vendredi 29 juin 2007

Une question

Que faites-vous là ?

Vous devriez ou être en train de travailler ou en train de rédiger une lettre très polie à l'intendance des impôts ou en train de profiter du beau temps !


Aux rares qui s'égarent un vendredi ici, je souhaite un excellent week-end !

A bientôt si vous le voulez bien, lundi pour le 100ième billet !

jeudi 28 juin 2007

Mon oeil !

Il y a comme ça des conversations "toutes faites" qui, de prime abord, font penser à une certaine ouverture d'esprit mais qui me hérissent le poil parce que je sais que, "fatalement", elles vont être suivies d'un "oui mais..." (ou d'une légère variante) qui prouvera exactement le contraire de ce qu'affirme son auteur.

Le "oui mais..." le plus classique, c'est "je ne suis pas raciste". Après la pause, il y a un "mais n'empêche, tous les Blacks vendent de la drogue en Suisse". Qui connaît la variation "oui mais t'es d'accord, tous les Albanais sont violents". Non, je ne suis pas d'accord, ni avec la première ni avec la seconde affirmation parce que je me refuserai toujours aux généralisations, ne serait-ce que parce que je suis blonde !

La discussion la plus "téléguidée", c'est "moi, je n'ai rien contre les homosexuels". Moi alors de demander, avec un petit sourire, "donc, lorsque ton fils viendra te dire qu'il est homosexuel, tu accepteras sans problème ?". "Ah mais non, mon fils, lui, il ne sera jamais homosexuel" !

L'herbe, comment elle est ailleurs, on s'en fout, hein, pourvu que dans son petit coin de jardin, elle soit juste comme on le veut : bien verte, "bien comme il faut".... Moi, ça me donne surtout envie de leur faucher l'herbe sous les pieds, à ces gens "oui mais"....

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 27 juin 2007

Le "bide" du bidet

Non, non et encore non, je n'aime pas les crémaillères à la sauce "je réunis tous mes amis d'un coup pour faire visiter mes nouvelles toilettes"!

Voilà, c'est dit et une bonne fois pour toutes !

Et non, je n'ai pas envie de rencontrer vos copains si sympas "tu sais, ça fait tellement longtemps que je t'en parle, je suis sûre que vous allez très bien vous entendre, surtout avec Paul, il a fait du droit, comme toi et je t'assure, sa femme, elle est absolument extra" !

J'ai pas envie, d'une part parce que "causer boutique, c'est rare que cela me plaise lorsque, de la main gauche, je tente de maintenir en équilibre une assiette de taboulé et un verre de vin, de la droite de moucher le nez de Junior, d'autant moins lorsque ledit Paul est responsable du département "ski et fixation" dans une assurance... En plus, sa femme, je veux bien, elle est extra mais est-ce qu'elle est aussi obligée d'être musclée, d'avoir la cuisse ferme, le sein haut et rebondi, hein, je vous le demande....

J'ai pas envie d'autre part parce que si d'aventure, je devais réellement "crocher" avec ces gens que je n'avais encore jamais croisés et dont je fais la connaissance entre la buanderie et le balcon "tellement spacieux, c'est super, le matin, la vue sur les Alpes" ou avant le coup d'oeil sur la salle de bain "là, on a mis une douche, c'est plus pratique que le bidet", ils viendraient juste encore allonger davantage la longue liste de ces gens que j'aime déjà et que je vois beaucoup trop rarement, à qui j'ai envie d'écrire mais qui ne recoivent jamais une ligne de ma part, que j'ai envie d'appeler mais qui doivent avoir, depuis le temps, oublié le son de ma voix....

Alors non, je le redis encore une fois, je n'aime pas les crémaillères : trop risqué. En revanche, j'aime bien les déménagements !

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 26 juin 2007

Quelle est la différence...

... entre un Yorkshire et un enfant ? Si j'en crois ma collègue de boulot, qui m'en a fait la démonstration avec "Tobi", un Yorkshire est capable de s'asseoir quand on en lui en donne l'ordre - "sit Tobi, sit" -, il sait même donner la patte.

Si j'en crois ce que je vois chez moi et autour de moi, un enfant, lui, n'est pas capable de s'asseoir même quand on hurle très fort "les haricots sont prêts".... ne parlons même pas de donner la main en guise de salutation : ou il court se cacher derrière la jupe de Maman ou il tente de cracher à la figure de son vis-à-vis.

Moralité : il semble plus simple d'éduquer un Yorkshire et si vous hésitez encore "enfant ou chien", prenez le chien : il mange ses croquettes et point n'est besoin de se soucier de l'équilibre alimentaire, le fabricant l'a fait pour vous; il suffit de le sortir trois fois par jour en vitesse, pas besoin de prendre un vélo, un casque, des jouets pour le sable; il dort chez une copine, dans un coin, pas besoin de prendre un doudou, un lit de voyage; il est propre très vite et pas besoin de lui changer les couches durant des mois, voire des années....

L'option "chien" n'a qu'un seul "défaut" : jamais, il ne mettra ses pattes autour de votre cou pour vous dire "je t'aime, tu sais" !

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 25 juin 2007

Lever l'ancre

J'habite dans un joli village, qui n'a d'autre prétention que son désir d'être une ville qui trône au sommet d'une douce colline. Pour y accéder, une route qui serpente à travers une petite forêt.

A mi-parcours, sur la gauche, sous un sapin, une terrine de fleurs...

Une terrine de fleurs pour symboliser l'endroit précis où un destin s'est arrêté, où celui d'un couple s'est modifié brutalement et définitivement...

Une terrine que cet homme et cette femme changent régulièrement, suspendant même une petite boule à une branche du sapin à l'approche des fêtes de Noël.

Je ne connais pas cet homme, je ne connais pas cette femme, à peine leur véhicule, arrêté parfois au bord de la route, pendant qu'ils marchent jusqu'au lieu de l'accident, des fleurs à la main. Je ne connais pas les détails de ce drame, je les devine, un peu.

Chaque matin, chaque soir, je passe devant ces fleurs, au volant de ma voiture... Et, de retour à la maison, je pense parfois à tous ceux qui ont "levé l'ancre" trop tôt...

Chaque matin, chaque soir, je passe devant ces fleurs... Et chaque matin, chaque soir, je pense à ma soeur, malgré les années qui passent...

dimanche 24 juin 2007

Le nerf de la guerre

Samedi, après la première manche de la Coupe de l'America, opposant le team Alinghi au team New Zealand, j'ai dit à notre jeune fille au pair (allemande), un brin de fierté dans la voix "la Suisse a gagné la première manche, c'est génial".

