Premier billet d'une nouvelle rubrique du blog. Bon, "ISBN", c'est pas très sexy mais franchement, "Madame Poppins lit", ça aurait été mieux ? J'en doute. Et "les lectures de MP", bof, bof.
Donc, autant aller à l'essentiel et parler de cotes ISBN parce qu'avec ça, vous êtes sûrs de retrouver le livre partout (enfin, pas chez votre cordonnier).
Et pour "inaugurer" cette section, j'ai longuement hésité : une diatribe sur mon auteur "fétiche" (dans le genre), à savoir Jean-Christophe Grangé ou être plus "imaginative" ? Sachant que JCG, "tout le monde" connaît, j'ai opté pour un autre polar : la femme en vert.
Arnaldur Indridason, en "VO", ça donne ça et en version traduite ça.
Comme son prénom ne l'indique pas (du moins pour moi qui ne suis pas une spécialiste de l'Islande), je précise simplement que Arnaldur, c'est un homme; et pendant que j'y suis, si d'aventure, vous deviez décider de vous plonger dans ce bouquin, sombre et gris, faites-vous une petite liste avec les noms et prénoms des personnages principaux, en indiquant "homme" / "femme" à côté de chacun : le charme des prénoms islandais est tel qu'au bout de trois pages, à moins d'une phrase claire grammaticalement parlant ("il était aisé d'imaginer que Skarphédinn s'était chargé lui-même de l'affaire....", là, on voit bien que c'est un mec mais heureusement que la langue française fait des accords), on peut vite se perdre.
Et puisque hier, je "dissertais" sur les clichés, autant vous avertir : on nage en plein dedant. Parce que l'Islande, c'est exactement comme ça que je me l'imagine : un ciel bas, une nature brute et un fond de mélancolie qui traîne comme un reste de brouillard qui ne parvient pas à se dissiper...
Bon, ceci étant, venons-en à l'intrigue : le commissaire Erlendur et son équipe cherchent à percer le mystère qui entoure la découverte d'un squelette dans un terrain en construction, squelette découvert plus que "fortuitement". Petit à petit, deux récits qui semblent n'avoir aucun lien entre eux se rejoignent, se nouent et se dénouent, le tout sur fond de drame familial. Et là, j'aimerais juste avertir les âmes sensibles : si vous trouvez Grangé "crade", passez votre chemin, Indridason est "pire", non pas parce que le crime est particulièrement pervers mais parce que la violence contenue dans certains passages est "ordinairement" domestique.... Les descriptions sont sobres, simples mais écrites avec ce "génie" qui permet à chacun d'imaginer le calvaire vécu par certains personnages...
Je n'en dirai pas plus : je sais que ma "critique" est brève mais le but n'est finalement pas de vous livrer toute l'intrigue. Outre que développer davantage reviendrait à trop dévoiler et lorsqu'on commence un livre en sachant d'entrée d'office que c'est "le jardinier dans le salon avec le chandelier" (amis du Cluédo, bonsoir), c'est plus la peine de lire.
En revanche, je me propose de faire parvenir le livre à qui m'en fera la demande : j'aime bien l'idée d'un livre "voyageur".
La cote ? 978-2-7578-0317-2, paru notamment chez Points. Bonne lecture !
A bientôt si vous le voulez bien,
jeudi 31 mai 2007
mercredi 30 mai 2007
Parce que je suis blonde...
... j'ai horreur des clichés : forcément, tous ces "préjugés" sur les blondes et leur absence d'intelligence véhiculés par le biais de plaisanteries douteuses, ça me file des boutons, surtout sachant que, moua, j'ai un QI exceptionnel ;-)))))
N'empêche, malgré tout, je l'avoue, il y a des clichés, d'abord combattus avec ardeur par la soussignée, qui se sont, du moins partiellement, avérés être vrais.
Je vous explique.
Dans mon job précédent, que j'ai occupé trois ans, j'ai été amenée à participer à ce qu'on appelle des "réunions internationales", composées généralement d'un Belge, d'un Français, d'un Allemand, d'un Suisse (souvent allemand), d'un Italien, d'un Anglais et d'un Roumain, des variantes étant possibles, avec des constellations plus larges encore (Espagnol et/ou Suédois).
Avant d'occuper ce poste, comme déjà dit, j'ai toujours lutté contre les clichés, détestant l'image simpliste que certaines personnes avaient des Suisses : non, nous ne travaillons pas tous dans le secteur bancaire, non, notre femme / notre mari n'est pas responsable d'une fabrique de chocolat et non, nous ne vivons pas tous dans des châlets à la montagne. Et dans la foulée, de préciser à mes copains suisses romands que non, l'Allemand ne boit pas de bière au petit déjeuner et oui, il lui arrive, fréquemment même, de manger autre chose que de la charcuterie, mes origines allemandes ne me disposant pas à goûter davantage les clichés lorsqu'ils concernaient un autre "peuple" que celui au sein duquel je vis.
Lors de la première rencontre "au sommet" à laquelle j'ai été conviée, la séance était présidée par un Français. Lequel a commencé par remercier toutes les personnes présentes, faire l'éloge de la présidence précédente, signaler le travail de qualité réalisé par le groupe antérieur...
Lorsque l'Allemand a enfin pu prendre la parole, à savoir environ 30 minutes après le début du discours du président, il a été bref : il a annoncé avoir trois choses à dire, "point 1, point 2 et point 3". Ensuite de quoi, il s'est tu. Il avait pris la parole sans un "bonjour", il a terminé sans un "merci", visiblement incompatible avec son principe d'or : l'efficacité.
Sur cette intervention sans fioriture, l'Italien est arrivé, parlant haut et fort dans son portable, tout en faisant des signes enthousiastes de la main à ses "collègues" espagnol et anglais. Ce dernier ne perçevant pas le salut de son homologue, tout occupé qu'il était à trouver le canal qui diffusait les propos des autres dans "sa" langue, ne naîtrisant pas un traître mot de français ou d'allemand (les langues de travail du domaine dans lequel j'étais supposée "oeuvrer").
Une fois la conversation italienne terminée, le Président, français, a chaleureusement souhaité la bienvenue au retardataire, qui ne s'est point excusé de son intrusion tardive (et très sonore), expliquant simplement qu'il avait mal retenu l'heure du rendez-vous..
Au moment où il aurait fallu passer à la discussion du texte même qui réunissait tous ces gens, le Roumain a demandé à pouvoir obtenir une copie, son ordinateur ayant planté au moment où il avait voulu l'imprimer et aucun informaticien n'étant disponible pour le dépanner, il n'avait pu examiner les documents soumis préalablement justement dans le but de gagner du temps.
Comme la secrétaire du Président n'était pas dans son bureau, elle n'a pas pu faire des copies : elle était absente pour cause de RTT. C'est donc le Suisse qui a décidé de remettre son exemplaire "de secours" à son voisin de table.
Alors que j'étais sur le point de jeter un rapide et discret coup d'oeil à ma montre (suisse), légèrement agaçée par le constat que nous n'avions toujours pas abordé le vif du sujet, c'est le Belge qui m'a fait comprendre qu'on ne devait pas être loin de la pause de midi : "on veut savoir aller boire une bière, hein, pendant la pause" m'a-t-il alors glissé en aparté.
Après un repas trop copieux et largement arrosé, en particulier par le Suédois, les "travaux" ont repris. Enfin, quand je dis "repris", j'exagère un peu. En effet, il a fallu fixer la date de la prochaine rencontre, notamment parce que le Roumain venait d'annoncer qu'il était dans l'obligation de quitter la réunion plus vite que prévu en raison de son horaire de train, son entreprise lui ayant refusé le droit de voyager en avion pour des raisons budgétaires.
Et dans le milieu international, fixer une réunion avec six à huit personnes, c'est un peu la quadrature du cercle.... Après trente minutes de tergiversation, une date a enfin été retenue.
Sur ce, nous avons pris le café. Lequel a été critiqué à la fois par l'Italien, qui le trouvait "lavasse" et par le Suisse allemand, qui le trouvait beaucoup trop fort.
Puis, "miracle" aurais-je envie de crier, nous avons commencé l'examen du texte que j'avais élaboré au prix d'innombrables heures supplémentaires et maux de tête annexes. Après une discussion mouvementée sur le choix d'un terme, il a été décidé que chaque participant consulterait et sa hiérarchie et les "gens du terrain" pour déterminer quel mot était le plus judicieux.
Le Roumain étant en train de rassembler ses affaires, il a été convenu que la réunion prendrait fin avant l'heure fixée, "sa présence étant trop importante pour qu'une poursuite des travaux sans lui ne puisse être envisagée".
Le Président a évidemment remercié chacun pour ses précieuses contributions, pendant que l'Allemand sortait déjà de la salle avec son portable pour informer son staff de l'état "d'avancement" des travaux; l'Espagnol, quant à lui, scrutait son plan de Paris pour savoir comment se rendre rapidement à la Tour Eiffel : terminer une heure avant, c'est une aubaine, il faut en profiter pour visiter un peu.
Je suis rentrée à Berne, un peu inquiète de savoir comment j'allais expliquer à mon patron que nous n'avions pas, en une journée, dépassé l'examen de la première disposition, le projet en comptant environ 60. Lui n'a pas semblé surpris, il m'a demandé de participer à la prochaine réunion, mes connaissances linguistiques étant fort précieuses pour négocier durant les pauses café avec plusieurs personnes sans l'aide de l'interprète.
J'ai ainsi vu passer, durant trois ans, toute une panoplie des clichés les plus classiques, de l'Anglais qui est incapable d'aligner une phrase dans une langue autre que la sienne, en passant par le Français qui cause avec plein de mots compliqués mais qui ne font guère avancer le schmilblick et le Suisse allemand qui s'affole de constater qu'à Paris, pas moyen de manger avant 19h30, lui pourtant habitué à être à table dès 18h15.
Moralité, pour ma part, depuis lors, j'ai tendance à dire que "l'Europe, c'est super", ajoutant encore un "les clichés sont faux", pour terminer par un" oui mais....".
Et vous, sur l'Europe, vous dites quoi ?
mardi 29 mai 2007
Si vous avez une idée...
.... je prends !
Parce que là, moi, tout de suite, je ne vois pas encore très bien comment je vais faire pour expliquer à Mister que, partie pour acheter un joli cadeau pour Mini (2 ans jeudi), je reviens avec un énorme cadeau pour Mini (ok, jusqu'à là, tout va bien même si ledit cadeau est un peu "grand", c'était convenu sur le principe) mais également avec un cadeau totalement inutile pour Junior !
Le "pire", c'est que Junior n'a même pas "réclamé" - il avait bien compris qu'on allait chercher un cadeau pour l'anniversaire de son frère -, il n'a pas fait le "cirque", il a juste eu le regard plein d'étoiles, "en amour" devant cette voiture "Flash Mac Queen" et moi, quand je vois mon fiston comme ça, je craque...
Donc, pensez-vous que si je dis à Mister que je n'ai pas pu résister aux yeux brillants de Junior, il va me pardonner d'avoir dégainé ma carte bleue pour un truc aussi cher ?
J'ai comme un doute, légitime, notre budget relevant ces temps davantage de l'équilibrisme que de la réflexion posée et rationnelle ... Donc, si vous pouviez me trouver une "excuse" ou une façon d'accomoder cette dépense, ça serait bien.
Ce qui serait encore mieux, c'est que vous la trouviez très vite, cette "explication" parce que là, j'entends Mister qui parque sa moto au garage....
A bientôt si vous le voulez bien, à moins bien sûr que Mister ne me coupe la connection internet jusqu'à remboursement complet de mes dépenses excessives !
Parce que là, moi, tout de suite, je ne vois pas encore très bien comment je vais faire pour expliquer à Mister que, partie pour acheter un joli cadeau pour Mini (2 ans jeudi), je reviens avec un énorme cadeau pour Mini (ok, jusqu'à là, tout va bien même si ledit cadeau est un peu "grand", c'était convenu sur le principe) mais également avec un cadeau totalement inutile pour Junior !
Le "pire", c'est que Junior n'a même pas "réclamé" - il avait bien compris qu'on allait chercher un cadeau pour l'anniversaire de son frère -, il n'a pas fait le "cirque", il a juste eu le regard plein d'étoiles, "en amour" devant cette voiture "Flash Mac Queen" et moi, quand je vois mon fiston comme ça, je craque...
Donc, pensez-vous que si je dis à Mister que je n'ai pas pu résister aux yeux brillants de Junior, il va me pardonner d'avoir dégainé ma carte bleue pour un truc aussi cher ?
