jeudi 23 mars 2017

Entrez...

... il y a de la lumière dans mon salon (en principe) les lundis, mardis, mercredis et vendredis : votre présence, avec ou sans réaction / commentaire, me ravit sincèrement et j'aime écrire en pensant parfois (avec tendresse, amusement ou curiosité) à l'une ou l'un d'entre vous. 

"Et le jeudi ?" me direz-vous. 

Le jeudi, c'est "pause".

En réalité, c'est pause parce que le mercredi après-midi, je suis "tri-maman-devoirs-taxi-médecin-dentiste-endocrinologue-pédiatrique-piano-coiffeur-ostéopathe-lessive-courses" (etc). 

Parce que je n'ai pas la faculté d'écrire aussi vite et autant que Cuk

Parce que pour certains billets, il me faut plus de temps, plus de réflexion et/ou de recherches (je vous prépare en ce moment une présentation de mon cru sur le système dit des trois "piliers" en Suisse et vulgariser cette thématique n'est pas une mince affaire pour moi). 

Le samedi et le dimanche, il n'y aura rien parce que je copie feu cuk.ch qui était muet le week-end : je sais, plagier, c'est moche mais tant pis, j'assume mes "racines" cukiennes.

Donc, on dit à demain ?


mercredi 22 mars 2017

A quoi ça sert ?

Il y a et des métiers et des employeurs qui "vendent du rêve", à raison ou à tort. 

Tenez, dire "je suis pilote à la Rega" vaudra selon toute vraisemblance une certaine admiration à son auteur-e tandis que "je suis gérant.e chez Denner" entraînera immanquablement un léger malaise dans l'assemblée : demander si les invendus peuvent être acquis à moitié prix en fin de journée n'est largement pas aussi intéressant que connaître les détails d'une mission en haute montagne à bord d'un engin incroyable.

Tenez, dire "je suis employé.e chez Rolex" ne provoquera jamais la même réaction que "je bosse chez Ruag" : le luxe est plus attrayant que les armes, même de qualité suisse.

Tenez, une carte de visite estampillée RTS (RSR à l'époque) a valu à Ex-Mari un bref prestige - il avait été licencié une année plus tard comme on jette une vieille chaussette, sans état d'âme - alors que son meilleur ami devait toujours affronter des regards courroucés à l'annonce de sa fonction de taxateur aux impôts. 

Il y a un employeur qui, lorsque j'ai pris note de son existence, vendredi passé, m'a laissée songeuse, je n'en ai pensé ni du bien, ni du mal, je me suis bien davantage interrogée sur le but de son existence... 



... laquelle existence est fort discrète, ma foi, puisque ce n'est qu'en 2017 que je découvre cet institut, pourtant créé en... 1931 ! 

J'ai maintenant la preuve qu'on me cache des choses et qu'on ne me dit rien, c'est un scandale, docteur où sont mes pastilles ?!

Cela étant, j'admets préférer dire "je suis professeure" malgré les mines entendues "ah, t'as les vacances scolaires, comme c'est pratique" (NdlR : j'aimerais bien, j'en ai 5) que d'expliquer que je suis spécialiste de l'analyse des vitamines dans les produits cosmétiques : ça, ça ne vend vraiment pas du rêve, surtout depuis qu'il existe photoshop ! 

Un bon employeur, pour vous, quelles sont ses caractéristiques ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 21 mars 2017

Manquer la "cible"

Le tir à l'arc, j'aimerais bien essayer même si je ne me sens pas une âme de Guillaume Tell : je me suis simplement toujours imaginée que cette activité nécessitait une certaine concentration et une bonne dose de calme aussi, autant de qualités qui ne sont pas "fluides" chez moi. 

Je suppose que si j'ai la possibilité de pratiquer cet art un jour, je manquerai probablement très longtemps et très souvent ma cible : tant pis, le plaisir - je l'espère - sera quand même au rendez-vous. Que la flèche parte dans le décor ne serait pas très grave : seul mon éventuel "égo" serait atteint. 

En revanche, il est d'autres situations où "manquer sa cible" est plus regrettable, à tout le moins selon moi. 

Ainsi, lorsque j'ai vu récemment cette affiche, je me suis demandée si ses destinataires pouvaient être interpellés ainsi : 


Je suis la première à affirmer que savoir lire et écrire, c'est comme une fenêtre qui s'ouvre sur le monde : ainsi, depuis le jour où j'ai su lire, je ne me suis plus JAMAIS ennuyée, c'est dire à quel point cet apprentissage a été significatif dans ma vie (le plaisir d'écrire est venu plus tard mais c'est une autre histoire). 

Mais pour que ces gens puissent obtenir l'appui nécessaire, proposer une information écrite est-elle réellement la bonne solution ? Ce texte est relativement long, la couleur de l'affiche n'est pas très engageante.

Je me demande.... 