Sur ce, Mister me rappelle, un brin moqueur, qu'Alinghi n'a pas beaucoup de Suisses à son bord.

Silence.

Puis je lui demande en riant "peut-être, t'as raison, mais l'argent, il vient d'où ?"

vendredi 22 juin 2007

J'ai failli...

Après une demi journée de boulot (8h00 - 12h30), comme tous les vendredis, je me suis lancée à l'assaut du supermarché, histoire d'éviter de cultiver encore davantage mon agoraphobie le samedi, au milieu d'une foule qui ne sait pas s'il faut prendre trois ou quatre brochettes pour la grillade du soir et qui hésite devant le choix de yaourts, m'empêchant de prendre les flancs caramel....

  • Qui a choisi le caddy (chariot) qui roule de biais et dont la roue se bloque tout le temps ?
  • Qui a mal "conduit" son caddy et l'a propulsé dans les jambes d'une grand-mère, voulant la dépasser ?
  • Qui avait oublié sa liste de courses ?
  • Qui a choisi la file dans laquelle une cliente avait un produit non étiqueté, contraignant tout le monde à une longue attente ?
  • Qui a choisi la caisse qui s'est tout à coup bloquée, faute de papier dans la machine ?
  • Qui a cassé un oeuf en posant un peu "violemment" les courses dans la voiture ?

De retour peu après quatorze heures, après avoir rangé tout ce "bazar" dans les armoires, j'ai passé l'après-midi avec Junior.

Pour une fois, malgré une semaine de boulot assez chargée et pénible, j'ai été la mère "idéale" : je suis restée ferme mais pleine d'empathie, même quand Junior a piqué une crise, j'ai trouvé des solutions pour que tout se passe bien même lorsque son copain et lui voulaient mutuellement s'étrangler, j'ai écouté et joué, j'ai consolé, j'ai proposé des compromis pour que tout le monde se sente bien, j'ai été calme et.... osons, adéquate.

Et à 20h00, j'étais à la limite de me trouver juste exemplaire, vous savez "la mère qui d'ordinaire n'existe que dans les livres plein de sagesse écrits par des gens qui n'ont pas d'enfants ou dont les enfants ont 35 ans au moment de la rédaction et qui font culpabiliser tout parent normalement constitué".

Mais tout à coup, à 20h05, alors que Junior venait de faire pipi, de se laver les mains, les dents, là, j'ai craqué et ma main gauche s'est brutalement écrasée, une fois, sur sa fesse gauche ! Parce que mon système nerveux n'a pas supporté un 578e "NON", parce qu'il ne voulait pas mettre son pyjama, parce qu'il voulait lancer une voiture à la tête de son frère....

Il m'a hurlé un "je t'aime plus" et moi, je n'ai juste pas su quoi dire. J'ai bien essayé de me dire que "nobody's perfect" mais ça n'a pas bien marché....

J'ai failli être "mère parfaite" le temps d'une journée, j'ai finalement failli tout court.

jeudi 21 juin 2007

Sincèrement...

... vous aviez tous compris le pourquoi du comment du 2190 ?

Parce que Mister, lui, ce soir, m'a dit que... il n'avait rien pigé au titre ! Mais heureusement, le tartare et le vin étaient vraiment délicieux !

Finalement, ne rêvez pas, pour demain, pas de billet, je vais vous filer celui de Naruto, j'ai pas que ça à faire, moi ;-)

2190

Parce que t'es accro d'informatique, parce que ton flux rss te signale que Madame Poppins a publié un nouveau billet, parce que t'as lu tous les autres blogs, plus déjantés ou plus sérieux que le mien, parce que tu as juste un peu de temps entre deux séances, parce que ton collègue te barbe et que tu fais semblant de prendre des notes, parce que tu n'as pas envie d'attaquer le dossier suivant, pour toutes ces raisons et probablement encore bien d'autres, je sais que tôt ou tard, tu vas "passer par là".

Pour lire une petite tribulation, trois fois rien, juste un bref message. Qui a pour but, aujourd'hui, de te dire "merci".

Merci pour les rires, merci pour les échanges, merci pour le dialogue, merci pour la tendresse, merci pour les réconciliations, merci pour le soutien, merci pour la confiance, merci pour ta présence, merci pour ton écoute, merci pour ta compréhension, merci pour ton aide, merci pour tout ce qui a été et pour ce qui va encore venir (sauf les rides et la cellulite).

Et oui, j'aimerais te dire tout cela de vive voix mais que veux-tu, lorsqu'on est convoqué par un Conseiller d'Etat, on ne peut pas juste décliner "l'invitation", on s'y rend, même si ça "bousille" largement une soirée pourtant très attendue !

Parce que, faut bien l'avouer, aucun autre mec que toi ne m'a supportée aussi longtemps ! Merci, Mister, pour ces six ans de mariage !

mercredi 20 juin 2007

C'est bien mais....

Faire établir une carte d'identité suisse pour un enfant relève du parcours du combattant, notamment parce que la photo du Chérubin doit répondre à une multitude de critères, qui ont fait grincer des dents plus d'un d'entre nous, dont un papa helvète.

Ladite carte d'identité est ensuite valable trois ans. Junior en ayant quatre et demi, nous avons, il y a quelques semaines, lancé pour la deuxième fois depuis sa naissance l'opération "je prends une photo de mon enfant pas trop souriant mais un peu quand même, centrée et avec le regard dirigé exactement sur l'objectif, sans casquette et sans lunettes, le tout sur fond neutre".....

Malgré tous nos efforts, l'employée municipale a quand même émis des réserves, trouvant l'image pas assez nette et l'espace entre le haut de la tête et le bord un peu "juste"....

Nous avons fait fi de ses craintes, sachant que nous ne serions pas en mesure d'obtenir une meilleure photo même en y consacrant des pellicules entières et lui avons demandé d'envoyer tous les documents à la Berne fédérale en vue de l'obtention de la pièce tant convoitée.

Grand bien nous en a pris puisque nous l'avons reçue aujourd'hui. Et là, petit moment d'émotion pour "Papa-Maman" puisque nous avions, côte à côte, la première carte de Junior, réalisée alors qu'il avait deux mois et celle, toute "fraîche". Sur la première, un nourrisson "rose et jouflu", sur la seconde, un "grand" garçon à l'air malicieux.

