mercredi 27 février 2008

Etre à cheval

Le mercredi, journée en principe consacrée aux enfants, je m'accorde toujours un petit moment "à moi, rien qu'à moi" pour boire tranquillement mon café : pour ce faire, je mets ma douce descendance sous la douche, accompagnée d'une part de voitures-dragons-locomotives, de la petite éponge que j'utilise pour me laver le visage d'autre part : pour une fois que l'imitation conduit à un résultat pratique intéressant, autant ne pas mettre de frein à leur volonté de se laver ! Et comme j'ai deux enfants, j'ai forcément dû acheter deux éponges, même si je n'ai qu'un seul visage !

Je déguste ensuite mon café, ignorant volontairement les éventuels cris "arrête, donne-moi la locomotive" provenant de la douche.

Ce matin, estimant que la quantité d'eau utilisée n'avait plus aucune justification, même dans la crasse dont mes enfants sont recouverts en milieu de semaine, j'ai ouvert la porte avec un tonitruant "c'est l'heure, on sort !"

J'ai trouvé mes deux fils debout dans la douche et à leurs pieds, chacun une petite éponge, sur laquelle ils s'appliquaient à .... faire pipi !

Je ne suis franchement pas à cheval sur l'hygiène mais là, j'ai comme une question qui me taraude l'esprit : depuis combien de temps est-ce que je me lave tous les matins le visage avec un mélange de savon et d'urine ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 20 février 2008

Habemus...

Certains annonçent fièrement "habemus papam". Pour ma part, je suis heureuse de pouvoir dire "habemus jeune fille au pair !", du moins si je puis encore accorder du crédit à une parole donnée !

En principe, cette bonne nouvelle aurait dû me permettre de consacrer à nouveau plus de temps à mon blog; en réalité, il n'en est rien puisque dès demain, "habeo formation qui commence" : ceux qui ne l'auraient pas encore seraient bien avisés d'installer un flux rss, du moins pour qui entendrait ne pas manquer mes plutôt rares billets.

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 19 février 2008

Mon cerveau

Depuis plusieurs semaines, mon petit cerveau est en état de "surchauffe", à cumuler des réflexions aussi diverses que "acheter un cadeau pour la petite copine de Junior qui fête son anniversaire demain, rendre le rapport sur l'affiliation à la caisse de pensions, arroser les plantes vertes, trouver une nouvelle jeune fille au pair, ne pas oublier de préparer ma formation qui commence jeudi, prendre rendez-vous chez le dentiste pour la suite de mon traitement" etc.

Le premier signe de "trop plein dans la tête", chez moi, se manifeste par une incapacité à enregistrer correctement les informations reçues. Ainsi, cela fait une dizaine de jours au moins que j'écoute, le matin dans la voiture, les nouvelles sans vraiment comprendre le bulletin.

"La crise au Timor oriental...." : "c'est déjà où, sur le globe ?"
"Finalement, le premier ministre français...." : "attends, zut, c'est quoi, son nom, à machin ?
"L'indépendance du Kosovo....." : "la guerre, elle a duré combien de temps ?"

Et ainsi de suite jusqu'à ce que j'arrive au boulot où je commence ma journée par un tonitruant "merde, y a plus de café !"

Ce soir, alors que je tentais de motiver Junior (5 ans) à terminer la tomate farcie, il m'a dit d'un air très content mais très sérieux quand même : "ah, tu sais, Maman, à l'école, ce matin, on a commencé les algorithmes".

Là, mon cerveau a carrément "patiné" puisque j'ai pensé "c'est déjà quoi, un algorithme ?" Moralité, en ce moment, mes neurones fonctionnent moins bien que celles d'un enfant de cinq ans !

Et vous, votre cerveau, il tourne ou il surchauffe en ce moment ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 12 février 2008

C'est à la mode

C'est à la mode et c'est (généralement) tant mieux : on débriefe les gens lorsqu'ils ont été confrontés à des événements violents, traumatisants, choquants.

On débriefe les pompiers, les policiers, les profs, les victimes d'infraction, les urgentistes, les secouristes, les travailleurs sociaux, les élèves.

Mais qui débriefe la juriste qui, dans son petit bureau, a écouté une collègue appelée à déposer devant le juge d'instruction ? La juriste, elle n'a été que la destinataire d'un récit "sordide ordinaire", dans lequel se trouvaient entrelacées craintes, émotions, interrogations, appréciations professionnelles. La juriste, elle n'a fait que tenter de démêler responsabilité (pénale), exigences (morales), secret professionnel et souvenirs de la collègue devant l'enfant tellement maltraité qu'il a frôlé la mort.

Donc, qui débriefe la juriste ? Personne, évidemment.

Alors, la juriste, elle se débriefe toute seule : cet après-midi, je suis allée dans deux magasins, en pleine cohue (pour moi qui déteste viscéralement les magasins, surtout bondés, c'est un comble), pour que puisse se réalise un désir soudain mais tenace de Junior.

Depuis qu'il l'avait vue, il en rêvait, au point d'en parler spontanément au pédiatre lors du contrôle occasionné par son cinquième anniversaire, au point d'en faire des dessins, d'en parler à sa grand-mère, au point de me proposer l'argent de sa tirelire pour en financer l'achat...

Ce soir, Junior, 5 ans, s'est endormi en serrant contre lui une.... pince à déchêts !

Une pince à déchêts en elle-même n'a jamais débriefé personne, même si la symbolique est intéressante; le sourire et le bonheur d'un enfant devant un cadeau convoité, en revanche, c'est incroyablement efficace pour se remettre - un peu - d'une journée difficile à plus d'un titre !