Je me demande si une bande dessinée, en trois ou quatre cases, n'aurait pas été plus facile à appréhender : je suis tellement mauvaise en dessin que même le boa ouvert et fermé du Petit Prince aurait outrepassé mes compétences mais j'aurais peut-être été capable de réaliser le dessin du mouton qui dort, et encore !

Je sais toutefois aussi qu'il existe pléthore de gens doués, qui, d'un coup de crayon, rendent une scène ou une situation vivante, explicite, compréhensible. 

Ainsi, pourquoi ne pas faire de la difficulté (ou de l'impossibilité) de lire une bande dessinée ? Un spot radio sur une onde locale pourrait aussi donner des informations utiles je crois.

Je me plais même à rêver qu'un "youtubeur" connu s'engage dans un futur proche pour cette cause : nourrir le world wide web avec "illettrisme" et "vidéo" m'a permis de trouver différents "films" très "doctes" sur la question, rien en revanche qui ne donne envie de franchir les portes des cours d'une association pourtant motivée et engagée, dommage !

Mix et Remix, s'il avait été encore parmi nous, je crois qu'il aurait su "faire"...

Cela dit, laissez-là, cette affiche, c'est un premier pas sur un chemin souvent long et ardu ! 

Et vous, quelle "cause" fait battre votre coeur plus fort ?

A bientôt si vous le voulez bien,


lundi 20 mars 2017

La question (inutile) du lundi

Si j'avais une baguette magique, outre le fait de mettre un terme aux guerres les plus diverses, à la famine, aux discriminations en tous genres et à l'obligation de payer des impôts à la pauvreté, intellectuelle comme financière, je passerais une soirée avec... tiens, oui, avec qui ? 

Enfant, j'aurais évidemment opté pour Mary Poppins : ranger ma chambre d'un claquement de doigt m'aurait évité quelques reproches de la part de MMM



Adolescente, j'aurais donné cher pour pouvoir partager un repas avec le Saint, que je trouvais extraordinairement classe. 

Jeune adulte, j'ai été séduite par Anne-Lise Grobéty ou, plus exactement par son roman "pour mourir en février" : j'aurais aimé qu'elle me parle de l'écriture, des mots qu'elle aimait et de ceux qu'elle ne pouvait dire sans frisonner, j'aurais voulu savoir ce qui déclenchait chez elle l'envie de dire et ce qui la réduisait au silence.

Adulte, je mentirais en affirmant ne pas être sensible aux pectoraux de Camille Lacourt, au sourire de Denzel Washington et aux talents musicaux de Mitsuko Uchida; néanmoins, je crois que mon choix se porterait sur Stéphane Guillon

Pourquoi ? 

Il est (très) séduisant, il a l'air torturé (ça doit être sa coupe de cheveux et sa barbe dont il dit qu'elle lui vient de sa grand-mère qui piquait), il est bourré de talents et d'une rare vivacité d'esprit : cette pièce est pour moi une réussite, que dis-je, UNE PERLE même si certains passages sont très grinçants. Franchement, visionnez cette vidéo, ce temps sera bien investi selon moi.



"J'ai des tas de formules où on peut revenir très vite, l'Angola, taux de mortalité infantile 180% : pour un retour exprès, c'est LA destination de rêve (....). Y avait la famille Courjeaux qui aurait été bien pour lui (...)". 

Je persiste à penser que ce sont ceux qui font le plus rire qui sont aussi les plus sensibles, ce sont ceux qui sont le plus souvent sous les feux de la rampe qui sont en réalité les plus timides : j'aime ces paradoxes et donnerais cher pour l'observer en train de rédiger ses spectacles après lecture de la presse, française et internationale, j'aimerais connaître quel regard il pose sur le gouvernement américain actuel, quel est le plus beau cadeau d'anniversaire qu'il a reçu, ce dont il rêve, pour ses proches et pour son pays, ce qu'il fait pendant ses vacances et quelles images sont suspendues dans son salon - groupie je suis -. 

Bref, si vous passez par là, Monsieur Guillon, faites-moi signe, je vous ferai visiter mon pays, ses institutions, je vous parlerai de ses politiciens, de ses entreprises, de nos langues officielles et nationales : ce séjour sera certainement source d'inspiration pour vous parce que ce passage à Montreux aurait pu être largement meilleur si vous aviez mieux connu la Suisse.



Vous, avec qui aimeriez-vous passer une soirée ou une journée ? 

A bientôt si vous le voulez bien, 


vendredi 17 mars 2017

Les gestes qui sauvent (parfois)

A M. Lagerfeld, dont je ne suis pas véritablement une groupie, je reconnais quand même le mérite d'avoir accepté de poser pour une publicité avec un certain sens de l'auto-dérision. Rappelez-vous : 


Depuis mardi matin, mon régime alimentaire est devenu très pauvre : plus aucun légume, plus aucun fruit, pas de produits laitiers, pas de pain complet, bref, je n'ai pas mangé grand-chose depuis trois jours, ceci d'autant moins que je n'aime pas le pain blanc pourtant autorisé ! De surcroît, comme je ne peux pas boire de café au lait, j'ai un atroce mal de tête qui ne me quitte pas depuis trois jours : j'admets donc publiquement mon addiction au café ! 

