confédération". Ici, il est probablement utile d'indiquer que c'est par le biais de la Constitution fédérale que la Confédération et les cantons se sont "répartis le boulot", en d'autres termes "qui fait quoi" et "qui est compétent pour quoi".
Ainsi, puisque la Constitution fédérale attribue à la Confédération la compétence de légiférer en matière de droit pénal, le Code pénal (CP) constitue une loi fédérale, par "opposition" à une loi cantonale ou une loi communale. En d'autres termes et en raison du principe de la primauté du droit fédéral sur le droit cantonal, une loi cantonale ne peut régler elle aussi ce que le droit fédéral a déjà traité.
L'art. 321 al. 1 CP rend punissable, à certaines conditions, une violation du secret professionnel :
"Les ecclésiastiques, avocats, défenseurs en justice, notaires, contrôleurs astreints au secret professionnel en vertu du code des obligations, médecins, dentistes, pharmaciens, sages-femmes, ainsi que leurs auxiliaires, qui auront révélé un secret à eux confié en vertu de leur profession ou dont ils avaient eu connaissance dans l’exercice de celle-ci, seront, sur plainte, punis d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire".
Ici, quelques petites précisions avant de poursuivre mes tribulations.
a) La liste des personnes soumises au secret professionnel en vertu du CP est dite exhaustive et non exemplative. En d'autres termes, les professionnels qui ne sont pas cités expressément par cette disposition (par exemple votre ostéopathe ou votre opticien) ne peuvent pas être condamnés en vertu du code pénal en cas de violation du secret professionnel. Ce qui ne signifie toutefois pas qu'ils ne puissent pas être condamnés en vertu d'une disposition cantonale. Mais j'y reviendrai.
b) Le terme "auxiliaire" n'est en rien "péjoratif" et regroupe toutes les personnes qui "secondent" l'un des professionnels cités : ainsi, l'on pensera à la secrétaire de l'avocat ou au comptable du pharmacien. En bref, toutes les personnes qui sont suffisamment "proches" de l'activité de ces professionnels pour être à même de connaître les "secrets" des clients / patients. Le seul fait d'être un salarié d'une de ces personnes ne suffit donc pas : la femme de ménage d'un notaire, n'ayant pas accès aux dossiers, ne peut pas être considérée comme étant une "auxiliaire". En revanche, l'apprenti de ce même notaire peut l'être puisqu'il accède, de par ses activités, à des informations confidentielles.
c) Le secret dit "médical" est une "rubrique" du secret professionnel, qui est une notion plus large puisqu'il concerne notamment les "ecclésiastiques". Ainsi, dans le monde "des soignants", secret professionnel et secret médical sont synonymes.
Eu égard à ce qui précède, si un secret est dévoilé par l'un de ces professionnels
1. sans l'autorisation du client / patient,
2. sans qu'une base légale ne l'autorise à briser le secret (et l'on pensera ici notamment à l'art. 26 de la loi sur la protection des mineurs, la LProMin, bien connue des enseignants, infirmières scolaires, responsables de crèche, entraîneurs sportifs du canton de Vaud),
3. sans avoir été délié du secret par une "autorité supérieure",
il peut être puni "sur plainte" (par opposition aux infractions qui se poursuivent d'office), à "une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire".
Le "sort" de certains professionnels étant réglé, à savoir par le législateur fédéral, penchons-nous sur le "cas" d'autres acteurs du monde de la santé.
Dans le canton de Vaud, l'art. 90 de la loi sur la santé publique (LSP) indique que "les professions médicales au sens de la présente loi sont celles de médecin, médecin-dentiste, médecin-vétérinaire, pharmacien et chiropraticien". Elles font l'objet des art. 90 à 122 LSP (section II : professions médicales).
La LSP aborde ensuite, aux art. 122a ss les "autres professions de la santé" (section III), où l'on trouvera notamment les "psychothérapeutes non médecins" (art. 122a ss LSP), les "ostéopathes" (art. 122e ss LSP), les "sages-femmes" (art. 122h LSP), les "hygiénistes dentaires" (art. 123a ss LSP).
Pour en revenir au secret professionnel, l'art. 80 al. 1 LSP indique que "toute personne qui pratique une profession de la santé, ainsi que ses auxiliaires, est astreinte au secret professionnel".
Enfreindre cette disposition est passible d'une peine pécuniaire de CHF. 500.- à 200'000.- en vertu de l'art. 183 al. 1 LSP. Mais non d'une peine privative de liberté.
Et c'est là que commence mon "problème" (en d'autres termes, j'avoue ici publiquement que l'introduction a été quelque peu longue).
Qui sont les personnes qui pratiquent une "profession de la santé" au sens de l'art. 80 al. 1 LSP ?
Première hypothèse
Toutes les personnes du monde "médical" citées dans la LSP. Si telle est la réponse, comment peut-on soumettre certaines personnes à deux obligations de conserver le secret, une fois fédérale et une fois cantonale : en effet, le médecin, le dentiste, le pharmacien sont déjà soumis à l'art. 321 CP et ne peuvent de ce fait plus être soumis à une obligation cantonale, ceci d'autant moins que la ratio legis des deux dispositions est identique, à savoir "protéger la sphère privée du patient" (art. 80 al. 2 LSP), ce qui n'empêche pas l'art. 321 CP d'être plus "large" : "cette disposition a un triple but : protéger la personne qui se confie, celle qui exerce la profession protégée et l'intérêt public à l'exercice de ces professions dans de bonnes conditions" (C. Favre, Code pénal annoté, ad art. 321 CP, N. 1.1, p. 683, Editions Bis et Ter, Lausanne, 2004).
Deuxième hypothèse
Uniquement les professionnels cités aux art. 122a ss LSP (section III : autres professions de la santé). Cette deuxième hypothèse semble être plus "plausible" : en effet, il est judicieux et "logique" que l'ostéopathe et le logopédiste soient aussi soumis à une forme de secret professionnel, au moins sur le plan cantonal, puisque le législateur fédéral n'a pas réglé leur sort.
Toutefois, l'on rencontre alors deux autres "problèmes".
Le premier est qu'en excluant les professions dites médicales (au sens de l'art. 90 LSP), on exclut également le vétérinaire et le chiropraticien du champ d'application de l'art. 80 LSP, ces deux professionnels n'étant pas englobés dans la liste exhaustive de l'art. 321 CP. En d'autres termes, le chiropraticien et le vétérinaire ne seraient passibles d'aucune "sanction" pénale en cas de violation du secret professionnel.
Le second est le fait que la sage-femme est à nouveau doublement "citée", une fois dans les autres professions de la santé (art. 122h LSP) et une fois par le code pénal.
Troisième hypothèse
Les rédacteurs de la loi sur la santé publique se sont un peu "mélangés les pinceaux", ce qui n'est pas fondamentalement dramatique mais dommage pour un texte aussi important dans le domaine des droits des patients : un juge saura appliquer la "bonne" disposition à la "bonne" personne, le patient, en revanche, je doute fort qu'il soit capable de savoir sur quel pied danser.
A bientôt si vous le voulez bien,
lundi 30 avril 2007
dimanche 29 avril 2007
Un vrai défi
La question de départ, c'est "qu'est-ce qu'un vrai défi" ?
Pour certains, ça sera apprendre l'espagnol en six mois, pour décrocher le poste convoité depuis si longtemps alors qu'ils n'ont jamais réussi à dépasser la leçon 2 de la méthode "j'apprends aisément l'espagnol à domicile" durant des années.
Pour d'autres, ça sera de perdre seize kilos alors que le seul mot "régime" leur donne des sueurs froides et l'envie de manger immédiatement une plaque de chocolat.
Certaines personnes aiment relever des défis sportifs : les 20 km de Lausanne, sauter à l'élastique depuis un pont, faire le tour du Mont-Blanc. Tandis que d'autres se jurent qu'elles seront capables, en une année, de lire toute l'oeuvre de Proust, sans sauter ne serait-ce qu'un seul passage.
L'espagnol, je le parle, pas super bien mais suffisamment pour me faire comprendre et saisir les propos de l'autre, à condition qu'il ne vienne pas d'Andalousie. J'ai bien un peu de poids à perdre mais bon, de toute évidence, pas assez pour songer réellement à me mettre à la courgette vapeur. Courir, ma foi, j'ai essayé pendant des années, je n'en ai tiré aucun plaisir et la simple idée de me précipiter dans le vide, même tenue par un élastique est pour moi une preuve de folie. Finalement, Proust, j'évoque bien ses madeleines au détour d'une soirée "mondaine" et me contente d'étaler ainsi une culture que je n'ai pas.
A mon sens, le réel défi dans la vie, c'est.... réussir sa vie de couple.
Parce qu'une fois passée l'euphorie de la passion, la vraie, celle qui fait tourner la tête, qui rend les yeux brillants et met le coeur à l'envers, où Femme met une heure pour choisir la ceinture qui ira parfaitement avec son sac à main, où Homme se remet au vélo pour avoir plus de prestance, vient l'heure des chaussettes qui traînent, des factures qui s'accumulent, des repas de Noël dans la belle-famille, avec l'oncle Albert qui grogne toujours à propos de tout et de rien. Le temps du jeans et non plus de la petite robe moulante, le temps du tee-shirt et non plus de la chemise bien repassée.
J'aurais été tentée de penser qu'une vie de couple sans enfants, c'est plus facile à réussir parce qu'on a infiniement plus de temps pour soi et pour l'autre mais finalement, quand j'observe mes amis homosexuels, qui n'auront jamais et qui ne voudront jamais d'enfants, je constate que les "points de friction", s'ils sont différents, n'en sont pas pour autant moins nombreux.
Alors si je suis la première à préférer au "champagne" le bon "bordeau", je dois avouer que j'aimerais parfois trouver une astuce, un truc, une recette géniale pour pouvoir allier les deux, l'ivresse d'un breuvage court en bouche mais si pétillant - la rencontre, la découverte, la séduction de l'autre - et le goût si plein, si subtile de la relation qui s'installe, qui se développe, qui s'enrichit.
Le tout, bien sûr, sans choper la gueule de bois... Vous auriez pas des pistes, par hasard ? Parce que là, tout de suite, si j'ai bien relevé le défi, je ne suis pas certaine de le réussir...
A bientôt si vous le voulez bien,
Pour certains, ça sera apprendre l'espagnol en six mois, pour décrocher le poste convoité depuis si longtemps alors qu'ils n'ont jamais réussi à dépasser la leçon 2 de la méthode "j'apprends aisément l'espagnol à domicile" durant des années.
Pour d'autres, ça sera de perdre seize kilos alors que le seul mot "régime" leur donne des sueurs froides et l'envie de manger immédiatement une plaque de chocolat.
Certaines personnes aiment relever des défis sportifs : les 20 km de Lausanne, sauter à l'élastique depuis un pont, faire le tour du Mont-Blanc. Tandis que d'autres se jurent qu'elles seront capables, en une année, de lire toute l'oeuvre de Proust, sans sauter ne serait-ce qu'un seul passage.
L'espagnol, je le parle, pas super bien mais suffisamment pour me faire comprendre et saisir les propos de l'autre, à condition qu'il ne vienne pas d'Andalousie. J'ai bien un peu de poids à perdre mais bon, de toute évidence, pas assez pour songer réellement à me mettre à la courgette vapeur. Courir, ma foi, j'ai essayé pendant des années, je n'en ai tiré aucun plaisir et la simple idée de me précipiter dans le vide, même tenue par un élastique est pour moi une preuve de folie. Finalement, Proust, j'évoque bien ses madeleines au détour d'une soirée "mondaine" et me contente d'étaler ainsi une culture que je n'ai pas.
A mon sens, le réel défi dans la vie, c'est.... réussir sa vie de couple.
Parce qu'une fois passée l'euphorie de la passion, la vraie, celle qui fait tourner la tête, qui rend les yeux brillants et met le coeur à l'envers, où Femme met une heure pour choisir la ceinture qui ira parfaitement avec son sac à main, où Homme se remet au vélo pour avoir plus de prestance, vient l'heure des chaussettes qui traînent, des factures qui s'accumulent, des repas de Noël dans la belle-famille, avec l'oncle Albert qui grogne toujours à propos de tout et de rien. Le temps du jeans et non plus de la petite robe moulante, le temps du tee-shirt et non plus de la chemise bien repassée.
J'aurais été tentée de penser qu'une vie de couple sans enfants, c'est plus facile à réussir parce qu'on a infiniement plus de temps pour soi et pour l'autre mais finalement, quand j'observe mes amis homosexuels, qui n'auront jamais et qui ne voudront jamais d'enfants, je constate que les "points de friction", s'ils sont différents, n'en sont pas pour autant moins nombreux.
Alors si je suis la première à préférer au "champagne" le bon "bordeau", je dois avouer que j'aimerais parfois trouver une astuce, un truc, une recette géniale pour pouvoir allier les deux, l'ivresse d'un breuvage court en bouche mais si pétillant - la rencontre, la découverte, la séduction de l'autre - et le goût si plein, si subtile de la relation qui s'installe, qui se développe, qui s'enrichit.
Le tout, bien sûr, sans choper la gueule de bois... Vous auriez pas des pistes, par hasard ? Parce que là, tout de suite, si j'ai bien relevé le défi, je ne suis pas certaine de le réussir...
