lundi 30 juillet 2007

Le tableau noir

"Donne-moi ta main et prends la mienne
La cloche a sonné ça signifie
La rue est à nous que la joie vienne
Mais oui Mais oui l'école est finie"
chantait Sheila.

Mais le tableau noir reste là, lui.

Et il vous est ouvert pour laisser des messages de la plus haute importance, genre "à donner contre bons soins deux chatons pas propres du tout, odeur infecte garantie", "qui viendrait arroser mes plantes vertes du 6 au 15 août ?", "help, qui a un truc contre les coups de soleil ?" ou carrément "moi, ma vie, mon oeuvre", voire "considérations métaphysiques depuis la réception de Trucomolino-Plage avant l'heure de l'apéro" et "qui peut m'aider, j'ai les jambes poilues comme un yéti et j'ai un rencart à 20h30, que faire ?".

Pour ceux qui cherchent des occupations plus "intellos", vous trouverez ici un quizz trépidant de mon cru, limite impossible si vous n'êtes pas helvètes depuis 17 générations ! Allez-vous relever le défi ?

Au plaisir de lire vos tribulations, à bientôt si vous le voulez bien,

La Suisse en solutions

Si vous n'avez pas encore joué au "quizz-qui-rend-intelligent", vous n'allez pas simplement lire les réponses ! Commencez donc ICI. Puis revenez pour "corriger" ! Attention, ce billet est fermé aux commentaires, à laisser sur cuk ou sur le tableau noir !

1. En 2005, la Suisse comptait 7 mio 459 mille habitants.

2. La Suisse est composée de 26 cantons.

3. Les langues nationales sont au nombre de quatre : le français, l'allemand, l'italien et le romanche; on compte trois langues officielles : le français, l'allemand et l'italien.

4. Dans le canton du Jura, la fête de la St-Martin marquait traditionnellement la fin des travaux des champs; elle a lieu le deuxième week-end du mois de novembre et est placée sous le signe du cochon, dont l'abattage est devenu prétexte à des repas "sans fin" mais pas sans faim !

5. Parmi les nombreux écrivains suisses, citons par exemple Jacques-Etienne Bovard, Philippe Jaccottet, Anne-Lise Grobéty, Yvette Z'Graggen, Anne Cunéo, Friedrich Dürrenmatt, S. Corinna Bille, Maurice Chappaz, Jacques Chessex, Jean-Pierre Monnier, Martin Suter ou encore Georges Haldas. Si vous voulez en savoir plus, cliquez ici, vous trouverez plein d'autres noms d'auteurs.

6. Parmi les sportifs suisses, citons Stéphane Lambiel, Stéphane Chapuisat, Roger Federer, Didier Cuche, Etienne Dagon, Martina Hingis, Laurent Bourgnon ou encore Oscar Camenzind. Bon, ok, je vous propose moins de sportifs que d'écrivains : déduisez-en que ma collection de livres est supérieure à ma collection de maillots de sport !

7. Mme Anne-Marie Huber-Hotz est la Chancelière de la Confédération.

8. Le trajet en train de Bâle à Genève prend environ 2h45, parfois même sans aucun changement.

9. Le chef-lieu du Tessin est Bellinzone.

10. Le plus grand lac entièrement suisse est celui de Neuchâtel.

11. Parmi les fromages suisses, citons l'Appenzeller (si vous cliquez sur le lien, attention à la musique !), le Sbrinz et le Gruyère.

12. La région qui vient d'être classée dans le patrimoine mondiale de l'UNESCO est celle du Lavaux (canton de Vaud).

13. Le législatif fédéral est l'Assemblée fédérale (Parlement), composée du Conseil National (représentant le peuple suisse) et le Conseil des Etats (représentant les cantons suisses). L'exécutif fédéral est le Conseil fédéral, appelé parfois, à tort ou à raison, le Conseil des sept sages. La plus haute instance judiciaire de Suisse est le Tribunal fédéral (Lausanne et Lucerne).

14. Une panosse est une serpillère, tout simplement !

15. Le lac des Quatre Cantons est entouré par les cantons de Uri, Schwytz, Unterwald et Lucerne.

16. La Fée verte est l'absinthe, fabriquée au Val de Travers (canton de Neuchâtel) et interdite jusqu'en 2005 par le biais d'un article constitutionnel.

17. Les cantons suisses officiellement bilingues sont Berne, Fribourg et Valais. Le canton des Grisons est trilingue (allemand, italien et romanche) !

18. Le "Röstigraben" (Graben = fossé) représente d'une part la barrière linguistique entre les cantons germanophones et les cantons francophones, d'autre part la différence de mentalité, réelle ou supposée, entre ces deux parties du pays. Les Rösti sont un plat succulent à base de pommes de terre.

19. La Pointe Dufour (Mont Rose) culmine à 4634 mètres et se trouve dans le canton du Valais.

20. D'une longueur de 294 km, l'Aare entoure la ville de Berne.

Alors, connaissez-vous bien votre propre pays ou votre "voisin" ?

PS: un grand merci à Sugus pour la photo !

dimanche 29 juillet 2007

L'été de Madame Poppins

Madame Poppins, vous la voyez, juste là, en train de marcher sur les toits ? Elle ne part pas bien loin - sinon, elle aurait fait usage de ses pouvoirs et serait en train de voler dans les airs - , elle ne part pas bien longtemps mais juste assez pour qu'il n'y ait probablement pas un billet chaque jour au cours des trois prochaines semaines, n'en déplaise à l'habitude quotidienne prise depuis cinq mois.

De son "périple", elle ramenera, j'en suis sûre, plein d'histoires, d'instants fugaces, de moments amusants et d'anecdotes diverses, dont elle vous régalera "à la rentrée".

Et même si elle est fort aise de cette parenthèse dans la course quotidienne, elle se réjouit déjà de vous retrouver. Ici ou ailleurs.

A bientôt si vous le voulez bien,

vendredi 27 juillet 2007

Il a de la chance

Il y a plus de vingt ans mourrait un homme que je n'ai pas connu. Pour certains, il était un ami et un confident, pour d'autres un collègue, un voisin, une connaissance.

Pour quatre personnes, il était un père. Pour une femme, un mari.

Il y a plus de de vingt ans mourrait un homme que je regrette de ne pas avoir connu. Et dont l'absence me renvoie, "fatalement", à celles qui ont marqué mon existence.

Ces absences avec lesquelles on apprend à vivre mais qui, parfois, sont comme des pincements au coeur lorsque Junior me dit, la voix remplie d'envie, "il a de la chance, Yohan, parce que lui, il a deux grands-papas" !

jeudi 26 juillet 2007

Le droit, c'est amusant

... du moins, parfois. Surtout lorsqu'il fait trop chaud dans mon bureau et que je peine à rester sérieuse malgré l'importance de la question qui m'est soumise !


L'ordonnance bernoise sur les droits et les devoirs des patients et patientes et des professionnels et des professionnelles de la santé (ordonnance sur les patients et les professionnels de la santé, OPat, RSB 811.011) indique, à son article 6 alinéa 1er que "les dossiers (médicaux) doivent être conservés aussi longtemps qu'ils revêtent de l'importance pour la santé du patient ou de la patiente, mais au minimum pendant dix ans après la fin du traitement".

