dimanche 30 septembre 2007

L'arc-en-ciel

Le lundi en quinzaine, c'est sur cuk que je vous retrouve. Et le lundi, il commence à minuit et une minute.... Pardonnez-moi si vous cliquez sur le lien avant l'heure de Cendrillon !

A bientôt si vous le voulez bien,

vendredi 28 septembre 2007

Un truc ? Et vite !

Depuis que je m'intéresse aux hommes, j'ai compris qu'il y a des trucs "tue l'amour" et définitivement anti-érotiques.

Notamment les jambes mal épilées : ouf, mon dernier passage chez l'esthéticienne date d'il y a deux semaines.

Le slip "petit bateau", blanc lors de son achat, devenu d'un rose ("souvenir" de la fois où il a été lavé avec votre robe flamboyante) tirant sur le brun (résultant d'une tentative d'obscurcir le rose) : par chance, je porte (par hasard) des dessous... charmants.

Des aisselles approximatives, tant au toucher qu'au nez : je ne rappelle pas mon passage chez l'esthéticienne, déjà citée; quant à ma dernière douche, elle remonte à quelques heures et si je me suis beaucoup énervée, aujourd'hui, au boulot, je n'ai pas transpirée pour autant.

Et malgré tout, je panique ! Faut dire qu'à midi, j'ai mangé avec une amie un plat dont j'ai déjà oublié le nom mais point encore digéré l'ail qu'il contenait. En très grande quantité !

L'ennui, c'est qu'en rentrant du travail, ce soir, j'ai découvert - avec grand plaisir - que Mister avait prévu une soirée en amoureux, avec un repas rapide pour les enfants "allez, mes chéris, là, c'est l'heure d'aller vous coucher" suivi d'une daurade au four pour nous deux.

Je fais quoi ? Je ne peux pas décemment lui susurrer à l'oreille "merci chéri" : il risquerait de s'asphyxier !

Z'auriez pas un truc pour transformer mon haleine en souffle léger et enivrant ? Et si oui, dites-le moi.... vite !

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 27 septembre 2007

Rire

Extrait d'une "discussion" dans la voiture, avant le cours de judo, hier, entre Junior (4,5 ans) et son copain :

Junior : patate !
Rires des protagonistes
Copain : non, grosse patate !
Rires prolongés des protagonistes

Et là, je me suis dit que le monde de l'enfance était merveilleux. Non pas que les dialogues entre adultes soient forcément plus longs, voyez par vous-même :

Patron : demain, réunion.
Madame Poppins : ah
Patron : oui, réunion très importante !
Madame Poppins : ok.

La différence, c'est qu'entre les répliques, moi, j'ai pas ri du tout !

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 25 septembre 2007

Le jardin

Chère Madame,

Je ne vous apprends rien en disant qu'il existe différents types de jardin : anglais, zen, du Luxembourg ou hollandais, chacun a son charme.

J'espère que vous avez choisi le vôtre en accord avec vos désirs, vos aspirations, d'un commun accord avec celui qui est votre mari et père de vos trois enfants.

Ainsi, votre jardin, c'est ne pas exercer d'activité lucrative, ni à titre dépendant, ni à titre indépendant, pour vous consacrer entièrement à votre famille, ceci avant même la naissance de votre premier enfant.

Mon jardin est de continuer à travailler, par nécessité et par égoïsme, par choix et par obligation, par plaisir et par contrainte. Je sais, on n'y voit guère, dans ce jardin, mais que voulez-vous, je n'ai jamais pu me résoudre à couper les branches qui dépassent.

Tout comme je ne permettrais jamais de remettre en cause votre décision, m'abstenant par là de vous demander d'un petit air innocent "mais vous avez arrêté de travailler parce que telle était votre réelle volonté ou parce que vous n'aimiez pas votre emploi monotone dans les entrepôts sombres d'un sordide magasin de meubles ?", je vous saurais gré de bien vouloir vous abstenir de commenter mes options.

En fait, pour être plus précise et pour ne rien vous cacher, je n'ai pas réellement cure de vos remarques et de vos jugements, libre à vous de penser ce que vous voulez.

Ce qui me gêne, c'est lorsque vous exprimez vos opinions à l'égard de notre jeune fille au pair qui est, soit dit en passant, une perle rare.