J'ai comme un doute, légitime, notre budget relevant ces temps davantage de l'équilibrisme que de la réflexion posée et rationnelle ... Donc, si vous pouviez me trouver une "excuse" ou une façon d'accomoder cette dépense, ça serait bien.
Ce qui serait encore mieux, c'est que vous la trouviez très vite, cette "explication" parce que là, j'entends Mister qui parque sa moto au garage....
A bientôt si vous le voulez bien, à moins bien sûr que Mister ne me coupe la connection internet jusqu'à remboursement complet de mes dépenses excessives !
lundi 28 mai 2007
Chère Maman,
depuis ma naissance, tu t'es levée des centaines de fois en pleine nuit parce que je dormais mal ou parce que j'étais malade, tu m'as donné le biberon, tu as changé des milliers de fois mes couches, tu m'as patiemment fait manger des bouillies et des compotes, tu m'as appris qu'on ne dit pas "c'est pas bon" mais "je n'aime pas" (ce qui revient au même, je déteste toujours autant les raisins secs), tu m'as appris à faire du vélo, tu m'as aidé à faire mes devoirs - même mon exposé sur "mon cochon d'inde -, tu m'as fait répété mon vocabulaire, latin, allemand, anglais, tu m'as encouragée à faire de la natation, tu m'as fait plein de cadeaux, tu as même accepté de m'offrir des séjours linguistiques très onéreux, consistant à apprendre l'espagnol et l'anglais (un peu) et à faire la fête (beaucoup).
Tu n'as pas tiqué lorsque je traversais la vie avec des coupes de cheveux pas possibles ou dans des tenues franchement atroces, tu n'as pas (trop) froncé les sourcils en voyant les "hommes" dont je m'amourachais, tu as eu une vision très généreuse de l'argent de poche et tu as toujours accueilli mes copains et copines à la maison parce que lorsqu'il y a à manger pour quatre, il y a aussi pour cinq.
Bref, pendant les dix-huit ans que j'ai vécu sous le toit familial, tu as veillé à mon confort, à mon éducation, à mon bien-être, à la réussite de mon parcours scolaire.
Mais ce soir, je voulais juste te dire que ton "éducation" a comporté une "faille", de taille : tu m'as donné le goût de dormir dans des draps repassés !
J'ai quitté la maison à dix-huit ans, j'ai "résisté" durant dix-neuf ans pour prôner le look "froissé" et la simplicité (tu m'avais aussi appris que la femme "moderne" ne passe pas son temps à s'occuper de son intérieur) mais ce soir, j'ai craqué, finalement : je viens de repasser mes draps ! Tout ça parce que tu m'as "mal habituée" !
Quand j'irai me coucher, dans quelques heures, dans un lit tout propre, qui sent bon la lavande, lorsque je me glisserai dans ces draps bien repassés, j'aurai une pensée émue pour toi ! Mais je te "maudirai" aussi parce que franchement, je persiste à penser qu'il n'y a pas plus "débile" que de repasser des draps !
A bientôt si vous le voulez bien,
Tu n'as pas tiqué lorsque je traversais la vie avec des coupes de cheveux pas possibles ou dans des tenues franchement atroces, tu n'as pas (trop) froncé les sourcils en voyant les "hommes" dont je m'amourachais, tu as eu une vision très généreuse de l'argent de poche et tu as toujours accueilli mes copains et copines à la maison parce que lorsqu'il y a à manger pour quatre, il y a aussi pour cinq.
Bref, pendant les dix-huit ans que j'ai vécu sous le toit familial, tu as veillé à mon confort, à mon éducation, à mon bien-être, à la réussite de mon parcours scolaire.
Mais ce soir, je voulais juste te dire que ton "éducation" a comporté une "faille", de taille : tu m'as donné le goût de dormir dans des draps repassés !
J'ai quitté la maison à dix-huit ans, j'ai "résisté" durant dix-neuf ans pour prôner le look "froissé" et la simplicité (tu m'avais aussi appris que la femme "moderne" ne passe pas son temps à s'occuper de son intérieur) mais ce soir, j'ai craqué, finalement : je viens de repasser mes draps ! Tout ça parce que tu m'as "mal habituée" !
Quand j'irai me coucher, dans quelques heures, dans un lit tout propre, qui sent bon la lavande, lorsque je me glisserai dans ces draps bien repassés, j'aurai une pensée émue pour toi ! Mais je te "maudirai" aussi parce que franchement, je persiste à penser qu'il n'y a pas plus "débile" que de repasser des draps !
A bientôt si vous le voulez bien,
dimanche 27 mai 2007
Inès de la Fressange
Pierre Desproges, parlant d'Inès de la Fressange, dans "les Réquisitoires du Tribunal des flagrants délire", souvenez-vous....
Souvenez-vous, il disait que "les hommes naissent tous libres et égaux en droit". Tout en précisant "c'est une phrase que j'ai beaucoup de mal à dire sans rire".
"Par sa beauté, cette femme (Inès de la Fressange) n'est-elle pas un petit peu plus libre et un petit peu plus égale dans le grand combat pour survivre que la moyenne des homo sapiens qui passent leur vie à se courir après la queue en attendant la mort ?"
Ainsi, même si toutes les femmes possèdent 7 mètres d'intestin grêle, certaines seraient un peu plus "égales" que d'autres... Et dans moult domaines, il avait raison, Desproges : non seulement "en amour" mais aussi sur le plan professionnel notamment.
Mais il est un domaine dans lequel les propos de Desproges ne se vérifient pas : je ne décolère pas (sauf quand j'ai envie de pleurer) depuis que j'ai appris que "les violences intrafamiliales constituent en Europe, la première cause de mortalité et d’invalidité des femmes de 16 à 44 ans, avant le cancer ou les accidents de la route".
Et vous verrez ici que peu importe leur beauté, leur niveau de formation, face à la violence, toutes les femmes sont égales !
D'ailleurs, n'était-elle pas incroyablement belle et intelligente, Marie Trintignant ?
A bientôt si vous le voulez bien,
Souvenez-vous, il disait que "les hommes naissent tous libres et égaux en droit". Tout en précisant "c'est une phrase que j'ai beaucoup de mal à dire sans rire".
"Par sa beauté, cette femme (Inès de la Fressange) n'est-elle pas un petit peu plus libre et un petit peu plus égale dans le grand combat pour survivre que la moyenne des homo sapiens qui passent leur vie à se courir après la queue en attendant la mort ?"
Ainsi, même si toutes les femmes possèdent 7 mètres d'intestin grêle, certaines seraient un peu plus "égales" que d'autres... Et dans moult domaines, il avait raison, Desproges : non seulement "en amour" mais aussi sur le plan professionnel notamment.
Mais il est un domaine dans lequel les propos de Desproges ne se vérifient pas : je ne décolère pas (sauf quand j'ai envie de pleurer) depuis que j'ai appris que "les violences intrafamiliales constituent en Europe, la première cause de mortalité et d’invalidité des femmes de 16 à 44 ans, avant le cancer ou les accidents de la route".
Et vous verrez ici que peu importe leur beauté, leur niveau de formation, face à la violence, toutes les femmes sont égales !
D'ailleurs, n'était-elle pas incroyablement belle et intelligente, Marie Trintignant ?
A bientôt si vous le voulez bien,
samedi 26 mai 2007
Vous apprendrez avec plaisir
... que là, tout de suite, j'ai une bonne nouvelle pour vous toutes et tous : vous êtes super intelligents !
N'en doutez pas une seule seconde.
Même si votre ado de fille vous affirme le contraire "mais Maman, t'es nulle, t'es pas fichue de comprendre pourquoi tu dois absolument m'acheter ce petit pull qui montre tout plutôt qu'il ne m'habille, bien que pour une somme pas du tout modique", la version "mais Papa, franchement, t'es pas sérieux quand tu dis que tu ne connais pas le nom de toutes les équipes qui ont gagné le Mundial depuis 1960" étant aussi possible (mais pas à prendre en considération pour autant).
Même si votre chef vous dit, d'un ton hautain "votre document ne répond pas du tout aux attentes de la Direction" (on le sait toutes et tous, les membres de la Direction - notez le D majuscule - ne lisent jamais les documents qu'on leur remet mais ont toujours un avis négatif, par principe).
Même si votre conjoint qui vous dit, d'un ton las, "enfin, chérie, tu pourrais faire un effort, Linux, c'est pourtant pas compliqué à comprendre", la version "enfin, mon amour, t'es franchement nul d'avoir oublié l'anniversaire du deuxième enfant de la concierge" (dont vous ne saviez même pas qu'elle avait des enfants).
Parce que vous êtes vraiment très intelligent(e)s. Et je vais même vous le prouver.
Cette nuit, insomnie, quand tu nous tiens - ou "quand le refus d'avoir recours aux somnifères m'amène à poser mes fesses devant l'ordinateur à deux heures du matin" ou encore "quand les tentatives de boire de la tisane Nuit sereine avant d'aller au lit n'ont favorisé que mon besoin intempestif d'uriner".
Moralité, devant l'ordinateur, je n'ai rien trouvé de mieux que de questionner mon "ami" google : "tests de QI en ligne". Parmi l'avalanche de propositions, "sérieuses", j'ai choisi le test qui me semblait adapté à ma condition de blonde.
Et le verdict a été "clair" : "la valeur de votre QI s'élève à : 162. Votre intelligence est supérieure à la moyenne, vous savez être brillant en société et vous réussissez tout ce que vous entreprenez"
Vous avez choisi de lire le blog d'une nana dont l'intelligence est supérieure à la moyenne, donc vous êtes vous aussi super intelligents !
CQFD !
Allez, qui avoue avoir déjà fait un test de QI en ligne, "juste comme ça pour voir" ?
N'en doutez pas une seule seconde.
Même si votre ado de fille vous affirme le contraire "mais Maman, t'es nulle, t'es pas fichue de comprendre pourquoi tu dois absolument m'acheter ce petit pull qui montre tout plutôt qu'il ne m'habille, bien que pour une somme pas du tout modique", la version "mais Papa, franchement, t'es pas sérieux quand tu dis que tu ne connais pas le nom de toutes les équipes qui ont gagné le Mundial depuis 1960" étant aussi possible (mais pas à prendre en considération pour autant).
Même si votre chef vous dit, d'un ton hautain "votre document ne répond pas du tout aux attentes de la Direction" (on le sait toutes et tous, les membres de la Direction - notez le D majuscule - ne lisent jamais les documents qu'on leur remet mais ont toujours un avis négatif, par principe).
Même si votre conjoint qui vous dit, d'un ton las, "enfin, chérie, tu pourrais faire un effort, Linux, c'est pourtant pas compliqué à comprendre", la version "enfin, mon amour, t'es franchement nul d'avoir oublié l'anniversaire du deuxième enfant de la concierge" (dont vous ne saviez même pas qu'elle avait des enfants).
Parce que vous êtes vraiment très intelligent(e)s. Et je vais même vous le prouver.
Cette nuit, insomnie, quand tu nous tiens - ou "quand le refus d'avoir recours aux somnifères m'amène à poser mes fesses devant l'ordinateur à deux heures du matin" ou encore "quand les tentatives de boire de la tisane Nuit sereine avant d'aller au lit n'ont favorisé que mon besoin intempestif d'uriner".
Moralité, devant l'ordinateur, je n'ai rien trouvé de mieux que de questionner mon "ami" google : "tests de QI en ligne". Parmi l'avalanche de propositions, "sérieuses", j'ai choisi le test qui me semblait adapté à ma condition de blonde.
Et le verdict a été "clair" : "la valeur de votre QI s'élève à : 162. Votre intelligence est supérieure à la moyenne, vous savez être brillant en société et vous réussissez tout ce que vous entreprenez"
Vous avez choisi de lire le blog d'une nana dont l'intelligence est supérieure à la moyenne, donc vous êtes vous aussi super intelligents !
CQFD !
Allez, qui avoue avoir déjà fait un test de QI en ligne, "juste comme ça pour voir" ?
vendredi 25 mai 2007
Les bonnes résolutions
Sachant que ce billet ne va intéresser que les Suisses, changeons de registre et penchons-nous sur une question réellement existentielle : pourquoi le propriétaire d'un stepper décide-t-il de se séparer de cet engin sur un site de ventes aux enchères ?
a) Il a atteint son objectif et est maintenant content d'avoir un fessier ferme, sans trace de cellulite : heureux, il va utiliser l'argent de la vente pour s'acheter un costume de bain "timbre poste"
b) Il a pris un abonnement au fitness du coin parce que malgré son acharnement, il se rend compte que sa bedaine est toujours là, forcément, un stepper, ça fait pas travailler efficacement les abdos
c) Il a réalisé la semaine passée que cet engin, il ne l'avait jamais utilisé et qu'il ne l'utiliserait jamais malgré ses bonnes résolutions.
