mercredi 31 octobre 2007

Veni, vidi, vici !

J'avais parlé de l'idée, de l'énervement qu'elle avait suscité... Que fait une blonde dans un tel cas ? Elle demande de l'aide à une brune : un tout grand merci à Mademoiselle J. sans qui rien n'aurait été possible, vraiment !

Et je suis fort aise de constater que dans l'euphorie de cet instant magique où a été posée la dernière pièce, c'est un titre en latin qui m'est venu pour mon billet : ça m'évite un nouvel anglicisme !

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 30 octobre 2007

Ca fait (enfin) sens !

Je ne compte plus, dans ma vie professionnelle, les séances inutiles, les colloques ennuyeux, les congrès fatiguants et les rencontres non productives, voire contre-productives, les rapports à rédiger pour des gens qui ne les liront pas, les résumés à présenter à des personnes qui ont le pouvoir hiérarchique de décider mais pas les neurones pour comprendre les enjeux.

Bref, ma vie professionnelle, comme celle de la majorité des gens, comporte son lot de frustration.

Ainsi, quel bonheur, quel délice, quel plaisir lorsque, au milieu d'une semaine particulièrement envahie par des tâches ingrates, je me trouve durant deux heures devant une "classe" d'adultes où le courant passe, où j'ai l'impression que mon savoir et ma façon d'enseigner "font sens" (comme dirait mon boss, dont il est certainement inutile que je précise qu'il est anglophone), où j'ai le sentiment que mes connaissances apportent un "plus" aux participants dans leur pratique quotidienne !

Un moment vraiment riche, dont le souvenir va m'aider à supporter le prochain groupe de travail oisif et la rencontre superflue qui ne manquera pas de suivre.

Et vous, c'est quand que votre métier "fait le plus sens" pour vous ?

lundi 29 octobre 2007

Entre de bonnes mains

Et dire que je me faisais du "souci" pour mes enfants. Ils sont en réalité entre de bonnes mains comme en atteste la circulaire reçue des autorités scolaires ce soir :

"Madame, Monsieur,

Pour votre information, nous vous rappelons que l'usage de tout engin à roues ou à roulettes (trottinette, bicyclette, chaussures à roulettes etc...) est interdite à l'intérieur des collèges ainsi que dans les cours de récréation durant les heures scolaires. Nous vous remercions d'avoir pris connaissance de ce qui précède et nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, nos respectueuses salutations. La direction"

Non, je n'ai pas fait de faute de frappe... Qui trouve l'erreur ?

A bientôt si vous le voulez bien ,

dimanche 28 octobre 2007

Tout au fond de moi

Tu es arrivée en même temps, exactement à la même seconde et depuis lors, tu ne m'as plus quittée. Pas d'une semelle, pas d'un seul pas.

Pourtant, souvent, je t'ignore, je fais semblant de ne pas te voir, de ne pas te sentir, même si je sais que tu es là, tapie, à l'affût. Malveillante.

Et lorsque je ne parviens plus à te contrôler, lorsque je ne sais plus comment te réduire au silence, je te tire la langue, je te défie, je me mesure à toi. Et je crâne, comme lorsque, petite, j'affrontais ma peur du noir en sifflotant, avant de trouver avec soulagement l'interrupteur, salvateur parce qu'il permettait le jaillissement de cette lumière qui faisait disparaître les monstres de mon imaginaire.

Aujourd'hui, je ne siffle plus pour te conjurer mais tout comme hier, je veux vaincre et me refuse à te laisser gagner. D'ailleurs, tu ne vaincras pas. Jamais.

Et je lutte, de toutes mes forces, avec toute l'énergie que j'aie, avec obstination. Parfois avec froideur, méthode, parfois avec rage, colère.

Je me berce de temps en temps dans l'illusion que tu es partie, pour une autre proie, pour une autre cible. Mais je ne suis jamais dupe bien longtemps : toujours, tu seras une compagne de voyage, une ombre sur mes traces.

Les années qui passent ne t'adoucissent pas : traître tu es, traître tu seras toujours. Et longtemps encore, tu viendras m'étrangler; longtemps encore, tu me tomberas dessus, revêtant tellement de visages différents.