"Elle s'occupe parfois de ses enfants ? C'est toujours vous que je vois avec eux". Forcément, absente de la réalité du monde du travail, vous ne réalisez pas qu'il n'existe pas de patron qui me permettrait de déposer Junior au bus scolaire à 8h45, pour venir le rechercher à 12h00...

Si j'avais pu anticiper la question, j'aurais donné comme instruction à notre "perle" de vous répondre que "non, je dois aussi m'en occuper le week-end et la nuit !" Malheureusement, après notre seule et unique rencontre, je n'avais pas imaginé que vous mettriez cette jeune femme dans la fâcheuse position de devoir justifier mes choix....

Et je me suis définitivement mise en colère le jour où, après une question polie de sa part - difficile de faire autrement que de rester urbaine sur le chemin qui mène au bus - vous avez répondu "oh non, moi, je ne pourrais pas prendre de jeune fille au pair, je ne pense pas qu'une jeune fille soit capable de s'occuper correctement de mes enfants !"

Quelle élégance de la part d'une femme qui avait indiqué avoir elle-même occupé un tel "poste" durant sa jeunesse.... Grande est la tentation de penser que vous n'avez pas été capable de le faire parce que je vous assure, elle est capable, même très capable. Tiens, d'ailleurs, elle est tellement capable qu'elle arrive toujours à l'heure, à midi, ce qui lui permet de rester avec votre fille puisque vous, vous arrivez systématiquement en retard...

Chère Madame, je vous aurais volontiers fait part de toutes ces considérations de vive voix mais pour cela, il aurait fallu que je vous croise, en d'autres termes que je m'occupe de mes enfants. Ce que j'évite, dans la mesure du possible, de faire : j'ai une jeune fille au pair pour ça.

lundi 24 septembre 2007

La bouée

Le constat est sans appel : mes tentatives de perdre un peu de poids sont et resteront vouées à l'échec, ceci tant est aussi longtemps qu'existeront les concepts de "fin de semaine" et de "vie sociale". En effet, si je parviens tant bien que mal à ne pas céder à chaque tentation (comprenez chocolat, dessert, pâtisserie) durant la semaine, je n'ai plus aucune volonté lorsque vient l'heure des invitations, chez les Poppins ou ailleurs.

Afin que le blues de la rentrée ne s'installe pas définitivement, deux solutions : ou j'arrête de fréquenter mes semblables du vendredi soir au dimanche soir - possibilité peu plaisante - ou j'augmente le nombre de calories brûlées.

Ayant opté pour une plus grande consommation d'énergie, je me suis rendue trois fois en dix jours à la piscine.

Là, on dit "bravo Madame Poppins" !

Bon, d'accord, il n'y a pas de quoi pavoiser juste parce que j'ai parcouru à chaque fois un kilomètre (dont la moitié avec palmes). En revanche, ce qui rend le déplacement à la piscine admirable, c'est le fait qu'en une demi-heure,
- je me suis pris un coup de pied dans le bas du dos de la part du voisin de la ligne d'à côté,
- j'ai vu des étoiles en raison d'une claque sur la tête par mon compagnon de ligne, dont le virage était fort dynmique,
- j'ai ramassé un coup de genou dans les côtes par le brasseur de la ligne,
- j'ai goûté au plaisir d'une main qui se balade* (involontairement) sur mes fesses lors d'un dépassement par le crawler forcené,
- je me suis douchée dans une cabine parsemée de longs cheveux bruns (je suis blonde aux cheveux courts et ne peux de ce fait être la propriétaire de ces cheveux),
- le pédiluve "désinfection des pieds" était en panne !

Mais je vais m'obstiner malgré tout parce que la bouée, elle restera accrochée contre le mur mais non autour de ma taille !

A bientôt si vous le voulez bien,

* merci Ysa ;-)

dimanche 23 septembre 2007

Une aspirine, une !

Même si je déteste tous les écrits truffés de fautes, même si je fais beaucoup d'efforts pour ne pas en commettre, je sais très bien que je ne suis pas infaillible et que mes connaissances sont lacunaires.

Tiens, d'ailleurs, plongez quelques minutes dans ces règles en matière de COD, le fameux complément d'objet direct : vous me direz si vous avez besoin d'une aspirine ensuite ! Mais quoi qu'il en soit, connaître ces "détails" n'est ni inutile ni incertain.