L'alinéa 3 précise encore que "lorsque les dossiers portent sur un traitement d'une maladie dont les séquelles risquent de se manifester plusieurs années plus tard, leur durée de conservation doit être prolongée en conséquence".

Deux choses :
  • la première, c'est qu'à force de vouloir respecter l'égalité, on finit par allonger inutilement les textes : j'ai rarement vu un titre aussi long, tout ça pour "caser" et patient et patientE, et professionnel et professionnelLE,
  • la seconde, c'est que la "maladie" dont les séquelles peuvent se manifester plusieurs années plus tard, c'est ..... la vie : on finit tous par mourir un jour ou l'autre ! Sauf Elvis Presley, qui est toujours vivant malgré son décès ! Va falloir oublier la carrière de médecin, c'est forcément un truc à accumuler des tonnes de papier !

A bientôt si vous le voulez bien,

Bravo !

La réponse à la "devinette" est bel et bien des clips pour chaussettes, supposés résoudre tous les problèmes de la Poppins' Family !

En théorie !

Parce que bon, il faut que la personne qui met ses chaussettes dans la corbeille à linge
  • mette les deux en même temps,
  • clipe les deux ensemble.
Ensuite, il faut que le clip ne soit pas enlevé par inadvertance
  • lors du tri du linge sale
  • lors du lavage
  • lors du passage dans la séchante
  • lors de la sortie de la machine à sécher.
Moralité : ça ne marche pas du tout, ce truc (chez nous en tout cas) et je me demande bien ce que je vais pouvoir faire de ces clips !

Stephan, tu gagnes un adoucissant pour que tes chaussettes soient encore plus douces !

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 25 juillet 2007

"Devinette"

A votre avis, c'est quoi, "ça" :

Un indice : ce n'est ni un dispositif intra-utérin ni un monocle ! Alors, qui a une idée ?

A bientôt pour la proclamation des résultats de ce "trépidant" concours !

2e séquence

Après notre séquence "émotion", voici venue la séquence "maman enrage", lorsqu'elle se retrouve sous une pluie battante, à regarder ses deux enfants faire du vélo !

Pourtant, ce n'était pas faute de proposer d'autres activités sympas mais rien n'y a fait : Junior voulait à tout prix aller faire du vélo, malgré les trombes d'eau.

Merci, Mister, de lui avoir installé une sonnette qu'il a fallu essayer tout de suite ! Je confirme : elle fonctionne très bien, Junior était aux anges - et moi, mouillée ! -

Maintenant qu'il fait grand beau, à votre avis, que veut faire Junior ? "Ah non, pas du vélo ! Je veux aller à la piscine !". Bien sûr, chéri, bien sûr...

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 23 juillet 2007

Le cordon

Le cordon ombilical, on ne le coupe qu'une seule fois. Du moins au sens propre. La marque qu'il laisse alors sur le ventre de BB n'aura de cesse de l'intriguer beaucoup, longtemps, au point de l'inciter parfois à soulever le pull de papa-maman, grand-maman et cousines, juste pour vérifier "dis, toi aussi, t'as un nombril ? Ah oui, comme moi !", avec un grand sourire et une pointe d'étonnement dans la voix.

Au sens figuré, ma foi, difficile de dire comment on le coupe et les étapes qui marquent cet instant peuvent être très variées : certaines mères vivent la fin de l'allaitement un peu comme une nouvelle séparation, il est des pères pour qui les premiers pas de Bambin constituent un grand moment. Pour d'autres parents, c'est lorsque sonne la cloche de la première rentrée qu'ils ont l'impression que le cordon commence à être coupé.

Ces trois instants ont ceci en commun que Enfant s'éloigne, du moins physiquement et pour une durée relative et symbolique, de ses parents.

Jusqu'à la semaine passée, je ne m'étais jamais posée la moindre question sur ce "cordon" : j'ai un nombril, Junior a un nombril, il n'y avait pas là matière à discuter...

Puis, en trois jours, il a appris à faire du vélo, sans les "petites roues", comme un grand : il était fier, très fier, de pédaler à toute vitesse, riant de l'ivresse procurée par son "bolide". Et moi, j'ai eu l'impression qu'il avait grandi d'un seul coup, mon "petit"et que le cordon venait d'être sérieusement coupé alors que je le regardais s'éloigner, sa casquette sur la tête.

Heureusement, il est revenu vers nous après son premier grand tour. Et nous a demandé "dis, tu m'achètes une sonnette ?"

A bientôt si vous le voulez bien,

Pour chimistes avertis !

Ce matin, au bureau, afin de trouver une réponse à une question fort épineuse, je me suis mise à lire différents textes légaux assez incompréhensibles, dont notamment l'ordonnance de l'institut suisse des produits thérapeutiques sur les stupéfiants et les substances psychotropes (OStup-Swissmedic).

Tout d'abord, vous constaterez que même le législateur suisse se met à parler l'anglais, qui n'est ni une langue nationale ni une langue officielle "chez nous" : c'est quoi, plus "in" de dire "swiss" que suisse ? Faut croire...

Ensuite, à défaut de trouver la réponse à mon problème, j'ai lu en diagonale ce texte : diantre, il en vaut la peine si vous devez vous exercer à prononcer des mots compliqués (en vue de votre examen oral de journalisme, d'interprète ou encore de présentatrice télévision) ou si vous devez vous chauffer les doigts pour votre concours de vitesse en dactylographie en vue des championnats mondiaux de la discipline !

Entre "dexamfétamine", "dextropropoxyphène" et "lévophénacylmorphane", mon coeur balance.... Et chancelle lorsqu'il constate que "3,4-méthylènedioxyamphétamine" et paraméthoxyméthamphétamine" comptent davantage de lettres que "anticonstitutionnellement" dont ma maîtresse d'école primaire m'avait affirmé qu'il était le mot le plus long de la langue française.

Ce à quoi on répondait toujours en rigolant "mais non, c'est *élastique*, suffit de tirer dessus pour l'allonger" !

A bientôt si vous le voulez bien,

vendredi 20 juillet 2007

Fausses notes

Je sors de ma visite médicale annuelle : "votre taux de cholestérol est parfait, la vitesse de sédimentation aussi, votre taux de fer est raisonnablement bon". Bref, je vais bien, "merci docteur, combien je vous dois ?"

Et puisque j'y étais, je lui ai parlé d'un souci, sérieux cette fois-ci (tellement sérieux que j'en ai oublié de lui montrer mon pied, c'est dire !).

Doc' m'a écoutée avec l'attention nécessaire et m'a laissée partir avec les recommandations suivantes :
  • plus de café après 16h00 (premier défi pour moi qui suis une cafetière ambulante)
  • plus d'alcool du tout durant un mois (là, c'est carrément le stress : je fais comment, moi, sans mon vin rouge le vendredi soir et/ou le samedi soir ?)
  • plus de repas gras le soir (il me dit ça évidemment le jour où j'avais prévu des saucisses bien grasses... voyons le côté positif, j'ai une probabilité raisonnable de maigrir, enfin !)
  • ne plus manger après 20h00 (ce qui, en bonne Helvète, devrait être dans mes cordes)
  • plus de jeux vidéo le soir (ça, fastoche, je n'ai pas de jeu vidéo).
"Et si vous ne voyez pas d'amélioration d'ici un mois, prenez des leçons de didgeridoo".

