lundi 31 mars 2008

Mes cheveux blancs

Cheveux blancs et bonheur de vivre peuvent faire bon ménage, oui, oui, voyez ici.

Alors, vous, votre prochaine bougie ? 

A bientôt si vous le voulez bien, 

vendredi 28 mars 2008

Madame Poppins et son nombril

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Attention, vénérée lectrice, vénérable lecteur, il s'agit d'un pur billet à ego. Ainsi, si tu t'es égaré-e sous ces latitudes dans le but de lire un commentaire sur la mondialisation ou l'éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des prochains jeux olympiques, tu seras déçu-e. Beaucoup même. Et à juste titre.

En effet, aujourd'hui, point de "réflexion" à te mettre "sous la dent" car je me contente de fêter
  • mon 38e anniversaire : eh oui, il est déjà venu le temps de m'inonder de fleurs (j'adore les tournesols), de présents (par avance, merci pour les bouquins) et de cartes les plus diverses (prière d'éviter les textes aussi fins que "tu ne fais pas ton âge") - c'est lundi que je vous parlerai, sur cuk, de mes cheveux blancs - ce soir est jour de fête, et
  • avec un peu de retard, la première année de vie de ce blog.
Pour ce qui est de cette bougie, j'ai envie de te dire un tout grand MERCI, à toi fidèle depuis le début ou à toi récemment venu-e parce qu'il y avait de la lumière et du monde !

Merci de me suivre dans mes réflexions politiques, mes coups de gueule de mère, d'être là en cas de blues, d'être présent même lorsque je cogite sur ma modeste condition de femme; franchement, merci de même t'infliger mes quelques tribulations juridiques et d'accepter mon côté "je pars en croisade", ceci nonobstant mon "QI" désastreux !

Merci d'être si respectueux dans tes commentaires, si sincère souvent et si fidèle malgré mon rythme de publication devenu par trop aléatoire.

Ce petit coin dans l'immensité d'internet est devenu comme un bistrot de quartier pour moi : je ne sais pas qui exactement je trouverai assis à la table, tu sais, celle du "Stamm", autour de laquelle se retrouvent les habitués, qui n'hésitent toutefois pas à se serrer pour faire de la place à de nouveaux arrivants, mais une chose est certaine : je suis toujours ravie de pouvoir pousser cette porte pour te rejoindre, qui que tu sois.

D'ailleurs, tu vois, je me sens tellement bien dans ce lieu que ce soir, dans l'euphorie du moment, je n'hésite même plus à te tutoyer... C'est dire si je suis émue !

Bref, je t'embrasse et me réjouis de te retrouver bientôt, si tu le veux bien !

mardi 25 mars 2008

Une drogue dure

Il existe beaucoup de drogues connues à ce jour, légales ou illégales selon les pays et les époques. 

Si dans ma vie, j'en ai testées plusieurs, j'ai eu la chance de ne jamais devenir réellement accro, sauf à l'amour (mais bon, ça, c'est une autre histoire) et au chocolat (comme en témoigne largement mon tour de hanches, la plaque étant dans mon estomac et non au niveau de mes abdominaux). 

Depuis peu, toutefois, je souffre d'une addiction terrible et me demande déjà quelle sera ma vie quand j'aurai terminé les 711 pages du livre que j'ai reçu ce soir en guise de cadeau d'anniversaire (ne vous affolez pas, le cadeau m'est parvenu en avance, je vous ferai signe quand il sera temps de m'inonder de cartes, de voeux et de présents, histoire que je n'oublie pas que j'ai encore pris une année et plein de rides, signe d'une sagesse progressant à grands pas, ma blonditude m'évitant de traquer le cheveu blanc !)  

L'origine de ma souffrance future, de mes états de manque à venir  ? Stieg Larsson, un auteur suédois, dont les deux premiers volumes m'ont privée plus d'une nuit de sommeil : il m'est arrivé de me faire un café très serré pour ne pas m'endormir, aux alentours de deux heures du matin, histoire de pouvoir suivre encore plus longtemps les aventures de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, un journaliste dotée d'une certaine conscience et d'un succès fou auprès des femmes et d'une hacker au passé plus que trouble et violent mais à l'intelligence frisant parfois le diabolisme. 