D'autres femmes m'avaient parlé de toi, me disant que tu existais depuis la nuit des temps et qu'aucun talisman ne pouvait venir à bout de tes mauvais desseins mais jamais, je n'aurais imaginé que tu puisses être aussi puissante, toi, mon angoisse, que j'ai expulsée immédiatement après le placenta, ce 1er février 2003, où j'ai donné naissance à mon premier enfant.

Toi, mon angoisse qui me fais parfois craindre pour le bonheur de mes enfants, imaginer le pire, redouter pour eux des souffrances aux mille contours, envisager qu'ils puissent ne pas être entendus, ne pas être soutenus, ne pas être compris, les proies faciles d'un monde que je ne saisis pas toujours.

Tu vois, mon angoisse, même si ce soir, tu m'es tombée dessus insidieusement, sans crier gare, alors que j'écoutais le souffle tranquille de mes enfants endormis, tu n'as pas gagné : je vais aller dormir tranquille parce que je t'ai déposée sur cette page blanche.

Sur laquelle tu resteras jusqu'à la prochaine fois.

samedi 27 octobre 2007

A votre bon coeur...

Les magasins nous le rappellent déjà (au cas où on aurait oublié), Noël approche (pensez donc, c'est dans deux mois !). Donc, si vous cherchez une idée, je vous en propose une : vous pouvez m'offrir un cours de tai chi, ça m'aidera à garder mon self-control devant les 399 pièces restantes de ce puzzle de malheur (et je pèse mes mots), que je suis supposée terminer dans dix jours !

Tiens, pour Noël, vous rêvez de quoi, à part ne pas recevoir un nouveau presse-citron de la part de votre belle-mère ?

A bientôt si vous le voulez bien,

vendredi 26 octobre 2007

J'aime pô...

... quand les médias prennent les gens pour des imbéciles, les noyant sous des émissions toutes plus stupides les unes que les autres. Ainsi, même si la plastique de Loana a eu ses admirateurs, je doute qu'elle a contribué à élargir la culture des téléspectateurs...

Et j'aime non plus quand les médias se drapent dans des mots "compliqués" sans les expliquer un minimum. Ainsi, cet après-midi, j'ai entendu sur Couleurs 3 que "la myxomatose avait fait son apparition dans certains cantons suisses allemands selon les vétérinaires cantonaux". Merci pour l'info mais... c'est quoi, la myxomatose ?

Franchement, sans "googler" la question, vous savez, vous ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 24 octobre 2007

Pourquoi cette mauvaise idée ?

Je suis marraine d'une "grande" fille qui n'a plus l'âge d'ouvrir chaque matin une petite fenêtre durant la période de l'Avent pour manger un morceau de chocolat de mauvaise qualité. Mais comme j'aime beaucoup la période de l'Avent (au contraire de celle Noël, qui finit dans toutes les familles avec une paire de chaussettes dont on ne veut pas, un bouquin qu'on a déjà lu et un règlement de comptes, certaines années entre l'oncle et le grand-père, certaines années entre le fils et la mère), j'ai eu envie de lui préparer un calendrier à ma façon : 24 petits sacs, contenant chaque jour quelques pièces d'un puzzle. Sauf qu'à 12 ans, on est encore trop jeune pour apprécier se retrouver avec des pièces éparses et supposées former un ensemble cohérent après 17 jours environ.

Donc, il faut que je fasse le puzzle, pour mettre des pièces "qui vont ensemble" dans chaque petit sac.

CQFD !

Mais franchement, mon idée, elle est vraiment NULLE ! Si vous cherchiez une idée pour vos enfants-neveux-nièces-filleules, trouvez autre chose, ça vaut mieux !

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 23 octobre 2007

Les mauvaises idées de Madame Poppins

Vous la connaissez certainement : deux blondes se rencontrent dans la rue.

"Je suis super contente, j'ai terminé mon puzzle"
"Ah"
"Ben ouais, je suis très fière, je l'ai fait en six mois !"
"Ah"
"Eh, c'est pas rien, c'était marqué dès deux ans !"

Du coup, je me demande combien de temps il me faudra pour faire un puzzle "sans âge", de 500 pièces !

Pourquoi je me livre à une telle séance de torture ? Revenez demain, je vous l'expliquerai. Mais dites-moi d'abord comment on fait pour ne pas avoir envie de lancer les pièces, au choix, à-travers la cuisine, par la fenêtre ou en direction de la poubelle, sachant que le motif, c'est un chaton gris clair sur fond gris !