A ce stade-là du récit, il n'est probablement pas inutile que je précise que Doc' est un homme sain d'esprit et ne consommant pas de substance psychotrope.

Je disais donc du didgeridoo :

(N'hésitez pas à coller votre oreille contre les hauts-parleurs, y a bel et bien de la musique !)

Etant donné que je dispose de compétences musicales "indéniables", confirmées durant mon enfance par ma prof de flûte après sa dépression de m'avoir eue comme élève, je suis convaincue que si je prends des leçons de didgeridoo, j'aurai tôt fait de devenir une véritable pro de la musique aborigène mais mon incroyable talent devra toujours rester ignoré du public.

Parce que franchement, lorsqu'un journalise me posera la question "pourquoi avez-vous commencé à jouer du didgeridoo ?", je serai obligée de dire la vérité et ça, ce n'est juste pas possible : "parce que je dormais très mal depuis des années et que je ronflais au point que mon mari menaçait de me quitter" !

Eh oui, vous voilà comme moi : plus intelligent que ce matin ! Vous n'y croyez pas ? Vérifiez ici ou encore ou encore (merci "anonyme" pour le lien) ! Tout cela à cause de la respiration circulaire nécessaire à la pratique de cet instrument, cette technique de respiration diminuant "par effets secondaires" les ronflements, augmentant donc ainsi la qualité du sommeil !

Allez, je file dormir, Doc' m'a aussi recommandé de me coucher tous les soirs à la même heure.

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 19 juillet 2007

Eureka !

Ce soir, j'ai enfin pris un peu de temps pour tenter de trouver, via internet, une solution à un petit "problème" qui me tracasse depuis un moment. Rien de grave, juste un truc un peu embêtant.

Après quelques minutes, eureka ! J'ai trouvé non seulement la solution à mon "souci" mais carrément à tout :Du coup, je me suis fait une liste de choses que je désire et de problèmes dont je voudrais me défaire... Bon, d'accord, la liste est un peu longue mais finalement, j'avais là une chance unique, avec des recettes qui "ont déjà fait leurs preuves et leurs actions sont immédiates" (ah, ben j'espère bien, j'ai pas envie d'attendre 8 ans pour maigrir, moi !) .

J'ai donc cliqué, emplie d'un fol espoir, sur le drapeau de mon pays et, clong, voilà t'y pas qu'il fallait payer ! Et même une somme astronomique pour juste deux ou trois petits "services" :

C'est tellement pas romantique, au contraire de ce que semblait offrir l'annonce, avec un "filtre d'amour idéal, facile à réaliser", que j'ai renoncé ! Mais ça a été dur, hein ! Surtout aux prochaines vacances de plongée en mers chaudes avec yacht privé !

En attendant, quand je vois les sites sur lesquels je suis tombée en raison de mon petit "problème", je me dis que je cherche vraiment "comme un pied": pas étonnant que j'aie une verrue sous le droite !

A bientôt si vous le voulez bien (surtout si vous connaissesz un truc vraiment efficace et pas cher contre les verrues !),

mercredi 18 juillet 2007

Au marché du net

Internet, c'est un peu comme un étal au marché : on peut y trouver des "fruits appétissants" juste à côté "d'aliments difficilement digestes".

Il y a les "jolies choses", trouvées souvent par hasard : des messages forts, des instants de délire, des récits qui prennent aux tripes, des rêves d'enfant qui deviennent vrais, des regards à la fois professionnel et humain, des clins d'oeil, des personnages attachants, des textes qui parlent quand on est mère et femme. La liste pourrait être longue encore, vous vous en doutez.

Puis il y a les clichés qui me font parfois rire et qui ont, de temps en temps, un fond de vérité (surtout quand il s'agit des blondes !).

Finalement, il y a les idées "étroites", qui me font froid dans le dos. Et qui me font bondir. Je sais, je ne devrais pas, c'est inutile, c'est une perte d'énergie mais là, faut que je "gueule" un petit coup : ça ne changera pas la face du monde mais ça m'évitera un ulcère, ce qui est un avantage non négligeable, vous l'admettrez.

Je n'aime pas du tout lire ça, au sujet de quelqu'un. Qui aurait aussi pu s'appeler François, Pierre ou Jacques, Clara, Charlotte ou Mireille, être votre frère, votre cousine ou votre voisine....

Attachant beaucoup d'importance à la liberté d'opinion, je me dis que je vais être obligée de prendre un cours de "j'apprends à passer mon chemin"... Mais c'est plus fort que moi : j'ai souvent l'impression que ne rien dire équivaut à "cautionner" ! Donc, je ramène ma fraise ! Vivement la saison de la mandarine !

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 17 juillet 2007

Je suis une vraie gamine !

Dans les commentaires à ce billet, Mister m'a transmis une adresse permettant de trouver des photos "copyright-free" (donc, cochez l'option "creative commons" avant d'envoyer la demande). Ce qui m'a permis d'illustrer fort "avantageusement" le susmentionné billet avec une "magnifique" image sans craindre un esclandre de la part de l'association internationale des amateurs de yucca.

Ce soir, trop fatiguée (mais parfaitement sobre) pour faire quelque chose d'intelligent ou d'utile, je me suis mise à la recherche d'encore plus "bête" que "yucca" : j'ai introduit "cactus". Pourquoi cactus ? Parce que pas tracteur et pas souliers, ne cherchez pas plus loin.

Quelle n'a pas été ma surprise de voir s'afficher "29'997 réponses en réponse à cactus avec une licence creative commons". Et je me suis bien amusée...

Pour mon chef après l'entretien de ce matin :

Celle-ci, je l'ai simplement trouvée très belle :

Celle-ci parce que c'est tellement "trépidant" de prendre une photo de soi en train de couper un cactus :
Là, j'ai gloussé parce qu'elle m'a fait penser à l'un de mes ex :

Et lorsqu'on ne voit plus des cactus, il est l'heure d'aller rejoindre Mister !
A bientôt si vous le voulez bien,

L'ivresse

Vins rouges surtout si bien charpentés, quelques rares vins blancs, whisky, champagne, rarement bière exceptionnellement vodka, berudge, cognac...

Autant d'alcools que j'apprécie, un peu, beaucoup même. Dont l'excès peut provoquer une certaine ivresse...

Mais je crois que ce qui me saoûle le plus, c'est, entre 7h30 et 20h00, le babillage incessant de Junior !

Qui parle, cause, discute, raconte, demande, interroge, conteste, chante, hurle, murmure, affirme, négocie.... Avouez, y a de quoi attraper la gueule de bois !

A votre santé !

lundi 16 juillet 2007

Brève de bureau 2

Après une brève de bureau 1 assez "joyeuse", une deuxième, moins "amusante"...

A la cafét, avant ou après une réunion, sur le parking, dans la cage d'escaliers, à choix.