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 20 septembre 2007

La brebis et la vache

Vous vous en souvenez peut-être, je vous ai fait part récemment de tout le bien que je pense de la réceptionniste de notre entreprise.

Patiente, souriante et aimable, elle sait même trouver les mots qu'il faut pour rappeler à certains qu'il n'est pas de bon ton de confondre frigo de la cafét' et oubliettes. Voici le message reçu par l'ensemble des collaborateurs de sa part ce matin :

"Bonjour,
Petit message à la personne qui a laissé un fromage de brebis dans le frigo de la cafétéria.
Nous avons le plaisir de vous informer que ledit fromage a procréé.... La maman et les bébés vont bien et peuvent rentrer à la maison dès aujourd'hui, le bon de sortie est signé. Néanmoins, il faudrait se dépêcher de venir chercher tout ce petit monde, ils ont tendance à vouloir partir tous seuls.... Merci et meilleures salutations".

Franchement, si j'avais dû rédiger une missive à cause d'un tel oubli, j'aurais été nettement plus... vache !

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 19 septembre 2007

L'infini

Petite, je passais tout mon temps libre à la bibliothèque pour enfants de ma ville, d'abord par dépit, mes parents ayant toujours refusé d'acheter une télévision, puis par passion de la lecture.

Passion devenue si dévorante que je m'étais lancée un défi : lire tous les livres qui se trouvaient sur la paroi gauche, de loin la plus longue. Semaine après semaine, j'allais à la bibliothèque, je prenais les trois ouvrages suivant ceux que je venais de terminer. Tout cela en raison d'une peur très enfantine : manquer quelque chose de passionnant. Et je pensais que la seule manière de ne rien louper, c'était de tout lire. Inutile de vous dire que j'ai atteint l'âge nécessaire à l'obtention d'une carte pour la bibliothèque "adultes" avant d'arriver au terme de mon projet.

Vingt ans plus tard, je ne vais plus très souvent dans les bibliothèques mais je lis encore bien davantage : des romans, fréquemment achetés d'occasion, des journaux, des articles professionnels, des récits de voyage, des recettes de cuisine, des tranches de vie et, surtout, des blogs.

J'ai commencé par un blog, un seul, un "ridicule petit" blog, qui m'avait été recommandé par Mister. Et là, j'ai mis le doigt dans l'engrenage infernal : j'ai butiné, dans ce premier "blogroll", je suis allée consulter les blogs des personnes qui commentaient.

De fil en aiguille, me voilà aujourd'hui avec un agrégateur de flux qui contient 27 "entrées" ! Et encore, hein, j'en ai supprimés de la liste, pour des causes aussi futiles que "ne publie que les 36 du mois" ou "fait trop de fautes de frappe" !

Tout cela pour dire que là, faut que ça s'arrête : please, ne me faites plus découvrir de nouvelles plumes, ne m'attirez plus dans des "lieux" passionnants, amusants, intéressants, insolites, je n'arrive plus à suivre !

Je crois qu'il est temps que je grandisse : l'infini ne peut pas être appréhendé !

mardi 18 septembre 2007

Un petit geste

Enfin ! Une case se libère. J'attends "patiemment" que le conducteur effectue sa manoeuvre, rendue compliquée par le manque de place sur le parking, pour me garer à mon tour. Alors que nos voitures se croisent, il baisse sa vitre.

Allez savoir pourquoi, je fais de même, convaincue qu'il allait m'inonder d'un flot de paroles peu aimables, genre "z'auriez pu reculer un peu plus, hein, faut pas rester si près" ou tout autre commentaire typique de l'automobiliste pressé et énervé d'avoir dû s'y prendre à huit fois pour sortir d'une place.

Là, sans un mot, avec un grand sourire, il me tend son ticket de parking, avec un "crédit" restant d'une heure.

Avant que je n'aie eu le temps de dire un truc réellement cohérent, il part.

Merci Monsieur pour ce petit geste : vous me direz que c'était pas grand-chose, n'empêche, j'ai trouvé ça très sympa.

Et vous, est-ce que quelqu'un a eu un geste sympa à votre égard aujourd'hui ?