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 22 octobre 2007

Oser ou ne pas oser

Hier, je m'interrogeais "j'écris ou j'écris pas", dans une reprise du célèbre "tuba or not tuba". Aujourd'hui, je planche sur une autre question : pourquoi autant de gens m'écrivent-ils "en privé" pour me dire "je te lis très souvent mais n'ai jamais osé laisser un message".

D'accord, parmi mes commentateurs, je compte quelques prix Nobel (physique, paix, médecine notamment), des écrivains connaissant un succès mondial, traduits en 12 langues, des polydiplômés en toutitude, quelques fins connaisseurs en rien et presque tout, quelques amateurs d'infusions diverses tant qu'elles ne sont pas de sciences, des bidouilleurs de génie et du samedi soir d'informatique, des sportifs à la petite et à la grande semaine, probablement non dopés, si ce n'est au whisky mais est-ce une raison suffisante pour ne pas oser poster ?

Je pourrais vivre avec un "je n'ai pas envie d'écrire", "je viens juste pour lire en vitesse" ou encore un "tes âneries n'appellent rien d'autre qu'un hi-han". Mais franchement, ne pas oser.... Quand on peut se "cacher" derrière un pseudo, allant de Calamity Jane à S. Freud, voire même Paul&Mickey parfois, la timidité devrait être un obstacle franchissable, non ?

Que ceux qui non seulement commentent mais m'écrivent également des choses géniales en privé s'abstiennent de me demander "et c'est quand que tu vas répondre à mon mail ?" : la patience est la mère de toutes les vertus et moi, quand on m'écrit des messages extraordinaires, il me faut toujours du temps pour cogiter et répondre de façon digne de ce nom. Que voulez-vous, je n'ose pas écrire n'importe quoi à n'importe qui !

Lecteurs silencieux, à bientôt si vous le voulez bien,

dimanche 21 octobre 2007

J'écris, j'écris pas ?

Lundi passé, je me suis rendue, pleine d'entrain (version officielle), en grognant beaucoup (version officieuse), à la piscine durant ma pause de midi.

Afin de varier les "plaisirs", j'avais emporté non seulement mes palmes, ce que je fais depuis un mois, mais également mon masque et mon tuba.

Ma petite mise en train effectuée (300 mètres), j'ai "chaussé" mes palmes, troqué mes lunettes de natation contre mon masque, attaché mon tuba et... vogue la galère.

Après avoir nagé 700 mètres (ce qui me prend quand même un temps certain et un certain temps), je sens un léger "toc-toc" sur mon épaule (gauche au cas où certains aimeraient les détails).

"Madame, vous n'avez pas le droit de nager avec un masque et un tuba".
"Pourquoi ?"
"Parce que !" me dit le garde-bain aux pectoraux avantageux mais de toute évidence sans licence de pédagogie (logique, le short de fonction n'a pas de poche).

Le soir même, je raconte l'anecdote à Mister qui pose sur moi son regard no 6, vous savez "mince, j'ai vraiment épousé une blonde !" : "évidemment que c'est interdit, si le verre du masque se brise, ça serait une catastrophe et un danger pour tous les nageurs".

Ok, ok, chéri, merci de m'avoir rappelé pourquoi je t'ai épousé !

Jeudi midi, je laisse mon masque dans mon sac et je vais nager avec mon tuba et mes petites lunettes de natation. Ce jour-là, il n'a fallu que 50 mètres avant que je ne sente à nouveau un main sur mon épaule :
"Madame, vous n'avez pas le droit de nager avec un tuba"
"Pourquoi ?"
"Parce que !"

Sur ce coup-là, même mon intelligent mari n'a pas pu m'expliquer le pourquoi du comment. Donc, je me dis que je pourrais écrire une petite lettre pour demander des explications à la direction qui autorise les nageurs à utiliser des palmes, des planches, des pull-buoy et des plaquettes mais pas un tuba.

Mais je m'économiserais le courrier si vous, vous avez une idée plausible pour la raison de cette interdiction.