Et qui a acheté ledit stepper sur le susmentionné site de ventes aux enchères ?
a) Ma voisine
b) Mon grand-père
c) Moi
Question subsidiaire : durant combien de temps le nouveau propriétaire du stepper va-t-il l'utiliser ?
a) Durant une semaine
b) Durant un mois
c) Durant une année
d) Jamais
Priez pour que la réponse à la dernière question ne soit pas d) parce que, évidemment, l'acheteur.... c'est.... moi !
On ne rit pas, ok ?
a) Il a atteint son objectif et est maintenant content d'avoir un fessier ferme, sans trace de cellulite : heureux, il va utiliser l'argent de la vente pour s'acheter un costume de bain "timbre poste"
b) Il a pris un abonnement au fitness du coin parce que malgré son acharnement, il se rend compte que sa bedaine est toujours là, forcément, un stepper, ça fait pas travailler efficacement les abdos
c) Il a réalisé la semaine passée que cet engin, il ne l'avait jamais utilisé et qu'il ne l'utiliserait jamais malgré ses bonnes résolutions.
Et qui a acheté ledit stepper sur le susmentionné site de ventes aux enchères ?
a) Ma voisine
b) Mon grand-père
c) Moi
Question subsidiaire : durant combien de temps le nouveau propriétaire du stepper va-t-il l'utiliser ?
a) Durant une semaine
b) Durant un mois
c) Durant une année
d) Jamais
Priez pour que la réponse à la dernière question ne soit pas d) parce que, évidemment, l'acheteur.... c'est.... moi !
On ne rit pas, ok ?
jeudi 24 mai 2007
La 5e révision de la LAI
Classé dans la rubrique "de droit et de travers", ce billet est avant tout "de travers" et très peu "de droit", d'une part parce qu'il concerne un domaine que je ne connais pas bien, d'autre part parce qu'il est principalement politique", "rubrique" que je me refuse à créer sur mes tribulations.
Toutefois, dans la mesure où tous les citoyens suisses de plus de dix-huit ans sont appelés à se prononcer au sujet de la 5e révision de la LAI le 17 juin 2007, je suis parvenue à la conclusion que même si je ne suis pas une spécialiste de la question, partant de l'idée que j'ai (largement) plus de 18 ans et un passeport suisse, je vais me donner le droit de causer "de travers" (mais non à tort je l'espère).
"Acceptez-vous la modification du 6 octobre 2006 de la loi fédérale sur l'assurance-invalidité (5e révision de l'AI) ?"
Et à côté de la question, une case, pouvant contenir un "oui" ou un "non". Toute autre réponse entraîne la nullité du vote.
L'invalidité ? Un domaine sensible - personne ne peut savoir de quoi sera fait demain - et une loi sociale importante, représentant le premier pilier (avec l'AVS, assurance vieillesse et survivants) du système de prévoyance suisse. Un jour, je ferai un billet sur le système des piliers en Suisse si d'aventure, cela devait vraiment intéresser quelqu'un (j'en doute). Mais pour l'heure, tribulons plus avant sur la "bonne" réponse à inscrire dans la case.
Depuis son introduction, la LAI a déjà été révisée quatre fois, il s'agit là de la 5e fois, à moins que le peuple suisse n'en décide autrement. Je reviendrai, aussi dans un prochain billet, sur les notions d'initiatives et de référendums, notions assez obscures pour qui n'est pas tombé dedant tout petit déjà.
Après avoir surfé "à gauche", "à droite", "au centre" et sur les sites de moult associations, j'ai glâné, de ci, de là, quelques informations résumées ci-après. Le tableau que je vais vous "brosser" n'est évidemment pas complet mais je crois que mon billet sera de toute façon trop long : pardon si je devais avoir oublié un argument essentiel à vos yeux, ça sera l'occasion de poster un commentaire.
La lecture des deux premiers points suffira aux moins perspicaces d'entre vous pour comprendre quelles lettres figueront sur mon bulletin de vote...
Selon l'explication du Conseil fédéral, recommandant tout comme le Parlement, l'acceptation de la révision, "(...) avec la 5e révision de l'AI, il sera plus intéressant financièrement d'exercer une activité lucrative, dans les limites où l'atteinte à la santé le permet, que de recevoir une rente".
Une lapalissade quand on sait que la rente AI entière (invalidité complète) est d'au moins CHF. 1'105.- (environ 700 euros) par mois (quel luxe !) avec un plafond à..... tenez-vous bien, c'est astronomique.... CHF. 2'210.- (environ 1450 euro) par mois ! Un détail semble toutefois échapper au Conseil fédéral : en Suisse, moins de 10% des entreprises emploient une personne handicapée et la 5e révision ne prévoit aucune mesure incitative pour que ce chiffre puisse augmenter. Comment sera-t-il donc possible à une personne handicapée de trouver du travail ? Cette question reste ouverte...
Les caisses de l'AI sont vides, pire même, cette assurance "est lourdement endettée et sous-financée" : je ne suis point experte-comptable mais je ne comprends pas bien pourquoi il faut ce que les erreurs de "gestion" soient reportées sur les handicapés, qui verront leurs rentes diminuer.
Il y aurait plein de "faux invalides", qui auraient obtenu une rente en trichant. Ben oui, c'est connu : lorsqu'on constate qu'il y a des gens qui trichent, il faut pénaliser ceux qui ont réellement besoin du soutien de l'AI ! Pendant qu'on y est, on pourrait arrêter de faire passer des permis de conduire : il y a des gens qui conduisent en état d'ébriété et qui ne respectent pas les limitations de vitesse, supprimons la voiture !
Une bonne façon d'assainir des finances, c'est de déplacer le problème, je le vois très bien dans ma vie "privée" : lorsque mon compte courant est à sec, hop, je dégaine ma carte de crédit... Ainsi, la 5e révision de la LAI prévoit que les éventuelles mesures médicales de réadaptation ne seront plus prises en charge par l'AI mais par..... l'assurance-maladie. Excellente idée puisqu'ainsi, la patate chaude, on la filerait aux assureurs-maladie, qui auraient là une "bonne" raison d'augmenter encore les cotisations, sans même parler du fait que l'assuré devrait s'acquitter lui-même de la quote-part (10%) et de la franchise annuelle.
Un "trait de génie" a été l'idée consistant à supprimer la rente complémentaire pour les conjoints : et hop, 116 millions de francs économisés par année. Parce que, finalement, pourquoi verser une rente complémentaire (30% de la rente principale, donc autant dire pas grand-chose) à un époux ou une épouse qui a diminué son activité professionnelle pour s'occuper de celui ou celle à qui il a promis assistance, dans les bons comme dans les "mauvais" jours...
Le prochain point sur lequel porte mon courroux mérite une brève explication. Admettons qu'une personne devienne totalement invalide suite à un accident. Le montant de la rente sera déterminé par son dernier salaire (pour résumer); ce salaire est généralement bas en début d'activité professionnelle et tend à augmenter au fil des années. Afin d'éviter qu'une personne devenue invalide très jeune, en début de carrière, ne soit "condamnée" à disposer d'une rente très faible en raison d'un revenu déterminant très bas, il existait (il existe toujours) un complément de rente, connu sous le nom de "supplément de carrière". Là aussi, chapeau bas devant tant d'ingéniosité, il est bon d'assainir des finances en pénalisant un jeune adulte devenu invalide en lui supprimant ce "mirifique" supplément de carrière !
Actuellement, peut bénéficier d'une rente AI toute personne ayant cotisé durant une année. Là aussi, c'est une façon "saine" de pénaliser une personne qui deviendrait invalide en lui imposant, pour ouvrir le droit à une rente, une période de cotisation de.... trois ans, il n'y pas de petits profits !
Je ne m'étendrai pas sur les différentes violations prévues en matière de protection des données, le secret médical, pourtant si cher à mon coeur, devenant en quelque sorte lettre morte.
Vous le voyez, Madame est très "fâchée", au point d'avoir fait une espèce de billet pas très structuré, j'en suis navrée. Ma colère aura eu au moins un mérite : vous savez ce que Madame va mettre dans l'urne : elle va non seulement voter "non", elle va même voter "NON" !
Parce que, heureusement, les majuscules ne sont pas interdites dans la petite case !
A bientôt si vous le voulez bien,
Toutefois, dans la mesure où tous les citoyens suisses de plus de dix-huit ans sont appelés à se prononcer au sujet de la 5e révision de la LAI le 17 juin 2007, je suis parvenue à la conclusion que même si je ne suis pas une spécialiste de la question, partant de l'idée que j'ai (largement) plus de 18 ans et un passeport suisse, je vais me donner le droit de causer "de travers" (mais non à tort je l'espère).
"Acceptez-vous la modification du 6 octobre 2006 de la loi fédérale sur l'assurance-invalidité (5e révision de l'AI) ?"
Et à côté de la question, une case, pouvant contenir un "oui" ou un "non". Toute autre réponse entraîne la nullité du vote.
L'invalidité ? Un domaine sensible - personne ne peut savoir de quoi sera fait demain - et une loi sociale importante, représentant le premier pilier (avec l'AVS, assurance vieillesse et survivants) du système de prévoyance suisse. Un jour, je ferai un billet sur le système des piliers en Suisse si d'aventure, cela devait vraiment intéresser quelqu'un (j'en doute). Mais pour l'heure, tribulons plus avant sur la "bonne" réponse à inscrire dans la case.
Depuis son introduction, la LAI a déjà été révisée quatre fois, il s'agit là de la 5e fois, à moins que le peuple suisse n'en décide autrement. Je reviendrai, aussi dans un prochain billet, sur les notions d'initiatives et de référendums, notions assez obscures pour qui n'est pas tombé dedant tout petit déjà.
Après avoir surfé "à gauche", "à droite", "au centre" et sur les sites de moult associations, j'ai glâné, de ci, de là, quelques informations résumées ci-après. Le tableau que je vais vous "brosser" n'est évidemment pas complet mais je crois que mon billet sera de toute façon trop long : pardon si je devais avoir oublié un argument essentiel à vos yeux, ça sera l'occasion de poster un commentaire.
La lecture des deux premiers points suffira aux moins perspicaces d'entre vous pour comprendre quelles lettres figueront sur mon bulletin de vote...
Selon l'explication du Conseil fédéral, recommandant tout comme le Parlement, l'acceptation de la révision, "(...) avec la 5e révision de l'AI, il sera plus intéressant financièrement d'exercer une activité lucrative, dans les limites où l'atteinte à la santé le permet, que de recevoir une rente".
Une lapalissade quand on sait que la rente AI entière (invalidité complète) est d'au moins CHF. 1'105.- (environ 700 euros) par mois (quel luxe !) avec un plafond à..... tenez-vous bien, c'est astronomique.... CHF. 2'210.- (environ 1450 euro) par mois ! Un détail semble toutefois échapper au Conseil fédéral : en Suisse, moins de 10% des entreprises emploient une personne handicapée et la 5e révision ne prévoit aucune mesure incitative pour que ce chiffre puisse augmenter. Comment sera-t-il donc possible à une personne handicapée de trouver du travail ? Cette question reste ouverte...
Les caisses de l'AI sont vides, pire même, cette assurance "est lourdement endettée et sous-financée" : je ne suis point experte-comptable mais je ne comprends pas bien pourquoi il faut ce que les erreurs de "gestion" soient reportées sur les handicapés, qui verront leurs rentes diminuer.
Il y aurait plein de "faux invalides", qui auraient obtenu une rente en trichant. Ben oui, c'est connu : lorsqu'on constate qu'il y a des gens qui trichent, il faut pénaliser ceux qui ont réellement besoin du soutien de l'AI ! Pendant qu'on y est, on pourrait arrêter de faire passer des permis de conduire : il y a des gens qui conduisent en état d'ébriété et qui ne respectent pas les limitations de vitesse, supprimons la voiture !