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 17 septembre 2007

Eclairez ma lanterne

L'autre jour, une copine m'a posé une question en apparence "bête".

"Pourquoi les gens viennent-ils lire ton blog ?"

J'ai songé à lui ébaucher quelques réponses plausibles mais je me suis dit qu'il serait judicieux de vous poser préalablement la question.

a) Parce que vous m'aimez bien et vous sentez obligés de lire mes délires sans intérêt, pour m'éviter une dépression ainsi qu'un fort sentiment de solitude et de rejet.
b) Parce que nous sommes collègues de boulot et que je vous harcèle tous les matins "alors, t'as lu mon billet ?"
c) Parce que vous savez que j'ai un outil statistiques qui me permet de suivre, heure après heure, les visites et qu'il serait donc inutile de me dire "mais si, si, je t'assure, j'ai tout lu" si tel n'était pas le cas.
d) Parce qu'il n'y a rien à la télé.
e) Parce que votre patron ne vous donne pas assez de boulot.
f) Parce que le boulot du patron n'est pas intéressant.
g) Parce que vous espèrez qu'un jour, je finirai moi aussi par écrire un billet "érotique" ou plus si entente.
h) Autre(s) (précisez).

Evidemment, si vous répondez, sous "autre", "pour la qualité extraordinaire de vos intéressants développements juridiques", ça sera excellent pour mon égo mais pas hyper crédible... en tout cas moins que "j'ai un bon agrégateur de flux".

Bref, vous me dites tout ?

A bientôt si vous le voulez bien,

Les hommes - les femmes

Même un blog de "nana"compte quelques lecteurs : rien que pour vous, Messieurs !

A bientôt si vous le voulez bien,

dimanche 16 septembre 2007

Les questions du dimanche

"Mais Papaaaaaaaa, pourquoi Maman, elle dit que 500 grammes, c'est moins que 19 kilos ?"

"Mais Mamaaaaaaa, pourquoi Papa, il enlève jamais son tatouage ?"

Si vous aviez une idée pour répondre à la première question, sachant que Junior a quatre ans et demi...

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 13 septembre 2007

O Soto Gari

Comme beaucoup de mères, je suis très concernée par le développement physico affectivo psycho social de Junior et ai décidé qu'il fallait que cet enfant ait une activité extra-scolaire autre que se servir de son frère comme punching-ball .

Vous l'aurez compris, vu son caractère "bien trempé", j'ai écarté la peinture sur soie au profit du judo, activité qu'il pratique depuis un mois, le mercredi après-midi.

Depuis lors, même si "la chose" ressemble davantage à de la lutte à la culotte, il se voit déjà grand judoka devant la ceinture noire pleine de dan et rêve de convaincre sa mère de dépenser une somme substantielle pour lui acheter une espèce de pyjama tout blanc en coton trop épais et trop court au niveau des jambes.

Une partie de son plaisir à apprendre le "japonais" provient du fait qu'il exerce son "o soto gari" avec son super pote, Lulu, avec lequel il échange potins de la cour de récréation et les amoureuses.

Ce qui a eu, mercredi, comme conséquences et une nette baisse de "concentration" et la décision de la prof de les séparer.

A la fin du cours, j'ai "sermonné" les deux p'tits gars "vous voyez, il faut écouter et non faire les fous parce que sinon, elle va de nouveau vous séparer".

Sur ce, Junior me répond, très sérieux, que "c'est pas vrai, elle a séparé Lulu, pas moi !" Comme quoi, tout est question de point de vue !

Et vous, vous avez fait quoi, comme "activité extra-scolaire épanouissante" ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 12 septembre 2007

Des chiffres et des lettres

Qu'ont en commun ma carte VISA (dite "carte bleue"), ma carte EC, mon compte sur un site de ventes aux enchères, la porte d'entrée au bureau, mon compte cliente Nespresso, mon compte smartvote, ma messagerie vocale professionnelle, mon téléphone portable, mon blog et mon compte sur gmail ?

Le fait que partout, il faut des codes d'accès, des "NIP" quand on est branché.

Comme j'ai bien compris que je ne devais pas choisir un truc évident (figurez-vous que les voleurs fûtés, ils connaissent tous la date de naissance de Junior !), j'ai pris mon ancien ancien ancien numéro de téléphone.