A bientôt si vous le voulez bien,
jeudi 26 avril 2007
Cher Junior
Comme beaucoup de mères, je suis convaincue que mon enfant est le plus intelligent, le plus souriant, le plus beau et le plus amusant de cette planète. Evidemment, ton frère a les mêmes qualités, une maman ne trouvant pas paradoxal que tous ses enfants soient à la limite de la perfection - vois-là un signe de mon réalisme, je n'ai pas dit que vous étiez parfaits et je n'ai pas eu la mauvaise foi d'affirmer que vous étiez des modèles d'obéissance -
N'empêche....
Trouver une jeune fille au pair n'est pas chose aisée, notamment parce que nous habitons dans un bled, parce que j'attends d'elle qu'elle vous parle en allemand (alors que justement, elle vient en Suisse pour apprendre le français), parce que c'est un job qui ne rapporte pas gros et que les "besoins" des jeunes ont un prix hallucinant (j'ai cru tomber à la renverse lorsque j'ai réalisé combien coûtait un jeans de marque).
Et comme, de surcroît, je "veux" une jeune femme / un jeune homme qui soit capable de changer une couche tout en surveillant le riz et en racontant une histoire de dragons, j'ai passé des heures et des heures à chercher.... Parce que, figure-toi, cher Junior, que la perle qui allie à toutes ces premières qualités le sens de l'humour, la patience, la tendresse et une certaine forme d'autorité, est rare. Surtout si, par dessus le marché, elle est d'accord de passer l'aspirateur et de nettoyer les toilettes.
Alors, non, bien sûr, je ne suis pas DRH, je n'ai pas suivi de cours pour savoir exactement comment recruter sans faire d'erreur et j'ai aussi agi au "feeling"; je ne dis pas qu'on ne peut pas faire mieux, on peut toujours faire mieux.
Mais je crois que la nouvelle jeune femme qui partage notre vie depuis dix jours, donc aussi la tienne, elle est chouette.
J'ai bien compris que "les chiens ne font pas des chats" et je ne suis point surprise de constater que tu as la tête dure - comme moi - mais j'aimerais te demander, bien gentiment, d'éviter à l'avenir d'avoir des comportements qui ont comme conséquence que je la retrouve, comme ce soir, décomposée et "en miettes". Parce que tu as passé ta journée à avoir une attitude de "pré-pubère" qui hurle à chaque contrariété et qui décide de se précipiter sur le passage piétons sans regarder à gauche et à droite, sans l'attendre. Pour trépigner de rage quand elle a le "culot" de te demander de respecter ses instructions en matière de sécurité...
L'idée qu'elle plie bagages précipitamment pour rejoindre ses contrées natales après le premier mois chez nous me désolerait profondément, outre que cela me mettrait dans un pétrin sans nom : je ne vois pas comment je pourrais expliquer à mon boss pourquoi je viens en réunion avec deux "monstres" sous le bras, ceci d'autant moins que je passe mes journées à dire à tout le monde que vous êtes les plus intelligents, les plus beaux, les plus sympathiques des enfants.
Tu ne voudrais quand même pas que je sois obligée de reconnaître publiquement que, décidemment, en matière d'éducation, je n'y entends rien du tout ;-)
Mille bises, merci par avance de bien vouloir contribuer à sauvegarder ma réputation de femme qui parvient à concilier avec aisance vie professionnelle et vie familiale.
Tendrement,
Maman
PS: si d'aventure, vous êtes tenté par le job, n'hésitez pas à postuler, la place est libre au plus tard au printemps l'année prochaine ;-)
N'empêche....
Trouver une jeune fille au pair n'est pas chose aisée, notamment parce que nous habitons dans un bled, parce que j'attends d'elle qu'elle vous parle en allemand (alors que justement, elle vient en Suisse pour apprendre le français), parce que c'est un job qui ne rapporte pas gros et que les "besoins" des jeunes ont un prix hallucinant (j'ai cru tomber à la renverse lorsque j'ai réalisé combien coûtait un jeans de marque).
Et comme, de surcroît, je "veux" une jeune femme / un jeune homme qui soit capable de changer une couche tout en surveillant le riz et en racontant une histoire de dragons, j'ai passé des heures et des heures à chercher.... Parce que, figure-toi, cher Junior, que la perle qui allie à toutes ces premières qualités le sens de l'humour, la patience, la tendresse et une certaine forme d'autorité, est rare. Surtout si, par dessus le marché, elle est d'accord de passer l'aspirateur et de nettoyer les toilettes.
Alors, non, bien sûr, je ne suis pas DRH, je n'ai pas suivi de cours pour savoir exactement comment recruter sans faire d'erreur et j'ai aussi agi au "feeling"; je ne dis pas qu'on ne peut pas faire mieux, on peut toujours faire mieux.
Mais je crois que la nouvelle jeune femme qui partage notre vie depuis dix jours, donc aussi la tienne, elle est chouette.
J'ai bien compris que "les chiens ne font pas des chats" et je ne suis point surprise de constater que tu as la tête dure - comme moi - mais j'aimerais te demander, bien gentiment, d'éviter à l'avenir d'avoir des comportements qui ont comme conséquence que je la retrouve, comme ce soir, décomposée et "en miettes". Parce que tu as passé ta journée à avoir une attitude de "pré-pubère" qui hurle à chaque contrariété et qui décide de se précipiter sur le passage piétons sans regarder à gauche et à droite, sans l'attendre. Pour trépigner de rage quand elle a le "culot" de te demander de respecter ses instructions en matière de sécurité...
L'idée qu'elle plie bagages précipitamment pour rejoindre ses contrées natales après le premier mois chez nous me désolerait profondément, outre que cela me mettrait dans un pétrin sans nom : je ne vois pas comment je pourrais expliquer à mon boss pourquoi je viens en réunion avec deux "monstres" sous le bras, ceci d'autant moins que je passe mes journées à dire à tout le monde que vous êtes les plus intelligents, les plus beaux, les plus sympathiques des enfants.
Tu ne voudrais quand même pas que je sois obligée de reconnaître publiquement que, décidemment, en matière d'éducation, je n'y entends rien du tout ;-)
Mille bises, merci par avance de bien vouloir contribuer à sauvegarder ma réputation de femme qui parvient à concilier avec aisance vie professionnelle et vie familiale.
Tendrement,
Maman
PS: si d'aventure, vous êtes tenté par le job, n'hésitez pas à postuler, la place est libre au plus tard au printemps l'année prochaine ;-)
mercredi 25 avril 2007
A froid !
Ce matin, sept heures vingt, dans la cuisine des Poppins. Junior (4 ans) et moi jouons à compter ("décollage de la fusée dans 5, 4, 3, 2, 1, gooooooooo").
Tout à coup, il me regarde et me dit "maman, comment ils font pour sortir du ventre de la maman, les bébés ?"
J'ai lamentablement commencé par bafouiller.... je ne l'avais pas vue venir, cette question, surtout pas lorsque je n'ai pas encore eu le temps de boire mon café ! Finalement, j'ai expliqué que si lui, il avait un "zizi", les mamans, elles ont un "trou" qui permet aux bébés de sortir. Et là, spontanément, il me dit "mais la tête, ça doit pas être facile, elle est grosse, hein ouais ?"
J'ai juste dit qu'effectivement, une fois que la tête de l'enfant était sortie, le bébé venait généralement très vite au monde. Et j'ai cru que le sujet était clos.
Grave erreur. Quelques minutes plus tard, il m'a demandé "mais alors, comment il se fabrique dans le ventre de la maman, hein, le bébé ?"
Comme à la crèche, Junior a planté je ne sais quelles graines qui sont en train de "pousser", j'ai fait un parallèle qui a semblé le satisfaire.
Là, je tremble : il mange ses céréales et je crains qu'ensuite, il ne me demande comment la graine, elle a pu entrer dans le ventre de la maman....
A bientôt si vous le voulez bien,
Tout à coup, il me regarde et me dit "maman, comment ils font pour sortir du ventre de la maman, les bébés ?"
J'ai lamentablement commencé par bafouiller.... je ne l'avais pas vue venir, cette question, surtout pas lorsque je n'ai pas encore eu le temps de boire mon café ! Finalement, j'ai expliqué que si lui, il avait un "zizi", les mamans, elles ont un "trou" qui permet aux bébés de sortir. Et là, spontanément, il me dit "mais la tête, ça doit pas être facile, elle est grosse, hein ouais ?"
J'ai juste dit qu'effectivement, une fois que la tête de l'enfant était sortie, le bébé venait généralement très vite au monde. Et j'ai cru que le sujet était clos.
Grave erreur. Quelques minutes plus tard, il m'a demandé "mais alors, comment il se fabrique dans le ventre de la maman, hein, le bébé ?"
Comme à la crèche, Junior a planté je ne sais quelles graines qui sont en train de "pousser", j'ai fait un parallèle qui a semblé le satisfaire.
Là, je tremble : il mange ses céréales et je crains qu'ensuite, il ne me demande comment la graine, elle a pu entrer dans le ventre de la maman....
A bientôt si vous le voulez bien,
mardi 24 avril 2007
Mon sens de la diplomatie
Ce sens doit être particulièrement aiguisé chez moi puisque je viens de recevoir un petit ouvrage, intitulé "la diplomatie en 120 formules" (A. Klopmann, Slatkine, Genève, 2006).
J'ai bien ri en lisant qu'au lieu de dire "putain, quelle langue de bois", valait mieux dire "tant de précautions sémantiques confinent à la xyloglottie euphémique" !
Le tout, maintenant, c'est de m'en souvenir, histoire que je la place lors de la prochaine réunion "on tourne en rond"...
A bientôt si vous le voulez bien,
J'ai bien ri en lisant qu'au lieu de dire "putain, quelle langue de bois", valait mieux dire "tant de précautions sémantiques confinent à la xyloglottie euphémique" !
Le tout, maintenant, c'est de m'en souvenir, histoire que je la place lors de la prochaine réunion "on tourne en rond"...
A bientôt si vous le voulez bien,
lundi 23 avril 2007
Après le masochisme, la parano ?
Que je suis masochiste, je l'ai déjà confié ici même. Je vais maintenant vous confier une autre "tare" : je suis une parano du net.
Parce qu'à force d'utiliser cet "outil" fabuleux (si fabuleux d'ailleurs qu'on parle de fracture numérique pour les gens qui n'y ont pas accès pour différentes raisons), je me suis rendue compte que si, en quelques clics, je trouve pêle-mêle une bonne recette de pâte à crêpes, les heures d'ouverture du musée du Louvre ou les derniers cancans au sujet de ma série TV fétiche, j'ai aussi constaté que nombreuses sont les personnes, naïves, qui ne se rendent pas compte des dangers à divulguer sur le net des informations personnelles, des photos, des détails privés.
Ceux ou celles qui peuvent faire les "frais" de cette trop grande "ouverture" et de cet excès de "transparence", ce sont d'une part les adolescent(e)s qui publient dans leur blog moult détails sur leur vie au lycée, des commentaires sur leurs parents, leur lieu d'habitation, leurs déboirs avec leurs copains et/ou leurs profs, d'autre part les enfants, dont les parents (généralement les mères, sorry Mesdames) ont mis en ligne les photos, tellement "adorables", à la plage, dans le bain ou encore à la piscine....
Et puisqu'il est si facile de trouver des informations précises sur ces adolescent(e)s ou ces enfants, il est ensuite très facile de les aborder, dans la rue, au parc, dans la cour de l'école.... Je ne vous fais pas une longue diatribe sur les dangers qu'encourent de ce fait ces jeunes, de la part de gens plus ou moins bien intentionnés, les affaires de pédophilie ou d'abus qui ont défrayé la chronique ces dernières années étant suffisamment nombreuses pour m'épargner les détails sordides.
"T'es une grande malade, toi, qui ferait un truc pareil ?" me diront certains.
Je ne sais pas si ça sera le fleuriste du coin, la coiffeuse d'en face, le comptable de l'entreprise voisine ou personne mais je sais que "qui" pourrait le faire.
J'ai donc opté pour une utilisation "parcimonieuse" d'internet et des fantastiques possibilités qu'offre ce "nouvel" outil : mes enfants, ce sont "Junior" et "Mini", mon mari "Mister", avec une variante en "Mister Poppins" puisque je suis moi-même "Madame Poppins". Et, évidemment, jamais vous ne trouverez sur ce blog de photos de "ma vie ou de mon entourage" : dans ce domaine, la tentation est d'ailleurs nulle, en particulier parce que je ne sais toujours pas "hoster" des photos. Comme quoi, être "naze" en informatique s'avère parfois être un avantage ;-)
Ainsi, si d'aventure, vous connaissez "dans la vraie vie", Junior, Mini, Mister, mon job ou le magnifique "patelin" dans lequel je crèche, je vous saurais gré de ne pas les mentionner "en toutes lettres" dans vos commentaires, d'accord ?
Donc, pour reprendre le fil, "après le masochisme, la parano ?", je vais simplement répondre "oui", même si je me "soigne"...
N'empêche, j'ai trouvé "plus forte" que moi : la semaine passé, j'ai reçu un message fort élogieux au sujet de mes tribulations de la part d'une copine, qui a conclu son mail par un "je n'ai pas osé laisser ce message en ligne, j'ai peur d'exister dans ce monde là.....".
Remarquez, des "paranos", il doit bien y en avoir puisque nombreux sont ici même les commentaires d'anonymes, qui ne signent pas du tout.... Allez, mettez au moins "Nutella" ou "Capsule", histoire que je puisse vous répondre autrement qu'en vous appelant "anonyme no 1" et "anonyme no 2" !