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 18 octobre 2007

Un trou... de mémoire

Ma copine était assise là, sur mon canapé, souriante, détendue et nous papotions, de tout et surtout de rien, en buvant un petit verre de vin blanc. J'ai notamment pris des nouvelles de sa grand-mère parce que je sais qu'elle tient beaucoup à elle, parce qu'elle la voit souvent.

"Oh, tu sais, elle a 97 ans maintenant, elle se tient encore droite comme un i, marche sans se fatiguer mais bon, j'ai constaté hier qu'elle ne se souvient plus de mon prénom. Heureusement, elle me reconnaît encore lorsque j'arrive. D'ailleurs, elle était très contente de me voir, elle voulait absolument préparer une réception pour ses parents. Et les fleurs que je lui ai apportées, elle m'a affirmé les avoir cueillies elle-même dans son jardin une demi-heure après les avoir mises dans un vase".

Qu'est-ce que ça doit être dur de réaliser qu'à chaque rendez-vous avec elle, il n'y a pas seulement la femme qui a raconté des histoires, qui a été un témoin privilégié de l'enfance, de l'adolescence, qui a consolé des peines, encouragé et aimé, mais également un "invité" indésirable, qui ne peut être délogé : Alzheimer ! Une maladie qui "crée" une nouvelle personne, une femme qui sait encore faire tous les calculs de tête mais qui ne se souvient pas du prénom de ses petits-enfants, qui sait encore si elle aime la tarte au citron ou la tarte aux pommes mais qui a une mémoire comme un fromage suisse, pleine de trous !

Sissy, je t'admire pour tout cet amour que tu lui donnes, pour cette présence que tu lui offres chaque semaine, sans jamais t'offusquer, sans jamais te fâcher, sans t'impatienter devant ses changements d'humeur et ses oublis, ses incohérences.

Si je ne regrette pas mes vingt ans, franchement, je ne me réjouis pas forcément de mes 90 ans !

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 17 octobre 2007

Les vraies questions

Durant ma prime adolescence et mon adolescence (qui a duré très longtemps), je me suis posée de "vraies" questions, des questions carrément existentielles.

Ainsi, à 14 ans, je me suis demandée comment j'allais vivre heureuse puisque ma mère refusait de m'acheter les jeans de la marque "je-suis-très-à-la-mode" et "je-coûte-très-cher".

A 16 ans, je me suis demandée comment j'allais pouvoir connaître un destin de femme puisque j'étais loin d'être aussi sexy que Kim Basinger.

A 18 ans, je me suis demandée comment j'allais survivre à la honte d'avoir vomi, très très ivre dans les rosiers de la mère de ma copine.

A 20 ans, je me suis demandée comment j'allais bien pouvoir passer mon examen d'espagnol sans coucher avec le prof.

A 15, 17 et 19 ans, je ne me suis pas posée de questions.

A 37 ans, alors que j'aurais les moyens d'acheter le jeans mentionné, j'y ai renoncé : il n'existe pas en taille 42. J'ai appris à m'arrêter de boire avant de vomir (mais je prends une aspirine avant d'aller au lit, c'est plus sage). J'ai un jour compris que les hommes étaient aussi sensibles à la beauté intérieure et j'ai finalement fait des études de droit et pas terminé celles de langues, ayant raté, sans coucher, l'examen d'espagnol.

Et, surtout, je sais qu'on peut survivre à des tas de choses étonnantes, même à l'utilisation de ça :Parce que je suis arrivée à cet âge "canonique" où, quand j'essaie de porter simultanément un paquet de couches, cinq litres de lait, des courgettes, deux paquets de sucre, trois kilos de pommes et Mini qui refuse de marcher, j'ai mal au dos.

Finalement, ça a du bon de se soucier davantage de son confort que de son look : qu'il est bon de ne plus avoir 20 ans !

Et vous, regrettez-vous vos 20 ans ?

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 15 octobre 2007

Un défaut de fabrication

Ma mère, une femme intelligente, au patrimoine génétique admirable et mon père, un homme drôle et sympathique, au patrimoine génétique tout aussi admirable que celui de ma mère, n'ont qu'un seul "tort" : lors de ma conception, un important défaut s'est glissé dans leur "oeuvre".