- T'as vu ?
- Non, quoi ?
- Henri !
- Quoi, Henri ?
- Il est parti !
- Comment ça, il est parti ?
- Ben ouais, à dix heures, il avait rendez-vous avec DRH et à onze heures, il était loin.
- Comment ça, loin ?
- Son bureau est vide et y r'viendra pas.
- Comment ça, y r'viendra pas ?
- Ben ouais, on m'a demandé de faire la présentation des comptes, la semaine prochaine et ça, normalement, c'est lui qui fait. En plus, je l'ai vu partir, il avait son yucca sous le bras !

Là, grand silence, lourd et inquiet entre les protagonistes. Henri, parti..... Donc, en clair dans le texte, viré. Et qui dit "viré à onze heures après un entretien avec DRH à dix heures" dit forcément "faute grave", non ?

Ben non, justement, pas toujours.

Bien sûr, il se pourrait que Henri "ait été parti" séance tenante parce qu'il avait eu la mauvaise idée de s'octroyer une augmentation salariale "non convenue" avec la direction ou parce qu'il a transmis à Concurrence Acharnée SA des informations cruciales.....

Donc, que son départ repose, en droit suisse, sur l'article 337 CO (code des obligations). Lequel ne stipule pas quelles fautes peuvent conduire à une telle résiliation immédiate des rapports de travail, le législateur précisant uniquement que la faute doit être grave et que, selon les règles de la bonne foi, il ne puisse pas être exigé de la partie qui résilie de maintenir les relations contractuelles. La gravité d'une faute s'apprécie selon moult critières, dont notamment le niveau de formation, l'expérience, l'importance des responsabilités, la durée de l'engagement.

Ce départ "précipité" aura comme conséquence que Henri ne touchera son salaire que jusqu'à la date de son licenciement (+ le solde éventuel de vacances et d'heures supplémentaires).

Il se peut aussi que Henri ait été licencié dans le respect des délais contractuels (généralement un mois durant la première année de service puis trois mois ensuite) mais qu'il ait été simplement libéré de l'obligation de fournir sa prestation, à savoir son travail. Il percevra son salaire jusqu'à la fin du délai, "comme s'il travaillait", aucune faute grave ne lui ayant été reprochée.

Nombreux sont les employeurs qui optent pour cette libération de l'obligation de travailler pour des motifs divers, en particulier le fait, notoire, qu'un collaborateur dont le contrat a été résilité, n'est généralement guère motivé ou encore parce qu'il peut nuire à l'image de l'entreprise, surtout s'il est en contact avec de la clientèle ou encore parce qu'il peut "gêner" le travail de ses collègues.

Il se pose alors la question du solde de vacances : peut-il être considéré comme étant pris durant la période de libération de l'obligation de travailler. A cette question, comme si souvent en droit, il convient de répondre un prudent "ça dépend". Du fait, tout d'abord, que le courrier de résiliation doit préciser ce qu'il advient du solde de vacances; ensuite, du fait que le délai de résiliation doit être suffisamment long pour permettre au collaborateur de s'organiser, justement dans le but de prendre des vacances : des vacances sont plus simples à prévoir en été, lorsque le reste de la famille prend aussi des jours de congé plutôt qu'en plein mois de novembre, quand ni les enfants ni le conjoint n'ont de vacances. La doctrine exige généralement un délai de trois mois minimum pour qu'il soit possible d'exiger du collaborateur qu'il prenne ses vacances durant cette obligation de travailler (voir à ce sujet notamment C. Brunner, JM Bühler, JB Waeber, C. Bruchez, Commentaire du contrat de travail, 3e éd, N13 à l'art. 335 CO, p. 227 et N3 à l'art. 329c CO, p. 170).

De plus, dans l'hypothèse où le collaborateur retrouvait du travail très rapidement, il a l'obligation d'en informer son employeur : il ne saurait percevoir deux salaires. Si le nouveau est moins élevé que celui qu'il touche, la différence devra être prise en charge par l'ancien employeur jusqu'à la fin du délai de congé.

Finalement, si un cas d'accident, de maladie ou de grossesse devait survenir durant le délai, il y aurait report du terme, autant de "choses" qui ne sont pas possibles en cas de licenciement avec effet immédiat.

Moralité : avant de penser que c'est forcément Henri qui a détourné l'argent de la cagnotte de la cafét, attendez de savoir ce qu'il en est réellement, ok ?

A bientôt si vous le voulez bien,

dimanche 15 juillet 2007

Le fils de nos voisins

Assise sur le balcon, je me demande ce que le fils de nos voisins répondait, enfant, à la question "et toi, tu veux faire quoi quand tu seras grand ?"

Peut-être rêvait-il de devenir policier... 20 ans plus tard, je doute qu'il répondrait ça : en ce moment, il fête les vacances de ses parents avec quelques copains terriblement polis mais aussi terriblement "accros" à quelques substances vaguement illicites dont les "vapeurs" vont finir par me donner l'air hagarde à moi aussi, rien qu'à inhaler les volutes qui montent jusqu'à moi....

Et vous, vous vouliez devenir quoi ? Lisez ici mes tribulations à ce sujet.

A bientôt si vous le voulez bien,

vendredi 13 juillet 2007

Connais-toi...

Bon, paraît que la fameuse phrase de Socrate, "connais-toi toi-même", n'est pas tout à fait exacte, si j'en crois Raph !

Quoi qu'il en soit, la lecture du billet "linké" m'a rappelé une petite histoire, racontée par une copine institutrice. A la rentrée scolaire, pour faire la connaissance de ses élèves (âgés de 9 ans), elle leur a posé la question suivante : "quels sont vos 5 principaux défauts ? quels sont vos 5 principales qualités ?"

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle entendit un élève demander "Madame, on peut mettre dix défauts ?" Parce qu'il était capable d'énumérer dix défauts mais pas cinq qualités !

Et là, je m'interroge : est-ce la "faute" de l'école de rapppeler tout le temps aux élèves en quoi ils sont "mauvais" ou est-ce la "faute" des parents qui ne savent pas valoriser leurs enfants ?

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 12 juillet 2007

Une journée ordinaire

Assise à mon bureau, comme tous les jeudis, je vois, sur une page de papier blanc, des mots qui s'alignent, se suivent, s'assemblent et qui devraient, logiquement, former un tout cohérent. Parce que, forcément, maîtrisant le français, sachant lire et écrire depuis trente ans, je devrais être capable de saisir le fil conducteur de la réflexion, suivre les énoncés, appréhender la problématique.

Et pourtant - je dois avoir trop d'imagination - la seule chose que je vois, ce sont des images, des scènes, des flash.... Cette succession de lettres n'évoque rien dans mon cerveau, mais devant mes yeux, des mains qui frappent, des mains qui donnent des coups, un corps recroquevillé dans un coin du salon, juste à côté de la télévision, du sang qui coule; mais dans ma tête, des cris, des hurlements, des sanglots, des supplications....

Je me concentre à nouveau sur le texte, un rapport comme j'en vois parfois, où la question n'est pas tant juridique mais le reflet du désarroi ressenti par l'auteur, qui me demande de "corriger" son texte.

Trois pages : une seule et longue litanie, sur la misère, sur ce qu'il se passe derrière les portes fermées de la vie d'un couple, tout un pan de son existence qui s'étale, là, sous mes yeux, après le café de dix heures et avant la réunion de onze heures, qui coule comme un lent poison, pour se distiller dans mes veines.