A bientôt si vous le voulez bien,
Parce qu'à force d'utiliser cet "outil" fabuleux (si fabuleux d'ailleurs qu'on parle de fracture numérique pour les gens qui n'y ont pas accès pour différentes raisons), je me suis rendue compte que si, en quelques clics, je trouve pêle-mêle une bonne recette de pâte à crêpes, les heures d'ouverture du musée du Louvre ou les derniers cancans au sujet de ma série TV fétiche, j'ai aussi constaté que nombreuses sont les personnes, naïves, qui ne se rendent pas compte des dangers à divulguer sur le net des informations personnelles, des photos, des détails privés.
Ceux ou celles qui peuvent faire les "frais" de cette trop grande "ouverture" et de cet excès de "transparence", ce sont d'une part les adolescent(e)s qui publient dans leur blog moult détails sur leur vie au lycée, des commentaires sur leurs parents, leur lieu d'habitation, leurs déboirs avec leurs copains et/ou leurs profs, d'autre part les enfants, dont les parents (généralement les mères, sorry Mesdames) ont mis en ligne les photos, tellement "adorables", à la plage, dans le bain ou encore à la piscine....
Et puisqu'il est si facile de trouver des informations précises sur ces adolescent(e)s ou ces enfants, il est ensuite très facile de les aborder, dans la rue, au parc, dans la cour de l'école.... Je ne vous fais pas une longue diatribe sur les dangers qu'encourent de ce fait ces jeunes, de la part de gens plus ou moins bien intentionnés, les affaires de pédophilie ou d'abus qui ont défrayé la chronique ces dernières années étant suffisamment nombreuses pour m'épargner les détails sordides.
"T'es une grande malade, toi, qui ferait un truc pareil ?" me diront certains.
Je ne sais pas si ça sera le fleuriste du coin, la coiffeuse d'en face, le comptable de l'entreprise voisine ou personne mais je sais que "qui" pourrait le faire.
J'ai donc opté pour une utilisation "parcimonieuse" d'internet et des fantastiques possibilités qu'offre ce "nouvel" outil : mes enfants, ce sont "Junior" et "Mini", mon mari "Mister", avec une variante en "Mister Poppins" puisque je suis moi-même "Madame Poppins". Et, évidemment, jamais vous ne trouverez sur ce blog de photos de "ma vie ou de mon entourage" : dans ce domaine, la tentation est d'ailleurs nulle, en particulier parce que je ne sais toujours pas "hoster" des photos. Comme quoi, être "naze" en informatique s'avère parfois être un avantage ;-)
Ainsi, si d'aventure, vous connaissez "dans la vraie vie", Junior, Mini, Mister, mon job ou le magnifique "patelin" dans lequel je crèche, je vous saurais gré de ne pas les mentionner "en toutes lettres" dans vos commentaires, d'accord ?
Donc, pour reprendre le fil, "après le masochisme, la parano ?", je vais simplement répondre "oui", même si je me "soigne"...
N'empêche, j'ai trouvé "plus forte" que moi : la semaine passé, j'ai reçu un message fort élogieux au sujet de mes tribulations de la part d'une copine, qui a conclu son mail par un "je n'ai pas osé laisser ce message en ligne, j'ai peur d'exister dans ce monde là.....".
Remarquez, des "paranos", il doit bien y en avoir puisque nombreux sont ici même les commentaires d'anonymes, qui ne signent pas du tout.... Allez, mettez au moins "Nutella" ou "Capsule", histoire que je puisse vous répondre autrement qu'en vous appelant "anonyme no 1" et "anonyme no 2" !
A bientôt si vous le voulez bien,
Moi et la voiture...
Moi et la voiture, c'est une relation un peu "compliquée", en tout cas pas d'amour : voyez vous-même, en cliquant ICI.
Bonne route !
Bonne route !
samedi 21 avril 2007
T'as de la chance...
Pendant ma jeunesse, j'ai vécu en colocation "périodique" avec un ami qui passait chaque année quelques mois au Canada, pour voyager, quelques mois en station de ski pour travailler dans un magasin de sport et quelques mois chez moi "en plaine", également pour bosser.
Combien de fois ai-je entendu des copains lui dire, à l'annonce de son prochain départ pour tel ou tel coin du Canada, "quelle chance tu as !" Et lui de dire à chaque fois "toi aussi, tu pourrais avoir cette chance". Ce qui ne manquait jamais de susciter chez son interlocuteur un "ah non, moi, je pourrais pas, j'ai mon boulot, j'ai ma vie ici, je ne peux pas partir, moi", cette réponse se déclinant toujours autour des mêmes objections, principalement pécuniaires, familiales parfois.
Ces objections ont eu le don de le faire d'abord sourire puis de l'énerver : "t'as qu'à vendre toutes tes affaires, résilier ton contrat de bail et faire comme moi, bosser un peu à gauche et à droite, accepter de ne pas avoir d'adresse fixe, de ne pas posséder de télévision grand écran, de ne pas avoir de salon en cuir et te contenter d'affaires qui tiennent dans un grand sac à dos".
Vu ainsi, il avait raison, cet ami : la "chance", elle se provoque et elle a forcément son "prix", que ce soit en terme de "carrière professionnelle", de "contacts avec des gens chers" ou de "confort matériel".
Récemment, j'ai appris que des amis allaient partir faire un "tour du monde" pendant presque douze mois. Durant des années, ils ont économisé de l'argent, ils ont mûri leur projet, qui se "complique" singulièrement par la présence de leurs deux enfants : même si je n'ai que très peu voyagé dans ma vie (et jamais "back-pack"), je me doute bien qu'on ne part pas de la même manière lorsqu'on est "entre adultes" ou "en famille". Fort heureusement, au moins sur le plan professionnel, leur désir a rencontré peu d'embûches puisqu'ils ont la possibilité de prendre une année sabbatique et de retrouver, l'un comme l'autre, leur emploi à leur retour.
Ainsi, aujourd'hui, ils sont sur le point de "tout" quitter, amis, famille, une certaine forme de sécurité, leurs habitudes et même si c'est pour aller découvrir d'autres horizons, d'autres coutumes, d'autres manières de vivre, je ne trouve pas qu'ils ont de la chance, je trouve qu'ils ont un courage que je n'aurais pas et du mérite !
Ah, tiens, d'ailleurs, cet ami, faut croire que "l'adresse fixe, le salon en cuir et la télévision grand écran" ont fini par lui manquer : il s'est installé, a un appartement, un job plus ou moins stable..... au Canada !
A bientôt si vous le voulez bien,
Combien de fois ai-je entendu des copains lui dire, à l'annonce de son prochain départ pour tel ou tel coin du Canada, "quelle chance tu as !" Et lui de dire à chaque fois "toi aussi, tu pourrais avoir cette chance". Ce qui ne manquait jamais de susciter chez son interlocuteur un "ah non, moi, je pourrais pas, j'ai mon boulot, j'ai ma vie ici, je ne peux pas partir, moi", cette réponse se déclinant toujours autour des mêmes objections, principalement pécuniaires, familiales parfois.
Ces objections ont eu le don de le faire d'abord sourire puis de l'énerver : "t'as qu'à vendre toutes tes affaires, résilier ton contrat de bail et faire comme moi, bosser un peu à gauche et à droite, accepter de ne pas avoir d'adresse fixe, de ne pas posséder de télévision grand écran, de ne pas avoir de salon en cuir et te contenter d'affaires qui tiennent dans un grand sac à dos".
Vu ainsi, il avait raison, cet ami : la "chance", elle se provoque et elle a forcément son "prix", que ce soit en terme de "carrière professionnelle", de "contacts avec des gens chers" ou de "confort matériel".
Récemment, j'ai appris que des amis allaient partir faire un "tour du monde" pendant presque douze mois. Durant des années, ils ont économisé de l'argent, ils ont mûri leur projet, qui se "complique" singulièrement par la présence de leurs deux enfants : même si je n'ai que très peu voyagé dans ma vie (et jamais "back-pack"), je me doute bien qu'on ne part pas de la même manière lorsqu'on est "entre adultes" ou "en famille". Fort heureusement, au moins sur le plan professionnel, leur désir a rencontré peu d'embûches puisqu'ils ont la possibilité de prendre une année sabbatique et de retrouver, l'un comme l'autre, leur emploi à leur retour.
Ainsi, aujourd'hui, ils sont sur le point de "tout" quitter, amis, famille, une certaine forme de sécurité, leurs habitudes et même si c'est pour aller découvrir d'autres horizons, d'autres coutumes, d'autres manières de vivre, je ne trouve pas qu'ils ont de la chance, je trouve qu'ils ont un courage que je n'aurais pas et du mérite !
Ah, tiens, d'ailleurs, cet ami, faut croire que "l'adresse fixe, le salon en cuir et la télévision grand écran" ont fini par lui manquer : il s'est installé, a un appartement, un job plus ou moins stable..... au Canada !
A bientôt si vous le voulez bien,
jeudi 19 avril 2007
Sur les places de jeux, suite !
Selon le proverbe, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Toutefois, parfois, à force de courir, on arrive même en avance : cet après-midi, je suis arrivée 20 minutes avant l'heure "réglementaire" à la crèche.
Une mère consciencieuse serait de ce pas allée chercher ses enfants. Pas moi. J'ai préféré m'installer sur la terrasse en face de la crèche pour lire le journal au soleil.
A cette occasion, je suis tombée sur un article, dans le "Matin" (dont l'appelation de "journal" est à mon sens largement usurpée, "torchon" étant plus correct), montrant Monica Bellucci au parc, avec sa fille Deva glissant sur un toboggan. En scrutant la photo (parce que moi, forcément, je m'intéresse surtout aux people, beaucoup moins à l'actualité des prochaines élections françaises), j'ai constaté que Mme Bellucci portait une oreillette (de téléphone portable).
Le journaliste de commenter que "Monica est une mère aimante, sachant s'occuper de sa fille, tout en restant résolument moderne, avec une discrète oreillette".
Et moi de penser que si vous et moi avions le culot de nous pointer sur une place de jeux avec une oreillette, nous serions immédiatement taxés ou de ravagés du boulot ou de parents indignes. Comme quoi, face à la technologie, nous ne sommes pas vraiment égaux !
A bientôt si vous le voulez bien,
Une mère consciencieuse serait de ce pas allée chercher ses enfants. Pas moi. J'ai préféré m'installer sur la terrasse en face de la crèche pour lire le journal au soleil.
A cette occasion, je suis tombée sur un article, dans le "Matin" (dont l'appelation de "journal" est à mon sens largement usurpée, "torchon" étant plus correct), montrant Monica Bellucci au parc, avec sa fille Deva glissant sur un toboggan. En scrutant la photo (parce que moi, forcément, je m'intéresse surtout aux people, beaucoup moins à l'actualité des prochaines élections françaises), j'ai constaté que Mme Bellucci portait une oreillette (de téléphone portable).
Le journaliste de commenter que "Monica est une mère aimante, sachant s'occuper de sa fille, tout en restant résolument moderne, avec une discrète oreillette".
Et moi de penser que si vous et moi avions le culot de nous pointer sur une place de jeux avec une oreillette, nous serions immédiatement taxés ou de ravagés du boulot ou de parents indignes. Comme quoi, face à la technologie, nous ne sommes pas vraiment égaux !
A bientôt si vous le voulez bien,
mardi 17 avril 2007
Ma tasse à thé
Au boulot, durant les premières semaines après mon engagement, lorsque j'avais envie de boire un thé, j'ouvrais l'armoire, prenais une tasse au hasard, ajoutais de l'eau frémissante, un sachet, un peu de sucre et dégustais le breuvage ou à la cafét' ou dans mon bureau, selon l'état d'avancement de mes dossiers.
Ceci jusqu'au jour où un collègue m'a lancé, la mine peu joviale, "ahhhh, c'est donc toi qui as pris ma tasse !" J'ai alors appris une règle non écrite de la vie de bureau : les tasses à thé, au contraire de celles à café, sont personnelles et chacun est prié d'apporter la sienne.
Je me suis donc excusée et, immédiatement après le travail, suis allée acheter "ma" tasse au supermarché du coin. La moins chère, c'était un modèle rouge, à croix blanche, dans ce style (n'en déduisez pas que je bois des thés d'un litre, c'est juste pour vous situer un peu le look de l'objet).
Et pendant quelques jours, j'ai entendu plusieurs personnes me dire, d'un air grave "ah, c'est à toi, cette tasse à croix suisse". Ma réponse était invariablement la même "oui, pourquoi ?". "Comme ça, pour rien" était la réponse standard. Finalement, quelqu'un a "craché le morceau" : "t'es donc patriote ? et tu votes aussi à droite ?"
Je ne m'y attendais pas, à celle-là. D'où ma question "est-ce qu'être patriote signifie forcément voter à droite ?" (je vous fais grâce des questions subsidiaires "est-ce que le fait d'acheter une tasse à thé pas chère mais à croix suisse pour la cafét' du boulot signifie obligatoirement être patriote ?" et "que signifie "être patriote ?").
Remarquez, si je vous demandais, là, tout de suite, "toi, t'es patriote ?", qu'est-ce que vous diriez ?