Ce défaut m'a privée et me privera toujours
a) de l'admirable vue que l'on a sur Paris depuis une grande roue à côté du Louvre,
b) de l'admirable vue que l'on a sur Paris et la Tour Eiffel depuis certains bureaux,
c) des plaisirs du ski dans les magnifiques montagnes suisses,
d) d'un stage d'alpinisme et de free-climbing,
e) de toute tentative de me lancer dans une formation de parachutisme.

Bref, je souffre de vertige ! Heureusement, il ne m'empêche pas de goûter à celui de l'amour !

Et vous, de quoi souffrez-vous ?

dimanche 14 octobre 2007

Le romantisme moderne

Lisez ces quelques lignes et peut-être aurez-vous envie de me dire comment vous avez rencontré l'élu(e) de votre coeur !

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 11 octobre 2007

Partout... le retour

Qu'il m'arrive d'égarer mes affaires, je l'avais déjà évoqué dans un précédent billet.

Ce que je ne vous ai pas dit, c'est qu'il m'arrive aussi de tomber sur des choses - dont la disparition n'avait pas été notée - dans des endroits totalement incongrus : ce soir, j'ai retrouvé la margarine dans ... le tiroir "rouleau à pâte, papier sulfurisé, moules à biscuits" !

Et il m'arrive aussi de savoir exactement où et quand j'ai perdu certaines choses sans pour autant être capable de remettre la main dessus.

Un exemple ? Ma... virginité !

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 10 octobre 2007

La généalogie

"Attends, attends, pas si vite, je n'ai pas tout suivi : ce soir, tu vas voir ta grand-mère et son mari, c'est ça ?" ai-je demandé au nouveau copain de Junior durant le goûter.

"Mais non, t'as rien pigé, c'est ma grand-mère et le père de ma mère qui viennent ce soir chez moi" m'a-t-il répondu avec son regard exaspéré catégorie "pourquoi faut tout lui expliquer à celle-là ?" !

"Oh, ok, je comprends beaucoup mieux, là, du coup, merci !" ai-je conclu avec le sourire : décidément, j'adore discuter avec des enfants.

A bientôt si vous le voulez bien

mardi 9 octobre 2007

Pour Mademoiselle J.

"Pour le prochain cours, je dois apporter un texte qui me semble intéressant mais que je trouve très difficile".

Voici en substance le "défi" que m'a lancé notre jeune fille au pair : lui trouver un tel texte d'ici jeudi.

Évidemment pas trop long (inutile d'assommer toute la classe avec l'intégrale de Proust), francophone en VO (chaque fois qu'on traduit un texte suédois, forcément, il perd de sa "substance"), intéressant (même si je sais bien que les goûts et les couleurs....). "Difficile" devrait découler des précédents qualificatifs.

Et comme je suppose que toute la classe apportera une "jolie" copie d'un bouquin ou d'un article de presse, j'ai pensé à lui enregistrer une chanson, en y joignant les paroles.

Ce soir, mon coeur balance entre Brassens, Piaf, Lemay et Brel.

Allemande, Mademoiselle J. a 19 ans, un excellent niveau de français après sept ans d'étude (même si elle ne connaît pas l'expression "faut pas pousser mémère dans les orties") et un certain sens et un sens certain de l'humour (indispensable pour supporter Junior et Mini). Mais non, n'insistez pas, je ne vous mettrai pas sa photo !

Des idées à lui proposer ? Nouvelle, poème, extrait de roman, chanson, billet sur un blog, peu importe, laissez libre cours à votre imagination.

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 8 octobre 2007

Les limites de la liberté

Dans ce billet, certaines personnes ont abordé la notion de pardon sous l'angle religieux, généralement en raison de leurs convictions actuelles ou de leur éducation passée.

Bien qu'étant personnellement athée, je peux concevoir et entendre que des croyances religieuses puissent dicter une certaine conduite, y compris celle d'accorder le pardon à celui qui a causé du tort, blessé, gravement outragé.

Selon moi, un pardon accordé pour être en harmonie avec sa foi n'est pas moins "valable" qu'un pardon consenti pour être en paix avec sa conscience ou son entourage. Dans l'un comme dans l'autre cas, je crois que la "qualité" du pardon repose sur la sincérité celui ou celle qui l'offre.