Nous lui avons montré les deux; il les a scrutées et les a taxées d'un laconique "c'est bien". Puis il a recommencé sa phrase en disant "c'est bien mais moi, j'aime bien mieux mes cartes de Naruto" !


Junior, futur ninja ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 19 juin 2007

Vous pouvez répéter la question ?

Réflexion faite, je pense qu'il est faux d'affirmer que les contraires s'attirent. En effet, globalement, on peut diviser les gens en deux catégories : ceux qui sont "chats" et ceux qui sont "chiens". Dans le même ordre d'idées, il y a le buveur de café qui fronce le nez en voyant un aficionado de thé attendre que l'eau frémisse avant de la verser sur une petite boule remplie "d'herbes" (attention, l'eau ne doit pas bouillir, paraît-il).

Et ne parlons même pas des discussions parfois vives qui peuvent avoir lieu entre deux fanatiques d'informatique, l'un "pc", l'autre "mac".

Juste pour savoir si vous êtes "in" en matière de "oueb" : vous êtes "safari" ou ne jurez-vous que par "firefox" ?

Si vous ne comprenez même pas la question, venez ici que je vous embrasse : pour l'heure, je ne distingue ces deux "machins" que parce qu'en bas de mon écran, ils sont symbolisés par une icône différente, c'est dire si je n'y connais rien !

En revanche, je m'y connais dans l'art de faire un billet "pour rien" ! Mais promis, je vais prochainement "prendre le taureau par les cornes" (comprendra qui aura lu tous les liens) et étendre un peu ma culture informatique avec l'aide de gens bien informés !

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 18 juin 2007

Communiquer

Paraît que nous vivons à une époque formidable : le téléphone permet d'écouter de la musique téléchargée, licitement ou pas, sur un site internet, il prend des photos absolument "géniales" qu'on peut envoyer à la grand-mère (dans l'hypothèse où ladite grand-mère possède un appareil qui "lit" les cartes mms), les agendas électroniques s'envoient, par infrarouge, des messages qui peuvent aussi être synchronisés avec l'ordinateur, on peut savoir le temps qu'il fait à New York et trouver en trois clics des vues de la Place Rouge ou des tribulations sur ce qui rend un homme sexy; on peut "lever son mail" depuis la place de jeux et envoyer une réponse depuis le supermarché, toutes nos photos transitent par l'ordinateur, juste histoire d'enlever, avec un logiciel fabuleux, les yeux rouges du grand-oncle Albert et des rides à la tante Jacqueline....

Bref, aujourd'hui, le monde est méga-connecté, en portable et sans fil (du moins, il paraît). Connecté à tout, avec tout le monde, depuis partout, tout le temps, sans efforts.

Pourquoi alors la communication est-elle encore et toujours une chose si difficile ?

Je me demande si je ne vais pas me remettre à écrire des lettres : l'encre, le papier, le timbre, l'enveloppe, dans la boîte en bas de chez soi, le soir au retour du boulot, c'est quand même plus sympa et drôlement plus romantique !

A bientôt si vous le voulez bien,

samedi 16 juin 2007

Les contraires s'attirent

Il y a quelques années déjà, j'ai passé une semaine de vacances à Fredericton, capitale de la Province du Nouveau Brunswick, Canada.

Durant mon séjour, j'ai choisi d'aller au Palais de justice, histoire de pouvoir assister à une ou deux audiences : que voulez-vous, le virus du droit fait des "dégats" même pendant les vacances. Dans le même ordre d'idée, lors que mon séjour à Cuba, il y a dix ans, j'ai consacré beaucoup de temps à chercher le Code pénal, totalement introuvable dans toute la Havane...

Pour en revenir à Fredericton, je l'admets : j'y suis aussi allée parce que le bâtiment était bien chauffé : le Nouveau Brunswick, en décembre, c'est... polaire !

Cela a été un moment fort intéressant, notamment parce qu'il s'agissait de ma première (et à ce jour) unique expérience judiciaire du Common Law. En outre, j'ai alors constaté, au gré d'une audience choisie par hasard, que la justice pénale des mineurs est publique dans ce système, ce qui n'est pas le cas en Europe continentale.

A la fin de la journée, après quatre heures d'audience diverses, j'ai vu, à côté de la porte d'entrée - sortie, ce panneau :



J'ai trouvé un peu étrange d'interdire les confettis dans un endroit dans lequel étaient jugés des crimes, du plus "banal" au plus "atroce". Et je me suis renseignée, voulant savoir si cette interdiction avait pour origine une coutume de moi totalement inconnue, par exemple le fait de fêter un divorce enfin prononcé !

Alors, je sais bien que le nord n'a de sens que parce qu'il existe un sud, que le chaud évoque le froid, que la lumière et la nuit sont indissociables mais là, franchement, j'ai trouvé que les Canadiens avaient fait une utilisation très "poussée" du dicton populaire qui dit que les contraires s'attirent : la salle "des divorces" avait comme "voisine" directe la salle...... des mariages !

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 14 juin 2007

Je suis si maladroite

Lorsque la journée de boulot ressemble à un marathon, au cours duquel dossiers à traiter, coups de fils, collègues qui passent "juste pour une petite question" s'enchaînent dans une valse affolante, prévoir une réunion (pour une fois réellement nécessaire) peut relever de la quadrature du cercle.

Laquelle peut être résolue de trois (mauvaises) manières.

La première consiste à commencer sa journée de boulot beaucoup plus tôt mais pour moi, c'est juste mission impossible, d'une part en raison de mon caractère de "marmotte - oiseau de nuit", d'autre part parce que, travaillant dans un milieu essentiellement féminin, je serais seule à une réunion débutant avant 8h00 : aucune crèche n'ouvre à 6 heures du matin et tout le monde sait que 90% des enfants sont déposés à la crèche par maman.

La seconde implique de rester jusqu'à "tard dans la nuit", pour aligner une réunion après une journée entière de boulot : selon mon expérience, solution inefficace, sans parler à nouveau du fait que ni crèche ni nounou ne sont taillables ou corvéables à merci.

C'est donc à ce moment-là qu'il se trouve toujours quelqu'un de bien intentionné pour avoir la lumineuse idée "je commande un lunch et on traite les questions en suspens tout en mangeant".

Ca fait déjà un certain temps que je trouve que c'est une très mauvaise idée parce que
a) comment voulez-vous tourner une page de votre dossier lorsque vous tenez dans votre main une aile de poulet rôti ?
b) comment voulez-vous prendre dignement la parole lorsque vous avez dans la bouche un gros morceau de cake au citron ?
c) comment voulez-vous presser les touches de votre ordinateur pour votre "démo powerpoint" avec le bout des doigts encore gras d'avoir tenu le susmentionné poulet ?