Une bonne façon d'assainir des finances, c'est de déplacer le problème, je le vois très bien dans ma vie "privée" : lorsque mon compte courant est à sec, hop, je dégaine ma carte de crédit... Ainsi, la 5e révision de la LAI prévoit que les éventuelles mesures médicales de réadaptation ne seront plus prises en charge par l'AI mais par..... l'assurance-maladie. Excellente idée puisqu'ainsi, la patate chaude, on la filerait aux assureurs-maladie, qui auraient là une "bonne" raison d'augmenter encore les cotisations, sans même parler du fait que l'assuré devrait s'acquitter lui-même de la quote-part (10%) et de la franchise annuelle.
Un "trait de génie" a été l'idée consistant à supprimer la rente complémentaire pour les conjoints : et hop, 116 millions de francs économisés par année. Parce que, finalement, pourquoi verser une rente complémentaire (30% de la rente principale, donc autant dire pas grand-chose) à un époux ou une épouse qui a diminué son activité professionnelle pour s'occuper de celui ou celle à qui il a promis assistance, dans les bons comme dans les "mauvais" jours...
Le prochain point sur lequel porte mon courroux mérite une brève explication. Admettons qu'une personne devienne totalement invalide suite à un accident. Le montant de la rente sera déterminé par son dernier salaire (pour résumer); ce salaire est généralement bas en début d'activité professionnelle et tend à augmenter au fil des années. Afin d'éviter qu'une personne devenue invalide très jeune, en début de carrière, ne soit "condamnée" à disposer d'une rente très faible en raison d'un revenu déterminant très bas, il existait (il existe toujours) un complément de rente, connu sous le nom de "supplément de carrière". Là aussi, chapeau bas devant tant d'ingéniosité, il est bon d'assainir des finances en pénalisant un jeune adulte devenu invalide en lui supprimant ce "mirifique" supplément de carrière !
Actuellement, peut bénéficier d'une rente AI toute personne ayant cotisé durant une année. Là aussi, c'est une façon "saine" de pénaliser une personne qui deviendrait invalide en lui imposant, pour ouvrir le droit à une rente, une période de cotisation de.... trois ans, il n'y pas de petits profits !
Je ne m'étendrai pas sur les différentes violations prévues en matière de protection des données, le secret médical, pourtant si cher à mon coeur, devenant en quelque sorte lettre morte.
Vous le voyez, Madame est très "fâchée", au point d'avoir fait une espèce de billet pas très structuré, j'en suis navrée. Ma colère aura eu au moins un mérite : vous savez ce que Madame va mettre dans l'urne : elle va non seulement voter "non", elle va même voter "NON" !
Parce que, heureusement, les majuscules ne sont pas interdites dans la petite case !
A bientôt si vous le voulez bien,
mercredi 23 mai 2007
La technique au service de ma modestie
Vous vous souvenez du jour où Mister m'a convaincue de l'impérieuse nécessité de posséder un outil statistiques, me permettant de connaître la fréquentation du blog (et plein d'autres trucs encore) ?
Le "lancement" des tribulations s'étant fait dans l'indifférence mondiale la plus totale et l'anonymat le plus complet, durant les premières semaines, forcément, il y a eu douze lecteurs (et encore, je suis "généreuse" en affirmant qu'il y avait douze personnes : c'était en général six fois Mister, par amour pour moi, outre que les six autres personnes passaient en moyenne 17 secondes sur le site, genre "ah, zut, non, c'est pas là que je voulais aller").
Depuis lors, notamment parce que je publie tous les quinze jours des "humeurs" sur un autre site, cuk, dont la fréquentation quotidienne se compte en milliers de visiteurs, le nombre de "hits" sur mes petites tribulations a augmenté.
J'ai découvert hier soir avec "émotion" que depuis trois jours, il y avait plus de 100 passages quotidiens ! Et moi qui m'étais jurée que "ça ne me ferait rien" d'avoir "beaucoup" ou "peu" de lecteurs, quand j'ai vu 136 lundi soir, ça m'a "droit direct" stressée.... Et, pour être franche, ça m'a aussi fait (très) plaisir.
Mais le "pire", c'est que du coup, je suis devenue "accro" à mon outil stat' et devinez quoi ? Il ne fonctionne plus depuis... ce matin ! Là, je ne suis plus du tout stressée, je suis juste "dépitée : faut croire que je suis déjà en train de choper la grosse tête ! Heureusement, la technique, du moins sa défaillance, est là et veille à ma modestie !
Mais j'y pense, vous, vous avez déjà écrit un truc qui a été lu par 136 personnes en un seul jour ?
PS: François, merci de passer ton tour, vu les 236 commentaires ;-)))
Le "lancement" des tribulations s'étant fait dans l'indifférence mondiale la plus totale et l'anonymat le plus complet, durant les premières semaines, forcément, il y a eu douze lecteurs (et encore, je suis "généreuse" en affirmant qu'il y avait douze personnes : c'était en général six fois Mister, par amour pour moi, outre que les six autres personnes passaient en moyenne 17 secondes sur le site, genre "ah, zut, non, c'est pas là que je voulais aller").
Depuis lors, notamment parce que je publie tous les quinze jours des "humeurs" sur un autre site, cuk, dont la fréquentation quotidienne se compte en milliers de visiteurs, le nombre de "hits" sur mes petites tribulations a augmenté.
J'ai découvert hier soir avec "émotion" que depuis trois jours, il y avait plus de 100 passages quotidiens ! Et moi qui m'étais jurée que "ça ne me ferait rien" d'avoir "beaucoup" ou "peu" de lecteurs, quand j'ai vu 136 lundi soir, ça m'a "droit direct" stressée.... Et, pour être franche, ça m'a aussi fait (très) plaisir.
Mais le "pire", c'est que du coup, je suis devenue "accro" à mon outil stat' et devinez quoi ? Il ne fonctionne plus depuis... ce matin ! Là, je ne suis plus du tout stressée, je suis juste "dépitée : faut croire que je suis déjà en train de choper la grosse tête ! Heureusement, la technique, du moins sa défaillance, est là et veille à ma modestie !
Mais j'y pense, vous, vous avez déjà écrit un truc qui a été lu par 136 personnes en un seul jour ?
PS: François, merci de passer ton tour, vu les 236 commentaires ;-)))
mardi 22 mai 2007
Mousse-party
Ce soir, comme souvent, j'ai "mis" Junior et Mini sous la douche. L'opération est "invariable" : je les savonne, les rince, remets le produit à sa place (à savoir hors d'atteinte des enfants) puis je les laisse jouer un peu avec le "dragon qui aime l'eau", "la baleine qui est plus forte que le requin" et "le camion qui se remplit d'eau".
Pendant ce temps, en bonne mère, je range les dix-sept petites voitures qui traînent dans le couloir, plie des habits, vide la poubelle de couches ou tente d'enlever les traces de doigts chocolatés de la vitre par laquelle les enfants me font signe le matin quand je pars au boulot.
D'ordinaire, après une minute trente, j'entends généralement Mini hurler, soit parce que son frère lui a tapé sur la tête avec le requin - faut croire que le requin, même moins "fort" que la baleine, est très intéressant quand il se trouve entre les mains d'autrui - soit parce qu'il veut lui aussi pouvoir se mettre sous le jet d'eau chaude. Conflit que j'ai pris la mauvaise habitude de régler par une menace terrible et à ranger dans la catégorie "gueulante" : "si vous n'arrêtez pas de faire les singes, j'arrête la douche".
J'aurais donc dû me méfier, ce soir, quand aucun cri n'est venu troubler la quiétude environnante... C'est quand j'ai entendu des espèces de gloussement que j'ai eu comme un soupçon : cette nouvelle "harmonie" entre les deux frères ne pouvait pas être bon signe.
J'entre dans la douche et là.... environ 50 cm de mousse flottait dans la cabine.... Et mes deux enfants de se lancer des "paquets" à la tête, trouvant cette "mousse-party" tellement amusante...
Forcément, ce soir, j'ai eu une seconde d'inattention : je n'avais pas vu que la jeune fille au pair avait laissé son propre produit de douche, son shampoing et son après-shampoing par terre, à portée des enfants...
Inutile de vous dire que les trois bouteilles étaient vides... et mes enfants très très propres et, surtout, hilares ! C'est sûr, demain, ils iront au lit "sales" !
A bientôt si vous le voulez bien,
Pendant ce temps, en bonne mère, je range les dix-sept petites voitures qui traînent dans le couloir, plie des habits, vide la poubelle de couches ou tente d'enlever les traces de doigts chocolatés de la vitre par laquelle les enfants me font signe le matin quand je pars au boulot.
D'ordinaire, après une minute trente, j'entends généralement Mini hurler, soit parce que son frère lui a tapé sur la tête avec le requin - faut croire que le requin, même moins "fort" que la baleine, est très intéressant quand il se trouve entre les mains d'autrui - soit parce qu'il veut lui aussi pouvoir se mettre sous le jet d'eau chaude. Conflit que j'ai pris la mauvaise habitude de régler par une menace terrible et à ranger dans la catégorie "gueulante" : "si vous n'arrêtez pas de faire les singes, j'arrête la douche".
J'aurais donc dû me méfier, ce soir, quand aucun cri n'est venu troubler la quiétude environnante... C'est quand j'ai entendu des espèces de gloussement que j'ai eu comme un soupçon : cette nouvelle "harmonie" entre les deux frères ne pouvait pas être bon signe.
J'entre dans la douche et là.... environ 50 cm de mousse flottait dans la cabine.... Et mes deux enfants de se lancer des "paquets" à la tête, trouvant cette "mousse-party" tellement amusante...
Forcément, ce soir, j'ai eu une seconde d'inattention : je n'avais pas vu que la jeune fille au pair avait laissé son propre produit de douche, son shampoing et son après-shampoing par terre, à portée des enfants...
Inutile de vous dire que les trois bouteilles étaient vides... et mes enfants très très propres et, surtout, hilares ! C'est sûr, demain, ils iront au lit "sales" !
A bientôt si vous le voulez bien,
lundi 21 mai 2007
Je déteste Pampers
Depuis toujours, je voue une haine féroce aux supermarchés, d'une part parce qu'il y a toujours trop de monde, d'autre part parce que je choisis généralement la file qui avance le plus lentement à la caisse ou parce que j'oublie le billet de courses sur la table de la cuisine....
A midi, je suis allée, forcée par le vide intersidéral de notre frigo, dans un de ces temples de la consommation, pleine de courage, ayant libéré mes chakras pour ne pas m'énerver lorsqu'on me fauche mon caddy ou lorsqu'on m'arrache presque des mains le dernier paquet de chips paprika.
Au rayon "légumes", j'ai croisé un beau jeune homme, genre "abdos qui se devinent sous le pull", l'oeil vif et le cheveu brillant, le sourire charmeur.
Nos regards se sont encore une fois croisés au rayon produits de douche. Là, nos chemins se sont séparés, lui se rendant de toute évidence au rayon "plats précuits", rayon que j'essaie d'éviter dans ma vaine quête du titre de "mère parfaite qui cuisine des repas équilibrés elle-même pour ses enfants"...
Nous arrivons presque en même temps devant la caisse, re-sourire. Le sien se fige instantanément lorsqu'il voit, dans mon chariot, le méga paquet de couches en promotion !
A se demander si je ne vais pas passer aux couches lavables, ça serait en tout cas "bon" pour mon petit ego !
A bientôt si vous le voulez bien,
A midi, je suis allée, forcée par le vide intersidéral de notre frigo, dans un de ces temples de la consommation, pleine de courage, ayant libéré mes chakras pour ne pas m'énerver lorsqu'on me fauche mon caddy ou lorsqu'on m'arrache presque des mains le dernier paquet de chips paprika.
Au rayon "légumes", j'ai croisé un beau jeune homme, genre "abdos qui se devinent sous le pull", l'oeil vif et le cheveu brillant, le sourire charmeur.
Nos regards se sont encore une fois croisés au rayon produits de douche. Là, nos chemins se sont séparés, lui se rendant de toute évidence au rayon "plats précuits", rayon que j'essaie d'éviter dans ma vaine quête du titre de "mère parfaite qui cuisine des repas équilibrés elle-même pour ses enfants"...
Nous arrivons presque en même temps devant la caisse, re-sourire. Le sien se fige instantanément lorsqu'il voit, dans mon chariot, le méga paquet de couches en promotion !
A se demander si je ne vais pas passer aux couches lavables, ça serait en tout cas "bon" pour mon petit ego !
A bientôt si vous le voulez bien,
L'avocat de la défense
Pour commencer la semaine (et coller à tout le monde un mal de crâne), quelques petites tribulations juridiques ici, sur le pourquoi du comment même un "salaud" a droit à l'assistance d'un avocat.