Sauf que de plus en plus souvent, l'informatique m'impose un "pavé alpha-numérique" d'au moins neuf caractères, que je dois changer tous les mois, bonjour liberté, bienvenue dans le monde virtuel.

Le pire, ce sont les codes qui nous sont remis sans possibilité de modification : je suis régulièrement coincée derrière la porte du bureau parce que je ne me souviens plus des six chiffres qui me donnent accès à mes "précieux" dossiers.

Et il y a des jours où je ne m'y retrouve carrément plus du tout : j'essaie alors de "convaincre" ma carte Visa que le code est celui de mon compte sur le site de ventes aux enchères. Ce qui, inutile de vous le préciser, ne fonctionne pas bien du tout.

En d'autres termes, qu'est-ce que ça m'énerve de constater que "toute" ma vie se traduit en "pavés alpha-numériques" : même mes enfants sont nés avec des "chiffres", le fameux score d'Apgar !

Et lorsque je mangerai les pissenlits par la racine, je serai représentée une dernière fois par des chiffres, avec ma date de naissance et celle de mon dernier souffle !

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 11 septembre 2007

Les enfants, c'est naze !

Je le dis "droit direct comme j'pense" : les enfants, c'est naze. Et encore, hein, moi, je suis une élève assez douée, j'ai pigé après le deuxième : j'ai des copines, même après le quatrième, elles ont pas encore capté.

Si vous avez déjà six mouflets, passez votre chemin, il est trop tard pour que je vous ouvre les yeux. En revanche, si vous en avez un, au pire deux, voire - mieux encore - pas du tout, lisez, ceci est pour vous !

Bon, les ennuis commencent à peine le test de grossesse positif : vous jonglez entre nausées et angoisses irrépressibles d'avoir des vergetures ou, moins glamour, des hémorroïdes (si vous êtes une femme), les crises d'achat compulsives de votre femme et ses listes interminables de prénoms "non, chérie, je ne sais pas comment te le dire, César, c'est moche et franchement, Cléopâtre, c'est pas facile facile à porter" (si vous êtes un homme).

Mouflet à peine arrivé, l'ouragan se précise : vous avez passé huit fois deux heures dans un cours totalement inutile, qui vous a donné plein d'informations sur un tas de trucs qui ne vous concernaient pas (grossesse gémellaire, accouchement à la maison ou encore perte des eaux au supermarché) mais qui ne vous a pas appris comment il fallait faire pour dormir plus de quatre heures par nuit, comment il fallait s'y prendre pour ne pas avoir l'air d'un gros thon dans votre pantalon de grossesse deux mois après l'accouchement...

Par la suite, le cyclone se concrétise dangereusement. Toutefois, je vous fais grâce des détails concernant les plantes vertes déterrées ou, pire encore, ingérées par BB, les bouillies justement non ingérées mais au contraire recrachées avec obstination, les chutes dans les escaliers chez belle-maman qui refuse de sécuriser le couloir qui mène à la cave et les scènes de l'époux qui en a marre que dans tout l'appartement soient étalés des pyjamas - forcément , la séchante est en panne - le tout sur fond nauséabond de couches qui s'amoncellent.

Bon, j'en viens au fait, enfin.

La nature est bien faite : quelques mois après la naissance, vous avez oublié que les points de suture dus à une épisio vous ont empêché de vous asseoir dignement durant quatre semaines, vous finissez par perdre du poids parce que Bambin court très vite maintenant, sans parler du fait qu'il mange tout seul. Sauf le poivron mais bon, ça, c'est une autre histoire.

Et tout à coup, Chérubin a trois, quatre, cinq ans. Et vous, à chacun de ses anniversaires, événement qui se répète quand même tous les 365 jours, vous prenez un coup de vieux. Pan, dans la tronche, pour pas un rond (enfin, si, pour plein de ronds même parce qu'en grandissant, Enfant ne veut plus de petits cubes pour marquer ce jour de "fête" mais un vélo, une play-station, un téléphone portable ou de nouvelles chaussures très tendance et très chères évidemment).