Bref, pour ces raisons-là notamment, j'essaie, dans la mesure du possible, de ne pas bosser en mangeant ou de ne pas manger en bossant.

Et ce midi, j'ai décidé que cette "solution" serait définitivement rayée de la liste des possibilités de "désengorgement d'un agenda overbooké", lorsque, tentant d'ouvrir l'abricot prévu en guise de dessert, j'ai vu, le fruit cédant soudainement sous la pression de mes doigts, le noyau voler par dessus la table et atterir.... dans le décolleté de ma voisine !

Tiens, j'aurais dû emporter le noyau : j'aurais pu vous mettre une photo !

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 13 juin 2007

Une subtile différence

Depuis environ deux mois, Junior (quatre ans et demi) ne veut plus faire la sieste. Ce qui, du point de vue d'un pédiatre, ne constitue pas un drame mais bien au contraire la suite logique d'un développement normal, alors que selon ma vision de mère, c'est un réel "drame" : je veux avoir "congé" deux heures après le repas de midi !

Ainsi, comme je tiens quand même beaucoup à ma quiétude, après avoir couché Mini, je cajole - menace - supplie (à choix, selon les jours) Junior jusqu'à ce qu'il aille se coucher un petit moment, dans le lit de "Papa & Maman" pour écouter une histoire.

Parfois, le seul fait de rester couchée à côté de lui, ce qui l'oblige à rester un tout petit peu tranquille, permet à Morphée d'ouvrir ses bras, "à l'insu du plein gré" de Junior.

Sauf qu'aujourd'hui, lui n'a pas du tout succombé au sommeil : pendant que le Petit Prince tournait dans le lecteur, c'est moi qui ai glissé vers un sommeil si agréable. Et alors que j'étais sur le point de m'endormir profondément, Junior m'a secouée en me disant "eh, Maman, réveille-toi, t'es grande, toi, t'es plus obligée de faire la sieste".

C'est vrai, mon chéri, je ne suis plus obligée mais diantre, qu'est-ce que j'aurais eu envie.... si seulement tu m'avais laissée tranquille !

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 12 juin 2007

Une lumière au fond du couloir

Internet, c'est, paraît-il, potentiellement au moins deux milliards de lecteurs. Ouais, qu'y disent parce qu'en réalité, il n'y a pas de moyen plus efficace pour être totalement "seul" : devant l'avalanche de sites, on se perd davantage à chaque "clic", on s'égare, on s'énerve et on finit par renoncer. La bibliothèque du quartier, avec ses ouvrages référencés sur fiches cartonnées, est finalement un bienfait pour qui n'a pas été génétiquement trafiqué in utero déjà et pour qui ne distingue pas instinctivement un "logiciel" d'un "progiciel" (paraît que ce n'est pas la même chose).

Ainsi, ou l'ordinateur rendant l'âme ou le "surfeur" jetant la souris comme d'autres l'éponge, pour s'en laver les mains, il était probable que certaines merveilles restent à jamais dans l'immensité infinie du net, connues seulement de happy few bienheureux.

Et pourtant, je pressentais, je supposais, je supputais, que dis-je, je sentais, je savais même que the texte, vous savez, le "machin" qui, après une minute de lecture vous donne envie de presser la touche "effacer mon blog, je me paie trop la honte, là", existait.

Et je l'ai trouvé ! En fait, je les ai trouvés (c'est dire mon chagrin, ma ruine, ma déchéance : non pas que j'aie envisagé une seule seconde être seule à écrire mais que je trouverais de telles perles, ça, non, mon ego, mon alter ego, mon autre moi et mon sur-moi ne voulaient même pas l'envisager).

N'en déplaise à ma fierté, j'ai envie de vous faire "naviguer" vers ces liens, pour l'émotion, pour la surprise de la chute , pour l'originalité, pour la douceur, pour le délire.

Bonne lecture!

Dites, vous reviendrez me "voir" après, hein... Tiens, c'est quoi, cet écho... Allo ? Oh....Oh....

End of transmission ! Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip

lundi 11 juin 2007

Je suis "maniaque"

Je suis "maniaque" et j'assume. Mais ça ne "paie" pas, ni d'être maniaque ni d'assumer.

Dans la chambre des enfants, il y a
- deux étagères pour les livres, une pour chaque enfant,
- les boîtes contenant les rails,
- la boîte pour les wagons,
- la boîte contenant les petites voitures,
- la caisse pour les "instruments" de musique,
- la caisse pour les peluches,
- les caisses pour les legos,
- la caisse pour les playmobils.

Bref, chaque chose à sa place, le soir, quand les enfants vont au lit. Et, surtout, plus rien nul part ailleurs dans l'appartement : pas de xylophone qui traîne au salon, pas de petite voiture sous mon oreiller, pas de rail de train sous la table de la cuisine.

Tout cela parce que je voulais éviter exactement ce qu'il m'est arrivé hier soir et qui m'a valu des heures de rangement, d'abord complétement seule puis, de temps en temps, avec l'aide de Junior, aide toute relative en soi et guère favorisée par la propension très nette de Mini à ressortir de la caisse ce qui vient d'être rangé.

Bref, ce que je craignais et qui a motivé durant quatre ans des plombes de rangements est arrivé. Hier soir.

Dans la nuit, réveillée par un besoin naturel (pas de ceux qui font que je "chatouille" Mister...), je me lève, à moitié dans les choux, rageant de n'avoir une vessie d'homme....

Je traverse l'appartement sans allumer la lumière : bien que blonde, je sais trouver le chemin des toilettes dans la nuit la plus complète.

La main sur la poignée de la salle de bain, alors que je me réjouissais déjà de retrouver la tiédeur des draps, le drame est arrivé.

Mon pied gauche s'est écrasé avec toute la lourdeur dont je suis capable sur un tout petit wagon qui traînait juste devant la porte ! J'ai eu très envie de jurer et seul mon état proche du coma m'a empêché de lâcher un très sonore...... gros mot !

Ce matin, deux hématomes sous le pied gauche et une très sérieuse envie de "confisquer" ces machins qui sont capables de vous faire hurler, de douleur, en pleine nuit !

Franchement, il y a des jours où j'aime mes enfants plus que d'autres !