Ceci jusqu'au jour où un collègue m'a lancé, la mine peu joviale, "ahhhh, c'est donc toi qui as pris ma tasse !" J'ai alors appris une règle non écrite de la vie de bureau : les tasses à thé, au contraire de celles à café, sont personnelles et chacun est prié d'apporter la sienne.
Je me suis donc excusée et, immédiatement après le travail, suis allée acheter "ma" tasse au supermarché du coin. La moins chère, c'était un modèle rouge, à croix blanche, dans ce style (n'en déduisez pas que je bois des thés d'un litre, c'est juste pour vous situer un peu le look de l'objet).
Et pendant quelques jours, j'ai entendu plusieurs personnes me dire, d'un air grave "ah, c'est à toi, cette tasse à croix suisse". Ma réponse était invariablement la même "oui, pourquoi ?". "Comme ça, pour rien" était la réponse standard. Finalement, quelqu'un a "craché le morceau" : "t'es donc patriote ? et tu votes aussi à droite ?"
Je ne m'y attendais pas, à celle-là. D'où ma question "est-ce qu'être patriote signifie forcément voter à droite ?" (je vous fais grâce des questions subsidiaires "est-ce que le fait d'acheter une tasse à thé pas chère mais à croix suisse pour la cafét' du boulot signifie obligatoirement être patriote ?" et "que signifie "être patriote ?").
Remarquez, si je vous demandais, là, tout de suite, "toi, t'es patriote ?", qu'est-ce que vous diriez ?
Partout...
Sur la table de nuit
Sur la table de la cuisine
Sur la bibliothèque
Sur la cheminée
Sur l'étagère dans la chambre des enfants
Sur le bord du lavabo
Sur le bureau
Sur le lecteur DVD
Sur le piano
Sur le balcon
Dans l'armoire à provisions
Dans la buanderie
Dans la douche
Même dans le frigo
A côté des tasses à café
A côté du téléphone
A côté de la liste de courses
Partout, j'ai cherché vraiment partout !
Pourquoi n'ai-je pas pensé tout de suite que mes lunettes, elles étaient tout simplement dans leur étui, "comme il faut", hein ? J'aurais gagné une demi-heure, ce matin !
Sur la table de la cuisine
Sur la bibliothèque
Sur la cheminée
Sur l'étagère dans la chambre des enfants
Sur le bord du lavabo
Sur le bureau
Sur le lecteur DVD
Sur le piano
Sur le balcon
Dans l'armoire à provisions
Dans la buanderie
Dans la douche
Même dans le frigo
A côté des tasses à café
A côté du téléphone
A côté de la liste de courses
Partout, j'ai cherché vraiment partout !
Pourquoi n'ai-je pas pensé tout de suite que mes lunettes, elles étaient tout simplement dans leur étui, "comme il faut", hein ? J'aurais gagné une demi-heure, ce matin !
lundi 16 avril 2007
Sur les places de jeux...
Sur les places de jeux, l'on rencontre toutes sortes de personnes, souvent des mères, parfois des pères et des jeunes filles au pair (la race "jeune homme au pair" est très rare), de temps en temps des grands-parents. C'est d'ailleurs avec les grands-parents que l'enfant s'amuse le plus parce que Mamie/Papi, au contraire de Maman, sont d'accord de passer 35 minutes à pousser Bambin assis sur sa balançoire.
Moi, sur les places de jeux, déjà que spontanément je n'aime pas ça, je joue surtout.... de malchance.
Parce que je rencontre toujours "Mère Parfaite", "Mère de l'enfant parfait", "Mère femme de", "Mère confidence" ou encore "Mère je sais tout".
"Mère parfaite" est celle qui vous dit d'un air inspiré "oh, moi, j'ai décidé d'arrêter de travailler à la naissance de mon premier, vous savez, l'éducation, c'est important et la présence de la mère est primordiale pour le développement harmonieux de l'enfant", avec la variante "je me dois de me consacrer à mon enfant, je suis la personne qui le connaît le mieux et qui est la plus à même de le stimuler et de le faire progresser", me jettant un regard noir lorsqu'elle apprend que j'ai le culot de continuer à travailler malgré mes deux bambins. Dont elle pense forcément qu'ils souffrent de graves carences, affectives en particulier. Une fois que je creuse un tout petit peu, j'apprends très vite que "oh, vous savez, mon boulot, c'était pas tellement intéressant, j'aimais pas l'ambiance et mon chef était autoritaire, sans parler du fait que je n'avais aucune perspective d'avenir"...
"Mère de l'enfant parfait" est probablement la plus amusante à écouter parce qu'en résumé, son fils /sa fille, c'est limite "Mozart, Einstein et Miro", le tout à trois ans déjà. Cette catégorie de mère est amusante parce qu'elle sort de grandes "vérités" d'un air très sérieux "même le pédiatre dit qu'il est très éveillé pour son âge"... Evidemment, quand on sait que le rôle du pédiatre consiste surtout à rassurer les parents, on voit mal ledit pédiatre dire "ben mon vieux, vous vous y prenez comme des manches, vous, avec votre enfant"... Là, pas de regard en ma direction puisque mes rejetons sont juste "bêtement normaux", du moins jusqu'au moment où "Mère de l'enfant parfait" se rend compte que Junior maîtrise et l'allemand et le français de façon égale...
"Mère femme de" est celle qui en sept minutes après le traditionnel "bonjour madame", m'explique la magnifique carrière de son mari, la réussite sociale qui lui est attachée, le prix du nouveau 4X4 ainsi que l'emplacement exact de la maison de vacances en Toscane, piscine comprise... Sans parler du pouvoir d'achat extraordinaire que lui confère le job de monsieur, ce qui lui permet d'avoir femme de ménage, cours particuliers de gym Pilate ainsi que des séances hebdomadaires de manucure... Là également, pas besoin de creuser longtemps pour apprendre que monsieur n'est jamais venu à un seul contrôle chez le pédiatre, qu'il ne peut pas assister au spectacle de fin d'année de la danse, vous savez, cet instant où vous vous demandez pourquoi vous payez si cher un truc qui a transformé votre enfant en tournesol dans un ridicule collant jaune... Et "non, bien sûr, il ne peut pas venir à la réunion de parents avant l'entrée à l'école, il est en déplacement"...
"Mère confidence", elle, a le don de m'agaçer prodigieusement : à peine nos enfants ont-ils commencé à jouer ensemble qu'elle juge nécessaire de me raconter son accouchement en long et en large (et 18 heures de contractions, je vous dis pas, c'est long, surtout à entendre), son épisiotomie, sa montée de lait, la libido de son mari et, finalement, de me montrer son ventre, forcément flasque...
C'est lorsque je tombe sur "Mère je sais tout" que mes enfants ont le moins de chance de profiter de la place de jeux, même s'il fait un temps magnifique : j'ai alors tout à coup une course urgente à faire. Parce que moi, ça me gave quand elle m'explique pourquoi elle et elle seule a fait les "bons" choix pour ses enfants, critiquant pêle-mêle les mères qui allaitent plus de trois mois, qui donnent parfois des petits pots industriels à leurs enfants, qui prennent des petits pains au chocolat en guise de goûter, qui pense que des parents qui n'ont pas prévu d'inscrire leur enfant à des leçons de violon n'ont rien compris à l'importance du développement de l'enfant....
Je crois que j'ai été assez claire : moi, sur les places de jeux, je ne rencontre (presque) jamais une nana à qui j'aurais envie de dire "tiens, et si on se retrouvait mercredi prochain ?".
Et cet après-midi, je suis de toute évidence tombée sur une femme qui déteste les places de jeux et les conversations de bac à sable encore plus que moi : à peine lui avais-je demandé quel âge avait son fils (nos enfants venaient de commencer un jeu de chevalier ensemble) qu'elle a répondu, du bout des lèvres, a pris son sac et est allée s'asseoir... à l'autre bout du parc ! J'avoue, j'en suis restée "sciée". Et je me demande dans quelle catégorie elle m'a rangée sur la base de ma banale question ! "Mère trop curieuse" peut-être ?
A bientôt si vous le voulez bien,
Moi, sur les places de jeux, déjà que spontanément je n'aime pas ça, je joue surtout.... de malchance.
Parce que je rencontre toujours "Mère Parfaite", "Mère de l'enfant parfait", "Mère femme de", "Mère confidence" ou encore "Mère je sais tout".
"Mère parfaite" est celle qui vous dit d'un air inspiré "oh, moi, j'ai décidé d'arrêter de travailler à la naissance de mon premier, vous savez, l'éducation, c'est important et la présence de la mère est primordiale pour le développement harmonieux de l'enfant", avec la variante "je me dois de me consacrer à mon enfant, je suis la personne qui le connaît le mieux et qui est la plus à même de le stimuler et de le faire progresser", me jettant un regard noir lorsqu'elle apprend que j'ai le culot de continuer à travailler malgré mes deux bambins. Dont elle pense forcément qu'ils souffrent de graves carences, affectives en particulier. Une fois que je creuse un tout petit peu, j'apprends très vite que "oh, vous savez, mon boulot, c'était pas tellement intéressant, j'aimais pas l'ambiance et mon chef était autoritaire, sans parler du fait que je n'avais aucune perspective d'avenir"...
"Mère de l'enfant parfait" est probablement la plus amusante à écouter parce qu'en résumé, son fils /sa fille, c'est limite "Mozart, Einstein et Miro", le tout à trois ans déjà. Cette catégorie de mère est amusante parce qu'elle sort de grandes "vérités" d'un air très sérieux "même le pédiatre dit qu'il est très éveillé pour son âge"... Evidemment, quand on sait que le rôle du pédiatre consiste surtout à rassurer les parents, on voit mal ledit pédiatre dire "ben mon vieux, vous vous y prenez comme des manches, vous, avec votre enfant"... Là, pas de regard en ma direction puisque mes rejetons sont juste "bêtement normaux", du moins jusqu'au moment où "Mère de l'enfant parfait" se rend compte que Junior maîtrise et l'allemand et le français de façon égale...
"Mère femme de" est celle qui en sept minutes après le traditionnel "bonjour madame", m'explique la magnifique carrière de son mari, la réussite sociale qui lui est attachée, le prix du nouveau 4X4 ainsi que l'emplacement exact de la maison de vacances en Toscane, piscine comprise... Sans parler du pouvoir d'achat extraordinaire que lui confère le job de monsieur, ce qui lui permet d'avoir femme de ménage, cours particuliers de gym Pilate ainsi que des séances hebdomadaires de manucure... Là également, pas besoin de creuser longtemps pour apprendre que monsieur n'est jamais venu à un seul contrôle chez le pédiatre, qu'il ne peut pas assister au spectacle de fin d'année de la danse, vous savez, cet instant où vous vous demandez pourquoi vous payez si cher un truc qui a transformé votre enfant en tournesol dans un ridicule collant jaune... Et "non, bien sûr, il ne peut pas venir à la réunion de parents avant l'entrée à l'école, il est en déplacement"...
"Mère confidence", elle, a le don de m'agaçer prodigieusement : à peine nos enfants ont-ils commencé à jouer ensemble qu'elle juge nécessaire de me raconter son accouchement en long et en large (et 18 heures de contractions, je vous dis pas, c'est long, surtout à entendre), son épisiotomie, sa montée de lait, la libido de son mari et, finalement, de me montrer son ventre, forcément flasque...
C'est lorsque je tombe sur "Mère je sais tout" que mes enfants ont le moins de chance de profiter de la place de jeux, même s'il fait un temps magnifique : j'ai alors tout à coup une course urgente à faire. Parce que moi, ça me gave quand elle m'explique pourquoi elle et elle seule a fait les "bons" choix pour ses enfants, critiquant pêle-mêle les mères qui allaitent plus de trois mois, qui donnent parfois des petits pots industriels à leurs enfants, qui prennent des petits pains au chocolat en guise de goûter, qui pense que des parents qui n'ont pas prévu d'inscrire leur enfant à des leçons de violon n'ont rien compris à l'importance du développement de l'enfant....
Je crois que j'ai été assez claire : moi, sur les places de jeux, je ne rencontre (presque) jamais une nana à qui j'aurais envie de dire "tiens, et si on se retrouvait mercredi prochain ?".
Et cet après-midi, je suis de toute évidence tombée sur une femme qui déteste les places de jeux et les conversations de bac à sable encore plus que moi : à peine lui avais-je demandé quel âge avait son fils (nos enfants venaient de commencer un jeu de chevalier ensemble) qu'elle a répondu, du bout des lèvres, a pris son sac et est allée s'asseoir... à l'autre bout du parc ! J'avoue, j'en suis restée "sciée". Et je me demande dans quelle catégorie elle m'a rangée sur la base de ma banale question ! "Mère trop curieuse" peut-être ?
A bientôt si vous le voulez bien,
Les "opposés"...
Il y a les gens qui "sont" thé, d'autres café. Il y a ceux qui aiment les chats, il y a ceux qui ne jurent que par les chiens. Il y a les fanatiques de bande dessinée et ceux qui affirment que rien n'est plus noble que le livre. Pour certains, le bain moussant est le symbole du bonheur, tandis que d'autres ne veulent entendre parler que de douche. Il y a les personnes qui adorent manger sucré et celles qui "sont" juste salé.