Forcément, chaque fois qu'il trône comme un roi devant son gâteau et ses bougies, vous vous rappelez qu'au moment de sa naissance, vous étiez
a) bien plus jeune,
b) beaucoup plus mince,
c) beaucoup plus disponible pour vos copines,
d) toujours partante pour une soirée romantique avec Jules,
e) ravie de faire la méga teuf jusqu'à quatre heures du matin,
f) la reine incontestée du club de gym en matière d'abdos
g) capable de sortir de chez vous non maquillée parce que vous aviez d'origine bonne mine
h) la chouchou de votre patron qui vous confiait tous les mandats intéressants,
i) autre constat tout aussi atterrant.

Et vous savez ce qu'il y a de "pire", dans cette tornade qui vous submerge à la naissance, c'est que, comme moi, vous passez certainement un temps de dingue à faire des photos "bouge pas, chéri, j'aimerais avoir une photo de toi qui ne soit pas floue", à les "downloader" sur votre disque dur, à les trier, à les envoyer pour les faire développer, à les coller avec amour dans un album dont la première page vous prouve qu'effectivement, il y a six ans, vous n'aviez pas de rides, ni entre les yeux ni sous les yeux !

Moi, avant d'avoir des enfants, jamais, il ne me serait venu à l'esprit de faire des photos. De quoi, d'ailleurs ? De mon mojito ? Absurde, le mojito ne se photographie pas, il se boit et l'amant d'un soir, franchement, pourquoi aurais-je fait une photo de lui ? D'ailleurs, je n'avais même pas d'appareil et je ne m'en portais pas plus mal, j'étais quitte de voir le temps passer.

On le sent, là, que je suis légèrement agacée par le fait que j'ai 721 photos à trier ?

A bientôt si vous le voulez bien, du moins si j'arrive un jour au bout de ces photos !

lundi 10 septembre 2007

Au-delà de l'écorce

La noix de coco est un fruit étonnant : qui se douterait que sous une écorce rugeuse et dure se cachent un jus sucré, un "coeur" tendre ?

Le litchi, lui aussi, est d'apparence banale alors que son intérieur est fondant et agréable.

Peut-être que l'être humain est pareil : parfois, sous une "carapace", un air décidé se trouve une personnalité moins sûre d'elle qu'on ne le croit. Tenez, Madame Poppins : affichant ses 37 balais, ses grands pieds, sa grande gueule et ses plaisanteries à deux balles, qui se douterait qu'elle puisse être très intimidée lorsqu'elle arrive dans une soirée et qu'elle tremble lorsqu'elle apprend que quelques invités, d'elle encore inconnnus, se réjouissaient déjà de faire sa connaissance ?

De prime abord, personne.

Mais à la différence du litchi, dont on dit qu'il est plaisant et délicieux, elle craint que les invités, une fois en sa présence, ne la voient comme un durian, réputé pour avoir "une odeur particulièrement forte considérée par beaucoup d'Européens comme peu agréable".

Le fait que dans le sud-est de l'Asie, des milliers de gens apprécient ce fruit ne change rien à son stress. Sinon, elle aurait osé proposer en particulier à deux convives de venir manger un soir "à la maison".

J'vous jure, cette nana, c'est pas un fruit, c'est une cruche !

Tu me parles plus souple ?!

"The server encountered an internal error or misconfiguration and was unable to complete your request. Please contact the server administrator and inform them of the time the error occured and anything you might have done that may have caused the error".

Que l'ordinateur me "parle" quand je surfe tranquillement, au hasard ou dans un lieu précis, je veux bien mais lorsqu'il s'adresse à moi pour me soupçonner d'avoir commis quelque chose qui puisse être à l'origine d'une "panne", j'ai juste envie de lui demander de me parler "plus souple" ! Je ne suis pas assez douée pour causer une "error", fût-elle interne ou pas, et je n'y connais rien en "misconfiguration".

En fait, si, j'ai fait une erreur : j'ai voulu aller sur ton site, "administrator" ! On ne m'y prendra plus. Tiens, d'ailleurs, "them", c'est pluriel. Et ça se rapporte à "server administrator", non ? Donc, ça devrait être administratorS" ! Pfffft, qui a rédigé ce message ?

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 6 septembre 2007

Illusion no 4

Pour continuer, après les illusions no 1, 2 et no 3, je me suis rendue compte que j'avais oublié encore une illusion et non des moindres : "la réceptionniste-téléphoniste, de toute façon, elle n'a rien d'autre à faire que ses ongles".