Je corrige, de ci, de là, un accord, un participe passé, je supprime des redites, j'ajoute un point virgule. Et je m'accroche à mon code pénal comme à une bouée de sauvetage, qui ne pourra presque rien. Parce qu'une partie du mal ne se soigne ni avec des articles ni avec une procédure. Mais parce que c'est mon job, je vérifie encore la teneur exacte de l'art. 122 CP (code pénal), traitant des lésions corporelles graves, de l'art. 189 CP (contrainte sexuelle) ainsi que de l'art. 190 CP (viol).

Finalement, j'ajoute le destinataire, en haut à droite : Centre de consultation LAVI (loi d'aide aux victimes d'infraction).

Machinalement, je me lève, prends dans ma bibliothèque un ouvrage particulier, à l'affût du moindre élément qui me permettrait de donner une "piste supplémentaire à mon client. Et je lis au hasard....

"Coûts sociaux de la violence contre les femmes en Suisse : chaque année, les conséquences financières de la violence contre les femmes se chiffrent à plus de 400 millions de francs, dont la majeure partie est à attribuer à la violence conjugale.

Justice et police : 186,8 millions
Santé : 133,4 millions
Social : 80,8 millions, dont 5,7 millions pour les centres d'accueil".

Je dois être d'une curiosité morbide : je vais contrôler l'une des références sur internet, pour lire le rapport mondial sur la violence et la santé, paraît que c'est un résumé...

Et je lis également les recommandations du Conseil exécutif de l'OMS :

  1. Elaborer et mettre en oeuvre un plan d’action national pour la prévention de la violence et en suivre l’application.
  2. Développer les moyens de collecte de données sur la violence.
  3. Définir les priorités et encourager la recherche sur les causes, les conséquences, les coûts et la prévention de la violence.
  4. Promouvoir des mesures de prévention primaire.
  5. Renforcer les mesures en faveur des victimes de la violence.
  6. Intégrer la prévention de la violence dans les politiques sociales et éducatives et promouvoir ainsi l’égalité entre les sexes et l’égalité sociale.
  7. Renforcer la collaboration et les échanges d’informations en matière de prévention de la violence.
  8. Promouvoir et surveiller l’application des traités internationaux, des lois et des mécanismes de protection des droits fondamentaux.
  9. Rechercher sur la base d’accords internationaux des ripostes concrètes au trafic mondial d’armes et de drogue.
Voilà, je contribue probablement, par le biais de la "correction" de ce rapport à la "collecte de données sur la violence". Je me demande surtout quand seront prises des "mesures en faveur des victimes de la violence".

Je clique sur "envoyer", referme le dossier, il faut que je me dépêche, je vais être en retard à la prochaine réunion. Et je me surprends à rêver d'un monde parfait, où il n'y aurait que des Inès de la Fressange...

Ce soir, Junior a cassé involontairement son signal de "chef de gare"; il a été tout surpris lorsque j'ai immédiatement accepté de lui en offrir un nouveau prochainement...

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 11 juillet 2007

Le drame conjugal

Certains couples se disputent au sujet de choses "sérieuses", comme le budget du ménage ou l'éducation des enfants; d'autres encore s'engueulent sur des thèmes "classiques" ("il est exclu que ta mère vienne en vacances deux semaines avec nous"), tandis que d'autres s'achoppent à-propos de questions "banales" ("c'était qui, le mec qui t'accompagnait à la sortie du boulot, hein ?").

Toutefois, les années passant, Madame ne s'énerve même plus et.... referme le tube de dentifrice; Monsieur, quant à lui, a arrêté de demander à sa femme pourquoi elle affirme n'avoir "rien à se mettre" alors que l'armoire ne ferme même plus...

Chez Madame et Mister Poppins, rien de tel, d'une part parce que Mister m'a été "livré" avec l'option "je baisse la lunette des toilettes et referme le tube de dentifrice spontanément", d'autre part parce que la seule idée que ma mère pourrait passer quinze jours avec nous me file des boutons.

Il reste toutefois un sujet, de taille, qui nous divise régulièrement. Et là, point de salut, aucun conseiller conjugal ne pouvant nous livrer de recette; et là, point d'aide à attendre d'une commission, d'un groupe de travail ou d'un illustre spécialiste de la question.

Et pourtant, l'heure est grave, la question importante, que dis-je, cruciale : comment plier les linges de bain (serviettes pour les Français-es) : en deux, en trois, en quatre ? A vrai dire, Mister serait disposé à faire un compromis et à accepter "ma" manière, la sienne étant "en trois puis en trois" (je crois) mais il ne peut s'habituer au fait que je change tout le temps ! Ce qui a comme conséquence que la pile "n'est pas jolie", encore moins "alignée", c'est dire le drame qu'il vit ! La preuve ? Lorsqu'il m'a vue sortir l'appareil, le linge, il m'a dit "mais non, c'est pas comme ça qu'il faut le plier" !

Et chez vous, quelles sont les causes "honorables" qui déclenchent des échanges animés au sein de votre couple ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 10 juillet 2007

Mais Mama !

"Mais Mamaaaaaaaaaaa", répète Junior (4 ans et demi), agacé, "t'as toujours dit que quand on veut, on peut trouver une solution" !

"Tu sais, mon chéri, là, c'est vraiment pas possible !"

"Mais pourquoi, hein, pourquoi ? Je veux qu'on trouve une solution !", une franche colère dans la voix.

"Ecoute, mon amour, il y a des situations où l'on ne peut pas trouver de solution, vraiment pas", la mère pleine d'empathie.

"Mais Mamaaaaaaa, arrête, arrête, si, si, je suis sûr qu'on peut et je veux, je veux... un grand frère !"

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 9 juillet 2007

La protection des mineurs, 2e partie

Si le sujet de la protection des mineurs vous agite parfois les neurones, la lecture de la première partie de ce billet peut vous intéresser.

Remarquez, si le sujet ne vous intéresse pas, passez votre chemin : là, c'est la suite, genre "vous avez aimé la protection des mineurs I, vous allez adorer la protection des mineurs II le retour" ! Ou alors, servez-vous de ce texte comme somnifère : il ne présente aucun risque d'accoutumance ou d'effets secondaires.

Les questions encore ouvertes sont nombreuses mais j'ai choisi de me limiter aux aspects suivants, consciente que "toute bonne chose a une fin". Votre calvaire aussi, si vous lisez mes billets par obligation (parce qu'on est collègue de boulot, parce que tu es ma belle-soeur ou un copain de longue date) !

a) La notion de mise en danger
L'intervention du département (en l'espèce le service de protection de la jeunesse, le SPJ, art. 3 al. 1 règlement d'application de la LProMin) est facteur de deux conditions cumulatives :
i) le développement physique, psychique, affectif ou social d'un mineur est menacé,
ii) les parents ne sont pas en mesure d'y remédier seuls ou les parents sont à l'origine, directement ou indirectement, de la mise en danger du développement.

Il est important de bien garder à l'esprit ces deux conditions. En effet, il se peut fort bien qu'un mineur soit en danger dans son développement psychique et/ou physique mais que ses parents, très attentifs et adéquats, tentent d'écarter le danger. Dans un tel cas, une intervention du SPJ ne se justifierait pas.