"Les hommes qui n'aimaient pas les femmes", "la fille qui rêvait d'une allumette et d'un bidon d'essence" et maintenant "la reine dans le palais des courants d'air"*, connus aussi plus sobrement sous "Millénium 1, 2 et 3". 

Je sais, on ne devrait pas faire un billet sur un livre qu'on n'a pas encore lu mais je ne peux m'empêcher de le faire, ne serait-ce que parce que j'ai hâte de retrouver dès ce soir ces personnages, leurs aventures et ce tableau de la société suédoise, où tous les ingrédients d'un excellent cru "polar" sont réunis :  enquête, crimes, magouille, informatique, suspense.... 

Bref, mon blog a souffert en raison du temps consacré à rechercher une nouvelle jeune fille au pair (elle est arrivée vendredi, avec sa valise et ses vingt produits de beauté mais sans dictionnaire) et ma nouvelle formation n'a guère contribué à augmenter le nombre de mes billets; aujourd'hui, je ne vois pas d'autre issue que de succomber à l'appel de cette "série devenue culte" et de vous être infidèle encore quelques jours. 

Toutefois, afin de rendre mon sevrage plus facile lorsque j'aurai lu la dernière ligne, peut-être aurez-vous d'autres polars à me conseiller ? 

Ne me dites pas "attends que Larsson écrive un nouveau bouquin" : il a eu le mauvais goût de mourir après avoir écrit le dernier volume ! J'espère que je ne connaîtrai pas la même fin ! 

A bientôt si vous le voulez bien,

ISBN 978-2-7427-7031-1, chez Actes Sud

lundi 24 mars 2008

Bizarre...

... vous avez dit bizarre ? 

Que je me rende au travail en semaine ou à la place de jeux au bord du lac durant le week-end, je passe généralement par l'autoroute, laquelle passe sous un pont environ à mi-chemin.
 
Pas de quoi en faire un billet me direz-vous. 

Sauf que... depuis plusieurs mois, sur ce pont, que ce soit le matin, l'après-midi, que ce soit le dimanche ou le mardi, il y a toujours un homme, vêtu d'une parka avec capuchon, vert, appuyé contre la balustrade. 

Cet homme est là qu'il neige, qu'il vente, qu'il fasse moins 10 degrés ou qu'il pleuve des cordes. Il ne fait rien si ce n'est s'appuyer contre le rebord et regarder les voitures qui passent sous ses yeux. 

Il m'est arrivé une fois de passer sous ce pont - et sous son regard - à 14h00 et de rentrer à la maison deux heures plus tard : il était toujours là, dans la même position ! Sauf que cette fois-ci, venant en sens inverse, je l'ai vu de dos. Parfaitement immobile. 

Je l'avoue, depuis que j'ai remarqué la constance de sa présence, je m'inquiète : et s'il avait en tête de sauter ? 

A votre avis, il fait quoi sur ce pont ? 

A bientôt si vous le voulez bien, 

La compréhension sélective


Vous connaissez probablement l'expression "avoir l'ouïe sélective", utilisée notamment pour tous les enfants qui entendent même murmurée la question "tu voudrais du chocolat ?" mais qui refusent de réagir à un très sonore "pourrais-tu ranger ta chambre ?"

J'ai découvert un nouveau concept avec Junior : la compréhension sélective. 

"Et tu as joué avec une petite fille, ce matin au parc" rappelle Mister à Junior au cours du repas de midi. "Tiens, d'ailleurs, ils parlaient uniquement l'allemand, ces deux enfants. Tu as compris ou tu n'as pas compris ce qu'il t'a dit, le grand frère quand tu as bousculé sa soeur sur le toboggan ?"

"Bien sûr que j'ai compris ! J'ai juste fait semblant de ne pas comprendre" rétorque Junior, qui comprend parfaitement l'allemand. 

"Ah oui, et qu'a-t-il dit, ce grand frère ?"