Erreur, mensonge et calomnie.

"Demain, finalement, je ne suis pas là, la séance qui aurait dû avoir lieu ici a été déplacée, je reviens vers onze heures; si jamais M. Dupont arrive avant moi, on a rendez-vous à onze trente, tu le fais patienter et tu lui offres un café ?"

"Ah au fait, tu sais où est le big boss ? Je dois absolument le voir. Tu lui laisses le message que le Président a refusé le projet et qu'il veut une nouvelle version pour la semaine prochaine, avant la rencontre des directeurs".

"Dis, tu peux faire en sorte que l'envoi des 300 rapports annuels soit terminé ce soir ?"

"Tu aurais une idée où je pourrais aller manger demain avec les clients Ducon et Dudébile ? Ah ouais, super, tu réserves pour midi trente ?"

"Tu me couvres si jamais Sous-Chef veut me voir, j'ai rendez-vous chez le coiffeur et ça risque de déborder un peu de ma pause, je vais essayer les mèches, blondes bien sûr".

Le tout sur fond simultané
a) de discussions cafét (qui se trouve évidemment juste à côté de la réception),
b) de téléphones incessants, où le râleur déverse sur elle sa hargne de ne pouvoir joindre Madame Poppins en raison d'une question "super urgente" (qui se révèle être une demande de déplacement de rendez-vous pour dans trois semaines plus tard),
c) d'accueil clients (qui ne disent pas bonjour parfois ou qui estiment inutile de s'annoncer au motif qu'ils connaissent le chemin menant au bureau du DRH).

Et malgré tout cela, elle reste aimable, souriante, serviable. Bien sûr, elle a parfois des coups de mou, surtout quand elle nous voit tous partir à 16h15 en été "tchao, je vais à la plage, à demain, j'arriverai plus tard, j'emmène Bastien chez sa grand-mère, la crèche est fermée", alors qu'elle doit rester, horaire fixe du standard oblige, jusqu'à 17h30. En étant arrivé, au contraire de certains (dont moi) à 7h30.

Bref, à mon avis, sans elle, la vie d'entreprise, ça serait moins bien, moins sympa et moins facile.

Y a un seul truc qui me "chiffonne" : elle a effectivement de beaux ongles. Soignés en dehors de heures de travail !

Et vous, dans votre vie de bureau, y aussi quelqu'un a qui vous avez envie de dire merci ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 5 septembre 2007

Illusion no 3

Dans mon billet de hier, j'ai omis une illusion, largement répandue et tellement "pénible" : celle que l'informatique, du moins un certain programme suffit à lui seul pour captiver l'auditoire. Je veux parler de Powerpoint. Qui, mal utilisé, peut devenir un piège mortel (d'ennui) ou source de railleries (méritées).

Et pendant que vous y êtes, faites un petit tour sur le blog en tant que tel, il est rempli de messages amusants, loufoques, surprenants !

Vous voyez, la 4e illusion n'en est pas une : je suis bel et bien une triste flemmarde qui va piquer les trouvailles des autres, pour bosser elle-même le moins possible.

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 4 septembre 2007

Illusions


Dans le monde professionnel, deux illusions principales sont récurrentes.

La première existe dans les entreprises dans lesquelles le tutoiement est de rigueur et non un choix : "on est comme une grande famille, on travaille pour le bien de tous (surtout des actionnaires) et c'est vraiment super, tiens, demain, je viens bosser en jeans, c'est plus cool".

La seconde est un peu plus "complexe" et finalement beaucoup plus amusante.

Motus et bouche cousue, la parole est d'argent, le silence est d'or, tenir sa langue, confidentiel, assurer quelqu'un de son "entière" discrétion ("demi discrétion", ça le fait tout de suite moins), voilà autant d'expressions qui ont trait au secret et à ces choses que "tout le monde" ne devrait pas savoir.

Mais que "tout le monde " sait quand même.

Parce qu'un "secret", c'est lourd, notamment en poids, en symbolique ou encore en pouvoir. Et que fait-on lorsque quelque chose est lourd ? On le porte à deux, pour partager le "bonheur" ou le "malheur".

