jeudi 31 janvier 2008

C'est loin, demain ?

Ce soir, juste avant d'aller au lit, tu m'as demandé, "c'est encore loin, demain ?"

Non, mon chéri, demain, ce n'est pas loin - d'ailleurs, à l'heure où j'écris, on y est presque, à demain, mais quand on se couche en ayant quatre ans, on a forcément l'impression que la nuit qui va faire de soi un "grand" de cinq ans, elle est longue !

Joyeux anniversaire, Junior !

mardi 29 janvier 2008

Le bruit

J'ai dormi durant des années à 20 mètres d'une rivière, les années suivantes à 50 mètres de l'entrée en gare des trains de marchandises, toujours en laissant la fenêtre grande ouverte, j'ai offert tous les jouets les plus bruyants qui existent sur le marché à mes enfants (flûte, tambourin, camion-sirène...), je lis sans problème dans un bus bondé et j'ai toujours aimé être entourée du "bruit" dans une bibliothèque pour préparer mes examens, au contraire de certaines copines qui fuyaient les pages qui se tournent et les soupirs des autres étudiants.

Bref, je suis "résistante" au bruit.

Cet après-midi, toutefois, j'ai bien failli me mettre à pleurer de fatigue au boulot : cela fait trois ou quatre semaines que tous les jours, du matin au soir, un marteau-piqueur rend toute concentration impossible, sans parler du fait que les conversations téléphoniques virent au cauchemar "pardon, je n'ai pas compris, vous pourriez répéter, vous dites ? oui, la fenêtre est fermée !"

Si jeudi, le chantier n'est pas terminé, je fais passer sur ma note de frais des bouchons en cire, tant pis pour les téléphones !

Et vous, le bruit, vous le supportez ou vous le tolérez ?

lundi 28 janvier 2008

Le règlement...

"Non, moi, je ne veux pas faire d'achats sur internet, tu sais, les connections ne sont pas forcément sûres", me dit une collègue l'autre jour à la pause de midi, à la cafét.

"Tu as raison, il y a probablement un risque que quelqu'un pirate tes coordonnées bancaires", lui ai-je répondu, pas très au courant en réalité du "danger" encouru réellement lors de paiements par carte de crédit sur des sites connus (magasins de denrées alimentaires livrant à domicile notamment).

"Ah, je ne pensais pas à ça, j'ai surtout peur qu'on puisse savoir ce que j'ai acheté" me rétorque-t-elle.

"Évidemment, vu ainsi, je n'ai pas non plus envie d'être inondée de publicité pour des crèmes anti-rides sous prétexte que j'ai commandé un jour le flacon miracle, celui qui me donnera l'illusion que je fais dix ans de moins".

"En fait, c'est pas non plus à de la crème que je pensais : imagine, tu commandes un vibromasseur sur le net et tout à coup, tout le monde le sait..."

"Dans ce cas, tu as deux solutions : ou tu assumes l'achat d'un vibromasseur, achat non condamné par la loi jusqu'à preuve du contraire, ou tu te rends directement dans un sex-shop et tu paies cash ton achat".

Du coup, j'ai fait à nouveau une de ces associations d'idées dont j'ai le secret et j'ai repensé à la dernière fois où je me suis rendue dans un sex-shop.

C'était il y a très exactement quatre ans et demi. A peine Mister et moi étions entrés dans le magasin que la vendeuse nous tombait dessus en nous priant de quitter les lieux : "le magasin est interdit aux mineurs".

Le mineur en question, c'était Junior, alors âgé de... six mois exactement, très profondément endormi dans son pousse-pousse !

Que voulez-vous, le règlement, c'est le règlement, on ne badine pas avec ça !

Et vous, déjà entré dans un sex-shop ?

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 24 janvier 2008

In case of emergency

Le billet sur cuk ayant entraîné certains commentaires et des commentaires certains, j'ai passé plus de temps à lire les écrits des autres qu'à rédiger moi-même, laissant mon blog en plan, désolée !

Durant une de mes nombreuses lectures, mon esprit un peu distrait vagabondant entre "anti" et "pro"-fumeurs, j'ai fait une de ces associations d'idées dont j'ai le secret : "cigarette, fumée, incendie".

Et là, j'ai repensé à une de mes connaissances, qui m'avait raconté un jour que son appartement, dans lequel elle vivait avec son mari, avait été ravagé entièrement par les flammes il y a quelques années.

A son grand étonnement, la seule chose qu'elle a pensé à emporter en quittant les lieux, c'est... le jeu d'échecs de son mari, grand passionné de ces petites figurines.

Je me suis alors demandée ce que j'emporterais (partant de l'idée que mes enfants ne sont pas présents, auquel cas, évidemment, c'est vers eux que je me précipiterais) si d'aventure, je devais être confrontée à un incendie.

J'ai cogité, un peu et la réponse a été : les albums photos ! Bizarre, non, quand on sait qu'il y a des choses tellement plus importantes que "ça, c'est Junior sur son premier vélo" ou "là, on voit Mister et Mini en train de construire un circuit de trains".