Le règlement précise encore que "est considérée comme mise en danger du mineur tout mauvais traitement ou circonstance qui entrave ou est de nature à entraver le développement physique ou psychique d'un mineur". L'on comprend bien que sont englobés dans cette définition "les mauvais traitements physiques, la maltraitance psychique, les négligences ou carences et les abus sexuels" (art. 28 al. 2 RLProMin). A ces cas de figure s'ajoute "toute situation sociale où les parents sont momentanément empêchés d'exercer la responsabilité qui leur incombe (...), notamment en raison d'une hospitalisation, d'un emprisonnement ou d'une maladie psychique sévère" (art. 28 al. RLProMin).

Ne paniquez pas le jour où, à bout de nerfs, vous voyez votre main partir et aller s'appuyer sur la joue de votre enfant : le SPJ ne lancera pas une enquête sur vous, même si vous vous doutez bien que votre ignoble voisine, curieuse et fouineuse, est déjà en train de remplir la déclaration de signalement. Une claque, c'est un "mauvais traitement physique" mais ceux dont il est question dans la loi sont ceux qui font délibérément partie de l'éducation, de façon répétée et volontaire.

De plus, si le SPJ est fréquemment perçu comme celui qui "enlève les enfants à leurs parents", il convient de garder à l'esprit que les moyens dont il dispose peuvent être aussi beaucoup plus "souples" mais oh combien précieux lorsque la famille doit faire face à une grave maladie, à un chômage de longue durée notamment : "il (le soutien financier) peut prendre la forme d'une participation :
i) au financement d'activités favorisant l'instruction et la socialisation (notamment inscription dans des clubs sportifs, colonies de vacances, appui scolaire),
ii) au financement de modes de garde du mineur (notamment les frais de crèche, de maman de jour) (...)" (art. 20 al. 2 RLProMin).

b) Évaluation de la situation
On s'en doute, un entraîneur de judo (foot, danse, volley) n'évaluera pas une situation selon les mêmes critères qu'un infirmier en psychiatrie ou un instituteur. En d'autres termes, "(...) la personne (...) se réfère à la connaissance qu'elle a de la situation et à ses compétences professionnelles" (art. 33 al. 2 RLProMin).

Ainsi, si selon les informations dont il dispose, si selon ce qu'il perçoit et sait de la situation, l'entraîneur de judo estime que le mineur est en danger dans son développement et que les parents n'agissent pas de façon adéquate, il se trouve dans l'obligation de signaler la situation au SPJ.

Moralité, point n'est besoin de transformer les informations dont on dispose, les constats qu'on a fait personnellement, les propos du mineur concerné en certitudes absolues, point n'est besoin de se transformer en "fin limier - pédopsy" quand on travaille avec des mineurs sur un tatami pour solliciter le SPJ.

c) Qui est chargé du signalement
Les personnes soumises à l'obligation de signalement le font sur la base de l'art. 35 RLProMin, dont l'alinéa premier indique que "les personnes astreintes à l'obligation de signaler qui relèvent d'une institution ou d'un établissement scolaire (...), transmettent leur signalement au SPJ par l'intermédiaire du directeur de l'institution ou de l'établissement scolaire ou d'une personne désignée par lui". L'art. 35 al 3 RLProMin prévoit un "assouplissement" pour les médecins indépendants qui "peuvent transmettre leur signalement par l'intermédiaire du médecin cantonal".

Ainsi, les constats faits par une puéricultrice, dans une crèche par exemple, doivent être transmis au SPJ par l'intermédiaire de la direction ou d'une personne nommée par elle et il n'incombe pas à la puéricultrice directement d'entreprendre ces démarches.

Il se pose la question de l'entraîneur de natation, qui ne fait pas partie d'une "institution" ou d'un "établissement scolaire". A mon sens, l'on pourrait admettre, par analogie, qu'il doit informer la direction de sa "structure" des faits constatés et de la mise en danger qu'il perçoit, charge ensuite à la direction ou au comité de se charger des démarches "administratives".

Finalement, il incombe de garder à l'esprit que les parents sont en principe informés du signalement : "la personne astreinte à l'obligation de signaler informe les parents du mineur et le mineur capable de discernement de sa démarche au plus tard lors du signalement au SPJ" (art. 34 al. 1 RLProMin). Ce n'est que si la communication "peut entraîner une nouvelle mise en danger du mineur ou en présence d'infractions présumées commises au préjudice du mineur par des membres de sa famille" que les parents ne seront pas informés (art. 34 al. 2 RLProMin).

d) Moment du signalement
Si l'art. 26 LProMin impose une obligation de signalement à certaines personnes, il ne fixe pas de notion de temps, ceci d'une part parce que l'adulte pose rarement du jour au lendemain un constat de mise en danger, d'autre part parce que ce même adulte doit aussi avoir la latitude de préparer l'enfant ou l'adolescent à la "suite" des événements, gagner sa confiance, pour le soutenir et l'informer. En effet, une "simple" confidence d'une élève à l'infirmière scolaire peut se révéler être une réelle "bombe", que l'on ne saurait laisser exploser sans accorder d'attention au suivi de l'adolescente, ce qui peut nécessiter plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Ainsi, ne pourrait trouver application l'art. 62 LProMin, prévoyant des arrêts et/ou une amende jusqu'à CHF. 20'o00.- pour qui ne respecte pas l'obligation de signalement que si l'adulte a volontairement omis de signaler alors qu'il avait conscience de la mise en danger et / ou s'il a empêché le signalement.

e) Adoption
C'est également dans la LProMin et son règlement d'application (voir en particulier les art. 40ss LProMin et 63ss RLProMin) que l'on trouvera les dispositions relevantes en matière d'adoption, notamment en ce qui concerne les conditions et modalités d'octroi de l'autorisation provisoire d'accueillir un enfant en vue d'adoption.

f) Pour les juristes "mordus"
Si je n'ai aucun "état d'âme particulier" quant à l'obligation faite à un entraîneur sportif, à une directrice de crèche ou encore à un animateur de colonies de vacances de signaler les mineurs en danger dans leur développement, je me demande comment l'art. 26 LProMin peut s'articuler au regard de l'art. 364 CP*, dont la teneur est la suivante : "lorsqu'il y va de l'intérêt des mineurs, les personnes astreintes au secret professionnel (...) peuvent aviser l'autorité tutélaire des infractions commises à l'encontre de ceux-ci". Cette disposition prévoit en effet une latitude et non une obligation à l'égard de médecins, d'avocats, de pharmaciens notamment.

Le droit fédéral ayant "épuisé" la question, l'on voit mal comment le législateur cantonal pourrait étendre cette possibilité et en faire une obligation.