Ainsi, parmi les collaborateurs qui entrent en possession d'un secret, il y a ceux qui le confient à un collègue parce que la charge qu'il représente est trop importante : il n'est jamais simple de savoir avant tout le monde que la comptable va se faire virer, d'autant moins lorsque ladite comptable est très appréciée par ses voisins de bureau (moins de la hiérarchie de toute évidence).

Il y a ceux qui ne peuvent pas "tenir leur langue" parce que l'information tellement "confidentielle" a une grande portée symbolique : rachat d'une entreprise concurrente ("y feraient mieux de nous augmenter nos salaires"), montant du "parachute" d'un dirigeant et j'en passe .

Finalement, il y a ceux dont les lèvres sont brûlées par ce qu'ils devraient "garder pour eux" parce qu'ils ont enfin la possibilité d'acquérir un certain prestige auprès des collègues : "c'est pas encore officiel mais je vais devenir chef, depuis le temps que je méritais cette place !"

Ensuite, puisqu'une tierce personne est entrée dans "la ronde", elle va réagir, à sa façon, en transmettant l'info, évidemment sous le sceau du plus grand secret, par exemple à sa copine "juste pour la faire mousser" ("tu vois, les scoops, c'est toujours moi qui en entends parler en premier") ou encore simplement pour critiquer la hiérarchie (t'imagines, y z'ont nommé ce nul de Pierre au poste de responsable de département, c'est à ne pas y croire").

Je vous fais grâce de la motivation "politique" à briser le sceau, très compliquée et visant soit à empêcher la réalisation de ce secret, forcément encore un peu "incertain" (car dépendant de l'aval d'un conseil de direction ou de négociations budgétaires) ou à prendre la place du "nul de Pierre".

Parce que finalement, ce qu'on peut retenir, dans tout ce cheminement, c'est que lorsque la direction communique enfin le "scoop", ça fait longtemps que cela n'en est plus un. En revanche, "tout le monde" a pu laisser libre cours à l'acteur qui sommeille en lui, en prenant, à choix et si possible à bon escient, l'air étonné, ravi, triste ou indigné en apprenant la nouvelle.

Moralité, lorsque Marcel Pagnol disait que "un secret, ce n'est pas quelque chose qui ne se raconte pas. C'est une chose qu'on se raconte à voix basse et à une seule personne à la fois", il avait raison.

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 3 septembre 2007

Au large des côtes

Vous vous souvenez, il y a neuf ans, au large des côtes de Halifax ?

Mes pensées vont vers deux familles en particulier aujourd'hui...

dimanche 2 septembre 2007

To handle with care

Le mot que j'ai entendu le plus souvent, durant mon enfance, c'est "fragile" : "attention, ne lance pas la balle contre la vitre, elle est fragile", "ne laisse pas tes lunettes par terre, elles sont fragiles", "non, ne prends pas ce verre, il est fragile".

Au fil des années, l'éventail des choses fragiles s'est encore élargi : il y a eu la coupe à fruits de la tante Alice, le miroir du salon, héritage de l'oncle Otto, la lampe de ma chambre, cadeau de ma tante, ma première machine à calculer, qu'il ne fallait pas lancer à travers la chambre sous prêtexte que je ne comprenais pas mon devoir de maths, le cadre et le sous-verre des photos, et pourtant, c'était moi sur les photos, la machine à écrire, outil de travail de ma mère, la machine à coudre avec laquelle je voulais réaliser une robe de princesse...

Adulte, j'ai découvert que la vie est fragile, qu'un nouveau-né l'est moins qu'on ne le croit et que mes lunettes, effectivement, avaient furieusement tendance à se casser faute d'être traitées avec soin.

J'ai aussi découvert que l'amitié, une vraie, est solide et peut traverser beaucoup de tempêtes, que l'amour est souvent bien plus fragile parce qu'on peut faire l'erreur de le croire acquis et que la santé peut devenir fragile avec les années.

Aujourd'hui, j'ai abandonné l'idée de coudre quoi que ce soit, je n'ai heureusement pas hérité de la coupe à fruits, Ikéa fait de magnifiques gobelets en plastique et ma santé, à défaut d'être excellente, est relativement bonne.

En revanche, j'ai compris que ce qui est vraiment fragile, c'est.... la confiance en soi.

A bientôt si vous le voulez bien,