N'empêche, oui, je crois que je prendrais les albums. D'ailleurs, le même soir, je les ai tous mis à la même place, histoire de pouvoir faire vite le cas échéant !

Et vous, que souhaiteriez-vous sauver des flammes, à part votre peau ?

A bientôt si vous le voulez bien,

dimanche 20 janvier 2008

Le temps d'une volute

Le temps d'une volute, lundi, sur cuk...

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 16 janvier 2008

Le questionnement de Junior

En ce moment, le jeu préféré de Junior consiste à me demander "maman, un 2 et un 3, c'est quoi ?" et moi de répondre "c'est vingt-trois".

Ce matin, Junior a voulu savoir ce que représentaient un 2 et un 0; il a eu l'air satisfait de m'entendre répondre "vingt".

Puis il a voulu savoir "et un 0 et un 2, ça fait quoi ?" J'ai répondu, voyant venir les "ennuis", "c'est deux mon chéri".

"Mais ça se peut pas, 2, c'est 2, pas 0 et 2".

"Ben si, c'est la même chose".

Il s'est fâché tout rouge, j'ai essayé encore une fois mais, alors que j'avais réussi à lui expliquer qu'il existe des "h" qui se cachent, comment dans "hélicoptère", il n'a pas voulu de mon explication du zéro qui se cache quand il est "devant" et qui ne se cache pas quand il est "derrière".

Preuve une fois de plus que mon esprit est davantage "littéraire" que "matheux" !

Tiens, vous, "matheux" ou "littéraire" ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 15 janvier 2008

Le bon mot de Junior

"Dis, Papa, j'ai un deuxième prénom, mon frère a un deuxième prénom, toi aussi, tu en as un, et Maman ?"

"Ah, tu sais, Maman...." répond prudemment Mister qui sait que je ne révèle mon deuxième prénom que sous la torture.

"Attends, dis rien, je sais !" s'exclame tout à coup Junior.

"Vraiment ? T'es sûr que tu sais ?"

"Ben oui, bien sûr" rétorque-t-il très sérieusement et un brin fier de sa mémoire, "Maman, son deuxième prénom, c'est.... Poppins !"

Je me réjouis d'ores et déjà du jour où l'institutrice fera un arbre généalogique avec les enfants : j'aimerais tellement pouvoir voir sa tête quand mon fiston lui donnera cette réponse à mon sujet !

Et vous, vous aimez ou n'aimez pas votre éventuel deuxième prénom ?

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 14 janvier 2008

La honte !

Je vous l'ai dit, notre voiture menace de devenir capricieuse et fort chère à l'entretien, n'étant plus de prime jeunesse avec ses 201'000 km au compteur.

Mister s'est donc mis à la recherche d'un nouveau véhicule, dont le principal mérite doit être de ne pas provoquer de dépression nerveuse à notre banquier. Fort heureusement, le marché de l'occasion est large et ce soir déjà, je suis allée essayé une voiture, seule.

Le garagiste l'a sortie du hangar, m'a confié les clés et "vogue la galère", Madame Poppins est partie pleine d'entrain.

J'étais toute contente au volant de ce "bolide", au look plus proche de "ma petite entreprise de peinture" que de la berline de luxe; n'empêche, 60'000 km, c'est comme si elle était neuve ! Après deux minutes de route, je me suis rendue compte que j'étais complètement frigorifiée, ce qui n'était pas outre mesure étonnant : la fenêtre était grande ouverte.

Sauf que je n'ai pas trouvé tout de suite comment fermer ladite fenêtre : j'ai donc gelé encore durant un bon kilomètre, à toucher plein de boutons, ce qui a eu comme conséquence de me faire découvrir l'autoradio, le volume, le réglage automatique des rétroviseurs, le bouton de modification de "l'assiette" du siège et la climatisation, relativement inutile puisqu'il neigeait !

Alors que je sais jurer comme un homme et que je connais autant de plaisanteries de mauvais goût qu'un mec, je me suis retrouvée en plein cliché, selon lequel les femmes et le volant, ça fait deux !

Et vous, les voitures, c'est "inné" ou vous auriez besoin d'un "mode d'emploi" pour certaines "finesses", comme moi ?

A bientôt si vous le voulez bien,

dimanche 13 janvier 2008

Les baffes

Dès lundi matin, vous pourrez lire ici le "trépidant" récit de "Madame Poppins va chez Freud" !

Et vous, comment avez-vous fait pour "rebondir" lorsque la vie vous a collé une baffe ?

A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 10 janvier 2008

Le stress du matin

Ce matin, 8h10, sur une grande avenue, ma voiture "tousse", deux fois, et s'arrête complètement en plein trafic ! Impossible de la faire démarrer à nouveau, malgré mes tentatives (et un réservoir plein, je vous vois venir), tandis que derrière et à côté de moi, les autres véhicules passaient à 80 km/h !