Et vous, comment vous faites pour "débriefer" ?

A bientôt si vous le voulez bien,

vendredi 8 février 2008

L'art de vivre

Chercher une jeune fille - un jeune homme au pair vire au parcours du combattant lorsque
a) on n'a pas de piscine privée
b) on ne dispose pas d'une vue imprenable sur le lac
c) on vit "loin" d'une grande ville (25 minutes, pensez donc !)
d) on ne met pas à disposition une voiture !

Ainsi, après avoir noué différents contacts tout à fait prometteurs, les candidat(e)s se sont désisté(e)s pour les raisons suivantes :
- "finalement, je vais aller à Vienne" (moi en voix "off" : ouais, ben c'est pas là que tu vas apprendre une langue étrangère puisque tu es déjà germanophone)
- "j'ai décidé d'aller dans une famille en Espagne, qui ne parle que l'espagnol, que je ne parle pas du tout, ça va me permettre de faire plein de progrès" (c'est sûr, la communication avec les enfants va être simple et je te dis pas ta tête quand tu devras acheter une aspirine...)
- "j'ai bien réfléchi, je ne veux plus devenir au pair" (fallait peut-être réfléchir avant de poster ton dossier)
- "j'ai pas râté mes examens, je continue ma formation" (t'as bien raison, je comprends)
- "c'est trop loin de chez mes parents" (évidemment, si à 20 ans, cela t'angoisse de partir à 800 km de ton lit et de ta maman, vaut mieux pas venir chez nous)
- "j'ai choisi une autre famille, elle a une femme de ménage, je n'aurai pas besoin de nettoyer" (là, je ne peux pas "régater", l'au pair doit faire un brin de ménage)
- "je pense que je n'apprendrai pas correctement le français chez vous puisque vous parlez allemand avec les enfants (évidemment, si tu as l'intention de ne jamais causer avec Mister, qui est francophone....)
- "j'ai trouvé une famille qui propose un salaire beaucoup plus élevé que vous" (ok, je reprends contact dès que j'ai gagné à l'euro-millions ce soir)
- "je ne viendrai pas, j'ai appris ce matin que je suis enceinte !" (mes félicitations, je suis ravie que... cette découverte ne se fasse pas une fois le job commencé).

Ce soir, je suis un peu découragée... trois fois rien, hein, juste cette petite phrase qui me tourne dans la tête : "l'art de vivre, c'est passer chaque semaine quelques heures à ne rien faire d'utile".

C'est "kitch", c'est cliché : n'empêche, là, tout de suite, je peine à me souvenir de la dernière fois que j'ai eu des heures juste à "perdre", pour moi et mon nombril... Pourtant, je saurais quoi en faire, de ces heures...

Et vous, vos heures "inutiles", elles existent ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 5 février 2008

Allo bobo

Comme je l'ai déjà dit, j'arrive en général à ne pas être dérangée par le bruit, pour me concentrer sur ma tâche malgré tout. Le ridicule ne tuant pas, je parviens en principe à oublier mes plus grosses hontes. Le "stress", je m'en remets et je surmonte mon étourderie.

Mais oublier la douleur qui "pulse" dans ma gencive depuis ce matin, ça, je ne sais pas faire : vivement demain parce que pour l'heure, j'ai surtout envie de crier allo dentiste bobo" ! 

Racontez-moi votre dernière visite chez le dentiste ! 

A bientôt si vous le voulez bien, 

lundi 4 février 2008

La minute "introspection professionnelle"

Vous me lisez depuis le boulot

A bientôt si vous le voulez bien, 

samedi 2 février 2008

Paix à son "'âme" ;-)

L'heure est grave, mes amis, très grave : mon ordinateur est en train de rendre l'âme !

Le premier que j'ai acheté, c'était un Mac Classic d'occasion, sur lequel j'ai bossé mes cours de droit. Le second a été un Performa 630, neuf cette fois-ci, qui m'a permis de rédiger mon travail de fin d'études (sujet ohhhhh combien passionnant de "l'interdiction d'abus de position dominante au regard de l'art 86 du Traité de Rome"), toute contente d'être parmi les premières à avoir une connection internet (qui m'empêchait alors de téléphoner et qui m'imposait de patienter que ça fasse "grrrrr-tu-tu-tu-tu-tuuuuuuuu").

Ensuite, Mister m'a initiée aux plaisirs du portable en m'offrant un joli "beauty-case" bleu, que j'ai chéri jusqu'à ce que les touches se fassent plus ou moins la malle. Dans sa grande bonté, il a remplacé ce bel objet par un PowerBook G4, qui serait paraît-il, d'avis d'experts, un Titanium.

Utilisé (ouvert, fermé) plusieurs fois par jour depuis des années, me servant à surfer sur le balcon, à la cuisine, sur le canapé du salon, il a un beau jour refusé de me rendre les services escomptés : selon toute vraisemblance, la batterie a lâché, me condamnant à avoir un fil à la patte.

Nonobstant ce manque de mobilité, je lui suis restée fidèle : on ne quitte pas comme ça un "ami", juste parce qu'il n'est plus aussi "fit". Sauf que là, l'ami en question tombe en ruine, littéralement : l'écran est sur le point de se détacher et de s'ouvrir, sur le point de me montrer ses "entrailles" !

L'heure est grave, mes amis, très grave et je suis bien peinée de devoir préparer l'enterrement prochain de ma "bécane".

L'heure est grave, mes amis, très grave : je me rends compte que mes débuts en matière de *rédaction", je les ai fait sur une IBM à boule, c'est dire si je suis vieille !

Parlez-moi de votre premier ordinateur !

A bientôt si vous le voulez bien,