Ce que je ne peux définitivement pas comprendre, c'est pourquoi il existe encore et toujours des gens qui ridiculisent la foi des autres "ouais, ben dieu, j'y croirai quand on m'aura prouvé son existence et c'est pas demain la veille, ça, sans parler du fait que le pape, c'est un débile", le "pendant" immédiat étant le "pourquoi vous obstinez-vous à vivre dans le pêché, acceptez de remettre votre vie entre ses mains, votre existence n'aura de sens que si vous suivez sa parole".

Pourquoi est-il si difficile, pour certains, d'admettre que la liberté de conscience et de croyance, qui englobe aussi la liberté de ne pas croire, s'arrête immédiatement là où commence celle d'autrui, qu'il soit croyant - pratiquant ou totalement athée ?

A bientôt si vous le voulez bien,

dimanche 7 octobre 2007

La réunion des parents

"Voilà en résumé le programme pour cette première année d'école" nous a dit l'une des deux institutrices après une heure et demie de présentation.

A ce stade-là de la soirée, j'étais RA-VIE : j'avais trouvé les deux femmes sympathiques, amusantes, le programme varié mais adapté aux enfants, les méthodes originales. Bref, tout était parfait.

"Maintenant, c'est à vous de faire quelque chose pour les enfants puisque eux ont préparé pour vous une salade de fruits et un dessin".

Soit.

Quand elles ont sorti un énorme sac de tissus en nous disant "vous allez coudre un sac pour votre enfant pour ses livres de bibliothèque", j'ai cru que j'avais mal entendu : la dernière fois que j'ai cousu quelque chose, c'était sous la contrainte, à l'âge de 14 ans, sous l'oeil mauvais d'une espèce de cerbère supposé être une prof de couture.

Depuis lors, j'avais scrupuleusement évité de me trouver ne serait-ce qu'à proximité d'une machine à coudre, cette activité étant celle que je déteste le plus, juste après remplir ma déclaration d'impôts.

Entourée de gentilles mamans, toutes plus douées et plus dévouées que moi, j'ai passé deux heures quinze à lutter contre une machine à coudre qui se bloquait chaque fois que je l'approchais et contre ma violente envie d'envoyer paître les deux femmes que je venais de trouver sympathiques.

Mon légendaire sens de l'humour ne m'ayant pas totalement quittée, j'ai tenté de détourner l'attention sur autre chose que l'espèce de tas de tissus supposés se transformer en sac par amour pour mon fils : "tiens, j'aurais trouvé plus intéressant si vous nous aviez juste demandé de faire quelque chose pour notre enfant, j'aurais ouvert un blog pour la classe".

"Oh non, ça, on ne vous l'aurait jamais demandé, on ne sait pas faire ça" ! J'ai bien cru que je m'étouffais : donc, j'en étais réduite à passer une bonne partie de ma soirée à coudre, activité tellement "sexiste" et stéréotypée, juste parce que elles, elles savent coudre ! Que tout le monde n'est pas pareil, que tout le monde n'apprécie pas les mêmes activités, ça ne leur avait pas traversé l'esprit, de toute évidence !

Le pire restait à venir : le lendemain, tous les enfants ont trouvé le sac de maman sur leur place. Sauf les deux enfants dont les parents n'ont pas pu ou n'ont pas voulu venir : eux, ils n'ont rien eu sur leur table mais un commentaire de la puéricultrice "je vais en coudre un pour vous". Si elles avaient voulu attirer l'attention de toute la classe sur ces deux enfants, elles ne s'y seraient pas prises autrement !

Par chance, Junior est renté en me disant "tu sais, tu m'as dit que tu ne savais pas bien coudre, ben, moi, je le trouve super, ce sac" ! Là, je me suis définitivement dit que l'amour était aveugle, merci chéri !

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 3 octobre 2007

C'est pour un sondage

Depuis sa naissance, Junior (4,5 ans) côtoie un nombre important d'enfants, de différentes nationalités, tant à la crèche que dans notre cercle d'amis. Parmi ces enfants, Marie, Timéo et Kevin, qui ont au moins un point commun : ils sont noirs. Ce qui laisse Junior totalement indifférent, sa priorité étant de gagner à chaque fois au jeu de Barbapapa et de piquer toutes les petites voitures à tout le monde.

