jeudi 28 mai 2015

L'art oratoire...

Résultat de recherche d'images pour "robe avocat"J'ai souvent entendu des gens critiquer les "effets de manche" des avocats : à tort ou à raison, je ne sais, n'étant pas certaine de comprendre ce qu'est véritablement un tel "effet". 

Il semblerait qu'il s'agisse (lu ici) de  "faire une impression rhétorique ; effet oratoire, effet oratoire artificiel, exagéré (d'avocat notamment) ; action faite pour le public mais sans conséquence réelle". 

J'admets avoir souri en constatant que "exagéré" et "avocat" était lié... Toutefois, je ne rejoins pas l'auteur de cette définition lorsqu'il indique que l'effet de manche n'a pas de conséquence réelle : il permet souvent de ne pas "perdre son auditoire". 

Au contraire de certains conférenciers, certes excellents, voire brillants dans leur domaine / champ d'activités et de recherches mais tellement piètres orateurs que même mon vif intérêt pour le sujet ne me permet pas de reste concentrée plus de quinze minutes. 

Pourquoi personne n'ose dire à ces intervenants que leurs propos sont certes emplis de sagesse, que leurs réflexions sont passionnantes mais qu'il faut, dans certaines situations - en particulier pour des conférences devant 200 personnes - soigner au moins autant la forme que le fond ? 

Je suis convaincue que l'art oratoire s'apprend et par "art oratoire", j'entends pêle-mêle l'art de faire rire et de surprendre son auditoire, la capacité à varier le rythme, l'aptitude à utiliser sa voix, l'absence de "euhhhh, alors, euhhhhh", de phrases mal construites, commencées mais jamais finies, l'attention accordée à la syntaxe, au choix des termes et leur précision. 

Hier, j'ai très bien dormi.... dans un auditoire : le conférencier tournait le dos au public, ne parlait pas dans le micro, causait parfois tellement vite qu'il en avalait les mots, dépassant son temps de parole... 

L'ennui, c'est que je suis maintenant supposée faire un retour sur les conférences et à part ceci, je n'ai rien.... 

Résultat de recherche d'images pour "gribouillage maternelle"

Que faut-il pour que vous qualifiez un orateur de "bon" ? 

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 27 mai 2015

Le spleen...

... vous savez, ce truc gluant qui vous colle à la peau, contre lequel même une douche bouillante ne peut rien, rien du tout...

... vous savez, ce sentiment un peu oppressant sans être pour autant angoissant, qui plombe les semelles et vous donne envie de vous coucher à 20 heures, juste au moment où il s'agit de faire réviser à un mouflet qui aimerait tellement encore jouer avant d'aller au lit les "dolmen" et les "menhirs"...

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... vous savez, cette impression de no man's land que certains ont sublimé en poèmes, tandis que moi, j'en fais juste un vague billet...

Je déteste cette course continuelle contre le temps, contre l'agenda trop rempli, contre les échéances et les délais; je déteste jongler avec des post-it collés contre le frigo "ne pas oublier le pique-nique", "emballer le cadeau d'anniversaire de Mini", "prendre rendez-vous pour mammographie" et "contrôler le niveau d'huile de la voiture".
Résultat de recherche d'images pour "lac Léman"

J'aimerais du temps, libre, pour moi, avec les enfants, sans les enfants, du temps pour rêver, pour me promener, pour regarder le lac, observer une hirondelle, tremper mes pieds dans une rivière, écouter le concert à Cologne, manger une compote de rhubarbe, relire le Parfum...

Vivement les vacances !

mardi 26 mai 2015

Des vérités "tardives"

Résultat de recherche d'images pour "hochet"Je m'en rappelle comme si c'était hier, de la première fois qu'une personne, bien intentionnée, m'a fait remarquer, alors que je me noyais dans des soucis de première importance (Junior devait avoir sept mois et j'étais en proie à la question existentielle de savoir "j'appelle le pédiatre ou pas, il a vomi toute sa compote") que 

"petits enfants, petits soucis, grands enfants, grands soucis". 

Si j'avais pu la clouer contre le mur, je l'aurais fait : comment pouvait-on être à ce point sans coeur et affirmer que le problème de MON enfant, la prunelle de mes yeux, n'était que "petit" ?!

Dix ans plus tard, je constate que 
  • depuis sa naissance, Tom Pouce (5 ans et des brouettes) n'a jamais été à l'origine du moindre appel au pédiatre (sauf pour les contrôles de routine et encore...), non pas qu'il n'ait jamais été malade : il se trouve simplement qu'en bonne mère débordée, entre le moment où je constate qu'il est malade et le moment où je trouve le temps de mettre la main sur le téléphone, il est... guéri !
  • Junior (12 ans et des brouettes lui aussi) me cause carrément des insomnies, de l'acidité gastrique et des migraines; enfin, non, pas lui directement, sa situation scolaire : depuis plus de deux ans, il souffre véritablement durant (presque) chaque seconde passée en cours, il s'oppose aux profs, refuse régulièrement de faire ses devoirs, se met en situation d'échecs répétés... Bref, la galère, pour lui d'une part, pour nous parents d'autre part (je me demande si je ne vais pas finir par tutoyer le directeur de l'établissement : n'est-ce pas ce qu'on fait quand on voit quelqu'un très souvent ?).
Moralité, si aujourd'hui, je ne dis jamais à une jeune mère que "petits enfants, petits soucis, grands enfants, grands soucis", c'est uniquement parce qu'il fut une époque où cette phrase m'a agacée : il m'arrive de la penser très fort. 