A bientôt si vous le voulez bien,

dimanche 10 juin 2007

Blues ou fatalisme

Le dimanche soir, après avoir couché les enfants surexcités par les différentes activités de la journée, je clique en principe sur"publier le message", pour mettre "on line" le texte que vous lirez le lundi matin, généralement vers neuf heures ou vers seize heures si j'en crois mon outil stat'.

Mais ce soir, après avoir avalé des mètres cubes de poussière", inhalé tout autant de gaz d'échappement, après avoir pris un coup de soleil monstrueux sur le nez et sur le front, devant la corbeille archi-pleine de linge à repasser, après un coup d'oeil sur mon agenda (la semaine s'annonce plus que chargée), j'ai juste le cerveau en vrac et pas une seule idée un tant soit peu "intelligente" à distiller. Rien, même pas un super test à vous proposer...

J'appelle ça le blues du dimanche soir... Et vous, là, tout de suite, au moment où vous lisez ces lignes, vous vous sentez comment ?

Avez-vous aussi le blues du dimanche soir ou souffrez-vous davantage du fatalisme du lundi ?

samedi 9 juin 2007

Et tout à coup...

Je me suis assise sur le siège passager en maugréant "assister, c'est être complice alors que c'est inutilement polluant". En route, j'ai continué à pester "c'est pas parce qu'on veut prévoir une activité avec nos enfants ce samedi matin qu'on doit choisir ça", pour terminer mon laïus par un "ouais, y a quand même des jours où je me dis que les mères qui ont des filles ont de la chance".

Je suis descendue de la voiture le regard "mauvais".

Et tout à coup, j'ai été happée dans un monde de poussière, de bruit assourdissant, de chaleur. Ca sentait la sueur, l'essence, ça embaumait la testostérone à plein nez...

Autour de moi, que des hommes en pantalons en cuir, bottes montantes en cuir également, le torse nu, les pectoraux saillants, les cheveux ébouriffés par le port du casque, la nuque mouillée, commentant leur course ou se préparant pour prendre le départ de la prochaine manche, affairés autour de leurs motos.


Les filles, je l'avoue, j'ai "frémi" en les regardant enfourcher leurs destriers de fer et d'acier et je ne les ai pas quittés des yeux durant toute la course... Un comble pour moi qui n'aime même pas les voitures !

Alors que je tape ce billet, j'entends passer une ambulance : elle ne peut venir que du moto-cross qui se déroule à quelques kilomètres de chez moi.... La prochaine fois, j'irai assister aux Championnats du monde de natation : là, les mecs sont aussi ruisselants, ils ont aussi les pectoraux saillants, outre qu'ils sont encore davantage dévêtus... sans le moindre risque, sauf pour mon rythme cardiaque !

A bientôt si vous le voulez bien,

vendredi 8 juin 2007

Brève de bureau 1

Partant de l'hypothèse (plus que plausible) que mes lecteurs juristes / avocats ne se comptent même pas sur les doigts d'une main et que mes "envolées juridiques" présentent un intérêt surtout pour moi, mon autre moi, mon alter ego et mon sur-moi, j'ai décidé de consacrer une série de billets, intitulée "brève de bureau", à une disposition légale en rapport direct avec la "vie de tous les jours au bureau", que ce "bureau" soit celui d'un comptable, d'une chimiste ou encore d'une secrétaire.

Ainsi, j'aborderai en particulier différentes questions en rapport avec le licenciement, la réglementation protégeant la femme enceinte, le travail du week-end, le certificat de travail ou encore le travail et les heures supplémentaires, autant de sujets qui découlent de ma pratique quotidienne.

Et pour "inaugurer" ces brèves, j'ai choisi un sujet "typiquement féminin" : l'allaitement. Esprits lubriques, passez votre chemin, je ne vais pas vous entretenir de seins mais des saintes dispositions supposées permettre à toute femme de poursuivre un allaitement serein et "en conformité" avec les recommandations de l'OMS à la fin de son congé-maternité.

Le législateur suisse annonce son intention d'accorder une protection particulière aux femmes enceintes et allaitantes à l'art. 35 de la loi sur le travail (LTr), qui prévoit en particulier à l'alinéa premier que l’employeur doit occuper les femmes enceintes et les mères qui allaitent de telle sorte que leur santé et la santé de l’enfant ne soient pas compromises et aménager leurs conditions de travail en conséquence.

Cette déclaration est précisée par l'article 60 al. 2 OLT1, selon lequel au cours de la première année de la vie de l’enfant:
a. l’intégralité du temps consacré à l’allaitement est réputée temps de travail lorsque la travailleuse allaite son enfant dans l’entreprise;
b. la moitié du temps consacré à l’allaitement est réputée temps de travail lorsque la travailleuse quitte son lieu de travail pour allaiter;
c. aucun rattrapage, ni antérieur, ni ultérieur, n’est dû pour la seconde moitié du temps consacré à l’allaitement, qui n’est pas non plus imputée sur d’autres périodes de repos ou de repos compensatoire légales
.

Mon expérience professionnelle, même si restreinte en la matière, me permet d'affirmer qu'il est sans grand intérêt de commenter longuement l'art. 60 al. 2 lit b et c OLT1 : à l'heure actuelle, plus aucune femme n'est en mesure de retrouver son enfant pour l'allaiter, ceci pour différentes raisons pratiques tenant notamment aux réglements des crèches ou à la durée du trajet entre le lieu de travail et le lieu de résidence de l'enfant.

En revanche, je pense qu'il est important de préciser un peu l'art. 60 al. 2 lit a OLT1. En effet, si l'on voit mal une mère retrouver son enfant pour l'allaiter, on voit encore plus mal un enfant être amené sur le lieu de travail. Par conséquent, il est primordial de lire cette disposition à la lumière du "progrès" : j'ai nommé cet engin romantique qu'est le tire-lait.

A mon avis, son utilisation doit clairement être assimilée à un allaitement "dans l'entreprise". Ceci notamment parce que la femme se trouve effectivement sur son lieu de travail et qu'elle reste à la disposition de l'employeur, le sein et le tire-lait pouvant être rangés rapidement en cas de nécessité. Finalement parce qu'une séance "d'extraction" dure généralement moins longtemps qu'une réelle tétée, ce qui constitue un avantage indéniable pour l'employeur.

J'attire encore l'attention sur le fait que le droit suisse accorde cette protection à la femme allaitante au cours de la première année de la vie de l'enfant, même si certains employeurs peu empathiques affirment que la reprise de l'activité professionnelle après le congé-maternité met fin à toute forme de "privilège".