Trois semaines après avoir commencé l'école, fin août de cette année, alors que je lui lisais le prénom de chaque enfant de sa classe (je ne connais pas ces enfants, j'ai en revanche une liste complète) et qu'il me faisait un commentaire sur chacun d'eux, genre "lui, il court super vite", "elle, elle pleure tout le temps le matin", il me répond tout à coup "lui, je veux pas jouer avec !" Soupçonnant le camarde d'être meilleur buteur que Junior, je lui demande des précisions : "je ne veux pas jouer avec lui parce qu'il est noir !"

J'ai failli tomber de ma chaise. Parce qu'à mon avis, un enfant n'est jamais "naturellement" raciste : il répète ce qu'il entend autour de lui, dans sa famille, proche ou éloignée.

Ce soir, première réunion des parents, avec les deux institutrices. Et maintenant, "c'est pour un sondage" :
a) je rapporte ce que j'ai entendu et ce que je viens de vous résumer, avec ces mots drôlement "adéquats et diplomatiques", non pour accuser qui que ce soit mais pour demander aux institutrices si aborder le thème des pays, des coutumes et des apparences physiques (en gros et en résumé) serait envisageable
b) je me la coince, en me contentant de discuter "dans mon coin" avec Junior,
c) autre.

Votre avis ?

mardi 2 octobre 2007

Le silence

D'un naturel relativement angoissé, j'ai toujours mille et un trucs, plus ou moins intelligents, qui tournent dans ma tête.

Parfois, ça décolle un peu et je me demande ce qu'est le pardon; à d'autres occasions, je redeviens parfaitement futile et m'interroge sur le nombre de calories contenues dans une plaque de chocolat, généralement après l'avoir mangée.

Quand je dors, je fais des rêves étranges, quand je suis réveillée, je fais des listes pour tout et rien "réunion des parents, acheter des cotons tiges, cadeau d'anniversaire pour la cousine de Junior, aller nager, appeler une 8e fois le client Nulos&Co, ne pas entrer dans une relation de pouvoir avec ma collègue, faire une machine à 90 degrés", tout cela parce que j'espère, en vain, qu'une fois couchée sur le papier, "l'idée" me laissera un peu de répit.

Bref, parfois, j'aimerais que dans ma tête, il y ait davantage de... silence ! Je me figure que ça serait très reposant !

Et vous, vous parvenez à faire taire de temps en temps le "flot" de vos pensées ?

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 1 octobre 2007

La pomme de terre

La pomme de terre ne donne pas mauvaise haleine, vous savez donc déjà que je n'ai pas de souci de "soirée romantique".

La patate chaude, on me l'avait déjà filée, j'ai tenu ma langue mais voilà qu'il en vient une nouvelle : en principe, je l'avoue, je n'aime pas les "chaînes" mais comme j'aime bien Nathpointg, je vais jouer le jeu et répondre aux questions posées. En revanche, je ne vais pas faire de frites, elle restera donc ici, sans aller plus loin.

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne.
Alexandre Berenstein (Commentaire du contrat de travail, 3e édition, C. Brunner/JM Bühler/JB Waeber/C. Bruchez)

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
20h45

3) Vérifiez.
20h45

4) Que portez-vous ?
Ma culotte de cheval !

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Mon relevé de compte...

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
Le bonheur du silence, provenant d'enfants dormants !

7) Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait?
Ramener ma copine ivre morte à la maison.

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Forcément !

9) Quand avez-vous ri pour la dernière fois ?
Ce soir à table, quand Junior m'a dit que j'étais une méchante maman et qu'il allait quitter cette maison mais... que je pourrais venir avec lui !

10) Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Un interrupteur.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une maison en Bretagne

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
"Kiss kiss bang bang", un vrai bonheur !

13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui?
Oui, mon reflet dans le miroir.

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Voir ci-dessus.

15) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore.
Je suis fort dépitée que ce billet soit restée sans réponse (du moins ici).

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Pauvres Junior et Mini...

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Vous voulez me faire divorcer ?

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
Oui, sur un yacht !

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Que j'avais raison et qu'il n'existe pas !

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
La condition des femmes

21) Aimez-vous danser ?
Le rock, le tango et les slows très langoureux

22) George Bush ?
C'est qui ?

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Trois épisodes de Dr. House !

Tiens, puisque vous êtes là, vous répondez aussi ?

A bientôt si vous le voulez bien,