Hier soir, j'ai bu trois litres d'une solution dont l'intitulé "infect" est bien en deçà de la vérité : elle était immonde, atroce, affreuse, répugnante, dégueulasse, dégoutante, avec pour conséquence que ma soirée entière s'est déroulée aux toilettes en raison de vives "contractions abdominales". Par chance, je trouve ma salle de bain très belle : j'y ai lu, envoyé des whatsapp, siffloté et compté les catelles, juré et chanté. 

Bref, j'ai (pour résumer sobrement) veillé à préparer le "terrain" permettant à un type particulier de médecin d'exercer son "art" aujourd'hui : la coloscopie (on ne me fera jamais croire que c'est de son plein gré qu'un-e étudiant-e en médecine choisit de devenir gastroentérologue !).

C'est moche, les trois jours de diète et la soirée paroxysmique mais, comme pour le gilet jaune; tout cela peut sauver une vie, considérant toutefois que (pardon) merde, qu'est-ce que c'est chiant, tout ça pour détecter d'éventuels polypes (à ce stade, pas d'inquiétude, c'est un examen préventif en raison d'une hérédité "chargée") ! 

Ayez donc une petite pensée émue pour moi... Et songez à demander à votre propre médecin si cet examen ne serait pas indiqué pour vous aussi !

Rassurez-moi, ceux et celles d'entre vous qui disposez d'une certaine connaissance médicale : y a pas encore pire comme examen à faire ? 

A bientôt si vous le voulez bien,


mercredi 15 mars 2017

De l'affection pour des mots

Deux de "mes" étudiantes m'ont récemment fait remarquer que j'avais un "tic" de langage : si nous ne sommes pas tombées d'accord sur le quand commence un tic, j'ai bien entendu admis avoir utilisé trois fois en une heure trente de cours le terme "sagacité". 

Dans une phrase "toute faite", à savoir "je soumets cette question à votre sagacité" parce que j'interpelle très souvent mon auditoire pour savoir ce qu'il pense d'une disposition légale, s'il sait si - où - pour quoi - contre quoi - pour qui : en bref, "on cause ensemble".

Quand elles ont pointé cette "manie" de langage, je n'ai pu m'empêcher de rire, très fort même, tellement ce commentaire spontané de leur part en plein cours m'a amusée "vous auriez préféré que je vous dise secouez voir brièvement les neurones non occupés à surfer sur un réseau social tout en papotant avec votre voisin de table pour répondre à mon intelligente question" ? 

Heureusement que j'étais en forme à ce moment-là, un très mauvais jour (ce qui m'arrive une fois par année malheureusement) aurait entraîné de ma part un sarcastique, "je suppose que vous n'en comprenez pas le sens, trop difficile, ce mot, hein" ! Vous pouvez prendre votre mine navrée no 12, non, je n'ai pas à chaque cours la gommette de la prof la plus adéquate de l'établissement ! Pour le grille-pain en inox, je vais devoir attendre encore un peu même si j'ai "retourné" la situation (pardon, je m'égare). 

Plaisanterie mise à part, il se trouve que j'affectionne le terme "sagacité" : il a une belle sonorité, à tout le moins à mes oreilles, et je le trouvais fort adéquat eu égard au contexte. 


Il est un autre mot que je goûte particulièrement : "sollicitude". 

Ce n'est ni de la pitié ni de la commisération. Ce n'est ni de la curiosité mal placée ni une simple politesse. 

C'est prendre l'autre en considération, essayer de comprendre tout en apportant une oreille attentive. 

Ok, vérification faite, la définition exacte est un peu plus docte mais le sens y est je crois.


Et vous avez été plusieurs à en faire preuve à mon égard après la publication de ce billet en m'adressant des messages privés : non, je ne prends et n'envisage pas de prendre des anxiolytiques, n'ayez crainte. 

J'usais là d'une "image", forte certes mais traduisant l'ampleur de mon désarroi et de ma désolation. D'aucun dirait que j'ai eu recours à un "effet de manche" stylistique en parlant de médicament : peut-être, un travestissement partiel de la vérité avant tout. 

J'ai ainsi repensé à un de mes très vieux billets : quelle "vérité" est due par une blogeuse, un blogeur à ses lectrices et lecteurs ?

Je soumets donc la question à votre.... tiens, oui, réflexion (j'essaie d'éviter les redites).

Ceci étant, il y a encore un autre mot que j'aime bien : espièglerie !

A bientôt si vous le voulez bien,