Et au milieu de tous ces "opposés", il y a ceux qui ont opté pour "mac" et ceux qui choisi "pc". Pour trouver les "ravagés" du mac, cliquez ICI (paraît qu'on ne voit pas bien les liens, d'où les majuscules). Mon but n'est pas de faire de vous des spécialistes en matière informatique mais d'avouer publiquement un autre de mes défauts : je suis une grosse flemmarde. Ainsi, je ne publie pas le même jour deux billets à deux endroits différents, fussent-ils de "nanas" ou de "mecs".
A bientôt si vous le voulez bien,
Et au milieu de tous ces "opposés", il y a ceux qui ont opté pour "mac" et ceux qui choisi "pc". Pour trouver les "ravagés" du mac, cliquez ICI (paraît qu'on ne voit pas bien les liens, d'où les majuscules). Mon but n'est pas de faire de vous des spécialistes en matière informatique mais d'avouer publiquement un autre de mes défauts : je suis une grosse flemmarde. Ainsi, je ne publie pas le même jour deux billets à deux endroits différents, fussent-ils de "nanas" ou de "mecs".
A bientôt si vous le voulez bien,
samedi 14 avril 2007
La cigale et la fourmi
La fable de la cigale et de la fourmi nous présente deux personnages qui sont en apparence "antagonistes" : la cigale, insouciante, chante tout l'été, tandis que la fourmi, laborieuse, accumule les réserves. L'hiver venu, la cigale se trouve fort démunie, la fourmi bien peu prêteuse.
Durant notre scolarité, à défaut d'avoir tous appris cette fable par coeur, nous avons tous eu un prof bien intentionné qui a mis en exergue la morale de cette histoire, à savoir que "le travail paie" et qu'il ne faut pas "rester oisif". Entre d'autres termes, que chanter n'est pas un réel "travail" et qu'accumuler des "richesses" est une vertu.
Ce qu'aucun prof n'a fait, c'est de me dire ce que signifie exactement " être oisif" parce qu'à l'heure actuelle, je constate surtout que chanter peut "rapporter gros", notamment lorsque je vois le train de vie, via "Voici" ou "Paris Match" que mènent certains chanteurs que je ne citerai pas ici mais dont les revenus sont suffisamment importants pour nécessiter, selon leurs propriétaires, un changement de "nationalité" : je suis convaincue que Gstaad est un endroit tout à fait agréable à vivre... De plus, en partant de l'hypothèse que "chanter" et "jouer" ne sont pas de véritables "professions", je dois avouer que je suis fort envieuse du sort de certains joueurs, surtout lorsqu'ils manient la "balle" (qu'elle soit de tennis ou de golf, sans parler de celle de foot).
Mais je m'égare. Admettons que cette fable, comme les paraboles, veut nous enseigner quelque chose. Admettons qu'elle soit transposable dans la vie "de tous les jours". Et remplaçons la cigale qui "chante" par "l'avocat qui plaide" et la fourmi qui "travaille" par "le garagiste qui a les mains dans un moteur".
Et vous constaterez alors qu'aux yeux de beaucoup de gens, ils ont un point commun indéniable, cet avocat et ce garagiste : lorsqu'ils reçoivent la "note d'honoraires" ou la "facture de service", beaucoup de gens ont une même pensée : "mais c'est de l'arnaque !"
La "moralité" de ce billet serait-elle qu'être avocat ou garagiste, "même combat" ?
A bientôt si vous le voulez bien,
Durant notre scolarité, à défaut d'avoir tous appris cette fable par coeur, nous avons tous eu un prof bien intentionné qui a mis en exergue la morale de cette histoire, à savoir que "le travail paie" et qu'il ne faut pas "rester oisif". Entre d'autres termes, que chanter n'est pas un réel "travail" et qu'accumuler des "richesses" est une vertu.
Ce qu'aucun prof n'a fait, c'est de me dire ce que signifie exactement " être oisif" parce qu'à l'heure actuelle, je constate surtout que chanter peut "rapporter gros", notamment lorsque je vois le train de vie, via "Voici" ou "Paris Match" que mènent certains chanteurs que je ne citerai pas ici mais dont les revenus sont suffisamment importants pour nécessiter, selon leurs propriétaires, un changement de "nationalité" : je suis convaincue que Gstaad est un endroit tout à fait agréable à vivre... De plus, en partant de l'hypothèse que "chanter" et "jouer" ne sont pas de véritables "professions", je dois avouer que je suis fort envieuse du sort de certains joueurs, surtout lorsqu'ils manient la "balle" (qu'elle soit de tennis ou de golf, sans parler de celle de foot).
Mais je m'égare. Admettons que cette fable, comme les paraboles, veut nous enseigner quelque chose. Admettons qu'elle soit transposable dans la vie "de tous les jours". Et remplaçons la cigale qui "chante" par "l'avocat qui plaide" et la fourmi qui "travaille" par "le garagiste qui a les mains dans un moteur".
Et vous constaterez alors qu'aux yeux de beaucoup de gens, ils ont un point commun indéniable, cet avocat et ce garagiste : lorsqu'ils reçoivent la "note d'honoraires" ou la "facture de service", beaucoup de gens ont une même pensée : "mais c'est de l'arnaque !"
La "moralité" de ce billet serait-elle qu'être avocat ou garagiste, "même combat" ?
A bientôt si vous le voulez bien,
jeudi 12 avril 2007
C'te honte !
Une copine m'a avoué l'autre jour qu'elle avait vraiment honte d'une chose : elle pue très vite des pieds, dans n'importe quel type de chaussures, malgré une hygiène parfaite. Elle m'a raconté son embarras, à chaque cours de yoga, qui se pratique comme chacun le sait, ou en chaussettes ou pieds nus. Elle m'a dit sa hantise à l'idée d'avoir un rendez-vous galant à une saison qui ne tolère pas les tongs...
Ayant moi aussi connu ce désagrément, l'autre jour, je n'ai pu que comprendre sa "détresse".
Et en l'écoutant, j'ai réalisé qu'on a (presque) toutes et tous des moments de "solitude" dans la vie, ladite solitude résultant justement de la présence d'un témoin puisque, notamment puer des pieds, n'est pas si grave lorsqu'on est seul sur une île déserte.
Bref, prenez par exemple mon ancien voisin : bien que mangeant de façon saine et équilibrée, il souffrait d'éructation. En d'autres termes, il avait une fâcheuse tendance à laisser échapper malgré lui des rots, parfois discrets, parfois relativement sonores; arrivé ainsi en traitre et à grand bruit, il est souvent mal perçu par l'entourage, à moins évidemment de se trouver dans certaines (rares) parties du globe.
Ma tante, elle, a une grande peur dans la vie : que lui soient présentées de nouvelles personnes. Parce qu'il lui faudra alors leur serrer la main. Ce geste, anodin et socialement bien implanté, est pour elle une torture parce qu'elle a très souvent les mains moites, ce qui ne manque pas de provoquer ou un froncement de sourcils de la part de son vis-à-vis, ou un retrait rapide de la main. Pour éviter cette "solitude", elle a mis en place des manoeuvres d'évitement, à savoir accolades, bises, signes de la main, courbettes...
Vous l'aurez compris, je suis très sensible à ces petites "hontes" quotidiennes que peuvent ressentir ces personnes. Parce que moi, je souffre d'un mal encore plus "atroce", même si cette honte connaît un seul témoin, mon mari : je ronfle ! Et je ronfle, semblerait-il, même très fort, "un peu comme un bucheron qui serait en train de scier du bois en prévision de l'hivers québécois !".
J'ai tellement honte de ronfler - c'est pour moi l'anti-thèse de la féminité - que j'ai fait promettre à Mister de ne jamais révéler à qui que ce soit que je ne dors pas comme un ange silencieux.... En échange, j'ai promis que je ne dirais à personne qu'il pète parfois dans les draps, de préférence propres !
A bientôt si vous le voulez bien,
Ayant moi aussi connu ce désagrément, l'autre jour, je n'ai pu que comprendre sa "détresse".
Et en l'écoutant, j'ai réalisé qu'on a (presque) toutes et tous des moments de "solitude" dans la vie, ladite solitude résultant justement de la présence d'un témoin puisque, notamment puer des pieds, n'est pas si grave lorsqu'on est seul sur une île déserte.
Bref, prenez par exemple mon ancien voisin : bien que mangeant de façon saine et équilibrée, il souffrait d'éructation. En d'autres termes, il avait une fâcheuse tendance à laisser échapper malgré lui des rots, parfois discrets, parfois relativement sonores; arrivé ainsi en traitre et à grand bruit, il est souvent mal perçu par l'entourage, à moins évidemment de se trouver dans certaines (rares) parties du globe.
Ma tante, elle, a une grande peur dans la vie : que lui soient présentées de nouvelles personnes. Parce qu'il lui faudra alors leur serrer la main. Ce geste, anodin et socialement bien implanté, est pour elle une torture parce qu'elle a très souvent les mains moites, ce qui ne manque pas de provoquer ou un froncement de sourcils de la part de son vis-à-vis, ou un retrait rapide de la main. Pour éviter cette "solitude", elle a mis en place des manoeuvres d'évitement, à savoir accolades, bises, signes de la main, courbettes...
Vous l'aurez compris, je suis très sensible à ces petites "hontes" quotidiennes que peuvent ressentir ces personnes. Parce que moi, je souffre d'un mal encore plus "atroce", même si cette honte connaît un seul témoin, mon mari : je ronfle ! Et je ronfle, semblerait-il, même très fort, "un peu comme un bucheron qui serait en train de scier du bois en prévision de l'hivers québécois !".
J'ai tellement honte de ronfler - c'est pour moi l'anti-thèse de la féminité - que j'ai fait promettre à Mister de ne jamais révéler à qui que ce soit que je ne dors pas comme un ange silencieux.... En échange, j'ai promis que je ne dirais à personne qu'il pète parfois dans les draps, de préférence propres !
A bientôt si vous le voulez bien,
mercredi 11 avril 2007
Ca fait mal....
Que celui ou celle qui n'a jamais vu un enfant en colère, en rage, lève le doigt ! Pour en voir, point n'est nécessaire d'être parent, il suffit de se rendre dans un supermarché où la probabilité de croiser une mère ou un père vaguement gêné(e) - mais surtout respirant par la narine gauche pour libérer son quatrième chakra - est grande, ceci généralement à proximité
a) du rayon jouets, toujours placé à côté du rayon couches,
b) de la caisse, où les tentations sont grandes pour un bambin, en particulier le vendredi vers 17h00, le magasin étant alors généralement comble et le passage en caisse précédé d'une certaine attente (et d'une attente certaine).
De plus, même si l'on n'a pas d'enfants, il est rare de vivre dans un environnement qui en soit totalement exempt : qui n'a pas un neveu, une filleule, une petite voisine ou un copain avec des mômes...
Bref, un enfant en colère, c'est assez atroce à voir, d'autant qu'à partir d'un certain âge (qui se situe aux environs de 18 mois), le volume sonore peut être très élevé et les tactiques pour faire perdre la face aux parents bien maîtrisées....
Si je sais déjà que je survis à une crise en plein supermarché pour l'avoir vécu deux fois, une fois à cause d'un refus net d'acheter une petite moto, la seconde fois pour n'avoir pas accepté de laisser la prunelle de mes yeux engloutir le paquet de chips que je destinais à l'apéro du lendemain, j'ai également développé quelques "stratégies" pour ne pas perdre définitivement mon calme en cas de crises
a) à la maison, avant de partir au boulot,
b) sur la place de jeux, lorsque j'annonce qu'il est l'heure de rentrer,
c) chez des copines, lorsque je demande pour la 86e fois en une matinée à Junior de ne pas étrangler son frère....
la stratégie principale consistant, selon mon degré de fatigue, à supprimer la télé le soir ou à proposer un compromis acceptable pour toutes les parties en présence. Si je sors de réunion, surtout si elle a été trop longue et inutile à mes yeux, il n'est pas exclu que je procède carrément à un chantage tout à fait ignoble mais relativement efficace...
Mes enfants ont, jusqu'à présent, testé les crises version "hurlements", "je me jette par terre", "je te tape", "je sanglote tellement fort que la petite grand-mère qui passe est convaincue que je torture mon enfant", une conjugaison de ces crises n'étant pas exclue...
Tout récemment, Junior a trouvé une nouvelle "tactique" : alors que Mister et moi lui avons refusé le droit de jouer avec l'ordinateur et son ami le poisson Arc-en-ciel, il nous a hurlé "je voudrais que tu sois mort !"
Là, j'ai eu beau respirer par la narine gauche, rien n'y a fait : cela m'a fait mal de l'entendre dire ça.
A bientôt si vous le voulez bien,
a) du rayon jouets, toujours placé à côté du rayon couches,
b) de la caisse, où les tentations sont grandes pour un bambin, en particulier le vendredi vers 17h00, le magasin étant alors généralement comble et le passage en caisse précédé d'une certaine attente (et d'une attente certaine).
De plus, même si l'on n'a pas d'enfants, il est rare de vivre dans un environnement qui en soit totalement exempt : qui n'a pas un neveu, une filleule, une petite voisine ou un copain avec des mômes...
Bref, un enfant en colère, c'est assez atroce à voir, d'autant qu'à partir d'un certain âge (qui se situe aux environs de 18 mois), le volume sonore peut être très élevé et les tactiques pour faire perdre la face aux parents bien maîtrisées....