"Laisse ma soeur tranquille !"

Moralité, pour "draguer" une fille, faut juste ne pas écouter son frère ! 

A bientôt si vous le voulez bien, 

jeudi 20 mars 2008

Les misères de Madame Poppins

Maintenant, je le réalise, j'aurais dû me méfier dès le début. Mais naïve comme je suis, je n'ai rien vu venir, rien du tout. Pas l'ombre d'un soupçon à son égard. 


Parce que j'étais loin d'envisager que derrière son apparence simple, transparente, serviable, derrière ses formes rondes et lisses pouvait se cacher une nature aussi fourbe, aussi traître. 


Maintenant, je l'admets, je n'aurais pas dû me mettre à l'ouvrage à 21h45, il y a des heures qui sont indues, il y a des moments pour tout dans la journée et là, de toute évidence, ce n'était plus l'instant propice. 


Pourtant, je pensais la connaître par coeur et, à défaut de l'avoir comme alliée, la maîtriser un tout petit peu. Je croyais son usage automatique, sa présence indéfectible. Toujours fidèle. Une espèce de mélange entre "ami d'enfance" et "épagneul".... 


Et, surtout, j'étais très loin de me douter que j'étais capable d'aligner autant de jurons en si peu de temps quand bien même ces vocables ne sont guère seyants dans la bouche d'une digne mère de famille.


Remarquez, le flot de jurons a été proportionné à la catastrophe qui s'est abattue sur moi, à cet instant fatidique où il a cédé sous mon geste énergique :  



le couvercle de la jolie salière s'est détaché et son contenu s'est intégralement renversé dans mon ragoût de lapin qui mijotait à feu doux ! 


Moralité : ça ne paie pas de vouloir jouer à la mère modèle qui prépare déjà le repas du lendemain ! 


Et vous, côtoyez-vous aussi des objets maudits ? 


A bientôt si vous le voulez bien, 

mercredi 19 mars 2008

De l'anonymat à l'amitié

Il y a une année est arrivée chez nous une jeune fille au pair presque anonyme, recrutée sur dossier, échanges de mail et entretiens téléphoniques. 

Hier après-midi est repartie Mademoiselle J, devenue tellement plus que jfap no3 pour ma famille. 

A mes enfants, elle a donné beaucoup de tendresse, d'amitié, de soutien; elle s'est occupée d'eux avec une patience largement supérieure à la mienne, a fait preuve d'imagination, d'énormément d'humour, de constance, jonglant avec dextérité entre limites à poser et grande soeur pour ces deux petits mecs. 

Qui ont exprimé avec tellement de simplicité l'attachement qu'ils ressentent pour elle : "tu sais, je ne vais jamais t'oublier, je vais t'emprisonner dans ma tête" a dit Junior...  Quant à Mini, la nuit avant son départ, il a pleuré dans son sommeil en l'appelant... 

Elle a suivi mes errances pour dénicher sa remplaçante, j'ai espéré avec elle qu'elle soit reçue dans l'université de son choix et qu'elle trouve un appartement en colocation avec deux copains. Elle a pallié avec élégance à mes oublis de courses et à mon syndrome du frigo vide "mince, faut que tu improvises, demain, pour le repas de midi"; j'ai révisé avec elle la grammaire française, dont la difficulté fait, paraît-il, le charme. 

Bref, hier après-midi, l'ambiance était bien triste chez nous et je crois bien que la plus triste, c'était... moi ! 

Mademoiselle J, un énorme merci pour ces douze mois passés ensemble, que ton avenir soit radieux et que nos chemins puissent se croiser prochainement à nouveau ! 

dimanche 16 mars 2008

A table

Dès lundi zéro heure zéro une, Madame Poppins passe à table.

A bientôt si vous le voulez bien, 

jeudi 13 mars 2008

Un modèle...

J'ai consacré une bonne partie de ma première semaine à la faculté de droit, il y a fort longtemps, à m'interroger sur ce que pouvait bien être un "ATF". Ben ouais, il aurait été dommage de commencer par un cours "abréviations en tout genre" : c'est tellement plus "classe" d'en mettre plein la vue à des étudiants en droit depuis 12 heures qui ne pigent pas un seul mot du discours supposé docte du prof émérite, qui parle de toute façon tellement doucement que seules les deux premières rangées d'élèves pouvaient percevoir le son de sa voix....