A bientôt si vous le voulez bien,
A bientôt si vous le voulez bien,
dimanche 20 mai 2007
Si jeune...
Junior (4 ans et demi) ayant souffert déjà trois fois de panaris à la main, Docteur Pédiatre m'a conseillé de non seulement lui laver les mains encore plus souvent mais également de terminer la journée par un "lavage" avec du Sterillium, solution désinfectante.
Cette manoeuvre quotidienne n'enchante pas Junior parce que la moindre petite "blessure" fait relativement mal lorsqu'elle entre en contact avec la solution. Mais bon, il se plie à cette opération bon gré mal an, plutôt "mal an", le produit possédant une autre "caractéristique", celle d'avoir une odeur très forte qu'il n'apprécie guère.
Mini (24 mois), au contraire, "couine" (il ne dit pas un seul mot malgré son "grand" âge) jusqu'à ce que j'accepte de lui mettre aussi du Sterillium sur les mains, qu'il se frotte un bref instant pour ensuite les mettre sous son nez et renifler l'odeur jusqu'à ce qu'elle disparaisse !
Si jeune et déjà "toxico-dépendant"... remarquez, on voit qu'il est suisse, Mini : il se shoote à la "propreté" !
A bientôt si vous le voulez bien,
Cette manoeuvre quotidienne n'enchante pas Junior parce que la moindre petite "blessure" fait relativement mal lorsqu'elle entre en contact avec la solution. Mais bon, il se plie à cette opération bon gré mal an, plutôt "mal an", le produit possédant une autre "caractéristique", celle d'avoir une odeur très forte qu'il n'apprécie guère.
Mini (24 mois), au contraire, "couine" (il ne dit pas un seul mot malgré son "grand" âge) jusqu'à ce que j'accepte de lui mettre aussi du Sterillium sur les mains, qu'il se frotte un bref instant pour ensuite les mettre sous son nez et renifler l'odeur jusqu'à ce qu'elle disparaisse !
Si jeune et déjà "toxico-dépendant"... remarquez, on voit qu'il est suisse, Mini : il se shoote à la "propreté" !
A bientôt si vous le voulez bien,
vendredi 18 mai 2007
Ein Strich durch die Rechnung
Vous ne parlez pas allemand ? Alors laissez-moi vous expliquer ce que signifie cette expression au moyen d'un "exemple".
Hier après-midi, j'ai amené Junior et Mini chez ma belle-soeur qui, armée de sa patience et de l'aide de ses deux filles, s'est déclarée disposée à s'occuper de mes deux bambins.
Parfait, me direz-vous.
Au niveau conceptuel, ça l'est en effet. J'ai ainsi passé une soirée avec Mister, sans devoir gérer un conflit en vue de déterminer qui a le droit de jouer en premier avec la voiture de course bleue, sans devoir insister pour que Mini ouvre la bouche alors que la vision de la brosse à dents provoque généralement la réaction inverse...
Le concept était d'autant plus parfait que le "baby-sitting" s'entendait "pension complète", à savoir avec nuitée et petit déjeuner. En d'autres termes, il m'autorisait une nuit et un réveil sans enfants.
Devenir parents signifie généralement renoncer à une chose si douce, si agréable, si "évidente" lorsqu'on est ou célibataire ou en couple sans enfant : la grasse matinée. Et même si mes deux bambins m'ont été livrés avec une qualité importante, à savoir un sommeil de plomb, il n'en demeure pas moins que le concept "nuit", pour eux, s'arrête généralement (et au mieux) à 7h45.
C'est dire l'impatience avec laquelle je voyais venir la nuit : voluptueuse, longue et avec un réveil en douceur, sans un "mamaaaaaa, on fait quoi aujourd'hui ?".
Moralité, à 7h30, j'étais réveillée. Ce qui n'aurait pas été bien "grave" si je n'avais immédiatement senti que je n'arriverais pas à me rendormir ! Il faut croire que mon organisme est "irrémédiablement" programmé et ma "chair" marquée même en l'absence de mes enfants.
En d'autres termes, "ein Strich durch die Rechnung", ça veut simplement dire "un élément qui vient bousiller tous vos plans". Vous voyez, l'allemand, c'est finalement assez simple à comprendre !
A bientôt si vous le voulez bien,
Hier après-midi, j'ai amené Junior et Mini chez ma belle-soeur qui, armée de sa patience et de l'aide de ses deux filles, s'est déclarée disposée à s'occuper de mes deux bambins.
Parfait, me direz-vous.
Au niveau conceptuel, ça l'est en effet. J'ai ainsi passé une soirée avec Mister, sans devoir gérer un conflit en vue de déterminer qui a le droit de jouer en premier avec la voiture de course bleue, sans devoir insister pour que Mini ouvre la bouche alors que la vision de la brosse à dents provoque généralement la réaction inverse...
Le concept était d'autant plus parfait que le "baby-sitting" s'entendait "pension complète", à savoir avec nuitée et petit déjeuner. En d'autres termes, il m'autorisait une nuit et un réveil sans enfants.
Devenir parents signifie généralement renoncer à une chose si douce, si agréable, si "évidente" lorsqu'on est ou célibataire ou en couple sans enfant : la grasse matinée. Et même si mes deux bambins m'ont été livrés avec une qualité importante, à savoir un sommeil de plomb, il n'en demeure pas moins que le concept "nuit", pour eux, s'arrête généralement (et au mieux) à 7h45.
C'est dire l'impatience avec laquelle je voyais venir la nuit : voluptueuse, longue et avec un réveil en douceur, sans un "mamaaaaaa, on fait quoi aujourd'hui ?".
Moralité, à 7h30, j'étais réveillée. Ce qui n'aurait pas été bien "grave" si je n'avais immédiatement senti que je n'arriverais pas à me rendormir ! Il faut croire que mon organisme est "irrémédiablement" programmé et ma "chair" marquée même en l'absence de mes enfants.
En d'autres termes, "ein Strich durch die Rechnung", ça veut simplement dire "un élément qui vient bousiller tous vos plans". Vous voyez, l'allemand, c'est finalement assez simple à comprendre !
A bientôt si vous le voulez bien,
mercredi 16 mai 2007
J'ai dégagé en corner
Bon, je disais "angoisser" à l'idée de me transformer en G.O pour 2 bambins durant cinq jours, ceci d'autant plus qu'il pleut comme vache qui pisse...
Là, en bonne mère indigne, j'ai dégagé en corner : j'ai accepté l'offre de ma belle-soeur, qui s'est déclarée disposée à prendre Mini et Junior "en pension" pour la nuit de jeudi à vendredi ! Et comme elle est généreuse, la "nuit" commence à 17h00 déjà et inclut même le dîner (déjeuner selon votre origine) vendredi !
Promis, je vais lui renvoyer l'ascenceur un de ces prochains jours, chose qui est d'autant plus aisée dans son cas que ses filles sont "grandes" et qu'il n'y a pas à craindre qu'elles jettent leur assiette par terre, qu'elles arrachent toutes les feuilles de la plante verte ou qu'elles mettent tous les protèges-slips dans la cuvette des toilettes....
Moralité, c'est toujours une bonne idée d'être la "dernière" à avoir des enfants !
Là, en bonne mère indigne, j'ai dégagé en corner : j'ai accepté l'offre de ma belle-soeur, qui s'est déclarée disposée à prendre Mini et Junior "en pension" pour la nuit de jeudi à vendredi ! Et comme elle est généreuse, la "nuit" commence à 17h00 déjà et inclut même le dîner (déjeuner selon votre origine) vendredi !
Promis, je vais lui renvoyer l'ascenceur un de ces prochains jours, chose qui est d'autant plus aisée dans son cas que ses filles sont "grandes" et qu'il n'y a pas à craindre qu'elles jettent leur assiette par terre, qu'elles arrachent toutes les feuilles de la plante verte ou qu'elles mettent tous les protèges-slips dans la cuvette des toilettes....
Moralité, c'est toujours une bonne idée d'être la "dernière" à avoir des enfants !
mardi 15 mai 2007
J'angoisse...
... à l'idée que là, j'ai congé demain (normal, je ne bosse en principe pas le mercredi), que c'est férié jeudi, que je fais le pont vendredi et qu'ensuite arrive le week-end.
Pourquoi j'angoisse ? Parce que ça va laisser tout loisir à Junior de se lever cinq matins, frais et joyeux, pour me poser la question qui tue : "on fait quoi aujourd'hui ?" Et si d'aventure, le programme établi ne lui convient pas, de me hurler avec plein de sanglots dans la voix : "c'est pas intéressant pour moi, ça !"
Franchement, il y a des moments où j'ai le sentiment qu'après avoir descendu les poubelles, changé des couches, vidé le pot, vidé la machine de linge, mis la machine à sécher en route, préparé à manger, rangé cinq kilos de jouets, lu douze histoires, séparé vingt-deux fois Mini et Junior qui font du catch, douché et habillé les enfants, il faudrait en plus que je dispose d'un talent que je n'ai pas : être G.O !
Et ne me dites pas "va à la place de jeux" ! ;-)
A bientôt si vous le voulez bien,
Pourquoi j'angoisse ? Parce que ça va laisser tout loisir à Junior de se lever cinq matins, frais et joyeux, pour me poser la question qui tue : "on fait quoi aujourd'hui ?" Et si d'aventure, le programme établi ne lui convient pas, de me hurler avec plein de sanglots dans la voix : "c'est pas intéressant pour moi, ça !"
Franchement, il y a des moments où j'ai le sentiment qu'après avoir descendu les poubelles, changé des couches, vidé le pot, vidé la machine de linge, mis la machine à sécher en route, préparé à manger, rangé cinq kilos de jouets, lu douze histoires, séparé vingt-deux fois Mini et Junior qui font du catch, douché et habillé les enfants, il faudrait en plus que je dispose d'un talent que je n'ai pas : être G.O !
Et ne me dites pas "va à la place de jeux" ! ;-)
A bientôt si vous le voulez bien,
lundi 14 mai 2007
Je fais de l'ordre
Après avoir surfé dans le monde infini de la blogosphère, j'ai réalisé qu'il manquait une chose absolument "essentielle" à mon propre blog : les rubriques (thèmes ou "genres") permettant de classer les billets et supposées faciliter la vie du lecteur pressé et sélectif.
Lorsque l'auteur parle de sa passion pour la montagne, c'est assez simple : il fait un classement selon la randonnée réalisée, avec plein de photos à l'appui (moi devant le Cervin à trois heures et demi du matin), avec une option "matériel" (pardon Nicolas, je caricature).
Lorsque l'auteur est fanatique de jardinage, il classe selon le type de plantes (rosiers, tulipes), avec une option "outillage" (je sais, c'est un résumé simpliste, désolée).
Pour ma part, mon esprit peu structuré a contribué à rendre la détermination de rubriques relativement compliquée. Et je me suis retrouvée face à l'alternative suivante : multiplier les sujets, pour être sûre que chaque article se trouve à la "bonne" place ou, au contraire, faire assez simple (en apparence), un article ne pouvant pas se trouver à la "mauvaise" place dans un agencement qui n'a ni queue ni tête...
J'aime bien le désordre qui a un petit air "organisé", ce qui m'a amené à opter pour la deuxième solution.
Ainsi, ouff, grand soulagement, j'ai constaté que je parlais moins de mes enfants (satellite enfants) que de thèmes hétéroclites (divers et d'été) mais quand même fichtrement souvent de mon nombril (planète femme).
Attendez-vous à lire plusieurs textes juridiques ces prochaines semaines : la rubrique "de droit et de travers" étant quand même, à ce jour, le parent pauvre.
A bientôt si vous le voulez bien,
Lorsque l'auteur parle de sa passion pour la montagne, c'est assez simple : il fait un classement selon la randonnée réalisée, avec plein de photos à l'appui (moi devant le Cervin à trois heures et demi du matin), avec une option "matériel" (pardon Nicolas, je caricature).
Lorsque l'auteur est fanatique de jardinage, il classe selon le type de plantes (rosiers, tulipes), avec une option "outillage" (je sais, c'est un résumé simpliste, désolée).
Pour ma part, mon esprit peu structuré a contribué à rendre la détermination de rubriques relativement compliquée. Et je me suis retrouvée face à l'alternative suivante : multiplier les sujets, pour être sûre que chaque article se trouve à la "bonne" place ou, au contraire, faire assez simple (en apparence), un article ne pouvant pas se trouver à la "mauvaise" place dans un agencement qui n'a ni queue ni tête...