Ainsi, femmes d'Helvétie, ne culpabilisez plus lorsque vous enclencherez votre tire-lait, électrique si vous êtes adeptes de l'efficacité, manuel si vous avez hérité de celui de votre grand-mère : il est légalement prévu que ce temps soit considéré comme "de travail".

Toute femme qui a utilisé un tel engin sait que c'est en effet une forme de "boulot" de s'astreindre à cet exercice, surtout lorsque, comme moi, c'est assise sur les toilettes, mon bureau de l'époque ne fermant pas à clé, qu'on utilise cette "pompe"...

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 7 juin 2007

La protection des mineurs (1ère partie)

J'ai parlé, dans ce bref billet, de la colère et de la tristesse ressenties lorsque j'ai appris que la violence intrafamiliale constituait la première cause de mortalité des femmes entre 16 et 44 ans.

Pour moi, qui dit "femme victime de violence" dit aussi souvent "enfants victimes de violence", même si la violence à l'encontre de mineurs n'est, et de loin, pas l'apanage des pères - maris - concubins.

Et j'ai pensé à cette disposition légale qui a pour objectif justement de protéger les mineurs : même s'ils ne sont pas toujours eux-mêmes directement victimes des coups, leur développement peut être grandement menacé par la présence d'un mari - père - concubin maltraitant à l'égard de leur mère, cette forme de maltraitance psychique pouvant se révéler tout aussi dévastatrice que le "langage" des poings.

Certes, la disposition que je vais commenter est cantonale (Vaud); certes, elle est imparfaite mais elle a au moins le mérite d'exister, même si son application reste "difficile" (c'est le moins qu'on puisse dire), non pas parce que la "construction légale" est boiteuse mais principalement parce que les moyens financiers accordés par les politiques sont largement insuffisants. A cela s'ajoute une autre problématique, à savoir l'important déficit d'image dont souffre - commentaire qui n'engage que moi - l'autorité chargée de la gestion de ces signalements.

L'art. 26 de la loi sur la protection des mineurs (LProMin) prévoit que

1. Toute personne peut signaler au département la situation d'un mineur en danger dans son développement. Sous réserve des alinéas 2 et 3, elle peut également la signaler à l'autorité tutélaire.

2. Toute personne qui, dans le cadre de l'exercice d'une profession, d'une charge ou d'une fonction en relation avec les mineurs, qu'elle soit exercée à titre principal, accessoire ou auxiliaire, a connaissance d'une situation d'un mineur en danger dans son développement pouvant justifier l'intervention du département, a le devoir de la lui signaler.

3. Sont notamment astreints à cette obligation les membres des autorités judiciaires, scolaires et ecclésiastiques, les professionnels de la santé et les membres du corps enseignant, les intervenants dans le domaine du sport, les préfets, les municipalités, les fonctionnaires de police et les travailleurs sociaux, les éducateurs, les psychologues scolaires, les psychomotriciens et les logopédistes.

4. L'auteur du signalement est informé de la suite donnée à sa démarche de manière appropriée.

5. Pour les situations relevant d'une atteinte à l'intégrité physique, psychique et sexuelle, les personnes mentionnées à l'alinéa 1 peuvent les dénoncer à l'autorité pénale. Les personnes mentionnées aux alinéas 2 et 3 peuvent aussi le faire, en sus de leur obligation de signaler au département
.

Alinéa premier
L'art. 26 al. 1 LProMin indique que toute personne peut signaler au département (en l'espèce au service de protection de la jeunesse, le SPJ) la situation d'un mineur en danger. Cet alinéa constitue la base légale permettant à Monsieur et Madame Tout le Monde de ne plus détourner le regard lorsqu'ils se rendent compte que l'enfant de la voisine "est en danger".

Les personnes dont l'activité n'a pas de rapport avec les mineurs - Monsieur et Madame Tout le Monde - ont le choix de l'autorité à laquelle elles vont signaler la situation : soit le département, en l'espèce le SPJ ou l'autorité tutélaire, à savoir, dans le canton de Vaud, le juge de paix (art. 110 loi sur l'organisation judiciaire, LOJV).

J'attire l'attention sur la formulation "pouvoir" et non "devoir", obligation faite uniquement aux personnes citées à l'alinéa 2.

Deuxième alinéa
Les personnes qui travaillent, de près ou de loin, avec des mineurs, ont l'obligation de signaler une telle situation au SPJ. Cette obligation est indépendante
- du taux d'activité (temps partiel ou temps complet)
- du caractère de l'activité (travail avec des mineurs de façon principale ou uniquement accessoire).

Troisième alinéa
L'art. 26 al. 3 LProMin explicite le champ d'application personnel de l'alinéa précédent, en dressant une liste exemplative des personnes soumises à l'obligation de signalement. Il s'agit notamment des "membres des autorités judiciaires, scolaires", ce qui ne constitue pas une véritable "surprise" puisque l'on ne saurait imaginer un système légal qui ne soumette pas ses agents à des obligations strictes lorsqu'il s'agit de mineurs; il me semble également "logique" d'imposer cette même obligation aux enseignants, ceux-ci occupant souvent une position privilégiée auprès des mineurs, tant au niveau qualitatif que quantitatif.

L'on peut être en revanche un peu "surpris" de trouver là également "les intervenants dans le domaine du sport" par exemple. Toutefois, il est cohérent de les englober dans l'obligation de signalement dans la mesure où le sport peut occuper une place importante dans la vie d'un mineur, qui ressentira le besoin de faire part de ce qu'il vit à une personne extérieure à sa famille et disposant de sa confiance.

Puisqu'il ne s'agit pas d'une énumératin exhaustive, les autres personnes qui tombent sous le coup de l'art. 26 al. 3 LProMin peuvent être notamment les collaborateurs d'une crèche, les intervenants d'un mouvement scout.

Les personnes soumises à l'obligation de signalement n'ont pas le choix de l'autorité à laquelle elles vont transmettre les constats faits : elles doivent s'adresser au SPJ. Cette obligation respectée, elles sont libres de porter à la connaissance de l'autorité pénale les mêmes faits lorsqu'elles estiment que le mineur est victime d'une atteinte à l'intégrité physique, psychique ou sexuelle (art. 26 al. 5 LProMin), ceci notamment parce que la finalité d'une autorité pénale et d'un service comme le SPJ n'est pas la même : les autorités pénales doivent poursuivre, lorsque nécessaire, les auteurs des maltraitance, tandis que le SPJ doit viser en premier lieu la prise en charge du mineur et la systémique familiale lorsque cela s'avère encore possible.