Gros coup de stress, réunion loupée, énervement maximal et obligation, demain, de partir de la maison à 6h30 pour cause de réparation de la pompe à essence : les voitures, c'est comme les ordinateurs, c'est bien quand ça fonctionne !

Qu'est-ce que ça m'énerve de me retrouver avec une voiture au garage, six semaines après le dernier service : et dire qu'on traite souvent les avocats de "voleurs"...

Au-delà de la facture, probablement salée, je retiens le sentiment de stress quand je me suis retrouvée dans ce trafic dense, sans moyen de faire avancer ou reculer mon véhicule, merci Monsieur TCS pour votre intervention rapide !

Et vous, déjà vécu des pannes de voiture ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 9 janvier 2008

Dieu et la rivière

"Maman, c'est qui qui a fabriqué la planète ?" m'a demandé Junior (5 ans) hier soir dans la voiture.

"Tu vois, mon chéri, il y a des gens qui croient que c'est dieu, d'autres pensent que c'est l'eau, les tout petits animaux puis les plus grands et que finalement, l'être humain est arrivé".

"Ah....", une minute de silence (savourée par la conductrice). "Tu sais, moi, je pense que c'est les deux" (dommage, le silence n'aura pas duré). "Comment ça, les deux ?"

"Ben ouais, dieu, il a demandé à l'eau de fabriquer la planète alors l'eau, elle a fabriqué une rivière".

Et c'est ainsi que le deuxième jour de la rentrée, Junior inventa le créationnisme darwinien; il vit que cela était bon et le troisième jour, il se reposa.

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 8 janvier 2008

Ma grand-mère disait

Ma grand-mère me disait toujours "Männer müssen nicht alles wissen, sie müssen nur alles essen" (les hommes ne doivent pas tout savoir, ils doivent tout manger).

Mon maître de stage, avocat, me répétait souvent "il ne faut pas croire, il faut être sûr, c'est à l'église qu'on croit".

Ma mère me tapait sur le système à me rappeler que "tu pourras jouer quand tu auras fait tes devoirs" et mon ex, souvent fauché, me résumait sa situation par un "le pain sec, c'est pas dur, pas de pain, ça, c'est dur".

La première fois, la phrase peut amuser, interroger ou même laisser complètement indifférent; après des années, à force de l'entendre, elle finit par rendre légèrement irrascible : heureusement, un stage d'avocat dure uniquement deux ans et mon ex a eu le bon goût de me quitter après quatre ans de relation tumultueuse, tout comme j'ai fini par quitter un jour les bancs de l'école.

Je ne savais pas encore, alors, que ces répétitions ne seraient que peu de choses par rapport à l'obstination que met Junior à me demander environ 21 fois par jour "Maman, je peux regarder la télé ?", encore et encore, jour après jour, semaine après semaine ! Le comble, c'est qu'après 20 refus quotidiens, il me demande à chaque fois immédiatement "mais pourquoi ?" avec un regard d'épagneul malheureux (ce qui relève du pléonasme) !

Et vous, y a-t-il aussi des phrases que quelqu'un vous répète sans arrêt comme des mantras (à part mon "à bientôt si vous le voulez bien", évidemment) ?

lundi 7 janvier 2008

La confiture

Après quelques jours de "repos", l'heure de la reprise a sonné : j'espère que vous avez toutes et tous passé d'agréables fêtes de fin d'année et que 2008 vous apportera beaucoup de bonheur ainsi que la capacité à toujours trouver en vous l'humour nécessaire pour surmonter les creux.

Comme beaucoup de gens, j'ai pris quelques "bonnes" résolutions pour cette nouvelle année : ainsi, je vais veiller à étendre ma culture. Attention, je n'ai pas dit que j'allais l'étaler, même si, comme la confiture, "moins on en a, plus on l'étale".

Le défi est de taille, pour deux raisons au moins : la première est un manque de temps chronique, le changement de couches et le rangement de jouets étant très chronophage, la seconde est due au fait que je m'ennuie généralement très vite en regardant Arte : je ne suis décidément pas fan d'émissions genre "le point de croix, rétrospective et avenir dans la Finlande moderne"...

Du coup, je manie la zapette et me suis retrouvée, entre Noël et Nouvel An, à regarder une émission sur la télévision suisse romande (grille des fêtes).

Et j'ai compris que ma culture, aussi vaste puisse-t-elle être théoriquement, ne serait jamais aussi belle que la passion qui anime Christian Zacharias lorsqu'il parle de musique : dans ses yeux, une petite lumière qui danse, montrant son amour pour certains compositeurs, son désir de partager son savoir; sur ses lèvres, un petit sourire, indiquant que malgré toute sa concentration, il ne se prend pas au sérieux.

Je doute que M. Zacharias s'y connaisse en points de croix mais il m'a donné envie de mieux connaître Scarlatti notamment et, surtout, de ne pas rater son prochain concert.

Et vous, à part perdre les trois kilos pris entre la dinde et le foie gras, quelles sont vos bonnes résolutions pour 2008 ?