J'aime bien le désordre qui a un petit air "organisé", ce qui m'a amené à opter pour la deuxième solution.
Ainsi, ouff, grand soulagement, j'ai constaté que je parlais moins de mes enfants (satellite enfants) que de thèmes hétéroclites (divers et d'été) mais quand même fichtrement souvent de mon nombril (planète femme).
Attendez-vous à lire plusieurs textes juridiques ces prochaines semaines : la rubrique "de droit et de travers" étant quand même, à ce jour, le parent pauvre.
A bientôt si vous le voulez bien,
dimanche 13 mai 2007
La poignée
Il existe de nombreuses "sortes" de poignée : de porte, de valise, de main, d'amis notamment.
La première poignée, celle de la porte, je l'utilise tous les jours, plusieurs fois par jour même. Elle est là, ne bronche pas, me permet d'entrer et de sortir de chez moi ou de m'accorder une minute de tranquillité dans la salle de bain (avant que ne se déclenche un sonore "mamaaaaaaaaaaaaa, t'es où ?", genre "si tu ne reviens pas dans les six prochaines secondes, ça va être la fin du monde"). Elle, je ne lui accorde finalement que peu d'attention mais je lui suis reconnaissante d'exister.
La seconde, celle de la valise, je la tiens trop rarement, mon patron étant peu enclin à m'accorder beaucoup de vacances, outre que mon banquier est un homme avec lequel on ne plaisante pas, surtout parce que le mois est bien plus long que le compte..
La poignée de main, elle, semble tomber un peu en désuétude, (selon moi trop) fréquemment remplacée par des bises, par une accolade dans certaines contrées. Moi, la poignée de main, j'aime bien parce que je peux alors en même temps croiser le regard de l'autre : ne dit-on pas que le regard est le miroir de l'âme ?
Des vrais amis, je n'en compte qu'une poignée : ceux sur qui je peux compter, qui sont là quoi qu'il arrive, qui ont le courage de me dire quand j'ai tort et que je ne suis pas en mesure de l'admettre ou de le voir. Ces gens qui m'aiment et qui m'écoutent, qui m'acceptent même quand ils ne comprennent pas forcément. Bref, des gens rares et précieux à mes yeux. Surtout quand, comme moi, on prône le "on choisit ses amis, pas sa famille".
Pour en venir au véritable "coeur" du sujet, il est une seule poignée que j'ai en horreur. A laquelle je voue une véritable haine, farouche, profonde. Et ma petite diatribe du jour est en réalité un véritable "coup de gueule" contre la poignée dite "d'amour" (vous noterez que dans ma couardise, j'ai fait usage du singulier, même s'il aurait été plus franc de dire "mes poignées" d'amour ou, pour être tout à fait exacte, mes "poignées de haine").
Oh, rien de dramatique, juste un léger "relâchement" du tissu abdominal, pas de quoi angoisser mon médecin généraliste.....
N'empêche, qu'est-ce qu'il me fait cauchemarder, ce relâchement, maintenant qu'approche l'heure de la plage, des petits pulls, des shorts et, pire encore, du maillot de bain. J'entends encore la vendeuse, l'année passée, me dire, alors que je ressortais de la cabine avec un modèle trop "étroit" au niveau ventral, "on ne fait pas les grandes tailles". Là, j'ai juste pensé "quelle..... !" (la vulgarité sied mal, à tout le monde, n'empêche, seul mon respect pour mon lecteur m'empêche d'écrire tout le mal que j'ai pensé de cette dame alors que je quittais la boutique, la tête haute et.... le ventre rentré).
Je ne demande pourtant pas la lune, je sais que je n'ai plus 18 ans (et à bien des niveaux, c'est tant mieux) mais qu'est-ce que j'aimerais pouvoir afficher une toute petite plaque de chocolat en lieu et place de mes abdos tout "raplaplas"....
Et là, homme, femme, nous sommes égaux (lorsque nous "souffrons" de ce mal), à nous faire préférer la station "debout" plutôt que la position assise, si propice à une visibilité accrue de cette mollesse de la sangle.... Je signale juste au passage que la seule manière de "donner le change" sur une plage, c'est de rester... couché-e, sur le dos ou sur le ventre et de ne jamais s'asseoir pour se mettre de la crème solaire, ce qui n'est pas, admetons-le, très facile.
Si je ne suis jamais tombée dans le panneau des remèdes "miracle", genre "capteurs qui se fixent sur le ventre et qui vous envoient des secousses pour faire bosser votre bide pendant que vous matez une série à la télévision tout en gloutonnant des chips", c'est avant tout parce que pendant longtemps, je n'ai pas possédé la carte de crédit qui m'aurait permis d'acheter, par simple coup de fil, cet engin révolutionnaire...
Ensuite, les crèmes qui sont supposées faire perdre une, voire deux tailles juste avant l'été, j'ai testé avec peu d'entrain, bien consciente que rien ne peut remplacer le "blanc de poulet, courgettes vapeur, sport régulier"....
Et c'est bien là que le bât blesse : je suis flemmarde comme une couleuvre ! Juste dommage que mon penchant naturel pour l'inaction ne s'accompagne pas d'une taille de brindille !
La première poignée, celle de la porte, je l'utilise tous les jours, plusieurs fois par jour même. Elle est là, ne bronche pas, me permet d'entrer et de sortir de chez moi ou de m'accorder une minute de tranquillité dans la salle de bain (avant que ne se déclenche un sonore "mamaaaaaaaaaaaaa, t'es où ?", genre "si tu ne reviens pas dans les six prochaines secondes, ça va être la fin du monde"). Elle, je ne lui accorde finalement que peu d'attention mais je lui suis reconnaissante d'exister.
La seconde, celle de la valise, je la tiens trop rarement, mon patron étant peu enclin à m'accorder beaucoup de vacances, outre que mon banquier est un homme avec lequel on ne plaisante pas, surtout parce que le mois est bien plus long que le compte..
La poignée de main, elle, semble tomber un peu en désuétude, (selon moi trop) fréquemment remplacée par des bises, par une accolade dans certaines contrées. Moi, la poignée de main, j'aime bien parce que je peux alors en même temps croiser le regard de l'autre : ne dit-on pas que le regard est le miroir de l'âme ?
Des vrais amis, je n'en compte qu'une poignée : ceux sur qui je peux compter, qui sont là quoi qu'il arrive, qui ont le courage de me dire quand j'ai tort et que je ne suis pas en mesure de l'admettre ou de le voir. Ces gens qui m'aiment et qui m'écoutent, qui m'acceptent même quand ils ne comprennent pas forcément. Bref, des gens rares et précieux à mes yeux. Surtout quand, comme moi, on prône le "on choisit ses amis, pas sa famille".
Pour en venir au véritable "coeur" du sujet, il est une seule poignée que j'ai en horreur. A laquelle je voue une véritable haine, farouche, profonde. Et ma petite diatribe du jour est en réalité un véritable "coup de gueule" contre la poignée dite "d'amour" (vous noterez que dans ma couardise, j'ai fait usage du singulier, même s'il aurait été plus franc de dire "mes poignées" d'amour ou, pour être tout à fait exacte, mes "poignées de haine").
Oh, rien de dramatique, juste un léger "relâchement" du tissu abdominal, pas de quoi angoisser mon médecin généraliste.....
N'empêche, qu'est-ce qu'il me fait cauchemarder, ce relâchement, maintenant qu'approche l'heure de la plage, des petits pulls, des shorts et, pire encore, du maillot de bain. J'entends encore la vendeuse, l'année passée, me dire, alors que je ressortais de la cabine avec un modèle trop "étroit" au niveau ventral, "on ne fait pas les grandes tailles". Là, j'ai juste pensé "quelle..... !" (la vulgarité sied mal, à tout le monde, n'empêche, seul mon respect pour mon lecteur m'empêche d'écrire tout le mal que j'ai pensé de cette dame alors que je quittais la boutique, la tête haute et.... le ventre rentré).
Je ne demande pourtant pas la lune, je sais que je n'ai plus 18 ans (et à bien des niveaux, c'est tant mieux) mais qu'est-ce que j'aimerais pouvoir afficher une toute petite plaque de chocolat en lieu et place de mes abdos tout "raplaplas"....
Et là, homme, femme, nous sommes égaux (lorsque nous "souffrons" de ce mal), à nous faire préférer la station "debout" plutôt que la position assise, si propice à une visibilité accrue de cette mollesse de la sangle.... Je signale juste au passage que la seule manière de "donner le change" sur une plage, c'est de rester... couché-e, sur le dos ou sur le ventre et de ne jamais s'asseoir pour se mettre de la crème solaire, ce qui n'est pas, admetons-le, très facile.
Si je ne suis jamais tombée dans le panneau des remèdes "miracle", genre "capteurs qui se fixent sur le ventre et qui vous envoient des secousses pour faire bosser votre bide pendant que vous matez une série à la télévision tout en gloutonnant des chips", c'est avant tout parce que pendant longtemps, je n'ai pas possédé la carte de crédit qui m'aurait permis d'acheter, par simple coup de fil, cet engin révolutionnaire...
Ensuite, les crèmes qui sont supposées faire perdre une, voire deux tailles juste avant l'été, j'ai testé avec peu d'entrain, bien consciente que rien ne peut remplacer le "blanc de poulet, courgettes vapeur, sport régulier"....
Et c'est bien là que le bât blesse : je suis flemmarde comme une couleuvre ! Juste dommage que mon penchant naturel pour l'inaction ne s'accompagne pas d'une taille de brindille !
jeudi 10 mai 2007
Les toilettes
On considère qu'il y a deux raisons principales pour se rendre aux toilettes : uriner et aller à selles. Des raisons plus "classiques" peuvent être citées, comme notamment se repoudrer le nez ou discuter avec sa copine. Ajoutez à cela des raisons plus "triviales", comme faire l'amour appuyés contre le lavabo et vous aurez une liste assez extensive des motivations des gens à se rendre dans cet endroit.
Depuis que je suis devenue mère, j'ai ajouté une autre raison : le calme.
Oh, bien sûr, les premières semaines après sa naissance, BB choisit généralement cet instant pour se mettre à hurler, ce qui gâche considérablement l'intérêt de l'endroit parce que Maman, entendant les pleurs déchirants de son enfant, a une montée de lait, qui vient tacher son chemisier.
Oh, bien sûr, il faut passer outre la gêne occasionnée la première fois où BB, à défaut d'être devenu "grand", dispose d'une autonomie suffisante, à quatre pattes ou sur ses deux jambes, pour suivre Maman comme son ombre et examiner avec une attention très soutenue les "opérations". Généralement, après quelques jours, Maman s'habitue à ne plus être seule, l'absence de solitude étant compensée par l'absence de cris derrière la porte, ces cris, généralement de colère, rendant le passage aux toilettes encore plus "fastidieux" que la présence d'un observateur.
Puis vient le jour où, oh miracle divin de l'évolution de l'enfant, elle peut retourner seule dans ces cabinets. Dont on dit parfois qu'il s'agit du lieu où même le roi va seul.
Bref, mes enfants n'interrompant plus leurs jeux pour le motif que je vais aux toilettes, j'y ai mis des livres, non pas que j'aie réellement le temps d'y consacrer beaucoup de temps mais cela me donne l'illusion que je lis des "trucs pour moi". J'y vais parfois alors que ma vessie pourrait largement tenir plus longtemps, juste pour pouvoir penser tranquillement à une chose : c'est fou ce que je réfléchis bien, les coudes posés sur mes genoux, les mains sous mon visage, même s'il m'a d'abord fallu apprendre à faire abstraction du ridicule de la situation, le look "pantalons roulés sur les chevilles et le slip à mi-cuisses" n'étant ni sexy ni glamour.
N'empêche, aux toilettes, rappelée à l'ordre par mes besoins naturels ou par mon besoin naturel d'échapper un peu à la course du temps, je songe, je laisse courir mes pensées, de ci, de là. Assise sur la lunette, je prends des décisions, j'ai des idées de cadeaux, j'ai des illuminations sur le comment résoudre une situation professionnelle, je retrouve mon calme si d'aventure je devais l'avoir perdu.
Vous l'aurez compris, j'aime bien aller aux toilettes.
Sauf aujourd'hui. Il m'est impossible de rester assise "sans rien faire" sur les toilettes pour juste "songer" lorsque j'ai mangé des asperges : il est des odeurs qui sont une entrave à la réflexion !
A bientôt si vous le voulez bien.
Depuis que je suis devenue mère, j'ai ajouté une autre raison : le calme.