J'aimerais juste ici donner un exemple, ceci afin d'illustrer le fait que tout mineur en danger dans son développement n'est pas forcément victime d'une atteinte à l'intégrité physique, psychique ou sexuelle (alinéa 5). Il se peut que la voisine constate qu'une jeune fille maigrit de mois en mois et elle s'interroge sur cette perte de poids progressive; elle finit par soupçonner que cette adolescente souffre d'anorexie. Il est fréquent que cette pathologie soit "niée", involontairement, par le reste de la famille, qui ne voit pas la détresse dans laquelle se trouve l'un de ses membres. Les parents ne sont pas "de leur plein gré" maltraitants, ils ne souhaitent pas faire du mal à leur fille, ils ne voient tout simplement pas qu'elle est en danger de mort. Dans un tel cas, il n'y a pas de raison de poursuivre pénalement les parents; en revanche, il est essentiel que la jeune fille et sa famille puissent être pris en charge, aidés et soutenus. Rôle dévolu au SPJ et ses intervenants.

La centralisation auprès d'une même autorité de tous les signalements réalisés par des "professionnels du monde des mineurs" se justifie par le fait qu'elle assure une plus grande cohérence, elle évite des doubles prises en charge ou, au contraire, des malentendus découlant de ce que chaque autorité estime que l'autre est compétente et va intervenir.

Quatrième alinéa
L'information transmise à la personne qui signale n'est évidemment pas détaillée mais il importe, en particulier lorsque l'intervenant est amené à côtoyer le mineur, par exemple à l'école ou dans le cadre d'une activité sportive, qu'il puisse être informé de l'évolution et des mesures prévues de façon générale, ce qui peut lui permettre également d'être plus adéquat dans ses contacts avec le mineur.

Cinquième alinéa
J'ai déjà mentionné la problématique de la saisie de l'autorité pénale et n'y reviendrai par conséquent pas.

Dans un proche avenir, j'ajouterai plusieurs précisions à ce que je viens d'exposer; en effet, il importe de se pencher encore sur différentes questions, comme
- que signifie "mise en danger",
- dans quel type de situation le SPJ peut-il être saisi,
- qui est chargé du signalement : est-ce l'enseignant qui a fait des constats ou est-ce sa hiérarchie,
- les parents sont-ils ou non informés du signalement,
- quelles peuvent être les conséquences en cas de non respect de l'obligation de signalement,
- quel rapport entre le Code pénal (protégeant le secret professionnel) et la LProMin,
etc.

Je terminerai donc ici mes brouillonnes tribulations, la lecture de ce billet vous ayant déjà détourné suffisamment longtemps de vos occupations : allez, quittez mon blog, faute de quoi votre entourage s'estimera maltraité par ma "faute".

A bientôt si vous le voulez bien,

C'est "out"

Tentant un small talk allant au-delà de la météo, au bureau, j'ai appris que le test de QI, "c'est totalement out" et qu'aujourd'hui, ce qui compte, c'est "le quotient émotionnel" (QE).

Je vous épargne une recherche sur "google" : vous trouverez des tests "très sérieux" ici ou encore .

Une chose est certaine : mon avenir est bien sombre, mon QI étant celui d'une huître et mon QE très loin de la perle !

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 6 juin 2007

John Keynes

John Maynard Keynes est (paraît-il) un économiste brillant, dont les théories restent, logiquement, inaccessibles à mon esprit de blonde et à celui de Junior, non pas qu'il soit blond mais tout simplement parce qu'il a quatre ans et des poussières (lui a au moins une "excuse", la jeunesse étant un "défaut" dont on guérit tous les jours un petit peu).

Ce soir, dans la voiture, Junior m'a cité toutes les choses qu'il aimerait que je lui achète. La liste étant fort longue, j'ai tenté de lui expliquer que les achats de la famille étaient dictés non seulement par la volonté de Papa-Maman mais également par la nécessité de conserver suffisamment d'argent pour des "choses" très importantes, telles que nourriture, habits, visites chez le médecin etc.

Sur ce, mon fiston, imaginatif, ne s'est pas laissé démonter : il m'a dit qu'il voulait avoir un "cochon" dans lequel mettre de l'argent.

Je reprends, avec patience, que l'argent, on n'en a finalement pas tant que ça et que celui qu'il pourrait mettre dans la tirelire serait une denrée rare. Il écoute patiemment mon explication et me dit très gentiment "c'est pas grave, Maman, tu me donnes juste l'argent que t'as plus besoin" !

Vu ainsi, mon petit homme, je crains que ton cochon ne reste très longtemps rempli.... d'air et d'espoir !

A bientôt si vous le voulez bien,

La scène de ménage

La scène de ménage "classique", c'est Monsieur et Madame qui commencent à parler d'un sujet qui les préoccupe (en réalité, le sujet ne préoccupe que l'un d'eux et l'autre s'en fout mais n'a pas moyen d'échapper à la discussion), d'abord avec calme et retenue, entre "adultes" qui savent qu'il faut formuler en "je" et éviter les phrases accusatrices. Comment ça, on sent la page dix-sept d'un manuel publié chez "Editions Mystico-Karma" ? Mais non, voyons, pas du tout ;-)

Ensuite, le ton monte parce que forcément, "comment peux-tu être de si mauvaise foi ?", ce qui se traduit par une forte envie de jeter par terre une pile d'assiette, l'apogée étant un protagoniste qui quitte la table et une porte qui claque, tandis que l'autre hurle "on-avait-dit-jamais-devant-les-enfants". Lesdits enfants en profitant pour vider le rouleau de papier toilette dans la cuvette ou faire un lancé comparatif de petits pois à travers la cuisine.

Mais il existe une variante à cette scène assez "sonore" : la scène de ménage "flash", qui se joue en deux phrases, trois regards et qui se termine par un soupir qui en dit long. Le tout presque à l'insu des autres personnes présentes.

Et c'est un de ces instants qui s'est déroulé hier soir chez les Poppins.

Imaginez : autour de la table, en train de manger des "rondes" (plat typiquement suisse, à savoir des pommes de terre, du fromage et de la salade), Mister, Madame, Junior, Mini et Belle-Maman. Dont le portable se met à sonner. Le temps d'accéder à son sac à main, la sonnerie avait cessé (forcément, BM est une femme et possède donc un sac de dame, contenant plein de choses inutiles, ce qui rend une recherche rapide d'un quelconque objet impossible).