Si je sais déjà que je survis à une crise en plein supermarché pour l'avoir vécu deux fois, une fois à cause d'un refus net d'acheter une petite moto, la seconde fois pour n'avoir pas accepté de laisser la prunelle de mes yeux engloutir le paquet de chips que je destinais à l'apéro du lendemain, j'ai également développé quelques "stratégies" pour ne pas perdre définitivement mon calme en cas de crises
a) à la maison, avant de partir au boulot,
b) sur la place de jeux, lorsque j'annonce qu'il est l'heure de rentrer,
c) chez des copines, lorsque je demande pour la 86e fois en une matinée à Junior de ne pas étrangler son frère....
la stratégie principale consistant, selon mon degré de fatigue, à supprimer la télé le soir ou à proposer un compromis acceptable pour toutes les parties en présence. Si je sors de réunion, surtout si elle a été trop longue et inutile à mes yeux, il n'est pas exclu que je procède carrément à un chantage tout à fait ignoble mais relativement efficace...
Mes enfants ont, jusqu'à présent, testé les crises version "hurlements", "je me jette par terre", "je te tape", "je sanglote tellement fort que la petite grand-mère qui passe est convaincue que je torture mon enfant", une conjugaison de ces crises n'étant pas exclue...
Tout récemment, Junior a trouvé une nouvelle "tactique" : alors que Mister et moi lui avons refusé le droit de jouer avec l'ordinateur et son ami le poisson Arc-en-ciel, il nous a hurlé "je voudrais que tu sois mort !"
Là, j'ai eu beau respirer par la narine gauche, rien n'y a fait : cela m'a fait mal de l'entendre dire ça.
A bientôt si vous le voulez bien,
mardi 10 avril 2007
De Lynette à Bree
Même si vous vivez au fond d'une cabane, fût-elle de pêcheur, vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler de ces femmes, aujourd'hui symbolisées par deux lettres : DH. Si vous avez réellement été privé(e)s d'internet, de télévision, de journaux, de radio et même de tout contact avec un autre humain doué de paroles au cours des dix-huit derniers mois, voyez ici pour une séance de rattrapage !
D'ordinaire, le physique de Gabrielle Solis me donne envie d'éviter tout miroir dans mon propre appartement et je n'éprouve que peu de sympathie pour Edie Britt, tout en lui enviant parfois l'aplomb dont elle fait preuve avec les hommes...
Mais dans la valse de ces personnages, je suis bien obligée d'admettre que c'est à Lynette Scavo que je "ressemble" le plus, non pas au niveau de la sveltesse ou des cheveux longs et brillants mais en raison de ce "sobre" commentaire que l'on retrouve dans tous les guides télévision : "mère de famille débordée" !
Hier après-midi, j'ai décidé que j'allais passer dans "l'autre dimension", à savoir celle de Bree Van de Kamp, "mère maniaque de la propreté" toujours selon le même guide télévision.
J'ai donc demandé à l'Homme d'aller, avec les "hommes", chercher lapins et oeufs au fond de n'importe quel jardin qui ne soit pas le nôtre et ai passé à l'attaque; vous auriez adoré mon costume de "scène", jogging délavé, douze ans d'âge, shirt gris indéfinissable et gants roses.... Heureusement, j'ai les cheveux courts, ils m'ont ainsi dispensée du "serre-tête à motif écossais" ou du "fichu"...
J'ai consacré la première heure à un rangement que toute mère qualifierait de "normal et usuel" :
- j'ai remis dans la boîte prévue à cet effet les 18 voitures qui traînaient dans le lit de Junior,
- j'ai mis en route une machine (et de linge et de vaisselle),
- j'ai sorti le linge de la machine à sécher,
- je l'ai plié et mis dans les armoires correspondantes,
- j'ai vidé toutes les poubelles (salle de bain, douche, toilette, bureau, cuisine),
- j'ai passé l'aspirateur,
- j'ai nettoyé la baignoire,
- j'ai nettoyé les miroirs,
- j'ai arrosé les plantes vertes, arraché les feuilles mortes,
- j'ai mis les vestes d'hiver à la cave,
- j'ai sorti les tee-shirts et shorts des cartons,
- j'ai mis les vieux journaux dans le bac à papier,
- j'ai fait les lits des enfants,
- j'ai changé les draps du lit de Mister-Madame,
- j'ai extrait le deuxième doudou de Mini de l'essoreuse à salade,
- j'ai remis les crayons de couleur, découvert par hasard sous le meuble de la salle de bains, dans la boîte, à la cuisine,
- j'ai nettoyé les toilettes,
- j'ai rangé les chaussures qui traînaient sous la table de la cuisine (comme c'était les miennes, je me suis abstenue de jurer),
- j'ai contrôlé le contenu du frigo, celui-ci ayant pris depuis peu la fâcheuse habitude de contenir des aliments périmés depuis longtemps...
Je me suis fait un café ! Et non, je n'ai pas fumé de cigarettte même si la tentation était grande (il m'a été facile de résister, tous les magasins et bars à tabac étaient fermés, ne croyez pas que je sois devenue vertueuse !).
Ensuite, j'ai compris qu'il était temps de passer aux choses réellement sérieuses, à ces choses qui font qu'après les avoir vécues, on est "différente" parce qu'on a passé dans une autre dimension. Un peu comme quand de simple "femme", vous devenez mère : dès cet instant, vous pouvez, l'air inspiré, dire à votre copine qui n'en a pas encore "tu ne peux pas comprendre; tu comprendras quand tu auras des enfants"...
Et j'ai consacré trois heures à
- nettoyer à la vapeur toutes les portes (intérieur et extérieur), cadres de porte, et armoires,
- nettoyer toutes les plinthes de l'appartement, de nouveau à la vapeur,
- enlever la poussière sur toutes les étagères de l'appartement,
- vider toutes les armoires de la cuisine pour nettoyer les étagères,
ce qui m'a valu le bonheur incroyable de patauger dans un mélange d'eau grisâtre et de n'y voir goutte en raison du jet de vapeur que je ne parvenais pas à régler...
Je vais vous faire une confession : je n'ai pas eu le temps de tout terminer parce que les hommes sont rentrés, deux d'entre eux à la limite de la crise de foie.
Pour ma part, je me suis couchée aussi fatiguée que si j'avais fait une séance d'aérobic mais une chose me laisse perplexe : pourquoi, alors que mon intérieur brille comme un sou neuf, je n'y vois toujours pas plus clair ?
A bientôt si vous le voulez bien,
D'ordinaire, le physique de Gabrielle Solis me donne envie d'éviter tout miroir dans mon propre appartement et je n'éprouve que peu de sympathie pour Edie Britt, tout en lui enviant parfois l'aplomb dont elle fait preuve avec les hommes...
Mais dans la valse de ces personnages, je suis bien obligée d'admettre que c'est à Lynette Scavo que je "ressemble" le plus, non pas au niveau de la sveltesse ou des cheveux longs et brillants mais en raison de ce "sobre" commentaire que l'on retrouve dans tous les guides télévision : "mère de famille débordée" !
Hier après-midi, j'ai décidé que j'allais passer dans "l'autre dimension", à savoir celle de Bree Van de Kamp, "mère maniaque de la propreté" toujours selon le même guide télévision.
J'ai donc demandé à l'Homme d'aller, avec les "hommes", chercher lapins et oeufs au fond de n'importe quel jardin qui ne soit pas le nôtre et ai passé à l'attaque; vous auriez adoré mon costume de "scène", jogging délavé, douze ans d'âge, shirt gris indéfinissable et gants roses.... Heureusement, j'ai les cheveux courts, ils m'ont ainsi dispensée du "serre-tête à motif écossais" ou du "fichu"...
J'ai consacré la première heure à un rangement que toute mère qualifierait de "normal et usuel" :
- j'ai remis dans la boîte prévue à cet effet les 18 voitures qui traînaient dans le lit de Junior,
- j'ai mis en route une machine (et de linge et de vaisselle),
- j'ai sorti le linge de la machine à sécher,
- je l'ai plié et mis dans les armoires correspondantes,
- j'ai vidé toutes les poubelles (salle de bain, douche, toilette, bureau, cuisine),
- j'ai passé l'aspirateur,
- j'ai nettoyé la baignoire,
- j'ai nettoyé les miroirs,
- j'ai arrosé les plantes vertes, arraché les feuilles mortes,
- j'ai mis les vestes d'hiver à la cave,
- j'ai sorti les tee-shirts et shorts des cartons,
- j'ai mis les vieux journaux dans le bac à papier,
- j'ai fait les lits des enfants,
- j'ai changé les draps du lit de Mister-Madame,
- j'ai extrait le deuxième doudou de Mini de l'essoreuse à salade,
- j'ai remis les crayons de couleur, découvert par hasard sous le meuble de la salle de bains, dans la boîte, à la cuisine,
- j'ai nettoyé les toilettes,
- j'ai rangé les chaussures qui traînaient sous la table de la cuisine (comme c'était les miennes, je me suis abstenue de jurer),
- j'ai contrôlé le contenu du frigo, celui-ci ayant pris depuis peu la fâcheuse habitude de contenir des aliments périmés depuis longtemps...
Je me suis fait un café ! Et non, je n'ai pas fumé de cigarettte même si la tentation était grande (il m'a été facile de résister, tous les magasins et bars à tabac étaient fermés, ne croyez pas que je sois devenue vertueuse !).
Ensuite, j'ai compris qu'il était temps de passer aux choses réellement sérieuses, à ces choses qui font qu'après les avoir vécues, on est "différente" parce qu'on a passé dans une autre dimension. Un peu comme quand de simple "femme", vous devenez mère : dès cet instant, vous pouvez, l'air inspiré, dire à votre copine qui n'en a pas encore "tu ne peux pas comprendre; tu comprendras quand tu auras des enfants"...
Et j'ai consacré trois heures à
- nettoyer à la vapeur toutes les portes (intérieur et extérieur), cadres de porte, et armoires,
- nettoyer toutes les plinthes de l'appartement, de nouveau à la vapeur,
- enlever la poussière sur toutes les étagères de l'appartement,
- vider toutes les armoires de la cuisine pour nettoyer les étagères,
ce qui m'a valu le bonheur incroyable de patauger dans un mélange d'eau grisâtre et de n'y voir goutte en raison du jet de vapeur que je ne parvenais pas à régler...
Je vais vous faire une confession : je n'ai pas eu le temps de tout terminer parce que les hommes sont rentrés, deux d'entre eux à la limite de la crise de foie.
Pour ma part, je me suis couchée aussi fatiguée que si j'avais fait une séance d'aérobic mais une chose me laisse perplexe : pourquoi, alors que mon intérieur brille comme un sou neuf, je n'y vois toujours pas plus clair ?
A bientôt si vous le voulez bien,
lundi 9 avril 2007
Maudit week-end pascal
Le week-end pascal, c'est sympa, on a le temps de s'occuper de ses enfants, beaucoup par envie, un peu par mauvaise conscience d'avoir tellement couru les semaines précédentes, généralement contre son gré, à leur "détriment" surtout.
Mais, parce qu'il y a forcément un "mais" outre le constat du pot vide, dès qu'on se lance dans un jeu (de chevalier, de construction du plus grand circuit ferroviaire depuis l'invention du rail, de fabrication de biscuits ou de recherche du plus beau baton de la forêt), un enfant parle, discute et pose plein de questions, particulièrement quand il s'appelle Junior (4 ans) et que sa nature ne le pousse pas à la "contemplation muette".
Je disais donc, "plein de questions"... auxquelles Maman n'a pas de réponses ! Inutile de me le préciser, j'ai tout lu Brazelton , je sais que je ne dois pas avoir réponse à tout mais n'empêche...
"Dis, Maman, maudit, ça veut dire quoi ?"
"Et moi, j'aurai huit ans quand ?"
"C'est quoi, une créature ?"
"Pourquoi il a neigé le premier jour du printemps ?"
"Tu peux me montrer comment on fait de la magie blanche ?"
"Ca veut dire quoi, prestation ?"
A la fin de la journée, moi, je suis un peu crevée... Heureusement, parfois, Junior apporte lui-même la réponse : quand je lui ai dit qu'il n'avait pas la langue dans sa poche, il m'a dit "ben non, elle est dans ma bouche !" En revanche, pour "maudit", j'ai fait chou blanc, il n'a rien compris à mon explication !
A bientôt si vous le voulez bien,
Mais, parce qu'il y a forcément un "mais" outre le constat du pot vide, dès qu'on se lance dans un jeu (de chevalier, de construction du plus grand circuit ferroviaire depuis l'invention du rail, de fabrication de biscuits ou de recherche du plus beau baton de la forêt), un enfant parle, discute et pose plein de questions, particulièrement quand il s'appelle Junior (4 ans) et que sa nature ne le pousse pas à la "contemplation muette".
Je disais donc, "plein de questions"... auxquelles Maman n'a pas de réponses ! Inutile de me le préciser, j'ai tout lu Brazelton , je sais que je ne dois pas avoir réponse à tout mais n'empêche...
"Dis, Maman, maudit, ça veut dire quoi ?"
"Et moi, j'aurai huit ans quand ?"
"C'est quoi, une créature ?"
"Pourquoi il a neigé le premier jour du printemps ?"
"Tu peux me montrer comment on fait de la magie blanche ?"
"Ca veut dire quoi, prestation ?"
A la fin de la journée, moi, je suis un peu crevée... Heureusement, parfois, Junior apporte lui-même la réponse : quand je lui ai dit qu'il n'avait pas la langue dans sa poche, il m'a dit "ben non, elle est dans ma bouche !" En revanche, pour "maudit", j'ai fait chou blanc, il n'a rien compris à mon explication !