Oh, bien sûr, les premières semaines après sa naissance, BB choisit généralement cet instant pour se mettre à hurler, ce qui gâche considérablement l'intérêt de l'endroit parce que Maman, entendant les pleurs déchirants de son enfant, a une montée de lait, qui vient tacher son chemisier.
Oh, bien sûr, il faut passer outre la gêne occasionnée la première fois où BB, à défaut d'être devenu "grand", dispose d'une autonomie suffisante, à quatre pattes ou sur ses deux jambes, pour suivre Maman comme son ombre et examiner avec une attention très soutenue les "opérations". Généralement, après quelques jours, Maman s'habitue à ne plus être seule, l'absence de solitude étant compensée par l'absence de cris derrière la porte, ces cris, généralement de colère, rendant le passage aux toilettes encore plus "fastidieux" que la présence d'un observateur.
Puis vient le jour où, oh miracle divin de l'évolution de l'enfant, elle peut retourner seule dans ces cabinets. Dont on dit parfois qu'il s'agit du lieu où même le roi va seul.
Bref, mes enfants n'interrompant plus leurs jeux pour le motif que je vais aux toilettes, j'y ai mis des livres, non pas que j'aie réellement le temps d'y consacrer beaucoup de temps mais cela me donne l'illusion que je lis des "trucs pour moi". J'y vais parfois alors que ma vessie pourrait largement tenir plus longtemps, juste pour pouvoir penser tranquillement à une chose : c'est fou ce que je réfléchis bien, les coudes posés sur mes genoux, les mains sous mon visage, même s'il m'a d'abord fallu apprendre à faire abstraction du ridicule de la situation, le look "pantalons roulés sur les chevilles et le slip à mi-cuisses" n'étant ni sexy ni glamour.
N'empêche, aux toilettes, rappelée à l'ordre par mes besoins naturels ou par mon besoin naturel d'échapper un peu à la course du temps, je songe, je laisse courir mes pensées, de ci, de là. Assise sur la lunette, je prends des décisions, j'ai des idées de cadeaux, j'ai des illuminations sur le comment résoudre une situation professionnelle, je retrouve mon calme si d'aventure je devais l'avoir perdu.
Vous l'aurez compris, j'aime bien aller aux toilettes.
Sauf aujourd'hui. Il m'est impossible de rester assise "sans rien faire" sur les toilettes pour juste "songer" lorsque j'ai mangé des asperges : il est des odeurs qui sont une entrave à la réflexion !
A bientôt si vous le voulez bien.
mercredi 9 mai 2007
Une illusion de perdue...
... encore une !
Ce soir, à son retour, Mister me dit "tu m'as fait vibrer". Moi, les yeux brillants, prête à coucher les enfants à 18h00 sans souper, sans douche, sans histoire et sans câlin, je réponds, la voix "frétillante" "ah bon ?"
Lui, "oui, j'ai reçu ton texto alors que je parlais avec Monsieur Duschmolle".
Une illusion de perdue, une encore ! Pourquoi fallait-il que les portables soient munis uniquement d'une fonction "vibreur" et non d'une fonction "masseur" ? ;-)
A bientôt si vous le voulez bien,
Ce soir, à son retour, Mister me dit "tu m'as fait vibrer". Moi, les yeux brillants, prête à coucher les enfants à 18h00 sans souper, sans douche, sans histoire et sans câlin, je réponds, la voix "frétillante" "ah bon ?"
Lui, "oui, j'ai reçu ton texto alors que je parlais avec Monsieur Duschmolle".
Une illusion de perdue, une encore ! Pourquoi fallait-il que les portables soient munis uniquement d'une fonction "vibreur" et non d'une fonction "masseur" ? ;-)
A bientôt si vous le voulez bien,
mardi 8 mai 2007
Chuis stressée
Il y a quelques semaines déjà, j'ai décidé de passer au plan "je prends soin de moi". Parce que j'étais lassée du chapitre "ongles cassants, cheveux ternes, cuisses flasques et fessier mou", tout ça au motif que "la maternité, ça épanouit tellement et l'essentiel, c'est les enfants".
Première partie de l'opération : la physio. Contre mes douleurs de dos et pour mon périnée, vous vous en souvenez peut-être...
Elle me recommande de faire "juste quelques petits" exercices quotidiens, les premiers pour muscler ma sangle abdominale, les seconds pour tonifier mon "intérieur" : "cet exercice, vous pouvez le faire n'importe quand, n'importe où, au téléphone, devant la machine à café ou dans la file d'attente au supermarché", merci Madame.
Deuxième partie de l'opération : l'esthéticienne. Après un soin du visage, une épilation et une "beauté des pieds", elle me fait la liste du minimum vital pour avoir une apparence soignée :
- le soir, s'enduire les pieds, en particulier les talons, d'une crème à l'abricot,
- se masser aussi les genoux et les coudes avec ladite crème,
- tous les dix jours, utiliser une pierre ponce pour éliminer les callosités des pieds,
- tous les dix jours, repousser, après avoir fait tremper ses mains dans un peu d'eau chaude, les cuticules (vous savez, cette petite peau qui envahit progressivement le bas de l'ongle),
- tous les soirs, se masser les doigts avec une crème,
- après chaque douche, se mettre copieusement de la crème, l'eau "dure" rendant la peau sèche en très peu de temps.
Je vous épargne les détails "peeling hebdomadaire contre les impuretés qui obstruent les pores et masque à l'argile"....
Troisième partie de la "remise en forme" : coiffeur. Dont je suis repartie avec un shampoing spécial, très cher, à utiliser contre les démangeaisons du cuir chevelu.
Quatrième partie du plan : dentiste. Qui m'a rappelé que le minimum en matière de soins buccaux dentaires, c'est trois brossages quotidiens, toujours précédés d'un rincage avec de l'eau pour diminuer l'acidité buccale, néfaste à un brossage efficace, se passer le fil dentaire tous les soirs et terminer par un rincage, à nouveau, de la bouche avec une solution fluorée durant deux minutes.
Cinquième volet : Dr. Freud, pour des séances qui me prennent tellement la tête que je n'arrive même pas à faire en même temps mes exercices du périnée. Elle m'a menti, la physio, on ne peut pas le faire partout, cet entraînement !
Et après tout ça, on s'étonne que mon repassage ne soit pas encore fait ! J'ai pas le temps, chuis stressée par ma remise en forme. A se demander s'il ne vaudrait pas mieux que je reste en formes....
A bientôt si vous le voulez bien,
Première partie de l'opération : la physio. Contre mes douleurs de dos et pour mon périnée, vous vous en souvenez peut-être...
Elle me recommande de faire "juste quelques petits" exercices quotidiens, les premiers pour muscler ma sangle abdominale, les seconds pour tonifier mon "intérieur" : "cet exercice, vous pouvez le faire n'importe quand, n'importe où, au téléphone, devant la machine à café ou dans la file d'attente au supermarché", merci Madame.
Deuxième partie de l'opération : l'esthéticienne. Après un soin du visage, une épilation et une "beauté des pieds", elle me fait la liste du minimum vital pour avoir une apparence soignée :
- le soir, s'enduire les pieds, en particulier les talons, d'une crème à l'abricot,
- se masser aussi les genoux et les coudes avec ladite crème,
- tous les dix jours, utiliser une pierre ponce pour éliminer les callosités des pieds,
- tous les dix jours, repousser, après avoir fait tremper ses mains dans un peu d'eau chaude, les cuticules (vous savez, cette petite peau qui envahit progressivement le bas de l'ongle),
- tous les soirs, se masser les doigts avec une crème,
- après chaque douche, se mettre copieusement de la crème, l'eau "dure" rendant la peau sèche en très peu de temps.
Je vous épargne les détails "peeling hebdomadaire contre les impuretés qui obstruent les pores et masque à l'argile"....
Troisième partie de la "remise en forme" : coiffeur. Dont je suis repartie avec un shampoing spécial, très cher, à utiliser contre les démangeaisons du cuir chevelu.
Quatrième partie du plan : dentiste. Qui m'a rappelé que le minimum en matière de soins buccaux dentaires, c'est trois brossages quotidiens, toujours précédés d'un rincage avec de l'eau pour diminuer l'acidité buccale, néfaste à un brossage efficace, se passer le fil dentaire tous les soirs et terminer par un rincage, à nouveau, de la bouche avec une solution fluorée durant deux minutes.
Cinquième volet : Dr. Freud, pour des séances qui me prennent tellement la tête que je n'arrive même pas à faire en même temps mes exercices du périnée. Elle m'a menti, la physio, on ne peut pas le faire partout, cet entraînement !
Et après tout ça, on s'étonne que mon repassage ne soit pas encore fait ! J'ai pas le temps, chuis stressée par ma remise en forme. A se demander s'il ne vaudrait pas mieux que je reste en formes....
A bientôt si vous le voulez bien,
lundi 7 mai 2007
Le mutisme
Madame Poppins à Junior, juste avant 20h00 : "écoute, mon chéri, si tu ne veux pas dormir, c'est pas grave, tu restes simplement dans ton lit et tu discutes encore un peu avec tes peluches".
Cinq minutes plus tard, j'entends Junior (4 ans et des poussières) pleurer à chaudes larmes. Comme cela est totalement inhabituel, je retourne voir ce qu'il se passe.
Je trouve Junior assis dans son lit, les quatre peluches qui ornent son lit d'ordinaire amassées devant lui.
"Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ?"
"C'est mes peluches !"
"Quoi, tes peluches ?" (elles se trouvent depuis plus de deux ans dans son lit)
"Y en a pas une seule qui parle !"
Bonne nuit, Junior !
Cinq minutes plus tard, j'entends Junior (4 ans et des poussières) pleurer à chaudes larmes. Comme cela est totalement inhabituel, je retourne voir ce qu'il se passe.
Je trouve Junior assis dans son lit, les quatre peluches qui ornent son lit d'ordinaire amassées devant lui.
"Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ?"
"C'est mes peluches !"
"Quoi, tes peluches ?" (elles se trouvent depuis plus de deux ans dans son lit)
"Y en a pas une seule qui parle !"
Bonne nuit, Junior !
Vous ou tu ?
Alors, pour vous, comment ça fonctionne, le "bon usage" du "tu" et du "vous" ? Mes petites élucubrations à ce sujet sur cuk.
dimanche 6 mai 2007
Je peux vous aider ?
Moi, penchée sur un "pocket" plan de Paris, j'étais en train de fulminer parce que je n'avais pas la moindre idée quelle sortie prendre : Gare de Lyon - Paris -, pour les rares qui ne connaîtraient pas, c'est, du moins pour la petite Helvète que je suis, un résumé de tout ce que je n'aime pas : plein de gens pressés, des odeurs diverses et variées mais rarement agréables, la possibilité de se planter et de se retrouver à l'air libre facilement mais à 2 km de l'endroit souhaité.
Bref, alors que je cogitais, j'entends un aimable "je peux vous aider ?" Je relève la tête et vois une jeune femme souriante, attendant patiemment ma réponse. J'expose ma perplexité, elle me propose de m'accompagner une partie du chemin "je vais presque dans la même direction".
Je la suis, fort aise de gagner du temps et de m'éviter de faire le tour de la ville parce que, avec ma "chance", seule, j'aurais de toute façon choisi la mauvaise sortie. Tout en étant un peu perplexe qu'une inconnue m'offre si gentiment son temps et son aide.
Nous nous séparons Avenue Daumesnil.
Le lendemain, à la station de bus de Vincennes, je demande à un homme si c'est bien dans le bus que l'on doit prendre le ticket (en Suisse, il y a des automates à chaque arrêt avec des explications généralement nébuleuses pour qui ne connaît pas parfaitement la destination et les différentes subdivisions en zones....). Il me répond que oui, effectivement, c'est le conducteur qui vend les billets.
Le bus arrive, je monte derrière lui. Il achète un billet, se retourne et me tend un billet "tiens, c'est ton billet". Et moi de lui demander "mais je vous dois combien ?". "Oh, si t'as un euro trente". Il insiste pour me rendre la monnaie (je lui ai donné un euro quarante) et part s'asseoir.
Je descends à la station prévue, encore ahurie qu'un inconnu m'aide si gentiment.
Ce soir, je rentre en Suisse, avec ma petite valise, contenant outre ma brosse à dents et un pyjama, deux cadeaux pour les enfants. A peine avais-je foulé le sol suisse qu'un douanier me tombe dessus et veut connaître le contenu exact de mes bagages, la valeur des présents rapportés, tout en scrutant ma pièce d'identité avec une telle attention que j'ai fini par me demander si je n'avais pas malgré tout quelque chose à me reprocher.