La technique moderne lui permettant toutefois de savoir qui avait été à l'origine de l'appel, elle appuie sur une simple touche "appel en absence" et là, hop, miracle de la technologie, elle entame une conversation. Assise à table, pendant que Mister, Madame, Junior et Mini continuent leur repas.

Nullement troublés par cette discussion téléphonique, Junior et Mini babillent, racontent, expliquent moult choses "intéressantes", le tout sous les injonctions pressantes de Madame "allez, mon chéri, arrête de jouer avec ton morceau de fromage et mange", "s'il te plaît, mon amour, tu ne mets pas ta pomme de terre dans ton verre d'eau". Ce qui a eu évidemment comme résultat un "non" sonore de la part de Junior et un "couinement" encore plus bruyant de la part de Mini (qui, du haut de ses 24 mois, articule clairement deux "mots", "Mama" et "couinements divers à volume sonore variable").

Ce qui devait arriver arriva : Mister a vertement repris les enfants en leur demandant de baisser la voix, leur grand-mère étant au téléphone.

Et ce qui devait arriver arriva : Madame s'est fâchée parce que selon elle, ce n'est pas à la tablée de parler moins fort (encore que, sur le principe, elle serait ravie que ses enfants mangent en silence) mais à la personne au bout de la cornette de quitter la pièce, en particulier à l'ère et du portable et du sans fil.

Finalement, ce qui devait arriver arriva : Mister s'est fâché, en une phrase et deux regards contre Madame et contre les enfants, Madame s'est fâchée contre Mister en deux phrases et un regard et.... les enfants ont hurlé de plus belle.

Heureusement, cela n'a pas entamé le plaisir de BM à converser !

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 5 juin 2007

Après le test de "QI"...

Le dernier en date, je l'ai fait non pas au gré d'une insomnie mais après avoir "butiné" de blog en blog. Et il en va des tests "psycho" comme de mon horoscope : j'y crois quand le résultat est positif. Et là, c'est bingo : je suis une maman cool !

Tiens, je vais dire ça à Junior, qui me réclame une demi-heure supplémentaire de télévision : c'est..... non quand même !

A bientôt si vous le voulez bien (avec le résultat de "votre" test, hein, je suis et reste curieuse),

lundi 4 juin 2007

Le small talk

Dans la vie, privée ou professionnelle, nous passons toutes et tous, je crois, beaucoup de temps à pratiquer une ou des formes de "small talk", que ce soit avec la voisine ("tiens, la commune va de nouveau faire des travaux derrière la maison"), avec notre collègue de bureau ("alors, ces vacances, ça s'est bien passé ?"), avec notre conjoint ("finalement, ce logiciel, tu le trouves bien ou pas ?").

Et ce small talk s'exprime très souvent durant des temps "morts", dans l'ascenceur, sur le parking, à la caisse du supermarché ou encore avant des réunions, quand les différents protagonistes se retrouvent devant la machine à café ou devant le lavabo, en sortant des toilettes.

Ces conversations anodines, je ne les affectionne pas particulièrement, d'une part parce que je ne possède pas un don particulier pour poser des questions ou raconter des choses adéquates au bon moment (sauf à la voisine, qui adore les prévisions météo), d'autre part parce que je ne sais pas répondre avec doigté à ces questions.

D'ailleurs, j'ai fait, avant la réunion du jour, une "belle" démonstration de mon incapacité à dialoguer de façon légère. Une participante arrive, je lui offre un café comme il se doit puisque la rencontre avait lieu dans "mes" locaux et pendant que le breuvage coulait dans la petite tasse, elle me demande d'un ton très joyeux "alors, comment va votre petite fille ?".

Je lui réponds "je ne sais pas, je suis mère de deux garçons".

Evidemment, elle a préféré ajouter du sucre à son café et la conversation a pris fin "brutalement". Elle a été gênée et moi, énervée, non pas par sa question mais parce que je n'ai pas su la mettre à l'aise et poursuivre la conversation "l'air de rien". Parce que, finalement, après des années de boulot, j'ai fini par comprendre toute l'importance de ces échanges, toute la nécessité de savoir si un tel aime le violon ou pratique le vélo avec assiduité, si un tel a un chien ou un cor au pied gauche....

Tiens, d'ailleurs, j'y pense à l'instant : c'est avec elle que j'ai eu le plus de peine à communiquer également durant la séance. Hasard ?

Et vous, vous savez parler de tout et de rien mais toujours avec "esprit" ?

L'habit

Le dicton dit que "l'habit ne fait pas le moine". N'empêche : j'ai testé différentes "tenues" depuis que j'ai quitté les bancs de la fac et force est de reconnaître que bon nombre de gens s'arrêtent quand même à l'apparence vestimentaire pour évaluer la pertinence des propos tenus. En d'autres termes, il vaut mieux dire des âneries avec une robe et un brushing qu'en jeans et décoiffée....

Cet après-midi, "grande messe" au bureau dans un domaine qui me tient à coeur. Lors de la dernière réunion à ce sujet, tout le monde (ou presque) avait davantage tenu compte de l'opinion de mon confrère "costume-trois-pièces-cravate-souliers-vernis" que de la mienne. Bon, faut avouer, j'étais vêtue d'un truc pas très "avocat-fashion"...

Aujourd'hui, je porte un chemisier blanc des plus raffinés, une jupe et des souliers à talons; j'ai même pris le temps de me coiffer "correctement" : vous pensez qu'on va m'écouter ?

Et vous, choisissez-vous aussi vos tenues en fonction de l'agenda professionnel ?

samedi 2 juin 2007

La Tour Eiffel

La Tour Eiffel, c'est un peu comme le Manneken Pis, tout le monde connaît. Sauf que pour scruter le petit bonhomme sous tous ses angles, il faut faire environ 15 pas (et encore : quand les Japonais sont repartis, le nombre de pas se réduit à 8 maximum), alors que pour profiter de la vue que confère la Tour Eiffel, 1665 marches doivent être "escaladées".

Et dire qu'avec mon nouveau stepper, ce soir, il m'a fallu 20 minutes pour monter 930 marches seulement ! Et ceci en suant et en grognant contre mon manque de condition physique, le tout sous le regard interrogateur de Junior et Mini.

Mon seul plaisir ? Prouver à Mister qu'il a tort : il avait parié que je n'utiliserais jamais ce stepper ! C'est chose faite ! En revanche, je ne jurerais pas que je recommencerai demain !

Et vous, vos bonnes résolutions, elles tiennent combien de temps ?