Je m'en rappelle également comme si c'était hier, de la première fois qu'un prof, à la fac' de droit, bien intentionné, m'a fait remarquer, alors que je me noyais dans mes révisions, que 


"les examens, c'est aussi un gros stress pour les profs".


Parce que mon blog peut être lu par des mineurs, je ne vous retranscrirai pas le flot d'injures qui a alors traversé mon esprit. Aujourd'hui, alors que j'ai passé "de l'autre côté", je confirme, c'est parfaitement exact. 

Résultat de recherche d'images pour "examen"Dès ce soir, je serai une nouvelle fois confrontée non seulement à 40 copies de 5 pages à corriger (ça, c'est normal, c'est mon job) mais surtout aussi au constat que peut-être, l'une ou l'autre de mes questions n'était pas aussi limpide que je l'avais imaginée, que l'un ou l'autre des casus pouvait être compris autrement que ce que je pensais, entraînant des réponses assez... surprenantes.

Franchement, préparer de bons examens, c'est difficile, pour les étudiants certainement, pour le prof indubitablement aussi, même lorsqu'on demande à un collègue de relire, de donner son avis. 

Depuis trois ans que j'occupe cette fonction, je me dis qu'il serait juste que les étudiants puissent aussi noter le prof, d'une part sur sa manière d'enseigner (ce qui est fait régulièrement dans notre établissement), d'autre part sur sa manière de libeller les questions d'examens. 

En fait, pour être sincère, j'aimerais surtout qu'on puisse abolir les examens ! Pas vous ? 

A bientôt si vous le voulez bien,

vendredi 22 mai 2015

Le physique de "l'emploi"

Résultat de recherche d'images pour "Cesare Lombroso"Cesare Lombroso ? Vous n'en avez certainement jamais entendu parler et pour cause : il est mort depuis trèèèèèèès longtemps (mais bon, ça ne suffit pas pour tomber automatiquement dans l'oubli, j'en veux pour preuve Mozart et Michel-Ange) et n'est connu que d'un cercle relativement restreint de gens. J'ai nommé les criminologues, les historiens de la criminologie (et quelques étudiants en droit qui ne dormaient pas profondément lors de ce cours et devenus depuis lors avocats, juristes ou juges : en bref, pas grand-monde). 

La biographie de Cesare Lombroso, vous la trouverez ici notamment; de son parcours, je n'ai retenu, au cours de mes études (non, je ne dormais pas tout le temps, uniquement pendant les cours de  droit romain) que sa vision du criminel-né : pour M. Lombroso, un criminel se repérait en particulier à certaines caractéristiques physiques. 

Je ne résiste pas au plaisir de vous copier ses constats, trouvés sur ce site  : "le type criminel est un individu atavique et amoral commettant des forfaits par nécessité biologique. Il présente certains traits anatomiques (forte mâchoire, arcades sourcilières proéminentes...), psychologiques (insensibilité à la douleur...) et sociaux (tatouages, argot...) qui le rapprochent du sauvage". 

Résultat de recherche d'images pour "statue de la justice"Vu sous cet angle, Jérome Kerviel est forcément innocent "de tout" puisqu'il est plutôt beau gosse, non ? Remarquez, ce n'est probablement pas pour rien que la justice a les yeux bandés. 




A bientôt si vous le voulez bien,

jeudi 21 mai 2015

La touche étoile

Résultat de recherche d'images pour "touche clavier"... est le titre d'un livre écrit par Benoîte Groult.

Je l'ai acheté parce qu'il était en format poche, parce qu'il était posé sur toutes les autres "occasions à saisir" chez ma bouquiniste second hand et, last but not least, parce qu'elle est féministe, même si, selon wiki, ce féminisme a été "tardif" (un "féminisme dès le plus jeune âge", ça aurait été mieux ?).

Résultat de recherche d'images pour "étoile"A ce jour, je n'ai lu que les premiers chapitres de la touche étoile mais je me régale : c'est drôle, tendre, ironique, ça me parle lorsqu'elle narre comment elle s'est sentie lors de l'achat de son ordinateur, lorsqu'elle décrit avec beaucoup d'humour le deuil d'une jeunesse depuis longtemps partie et le refus d'une vieillesse qu'on peut nier dans son coeur mais qui vient s'installer à demeure sans crier gare dans les articulations, du genou ou de la cheville, à choix.

A la page 69, j'ai une nouvelle fois été confrontée à une question récurrente lorsque je lis un roman : vais-je chercher dans le dictionnaire les éventuels mots que je ne connais pas ou je passe mon chemin, tant pis, j'ai compris le sens global du paragraphe ? 

Remarquez, peut-être saurez-vous m'aider et me dire spontanément ce que signifient "suroît" et "haveneau" ?

A bientôt si vous le voulez bien, 


ISBN: 9782253119746