A bientôt si vous le voulez bien,
dimanche 8 avril 2007
Seppuku
Le fameux outil statistique m'a permis de me rendre compte au moins d'une chose : publier un billet tard le vendredi ou durant la journée du samedi, c'est juste se faire seppuku qui signifie, en argot, comme chacun le sait, hara-kiri !
Pourquoi seppuku ? Parce que per-sonne ne vient sur mon blog le week-end et que par conséquence, personne ne lira le texte du samedi, pour découvrir le lundi, en général vers 9h00 et 16h00, le billet publié tard dimanche soir. Vous avez tout bien suivi ?
Moralité, le billet du samedi, il est "mort" ! Allez, tant pis, j'envoie quand même le présent texte parce que j'avais envie que vous sachiez que moi, au contraire de vos employeurs, je suis consciente qu'au boulot, vous n'atteignez jamais votre rendement maximal ;-)
Pourquoi seppuku ? Parce que per-sonne ne vient sur mon blog le week-end et que par conséquence, personne ne lira le texte du samedi, pour découvrir le lundi, en général vers 9h00 et 16h00, le billet publié tard dimanche soir. Vous avez tout bien suivi ?
Moralité, le billet du samedi, il est "mort" ! Allez, tant pis, j'envoie quand même le présent texte parce que j'avais envie que vous sachiez que moi, au contraire de vos employeurs, je suis consciente qu'au boulot, vous n'atteignez jamais votre rendement maximal ;-)
samedi 7 avril 2007
Masculin ou féminin
Aujourd'hui, pas question de me lancer dans des réflexions philosophiques, je suis confrontée à un vrai problème, une interrogation sérieuse, de la plus haute importante : dit-on "le" Nutella ou est-il de bon aloi de dire "la" Nutella ?
A vrai dire, que ce soit masculin ou féminin, peu importe, le réel drame, ce matin, c'est que le pot.... est vide !
A bientôt si vous le voulez bien,
A vrai dire, que ce soit masculin ou féminin, peu importe, le réel drame, ce matin, c'est que le pot.... est vide !
A bientôt si vous le voulez bien,
vendredi 6 avril 2007
Les différences entre hommes et femmes
Oui, il existe des différences entre hommes et femmes, n'ayons pas peur de le dire, haut et fort même, bien qu'il soit nettement plus "tendance" de prôner l'égalité.
Tout d'abord, il y a le fait que des poils, sur une jambe de femme et une jambe d'homme, c'est tour à tour moche ou viril, selon le sexe de l'heureux propriétaire desdits poils. Remarquez, il y a quand même une certaine forme d'égalité face au poil : quand il est dans la main, il est généralement décrié, fût-il masculin ou féminin.
Ensuite, deux hommes, totalement silencieux, dans un bar, devant leur bière, se diront, en se quittant par une poignée de main, "à bientôt, mon gars, c'était sympa de passer du temps avec toi". Deux femmes, après la bière et la bise, se téléphoneront à peine arrivées dans leur voiture alors qu'elles viennent de discuter ensemble durant trois heures.
Un homme au parc avec ses enfants, c'est "chou et attendrissant"; les mêmes enfants accompagnés par leur mère, c'est d'une banalité affligeante.
En revanche, il est un domaine où les hommes et les femmes se rejoignent : ils aiment le confort qu'offre la "technologie du quotidien".
Ainsi, comme bien des hommes, je suis fort aise de pouvoir "mitrailler" sans crainte de gaspiller de la pellicule, le numérique me pardonnant mon absence totale de talent; j'apprécie que la machine à café s'arrête toute seule, exactement quand la tasse est pleine et je suis ravie de manger du pain grillé, doré à point.
J'ai "grand besoin" de mon ordinateur portable et comme bien des hommes, internet est pour moi "indispensable". Au point que la connection wireless, je me demande bien comment j'ai fait pour vivre avant sa création. J'écoute Radio Bombay tout en programmant l'enregistrement d'émissions TV que je ne veux pas voir à 23h00...
Au lieu de photocopier, je scanne et envoie par mail..... Au lieu d'errer dans une ville inconnue un plan dépassé à la main, je me fie à mon GPS....
Vous l'aurez compris, je suis bien contente de vivre aujourd'hui et non plus hier et je possède probablement les mêmes gadgets "technologiques" qu'un homme.
N'empêche, à bien y réfléchir, je pense qu'il subsiste quand même deux différences fondamentales entre les hommes et les femmes face au nouveau "truc" qui vient de sortir.
La première, c'est qu'un homme ne lit jamais le mode d'emploi du gadget qu'il a acheté.
La seconde, c'est que l'homme, avant d'acheter, ne se demande jamais "et ça va me servir à quoi ?"
A bientôt si vous le voulez bien,
Tout d'abord, il y a le fait que des poils, sur une jambe de femme et une jambe d'homme, c'est tour à tour moche ou viril, selon le sexe de l'heureux propriétaire desdits poils. Remarquez, il y a quand même une certaine forme d'égalité face au poil : quand il est dans la main, il est généralement décrié, fût-il masculin ou féminin.
Ensuite, deux hommes, totalement silencieux, dans un bar, devant leur bière, se diront, en se quittant par une poignée de main, "à bientôt, mon gars, c'était sympa de passer du temps avec toi". Deux femmes, après la bière et la bise, se téléphoneront à peine arrivées dans leur voiture alors qu'elles viennent de discuter ensemble durant trois heures.
Un homme au parc avec ses enfants, c'est "chou et attendrissant"; les mêmes enfants accompagnés par leur mère, c'est d'une banalité affligeante.
En revanche, il est un domaine où les hommes et les femmes se rejoignent : ils aiment le confort qu'offre la "technologie du quotidien".
Ainsi, comme bien des hommes, je suis fort aise de pouvoir "mitrailler" sans crainte de gaspiller de la pellicule, le numérique me pardonnant mon absence totale de talent; j'apprécie que la machine à café s'arrête toute seule, exactement quand la tasse est pleine et je suis ravie de manger du pain grillé, doré à point.
J'ai "grand besoin" de mon ordinateur portable et comme bien des hommes, internet est pour moi "indispensable". Au point que la connection wireless, je me demande bien comment j'ai fait pour vivre avant sa création. J'écoute Radio Bombay tout en programmant l'enregistrement d'émissions TV que je ne veux pas voir à 23h00...
Au lieu de photocopier, je scanne et envoie par mail..... Au lieu d'errer dans une ville inconnue un plan dépassé à la main, je me fie à mon GPS....
Vous l'aurez compris, je suis bien contente de vivre aujourd'hui et non plus hier et je possède probablement les mêmes gadgets "technologiques" qu'un homme.
N'empêche, à bien y réfléchir, je pense qu'il subsiste quand même deux différences fondamentales entre les hommes et les femmes face au nouveau "truc" qui vient de sortir.
La première, c'est qu'un homme ne lit jamais le mode d'emploi du gadget qu'il a acheté.
La seconde, c'est que l'homme, avant d'acheter, ne se demande jamais "et ça va me servir à quoi ?"
A bientôt si vous le voulez bien,
jeudi 5 avril 2007
La fin du monde...
.. est proche, croyez-moi, chère lectrice, cher lecteur, je le sais, je l'ai constaté, je l'ai vu de mes propres yeux: demain (donc dans moins de trois heures en Suisse), la fin du monde est là. Comment je sais ça ? Très facile : il suffisait de voir les gens, ce soir, au supermarché : ils se tapaient presque dessus pour prendre un lapin en chocolat, des mains même de la pauvre vendeuse qui peinait à remplir les rayons, pour attraper un litre de lait, comme si on devait prochainement manquer de tout... Tout ça parce que demain (vendredi), les magasins sont fermés (en Suisse) pour cause de "jour fêrié.
J'espère, chère lectrice, cher lecteur, que vous avez des réserves de guerre dans votre cave et que vous pourrez subvenir aux besoins de votre famille.... jusqu'à samedi où, oufffffff, les magasins ouvrent à nouveau !
D'ici là, bon courage, que la force soit avec vous !
J'espère, chère lectrice, cher lecteur, que vous avez des réserves de guerre dans votre cave et que vous pourrez subvenir aux besoins de votre famille.... jusqu'à samedi où, oufffffff, les magasins ouvrent à nouveau !
D'ici là, bon courage, que la force soit avec vous !
Un homme d'affaires
On dit de l'homme d'affaires qu'il se reconnaît au fait qu'au bureau, il parle de golf et qu'au golf, il parle "affaires".
Soit, la caricature nous guette mais n'empêche, il y a probablement un peu de vérité dans ce "dicton populaire".
Depuis peu, chez Madame Poppins, grande remise en question professionnelle, ce qui est "tout un programme", la réflexion avançant toujours lentement chez une blonde.
Cela fait maintenant six ans, presque sept, que j'ai obtenu, après bien des errances prélables (comprenez "autres formations dans des domaines différents") le st-graal qui "récompense" les études de droit et les stages. En clair, mon brevet d'avocat.
Ledit brevet ornant depuis lors les murs de mon bureau de juriste, dans un magnifique cadre doré... et les seuls effets de manche que j'ai faits au cours de ces quatre dernières années, c'est face à Junior, qui me demande "pourquoi les géants n'existent pas, pourquoi je peux pas voir un elfe, pourquoi tu veux pas que je regarde la télé à huit heures du matin, pourquoi je dois finir mon assiette, pourquoi faut pas dire merde, pourquoi j'ai pas d'ordinateur, moi" entre 7h30 et 20h00, samedis et dimanches compris...
Ainsi, la question qui me taraude l'esprit est d'apparence "basique", à la limite du "caricatural" également : "que faire de ma carrière professionnelle ?" Ce qui ne manque pas d'entraîner une autre question, à laquelle (une fois de plus) je n'apporte pas de réponse : "qu'est-ce que faire carrière ?"
A 20 ans, faire carrière était pour moi résumable en quelques mots : travailler à fond, avoir beaucoup de pouvoir (sur qui ou sur quoi, je ne sais pas), voyager souvent et avoir dans mon salon plein de meubles "design", sans parler de ma carte qui n'aurait pas été bleue mais "gold", ce qui m'aurait permis d'acquérir des bas très chers qui ne filent pas, s'accordant divinement avec mes magnifiques tailleurs et d'incroyablement belles chaussures...
Presque 20 ans plus tard, je constate que je suis loin de gagner beaucoup d'argent, que je n'ai aucun pouvoir de décision, si ce n'est celui concernant la couleur de mes classeurs (j'ai pris violet, au cas où ça vous intéresserait, le vert était déjà pris par mon supérieur hiérarchique et j'aimais pas les rouges), que je ne porte jamais de bas parce que je suis totalement incapable de les enfiler sans les abîmer, que mon seul tailleur ne me va plus parce que mon fessier a gagné contre mon gré en volume et que de toute façon, une jolie jupe droite avec des tâches de compote de pommes, c'est moche... Et lorsque je voyage, c'est pour aller à une réunion dans un bled paumé.... on est donc loin de "Londres, Paris, Barcelone, Moscou, New-York" !
Dois-je en déduire que je ne "fais" pas carrière ?
La tentation serait grande de l'affirmer... J'ai un temps partiel qui, au gré des humeurs de mes supérieurs et des nombreuses réunions découlant de ma trépidante activité, se transforme en une chose que je peine parfois à qualifier de "pas à temps complet"; j'ai le bonheur de ne toujours pas avoir d'écran plat, pour avoir sur ma table une espèce de grosse boîte qui bouffe la moitié de la place... La prochaine formation que j'aurai le temps de suivre, je me demande si ça ne sera pas "je prépare ma retraite" et entre rendez-vous de pédiatre, sorties au parc, suivi de projets dont je ne veux pas et réunions rasantes, je n'arrive pas à trouver le temps et l'énergie nécessaires pour déterminer ce que je veux obtenir dans le cadre de ma carrière.
Mais... j'y pense : si je reprends le "postulat" de départ, moi aussi, je fais carrière puisqu'au bureau, je parle de mes enfants et à la maison, je pense à mes dossiers !
A bientôt si vous le voulez bien,
Soit, la caricature nous guette mais n'empêche, il y a probablement un peu de vérité dans ce "dicton populaire".
Depuis peu, chez Madame Poppins, grande remise en question professionnelle, ce qui est "tout un programme", la réflexion avançant toujours lentement chez une blonde.
Cela fait maintenant six ans, presque sept, que j'ai obtenu, après bien des errances prélables (comprenez "autres formations dans des domaines différents") le st-graal qui "récompense" les études de droit et les stages. En clair, mon brevet d'avocat.
Ledit brevet ornant depuis lors les murs de mon bureau de juriste, dans un magnifique cadre doré... et les seuls effets de manche que j'ai faits au cours de ces quatre dernières années, c'est face à Junior, qui me demande "pourquoi les géants n'existent pas, pourquoi je peux pas voir un elfe, pourquoi tu veux pas que je regarde la télé à huit heures du matin, pourquoi je dois finir mon assiette, pourquoi faut pas dire merde, pourquoi j'ai pas d'ordinateur, moi" entre 7h30 et 20h00, samedis et dimanches compris...