Depuis lors, j'en ai lu beaucoup, des arrêts du Tribunal fédéral (en d'autres termes, des jugements de notre plus Haute Cour).

Parmi ces ATF, très nombreux ont été ceux auxquels je n'ai rien pigé, nombreux ceux qui m'ont profondément ennuyée et très rares ceux qui m'ont amusée.

Cet après-midi, j'ai découvert une nouvelle catégorie : les jugements qui me font "halluciner". Ainsi, le TAF (ne "googlez" pas, il s'agit du Tribunal administratif fédéral) m'a rappelée que la Suisse a encore le sens des "valeurs" et qu'il est des choses avec lesquelles on ne plaisante toujours pas : parmi elles, l'armée suisse !

Ainsi, après 5 ans de service, un officier de l'armée suisse a été licencié parce qu'il n'avait pas payé ses impôt durant plusieurs années, licenciement confirmé par le TAF notamment au motif qu'en sa qualité d'officier, cet homme avait une fonction de modèle pour la population, fonction qui lui imposait d'adopter un comportement irréprochable ! Si, si, je vous assure, voyez par vous-même ici (arrêt A-6609/2007 du 17 décembre 2007, cons. 5.1.3).

Je suis donc fort aise d'avoir épousé un simple soldat...

Vous, dans votre métier, plein d'abréviations incompréhensibles aux communs des mortels ou encore un certain sens de la langue française ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 12 mars 2008

Ce n'est plus un blog....

Quelques lecteurs m'ont fait remarquer, avec tact bien entendu, urbains comme ils sont, que mon blog, ce n'était plus un blog mais une espèce d'emmental : plein de trous entre chaque billet, lesdits trous devenant de plus en plus longs. 

Ce qui est vrai, je le reconnais : comme mes journées ne sont pas extensibles à l'infini, je ne trouve guère le temps, depuis quelques semaines, de me lancer dans la narration d'une "palpitante" journée de femme mère mais pas maire, avocate mais pas au barreau, lui préférant le bar... 

Sachez toutefois que je ne perds pas espoir de retrouver prochainement un rythme de croisière qui soit plus compatible avec des rendez-vous (presque) quotidiens : j'espère alors vous retrouver toutes et tous. 

Si je voulais être fidèle à la tradition, je terminerais mon bref message nocturne par une question; je la remplace aujourd'hui par un voeu : que vous ne me teniez pas rigueur de ma parcimonie. 

A bientôt si vous le voulez bien, 

mardi 4 mars 2008

Langue de...

A midi, je suis allée manger avec deux femmes que j'apprécie beaucoup, notamment pour leur finesse, leur recul, leur empathie, leur sagesse, leur savoir-être et leur culture.

Ces repas, une fois toutes les cinq ou six semaines, sont l'occasion d'échanger aussi bien sur des questions générales, d'ordre politiques ou sociales, que très personnelles, selon l'humeur, le lieu et le menu du jour.

Au-delà des qualités indéniables que je leur prête, il en est une autre que je goûte chez ces deux femmes : elles sont capables de se transformer lors de chaque rencontre durant quelques minutes en de véritables commères ! Nous échangeons alors potins, "mondains" et professionnels, spéculons et critiquons, devenant parfaitement partiales et subjectives, parfois même carrément de mauvaise foi ! Au diable le regard bienveillant, non jugeant et objectif que nos professions nous imposent, en nous sommeille (aussi) une "concierge" par moments !

Qu'il est bon, de temps en temps, d'avoir une langue de vipère !

Et parmi vous, qui assume son penchant occasionnel pour le commérage ?

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 3 mars 2008

A votre santé !

Qu'on boive, un peu, beaucoup, pas du tout, l'alcool laisse rarement indifférent... 

Et vous, qu'en pensez-vous ? 

A bientôt si vous le voulez bien,