lundi 25 juin 2007

Lever l'ancre

J'habite dans un joli village, qui n'a d'autre prétention que son désir d'être une ville qui trône au sommet d'une douce colline. Pour y accéder, une route qui serpente à travers une petite forêt.

A mi-parcours, sur la gauche, sous un sapin, une terrine de fleurs...

Une terrine de fleurs pour symboliser l'endroit précis où un destin s'est arrêté, où celui d'un couple s'est modifié brutalement et définitivement...

Une terrine que cet homme et cette femme changent régulièrement, suspendant même une petite boule à une branche du sapin à l'approche des fêtes de Noël.

Je ne connais pas cet homme, je ne connais pas cette femme, à peine leur véhicule, arrêté parfois au bord de la route, pendant qu'ils marchent jusqu'au lieu de l'accident, des fleurs à la main. Je ne connais pas les détails de ce drame, je les devine, un peu.

Chaque matin, chaque soir, je passe devant ces fleurs, au volant de ma voiture... Et, de retour à la maison, je pense parfois à tous ceux qui ont "levé l'ancre" trop tôt...

Chaque matin, chaque soir, je passe devant ces fleurs... Et chaque matin, chaque soir, je pense à ma soeur, malgré les années qui passent...

18 commentaires:

  1. tout doucement, tout tendrement je te passe la main sur l'epaule...

    RépondreSupprimer
  2. Que c'est dur.

    Je t'envoie une bise et un sourire timide, celui qui dit que faute de pouvoir partager ta peine, te comprend.

    Soph

    RépondreSupprimer
  3. L'absence devient tellement présence parfois...
    Je t'envoie de douces vaguelettes pour que sur ta plage, elle te caressent les doigts de pieds, pendant que tu imagines le bateau qui a disparu derrière l'horizon.

    RépondreSupprimer
  4. Quand je passe devant ses "coins fleuri", j'ai comme un malaise, comme un frisson.....j'ai l'impression que ces personnes n'arrivent pas à dire "au revoir"....que ce doit être dur de perdre quelqu'un trop tôt....
    Je t'embrasse à défaut de pouvoir faire plus

    RépondreSupprimer
  5. Ma douce,

    ces fameux coups du sort... ces brise-avenirs.

    tu sais parfois, j'envie les personnes qui savent aller là où ils ont été meurtris,dans ces coins fleuris, ceux qui savent ne pas s'y enfermer...

    Ma belle je t'embrasse tendrement, te serre fort.

    Pascalou

    RépondreSupprimer
  6. Le temps apaise un peu mais ne nous fait pas oublier ceux qu'on a tant aimés, et qui vivent toujours là, quelque part, dans un coin de notre coeur bien au chaud.

    RépondreSupprimer
  7. Merci pour vos messages : je pense que c'est peut-être justement parce que le temps passe que j'ai eu besoin et envie de parler encore une fois d'elle, pour qu'il reste une trace de mon souvenir.... Vos petits mots me touchent, beaucoup !

    Merci !

    RépondreSupprimer
  8. j'ai vraiment un problème avec mon mot de passe je t'avais écrit un beau texte envolé dans une manipulation maladroite! mais j'ai la sensation que mes mots sont venus jusqu'à toi malgré tout pensées Alicia

    RépondreSupprimer
  9. "Les grandes douleurs sont muettes", mais pas forcément tout à fait silencieuses...le froissement des feuilles sous les pas au pied d'un sapin, le ronronnement d'une voiture qui ralentit, matin et soir, au même endroit, le cliquetis de mots écrits puis effacés, écrits encore et envoyés ou effacés à nouveau, sur des dizaines de claviers familiers ou non.
    Tout ça ne dessine rien de plus qu'une silhouette, assez floue pour pouvoir être le reflet de l'une, le souvenir de l'autre, l'ombre d'un troisième.
    Encore une fois beaucoup de mots pour dire que je ne les trouve pas, les mots, ceux qui diraient, comme j'aimerais le dire, que je reconnais ces bruits, et que je me tiens près de toi sur la rive, si tu veux bien.

    au plaisir de te lire

    Mah

    RépondreSupprimer
  10. Bonjour Mary,

    Ton billet est très touchant. Je ne sais pas trop quoi dire...

    Plaise à Dieu (ça te changera des "Plaise à la Cour" ou "Plaise au Tribunal"...) que ta peine s'adoucisse un jour.

    Amicalement.

    nath

    RépondreSupprimer
  11. Oh oui, j'ai senti et je sens vos pensées.... merci d'avoir été là aussi pour mon coup de "blues"...

    RépondreSupprimer
  12. Je te déppose une bise en passant Mary...

    Dayan

    RépondreSupprimer
  13. une bise, un calin, et une epaule si besoin
    Lunap

    RépondreSupprimer
  14. Dayan, Coco, Lunap.... vos messages sont comme de petites étoiles dans le ciel : une lumière lorsque la nuit est un peu sombre...

    Merci,

    RépondreSupprimer