Ainsi, la question qui me taraude l'esprit est d'apparence "basique", à la limite du "caricatural" également : "que faire de ma carrière professionnelle ?" Ce qui ne manque pas d'entraîner une autre question, à laquelle (une fois de plus) je n'apporte pas de réponse : "qu'est-ce que faire carrière ?"
A 20 ans, faire carrière était pour moi résumable en quelques mots : travailler à fond, avoir beaucoup de pouvoir (sur qui ou sur quoi, je ne sais pas), voyager souvent et avoir dans mon salon plein de meubles "design", sans parler de ma carte qui n'aurait pas été bleue mais "gold", ce qui m'aurait permis d'acquérir des bas très chers qui ne filent pas, s'accordant divinement avec mes magnifiques tailleurs et d'incroyablement belles chaussures...
Presque 20 ans plus tard, je constate que je suis loin de gagner beaucoup d'argent, que je n'ai aucun pouvoir de décision, si ce n'est celui concernant la couleur de mes classeurs (j'ai pris violet, au cas où ça vous intéresserait, le vert était déjà pris par mon supérieur hiérarchique et j'aimais pas les rouges), que je ne porte jamais de bas parce que je suis totalement incapable de les enfiler sans les abîmer, que mon seul tailleur ne me va plus parce que mon fessier a gagné contre mon gré en volume et que de toute façon, une jolie jupe droite avec des tâches de compote de pommes, c'est moche... Et lorsque je voyage, c'est pour aller à une réunion dans un bled paumé.... on est donc loin de "Londres, Paris, Barcelone, Moscou, New-York" !
Dois-je en déduire que je ne "fais" pas carrière ?
La tentation serait grande de l'affirmer... J'ai un temps partiel qui, au gré des humeurs de mes supérieurs et des nombreuses réunions découlant de ma trépidante activité, se transforme en une chose que je peine parfois à qualifier de "pas à temps complet"; j'ai le bonheur de ne toujours pas avoir d'écran plat, pour avoir sur ma table une espèce de grosse boîte qui bouffe la moitié de la place... La prochaine formation que j'aurai le temps de suivre, je me demande si ça ne sera pas "je prépare ma retraite" et entre rendez-vous de pédiatre, sorties au parc, suivi de projets dont je ne veux pas et réunions rasantes, je n'arrive pas à trouver le temps et l'énergie nécessaires pour déterminer ce que je veux obtenir dans le cadre de ma carrière.
Mais... j'y pense : si je reprends le "postulat" de départ, moi aussi, je fais carrière puisqu'au bureau, je parle de mes enfants et à la maison, je pense à mes dossiers !
A bientôt si vous le voulez bien,
mardi 3 avril 2007
Big brother's watching you...
Big brother's watching you, vous connaissez, je suppose... Et vous vous souvenez certainement du pourquoi du comment de cette "surveillance", rassurez-vous, pas dans les toilettes de votre lieu de travail, ça serait contraire à la déontologie, mais sur ce blog...
Si tel n'est pas le cas, faites un saut ici, ça devrait vous résumer la situation...
Donc, Mister étant un homme de parole, j'ai depuis lors un "outil statistiques" qui me permet de savoir
- à quelle heure de la journée (ou de la nuit) les gens viennent sur le blog (je n'aurais jamais cru qu'il puisse y avoir des lecteurs entre trois et cinq heures du matin, ben si !),
- combien de pages ces personnes lisent en moyenne,
- depuis quelle "ville" elles lisent (y a même une personne qui s'est un jour égarée sur mon blog depuis un port de Malaisie...),
- la vitesse de connection (est-ce que ça fait "hop, battement de cil et t'as la connection" ou est-ce encore "ddrrrrrr-ddrrrrrrrr, rien, pause, drrrrr-ggrrrrrrr, tu, tu, tu, tu, tu, tu, et t'as peut-être la connection dans trois minutes"),
- la taille et la résolution de l'écran,
- le logiciel utilisé,
- si elles viennent en accès direct ou si elles ont préalablement passé par un moteur de recherche ou un autre "site-forum-blog".
J'ai aussi à disposition des graphiques, jour par jour ou semaine par semaine, avec plein de couleurs, avec la possibilité d'agrandir les schémas, j'ai des indications sur la durée de connection.... Bref, j'ai des dizaines de données, que je comprends plus ou moins (plutôt moins que plus, en bonne blonde) et que je consulte avec beaucoup d'attention, très "régulièrement".
En fait, la seule chose que cet outil "stat" ne me dit pas, c'est la couleur de vos chaussettes ! Ou de vos tongs !
Non, il y a autre chose que ce "machin" ne me dit pas : à quoi cela va-t-il bien pouvoir me servir ?
A bientôt si vous le voulez bien,
Si tel n'est pas le cas, faites un saut ici, ça devrait vous résumer la situation...
Donc, Mister étant un homme de parole, j'ai depuis lors un "outil statistiques" qui me permet de savoir
- à quelle heure de la journée (ou de la nuit) les gens viennent sur le blog (je n'aurais jamais cru qu'il puisse y avoir des lecteurs entre trois et cinq heures du matin, ben si !),
- combien de pages ces personnes lisent en moyenne,
- depuis quelle "ville" elles lisent (y a même une personne qui s'est un jour égarée sur mon blog depuis un port de Malaisie...),
- la vitesse de connection (est-ce que ça fait "hop, battement de cil et t'as la connection" ou est-ce encore "ddrrrrrr-ddrrrrrrrr, rien, pause, drrrrr-ggrrrrrrr, tu, tu, tu, tu, tu, tu, et t'as peut-être la connection dans trois minutes"),
- la taille et la résolution de l'écran,
- le logiciel utilisé,
- si elles viennent en accès direct ou si elles ont préalablement passé par un moteur de recherche ou un autre "site-forum-blog".
J'ai aussi à disposition des graphiques, jour par jour ou semaine par semaine, avec plein de couleurs, avec la possibilité d'agrandir les schémas, j'ai des indications sur la durée de connection.... Bref, j'ai des dizaines de données, que je comprends plus ou moins (plutôt moins que plus, en bonne blonde) et que je consulte avec beaucoup d'attention, très "régulièrement".
En fait, la seule chose que cet outil "stat" ne me dit pas, c'est la couleur de vos chaussettes ! Ou de vos tongs !
Non, il y a autre chose que ce "machin" ne me dit pas : à quoi cela va-t-il bien pouvoir me servir ?
A bientôt si vous le voulez bien,
lundi 2 avril 2007
Tu connais la sortie
Ce soir, une nouvelle "tribulation" sur la vie et le sens de la vie....
Il y a déjà quelques mois, Mister et moi avons eu à notre table un couple que nous avions invité pour "souper" (les Françaises, le "souper" suisse, c'est votre dîner); elle, une connaissance qui, à défaut d'être une amie, est à mes yeux une femme agréable, facile à vivre et amusante. Lui, c'est surtout "son mari" puisque la plupart du temps, il est en voyages, en réunion, au bureau, entre deux avions ou entre deux rendez-vous clientèle. Bref, pour moi, la "caricature" de l'entrepreneur. "Caricature" parce qu'il ne sait pas faire autre chose à manger que des oeufs au plat et parce qu'il ne sait même pas où se trouve l'aspirateur... Presque un miracle qu'il ait eu le temps de venir à l'accouchement de ses enfants...
Jusqu'à là, rien de particulier me direz-vous. Et vous auriez probablement raison, même si une répartition des rôles aussi "classique" a parfois tendance à m'irriter.
A l'heure du dessert, une discussion sur la politique, sur le chômage, sur le rôle de la société à l'égard des plus démunis a un peu "chauffé" les esprits, le vin ayant délié les langues. J'avoue avoir été surprise par la virulence des propos du cité mari mais prônant la liberté d'expression et d'opinion, je me suis efforcée d'écouter ses arguments et ses positions. J'ai d'abord essayé de contre-argumenter mais ai très vite laissé tomber, sentant bien que rien ne pourrait ébranler les vues de l'entrepreneur.
A l'heure du pause-café, mon sang n'a fait qu'un tour lorsque j'ai entendu des affirmations très tranchées par rapport aux étrangers et spontanément, j'aurais eu envie de lui dire "écoute, là, ça va trop loin, je ne te raccompagne pas, tu sais où est la sortie, merci de la visite".
Je ne l'ai pas fait et, pire encore, je n'ai pas entamé de discussion. Qu'aurais-je dû faire : défendre mes "idées" ou sauvegarder la paix des ménages, sachant que le fils de l'entrepreneur, c'est.... le meilleur ami de Junior....
Je n'ai pas la réponse mais je suis d'autant plus dubitative que d'ici quelques semaines, nous sommes invités à manger chez eux.... Inutile de vous dire que la perspective de cette soirée ravit surtout Junior...
A bientôt si vous le voulez bien,
Il y a déjà quelques mois, Mister et moi avons eu à notre table un couple que nous avions invité pour "souper" (les Françaises, le "souper" suisse, c'est votre dîner); elle, une connaissance qui, à défaut d'être une amie, est à mes yeux une femme agréable, facile à vivre et amusante. Lui, c'est surtout "son mari" puisque la plupart du temps, il est en voyages, en réunion, au bureau, entre deux avions ou entre deux rendez-vous clientèle. Bref, pour moi, la "caricature" de l'entrepreneur. "Caricature" parce qu'il ne sait pas faire autre chose à manger que des oeufs au plat et parce qu'il ne sait même pas où se trouve l'aspirateur... Presque un miracle qu'il ait eu le temps de venir à l'accouchement de ses enfants...
Jusqu'à là, rien de particulier me direz-vous. Et vous auriez probablement raison, même si une répartition des rôles aussi "classique" a parfois tendance à m'irriter.
A l'heure du dessert, une discussion sur la politique, sur le chômage, sur le rôle de la société à l'égard des plus démunis a un peu "chauffé" les esprits, le vin ayant délié les langues. J'avoue avoir été surprise par la virulence des propos du cité mari mais prônant la liberté d'expression et d'opinion, je me suis efforcée d'écouter ses arguments et ses positions. J'ai d'abord essayé de contre-argumenter mais ai très vite laissé tomber, sentant bien que rien ne pourrait ébranler les vues de l'entrepreneur.
A l'heure du pause-café, mon sang n'a fait qu'un tour lorsque j'ai entendu des affirmations très tranchées par rapport aux étrangers et spontanément, j'aurais eu envie de lui dire "écoute, là, ça va trop loin, je ne te raccompagne pas, tu sais où est la sortie, merci de la visite".
Je ne l'ai pas fait et, pire encore, je n'ai pas entamé de discussion. Qu'aurais-je dû faire : défendre mes "idées" ou sauvegarder la paix des ménages, sachant que le fils de l'entrepreneur, c'est.... le meilleur ami de Junior....
Je n'ai pas la réponse mais je suis d'autant plus dubitative que d'ici quelques semaines, nous sommes invités à manger chez eux.... Inutile de vous dire que la perspective de cette soirée ravit surtout Junior...
A bientôt si vous le voulez bien,
dimanche 1 avril 2007
"Je suis femme de..."
Vendredi soir, j'ai eu le plaisir d'assister à un spectacle qui m'a ravi les yeux et les oreilles. J'ai eu bien du mal à m'imaginer que cette belle femme, spontanée, si présente sur scène, tant au niveau de sa personnalité que vocalement, puisse être celle à qui est dédié cet album de chansons pour enfants.
Enfin, après deux heures de rires et d'émotion, en sortant, j'ai pris au vol une "conversation" entre l'un des deux musiciens et une spectatrice :
Elle : "j'ai adoré votre spectacle" (plusieurs battements de cil)
Lui : sourire poli
Elle : "ah non, non, c'est vrai, j'ai a-do-ré, vraiment, je suis toujours très franche, si je n'avais pas aimé, je vous l'aurais dit"
Lui : sourire poli
Elle : "et en plus, vous jouez vraiment très bien, vraiment; d'ailleurs, je m'y connais, je suis femme de musicien".
Moi, en mon for intérieur : "et si t'avais participé à une soirée de dégustations de vins, t'aurais dit quoi ? Que tu t'y connais en vins parce que t'es femme d'alcoolique ?"
Ma question est donc : depuis quand les "qualités" du conjoint rejaillissent par mimétisme sur l'autre ? Parce que moi, j'ai beau être mariée depuis six ans avec un as de l'informatique, je suis toujours aussi empruntée devant mon ordinateur !
A bientôt si vous le voulez bien,
Enfin, après deux heures de rires et d'émotion, en sortant, j'ai pris au vol une "conversation" entre l'un des deux musiciens et une spectatrice :
Elle : "j'ai adoré votre spectacle" (plusieurs battements de cil)
Lui : sourire poli
Elle : "ah non, non, c'est vrai, j'ai a-do-ré, vraiment, je suis toujours très franche, si je n'avais pas aimé, je vous l'aurais dit"
Lui : sourire poli
Elle : "et en plus, vous jouez vraiment très bien, vraiment; d'ailleurs, je m'y connais, je suis femme de musicien".
Moi, en mon for intérieur : "et si t'avais participé à une soirée de dégustations de vins, t'aurais dit quoi ? Que tu t'y connais en vins parce que t'es femme d'alcoolique ?"
Ma question est donc : depuis quand les "qualités" du conjoint rejaillissent par mimétisme sur l'autre ? Parce que moi, j'ai beau être mariée depuis six ans avec un as de l'informatique, je suis toujours aussi empruntée devant mon ordinateur !
A bientôt si vous le voulez bien,
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