Moralité, grâce à ces deux inconnus, à Paris, j'ai perdu une bonne partie de mes préjugés contre les "Parisiens". En revanche, le douanier suisse, lui, il a été parfaitement conforme à sa réputation : antipathique !
Et pendant ce temps-là, à la maison, un autre préjugé est tombé : à mon retour, j'ai trouvé Mini et Junior en pleine forme, la maison rangée, Mister ayant assuré comme un chef durant mon absence. Bref, il n'est pas exclu que je reparte prochainement : je vais avoir du mal à convaincre mes copines parisiennes de venir me voir vu l'accueil des autorités !
A bientôt si vous le voulez bien,
Bref, alors que je cogitais, j'entends un aimable "je peux vous aider ?" Je relève la tête et vois une jeune femme souriante, attendant patiemment ma réponse. J'expose ma perplexité, elle me propose de m'accompagner une partie du chemin "je vais presque dans la même direction".
Je la suis, fort aise de gagner du temps et de m'éviter de faire le tour de la ville parce que, avec ma "chance", seule, j'aurais de toute façon choisi la mauvaise sortie. Tout en étant un peu perplexe qu'une inconnue m'offre si gentiment son temps et son aide.
Nous nous séparons Avenue Daumesnil.
Le lendemain, à la station de bus de Vincennes, je demande à un homme si c'est bien dans le bus que l'on doit prendre le ticket (en Suisse, il y a des automates à chaque arrêt avec des explications généralement nébuleuses pour qui ne connaît pas parfaitement la destination et les différentes subdivisions en zones....). Il me répond que oui, effectivement, c'est le conducteur qui vend les billets.
Le bus arrive, je monte derrière lui. Il achète un billet, se retourne et me tend un billet "tiens, c'est ton billet". Et moi de lui demander "mais je vous dois combien ?". "Oh, si t'as un euro trente". Il insiste pour me rendre la monnaie (je lui ai donné un euro quarante) et part s'asseoir.
Je descends à la station prévue, encore ahurie qu'un inconnu m'aide si gentiment.
Ce soir, je rentre en Suisse, avec ma petite valise, contenant outre ma brosse à dents et un pyjama, deux cadeaux pour les enfants. A peine avais-je foulé le sol suisse qu'un douanier me tombe dessus et veut connaître le contenu exact de mes bagages, la valeur des présents rapportés, tout en scrutant ma pièce d'identité avec une telle attention que j'ai fini par me demander si je n'avais pas malgré tout quelque chose à me reprocher.
Moralité, grâce à ces deux inconnus, à Paris, j'ai perdu une bonne partie de mes préjugés contre les "Parisiens". En revanche, le douanier suisse, lui, il a été parfaitement conforme à sa réputation : antipathique !
Et pendant ce temps-là, à la maison, un autre préjugé est tombé : à mon retour, j'ai trouvé Mini et Junior en pleine forme, la maison rangée, Mister ayant assuré comme un chef durant mon absence. Bref, il n'est pas exclu que je reparte prochainement : je vais avoir du mal à convaincre mes copines parisiennes de venir me voir vu l'accueil des autorités !
A bientôt si vous le voulez bien,
vendredi 4 mai 2007
Ding dong....
... quelques minutes après vingt heures, "ça" sonne à la porte, à la maison. Et moi de traîner mes savates jusqu'à l'entrée, en maugréant un truc nettement moins poli que "qui peut bien avoir la mauvaise idée de sonner alors que je viens de coucher les enfants, c'est sûr, y vont se relever pour voir qui c'est !?"
Là, une dame de moi inconnue me tend un bouquet de fleurs, superbe, avec un bulletin de livraison, que je suis priée de signer.
Vous vous en doutez, je m'exécute, non sans avoir demandé préalablement si les fleurs étaient bien pour moi : c'est pas comme si j'en reçevais tous les jours. Sur l'enveloppe jointe, pas de doute, c'est bien à moi qu'elles sont adressées.
Une fois la porte refermée, je me jette sur le message et là, surprise.... attendez, hein, fantasmez quand même pas trop, c'était pas de la part de Docteur Mamour !
Mais n'empêche : elles m'ont été envoyées par une association à laquelle j'ai donné un cours de droit il y a quelques semaines déjà ! D'accord, j'ai fait mon job et je crois que je l'ai bien fait ce jour-là mais de là à recevoir un bouquet de fleurs...
Franchement, ça m'a fait très plaisir, elles sont du plus bel effet sur la table de la cuisine et je n'en reviens encore pas de ma veine parce que ce soir, au retour du boulot, Mister m'a aussi apporté des fleurs !
Et en plus, les enfants ne se sont pas relevés !
Là, une dame de moi inconnue me tend un bouquet de fleurs, superbe, avec un bulletin de livraison, que je suis priée de signer.
Vous vous en doutez, je m'exécute, non sans avoir demandé préalablement si les fleurs étaient bien pour moi : c'est pas comme si j'en reçevais tous les jours. Sur l'enveloppe jointe, pas de doute, c'est bien à moi qu'elles sont adressées.
Une fois la porte refermée, je me jette sur le message et là, surprise.... attendez, hein, fantasmez quand même pas trop, c'était pas de la part de Docteur Mamour !
Mais n'empêche : elles m'ont été envoyées par une association à laquelle j'ai donné un cours de droit il y a quelques semaines déjà ! D'accord, j'ai fait mon job et je crois que je l'ai bien fait ce jour-là mais de là à recevoir un bouquet de fleurs...
Franchement, ça m'a fait très plaisir, elles sont du plus bel effet sur la table de la cuisine et je n'en reviens encore pas de ma veine parce que ce soir, au retour du boulot, Mister m'a aussi apporté des fleurs !
Et en plus, les enfants ne se sont pas relevés !
mercredi 2 mai 2007
Le pire...
... c'est que dans moins de cinq ans, ça va recommencer, ce "cirque", en France.... je crois que finalement, le septennat avait du bon, ça nous faisait des "vacances" plus longues puisque même en Suisse, il n'existe plus un journaliste qui puisse faire un papier sur un autre sujet en ce moment !
Françaises, Français, je n'aimerais pas être à votre place, là, tout de suite... Et dimanche, ça va être encore "pire" !
Savez-vous que la Suisse est un pays où il fait relativement bon vivre ? Et il est un avantage à se trouver dans un pays où le gouvernement est composé de sept "têtes" : le nombre dilue la "bêtise" ;-)
"Anti-politiquement" vôtre
Madame Poppins
Françaises, Français, je n'aimerais pas être à votre place, là, tout de suite... Et dimanche, ça va être encore "pire" !
Savez-vous que la Suisse est un pays où il fait relativement bon vivre ? Et il est un avantage à se trouver dans un pays où le gouvernement est composé de sept "têtes" : le nombre dilue la "bêtise" ;-)
"Anti-politiquement" vôtre
Madame Poppins
Est-ce que tu existes ?
Bon, suite à mon billet sur ma vaine tentative d'acheter des pantalons, j'en suis arrivée à me demander "est-ce que tu existes, toi la femme (l'homme) qui peut décider d'essayer des pantalons, les trouver parfaitement à ta taille, sans retouches, sans rentrer ton ventre et sans froncer le nez en voyant ton fessier moulé dedant ?"
J'ai bien pigé que la "haute couture" n'est pas faite pour être portée, du moins pas par "madame et monsieur tout le monde" mais franchement, si même dans les magasins "normaux", les tailles ne correspondent pas à la réalité, on peut s'interroger sur le pragmatisme des "stylistes" et des vendeurs : finalement, s'ils faisaient des trucs "mettables" par une nana "ordinaire", ils augmenteraient leurs chiffres d'affaires, non ?
C'est à se demander s'ils ne sont pas de mèche avec les vendeurs d'appareils de massage, les propriétaires de salles de gym ou les fabricants de crèmes anti-capitons....
Finalement, j'ai enfin compris pourquoi une de mes amies, dite "forte", a une telle passion pour les chaussures : lorsque la chaussure est italienne, au lieu de prendre le modèle en taille 39, elle prend le 40 et hop, ça va. Parfaitement. Sachant qu'elle a parfois possédé jusqu'à 32 paires de chaussures, j'en déduis qu'elle a dû essayer en vain beaucoup plus de pantalons encore...
A bientôt si vous le voulez bien,
J'ai bien pigé que la "haute couture" n'est pas faite pour être portée, du moins pas par "madame et monsieur tout le monde" mais franchement, si même dans les magasins "normaux", les tailles ne correspondent pas à la réalité, on peut s'interroger sur le pragmatisme des "stylistes" et des vendeurs : finalement, s'ils faisaient des trucs "mettables" par une nana "ordinaire", ils augmenteraient leurs chiffres d'affaires, non ?
C'est à se demander s'ils ne sont pas de mèche avec les vendeurs d'appareils de massage, les propriétaires de salles de gym ou les fabricants de crèmes anti-capitons....
Finalement, j'ai enfin compris pourquoi une de mes amies, dite "forte", a une telle passion pour les chaussures : lorsque la chaussure est italienne, au lieu de prendre le modèle en taille 39, elle prend le 40 et hop, ça va. Parfaitement. Sachant qu'elle a parfois possédé jusqu'à 32 paires de chaussures, j'en déduis qu'elle a dû essayer en vain beaucoup plus de pantalons encore...
A bientôt si vous le voulez bien,
mardi 1 mai 2007
Onze
Onze, c'est le nombre de joueurs dans une équipe de foot. N'y connaissant rien à ce sport (je suis même allée vérifier, via google, que c'était bel et bien onze personnes x 2 qui courent entre deux cages avec un seul ballon), ce n'est ni du coup de boule de Monsieur Zidane ni des insultes, réelles ou supposées, de Monsieur Materazzi que je vais vous entretenir.
Ce "onze", c'est le nombre de pantalons que j'ai essayé hier en fin d'après-midi dans un magasin.
Après la septième ou la huitième paire, j'ai constaté que j'avais deux possibilités.
La première consiste m'allonger les jambes d'environ neuf centimètres : à chaque fois que je rentrais mon fessier dans les pantalons, les "jambes" étaient beaucoup trop longues, au point que même en affirmant vouloir me donner un look "djeune", je n'aurais pas été crédible, outre que je suis "vieille génération" et que pour moi, les pantalons n'ont pas vocation à nettoyer la chaussée publique.
La seconde possibilité? Perdre environ quatre bons centimètres de tour de fessier : chaque fois que la longueur des jambes était "bonne", je ne pouvais pas fermer le bouton, sans même parler de la fermeture-éclair...
Et pourtant, je vous assure, je ne suis pas difforme, mon 1m73 comptant environ 67 kg de muscles (enfin, un peu de muscles et beaucoup d'autres éléments moins fermes). Evidemment, dans ces 67 kg, comptez une bonne partie située en dessous de la ceinture et très peu au niveau de la "gorge".... Ca doit fausser un peu les "calculs" et de toute évidence, cela complique l'achat de pantalons.
Enfin, tout cela pour dire que j'ai découvert une troisième solution : acheter deux jupes !
A bientôt si vous le voulez bien,
Ce "onze", c'est le nombre de pantalons que j'ai essayé hier en fin d'après-midi dans un magasin.
Après la septième ou la huitième paire, j'ai constaté que j'avais deux possibilités.
La première consiste m'allonger les jambes d'environ neuf centimètres : à chaque fois que je rentrais mon fessier dans les pantalons, les "jambes" étaient beaucoup trop longues, au point que même en affirmant vouloir me donner un look "djeune", je n'aurais pas été crédible, outre que je suis "vieille génération" et que pour moi, les pantalons n'ont pas vocation à nettoyer la chaussée publique.
La seconde possibilité? Perdre environ quatre bons centimètres de tour de fessier : chaque fois que la longueur des jambes était "bonne", je ne pouvais pas fermer le bouton, sans même parler de la fermeture-éclair...
Et pourtant, je vous assure, je ne suis pas difforme, mon 1m73 comptant environ 67 kg de muscles (enfin, un peu de muscles et beaucoup d'autres éléments moins fermes). Evidemment, dans ces 67 kg, comptez une bonne partie située en dessous de la ceinture et très peu au niveau de la "gorge".... Ca doit fausser un peu les "calculs" et de toute évidence, cela complique l'achat de pantalons.
Enfin, tout cela pour dire que j'ai découvert une troisième solution : acheter deux jupes !
A bientôt si vous le voulez bien,
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