*= merci, Contra, pour la correction

PS pour les juristes "mordus": "(...) dans le canton de Vaud, la loi sur la protection de la jeunesse (...) prévoit à son article 4 que les médecins ont le devoir d'annoncer tous mauvais traitements de mineurs (...). Il ne s'agit donc pas seulement d'une possibilité. Cet article 4 paraît toutefois discutable (O. G.) par rapport au principe de la force dérogatoire du droit fédéral, voulant qu'une disposition cantonale s'efface devant une disposition fédérale contraire. Or, l'art. 358ter CPS (...) prévoit la possibilité et non l'obligation pour les médecins d'alerter l'autorité tutélaire (...)", Secret médical, par J. Martin et O. Guillod, in Bulletin des médecins suisses, 2000, Nr 37, p. 2047ss

Il s'agit certes de l'ancienne loi vaudoise mais la réflexion de Prof. O. Guillod reste valable dans la mesure où l'obligation n'a pas changé par l'introduction de la LProMin. Affaire à suivre...

Conclusion
La construction juridique est "bien faite"... sa mise en application pêche toutefois souvent, d'une part en raison d'un manque de moyens, d'autre part en raison de la lourdeur de certaines procédures. Dommage que le droit à lui seul ne puisse pas tout, surtout lorsqu'est en jeu l'avenir - ou plus précisément le présent - d'un mineur...

A bientôt si vous le voulez bien,

samedi 7 juillet 2007

Long is the road

Quel parent ne connaît pas, rarement, de temps en temps ou très souvent (selon l'âge des enfants, selon son propre caractère), ce besoin de "foutre le camp", de tout "plaquer" le temps d'un week-end au moins, pour avoir du temps, libre, vraiment libre, sans môme, sans doudou, sans couches, sans baby-sitter qu'il faut ramener ensuite à la maison, sans cris, sans histoire à raconter pour la 534e fois en une semaine (et forcément, toujours la même, qu'il ne faut surtout pas modifier d'une virgule, sous peine de crise de rage de Bambin), sans train à construire, sans legos à ranger, sans lessive à faire, sans jambon à ramasser sous la table....

Le besoin de Mister s'étant fait impérieux ces derniers temps, il est parti ce matin, tôt, pour revenir demain soir.

Ce "souffle", je le lui accorde vraiment très volontiers, je l'encourage même. Toutefois, le bât blesse un peu.... Non pas parce qu'il est parti et que c'est donc à moi qu'incombe le bonheur d'aller vider la machine à laver et le lave-vaisselle, de sortir les poubelles (surtout celle de couches, qui pue à vous couper l'appétit pour longtemps).

Non, le bât blesse parce qu'il est parti en moto. Plus de 500 km à l'aller, presque autant au retour. Et lorsque la nuit tombe et que je suis seule à siroter un verre de vin rouge tout en mangeant des délices fabriqués par une amie ("merci Coco"), j'ai l'état d'âme "catastrophe"... Vous savez, cette humeur qui fait que d'un coup, d'un seul, clong, aïe, vous vous mettez à imaginer les pires choses, à envisager des trucs qui font passer Zola pour un roman à l'eau de rose...

Je sais, cela ne sert à rien de s'inquiéter, cela ne changera rien du tout au "schmilblick", je sais pertinemment que Mister est l'homme le plus prudent de la planète, au point que jamais, je ne lui interdirais de partir "faire une virée" et, surtout, je ne sais que trop bien que la "fatalité" frappe rarement là où on pense qu'elle va s'abattre mais n'empêche....

N'empêche, je me réjouis qu'il rentre : ben ouais, faut bien que quelqu'un répare la locomotive électrique de Junior !

A bientôt si vous le voulez bien, avec un grand merci à D. Michon pour la photo

vendredi 6 juillet 2007

Pour avoir la frite !

J'ai été priée d'élever un peu le niveau des débats sur mon illustre blog... mais le vendredi soir, moi, je ne peux pas, trop crevée. Et vous savez comment c'est : quand on est très fatigué, on rit de tout mais surtout de rien (et surtout moi) :


Le willy waller - wideo
Le willy waller - wideo


Qui avoue avoir ri ? Moi, comme une baleine parce que j'ai pas pigé la moitié lors du premier visionnement ! Mais sûr, hein, la semaine prochaine, je vais me la jouer "blog intello", vous allez regretter mes billets "débiles" !

PS: si vous ne pouvez ouvrir la vidéo mise ci-dessus, essayez de cliquer ici, ça serait vraiment dommage de passer à côté de willy waller !

A bientôt si vous le voulez bien

jeudi 5 juillet 2007

Le verdict est tombé

En sus de mon intelligence "hors norme", mon quotient émotionnel proche de l'huître, je suis.... une femme "coincée" ! Eh oui, grâce à l'un de mes lecteurs, qui m'a transmis le lien qui sonde "réellement" l'âme humaine, je suis maintenant fixée : mai 68 n'est pas arrivé jusqu'à moi et à mon éducation !


Je suis donc condamnée à rester sérieuse ! Dommage.. pour vous !

A bientôt si vous le voulez bien, malgré tout mes "défauts" !

Lunch time

Durant la pause de midi, mon regard creux de blonde qui a faim s'est posé sur la manchette du "Matin bleu" (un "gratuit" helvétique, l'utilisation du terme "gratuit" me dispensant d'appeler ce torchon "journal") et j'ai lu "il tue sa famille et la conserve au frigo".

Et moi de penser : "mais alors, où a-t-il mis les yaourts ?"

Après ma pause de midi, mon regard fatigué de blonde qui a trop mangé s'est posé sur l'adresse d'un site qui permet de calculer la valeur d'un être humain. Votre prix ? Calculez-le ici.

Pour ma part, j'ai de la chance, Mister vaut plus que moi, j'ai donc fait une affaire en l'épousant ! Quant à ma propre valeur, je suppose que d'avoir répondu conformément à la vérité, notamment quant à ma pilosité (à choix : "imberbe, faible, normale, importante, supérieure à la moyenne"), que je qualifierais d'importante vu les sommes astronomiques que je dépense annuellement pour la juguler, n'a pas augmenté ma cote !

Heureusement pour moi, nonobstant ma faible valeur, je suis trop grande pour être mise dans un frigo, outre que Mister aime mieux le jus d'orange froid !

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 4 juillet 2007

Merci Madame !

Chère Madame,

Je ne vous connaissais pas, je ne vous avais jamais croisée dans le village ou si tel avait été le cas, je n'avais pas pris note de votre présence et pourtant, aujourd'hui, en une seule phrase, vous m'avez fait beaucoup de bien.

Je venais de traverser un supermarché "bondé" (comme ils peuvent l'être le mercredi dans un village) avec un Mini (2 ans) en pleine crise de rage, catégorie "même la mayonnaise en tube va tourner" parce que je lui avais refusé l'achat d'une petite voiture.

Ayant peu mais suffisamment d'heures de parentitude à mon actif, je n'étais guère ébranlée par les cris de colère, les pleurs de "fin du monde" de mon cadet mais passablement agacée par les regards noirs que certaines personnes me lançaient, genre "elle va la lui acheter, cette voiture, histoire qu'il se taise, le mouflet, oui ou quoi ?".

A la caisse, pendant que je mettais dés de jambon et cornettes dans mon sac, vous m'avez glissé "vous avez eu raison de ne pas céder, je vous félicite et me permets de vous dire cela parce que je suis grand-mère et que je regrette que ma fille ne soit pas capable de le faire".

Merci, Madame, pour cette phrase.

mardi 3 juillet 2007

Wanted : parents confirmés !

Je vous explique le pourquoi du comment de mon "avis de recherche".

Son but est de trouver un moyen rapide et efficace de résoudre la quadrature du cercle. Ce que n'importe quel parent fait en principe - si ce n'est quotidiennement, hebdomadairement - dès l'instant où il n'est pas voué corps et âme à son enfant et possède un minimum de vie sociale et/ou une activité professionnelle.

Pourquoi cela représente la quadrature du cercle ?
  • Parce que dès l'instant où l'on a acheté, au prix d'une très longue attente et d'une carte bleue qui en prend un sérieux coup, deux billets pour un spectacle, réservé la baby-sitter, "Enfant" rentre de l'école avec une gastro qui vous donne envie de changer les toilettes, pas juste de les nettoyer avec beaucoup d'eau de javel, et qui vous rappelle que la machine à laver est l'invention la plus précieuse qui soit... Donc, forcément, adieu spectacle, surtout si la baby-sitter a 14 ans et ne sait pas "dealer" avec un môme grincheux qui a 39,9 de fièvre....
  • Parce que dès que la réunion avec le big boss est agendée, celle que le parent attend depuis des mois pour présenter les résultats de ses études et de son travail acharné, réalisé parfois de nuit, après avoir couché "BB", la directrice de la crèche téléphone "faudrait venir chercher votre enfant, il a la varicelle".... franchement, la varicelle, elle peut attendre encore deux heures, non, de toute façon le "mal" est fait, "BB" a déjà bavé sur tous ses copains. D'ailleurs, ça doit attendre parce que Big Boss, lui, il ne peut pas patienter, paraît-il.... Tiens, d'ailleurs, c'est sa femme qui va chercher "BB"...
Vous le voyez, la quadrature du cercle, ça connaît les parents.

Donc, je pense pouvoir trouver de l'aide auprès de ceux et celles qui, plus expérimentés (en nombre d'enfants ou en âges des enfants) ont déjà eu à résoudre la question suivante : quelles sont les priorités dans l'éducation ?

Lors du contrôle "des 4 ans", chez le pédiatre, j'ai fait part à cet homme fort sage et avisé du désarroi que je pouvais parfois ressentir à devoir passer mes journées à "batailler" avec (ou plutôt contre) Junior :
  • ne tape pas ton frère (connaissant les variantes "n'étrangle pas ton frère", "ne crève pas les yeux de ton frère" ou encore "ne pousse pas ton frère en bas de la voiture"), généralement toutes "utilisées" au cours d'une même journée
  • on dit quoi ? et moi d'attendre un "merci"
  • on dit quoi ? et moi d'attendre un "s'il te plaît"
  • on ne dit pas "je veux", on dit "j'aimerais"
  • s'il te plaît, arrête de dire "quoiiiiiiii ?", on dit "pardon" ou encore "je n'ai pas compris" (sachant qu'il a parfaitement compris)
  • ne jette pas le riz par terre
  • mange avec ta fourchette, pas avec les mains
  • ne dessine pas sur la table, la feuille est assez grande
  • je t'ai déjà dit, je ne veux pas que tu grimpes sur la table
  • ne lance pas tes petites voitures contre la vitre
  • si tu continues de vider l'eau "par dessus bord", le bain est terminé
  • je le répète encore une fois : "mets tes chaussures"
  • et au retour "range tes chaussures, ne les laisse pas au milieu du couloir" (trop tard, Mini est déjà tombé parce qu'il a trébuché)
  • etc
Doc Péd m'a conseillé de me concentrer sur "l'essentiel" et de ne pas trop charger le bateau. Suggestion fort intelligente mais là, je suis confrontée à la question que je résumerais par "je laisse tomber quoi ?" Mini aveugle, ça ne le fait pas (du moins pas bien) et franchement, un enfant qui hurle "je VEUX", ça me donne des frissons d'horreur...

Bref, merci de m'indiquer au moyen du formulaire ci-dessous vos propositions, le résultat que cela a donné après six mois de pratique et ce que vous feriez si c'était à refaire...

Parce que pour l'heure, je rêve encore de réussir l'éducation de mes enfants, c'est dire si je suis naïve !

A bientôt si vous le voulez bien,

C'est quoi ?

Oeuvre réalisée par Junior (quatre ans et demi) : c'est quoi ? La preuve que chez les Poppins, là, tout de suite, on est assis derrière la TV ;-)

PS: Oui, la table vient de chez Ikéa !

lundi 2 juillet 2007

Wanted, de préférence alive !

Vous le savez, je l'ai assez dit, en long et même en large : grâce à Mister, je dispose d'un outil stat' qui me dit tout (ou presque) et qui est supposé me présenter des informations utiles. Pour l'heure, j'ai trouvé l'information, je cherche encore l'aspect "utile"...

N'empêche, il y a une chose que cet outil super puissant ne me dit pas : où sont donc passé(e)s Hatsu, Sirène, Coco, Anneciel, Petite fleur bercée par le vent dans le doux soleil (qui remporte le prix du pseudo le plus long), MrTutu, Dayan, Bigmama, Mafalda, Tchoutchou.... Et j'en oublie, je m'en excuse par avance : ma mémoire est défaillante et ma réserve de ginseng, supposé améliorer justement ma mémoire, vide !

N'empêche, il y a une chose que cet "espion" ne me dit pas : qu'est-ce qu'attendent certains lecteurs "muets" pour poster ? Enfin un sujet super intelligent ? Vont être déçus, ceux-là.... et attendre longtemps ! Un mode d'emploi sur "comment se fabriquer un pseudo" ? Là, en revanche, je pourrais faire quelque chose...

N'empêche, il y a une chose que ce truc incroyable ne me dit pas : qui est qui ? Figurez-vous que parfois, une personne se connecte sur mon blog depuis... Papeete ! Et je ne sais même pas qui c'est ! Ni comment, encore moins pourquoi une personne à l'autre bout de la planète s'égare assez régulièrement sur mes tribulations.

Allez, vous savez tout sur mon caractère maniaque, sur mon incapacité à nouer des relations sur les places de jeux, sur mes bonnes résolutions", même sur mon périnée....

J'ai assez scruté mon petit nombril, il est plus que temps de changer les "rôles" : vous me parlez un peu de vous ? Et si vous n'avez pas d'idées, faites-moi part de votre plus beau souvenir d'enfance, de votre phobie secrète, de l'endroit où vous avez rencontré l'âme soeur, de votre plat préféré.... Allez, lancez-vous, ok ?

Au plaisir de vous lire,

dimanche 1 juillet 2007

Quelle chance !

Lorsque j'étais enceinte, Mister n'avait pas de blog.... Et j'ai donc en toute quiétude pu "réfléchir" aux prénoms de nos enfants à naître, chercher des suggestions sur douze mille sites, lire au moins autant de bouquins pour trouver "the" idée !

Si Mister avait eu un blog, fort à parier que ce "procédé" lui aurait plu :



Mais il aurait probablement opté pour Ubuntu, deuxième prénom Linux !

Et vous, comment avez-vous choisi les prénoms de vos enfants ?

A bientôt si vous le voulez bien,

PS: le sujet est trop "léger" ? Rendez-vous ici, vous y trouverez un billet de ma plume, "sérieux et grave" !