mercredi 24 mai 2017

Garder son sérieux

Note à moi-même : ne plus jamais lever mon mail professionnel durant une séance qui "se traîne", on n'est pas à l'abri d'une irrésistible envie de rire en passant les messages reçus en revue : 



Si je pouvais accorder la moindre crédibilité à cette publicité, il en découlerait que les indications de wikipédia devraient être corrigées puisqu'elles spécifient que "l'orgasme dure en moyenne beaucoup plus longtemps chez la femme que chez l'homme. Alors que l'orgasme masculin dure en moyenne 6 secondes, l'orgasme féminin dure en moyenne 20 secondes". 

Parce que là, ce n'est plus un orgasme que la publicité promet, c'est carrément un marathon avec 5 à 7 minutes ! 

Ce qui est dommage, c'est que je ne sois pas l'heureuse propriétaire d'un pénis :-))) 

Quelles publicités improbables recevez-vous ? 

A bientôt si vous le voulez bien, 


mardi 23 mai 2017

Je serais tentée...

Je serais tentée d'avoir quelque chose à reprocher à cette publicité, photographiée juste à côté de mon lieu de travail....



... mais lorsque je vois que même sur le site "sérieux" qu'est www.orientation.ch, on trouve un singulier qui devient un verbe pluriel puis un sujet pluriel..


... je me dis que je vais peut-être "lâcher" un peu Junior qui m'écrit "je dit au revoir".... 

J'ai, pour dire vrai, un regret : être capable de repérer les erreurs des autres, nettement moins facilement les miennes; j'ai ainsi carrément oublié un mot dans un de mes récents billets (merci au lecteur qui me l'a gentiment signalé). 

J'aimerais tellement avoir un "truc" pour éradiquer les coquilles dans les textes que j'écris : ici, c'est "juste" dommage, dans mes productions professionnelles, ça fait vraiment mauvais genre, il en va de ma crédibilité aussi sur la forme, pas seulement sur le fond.

Des astuces à ce sujet ? 

A bientôt si vous le voulez bien,

lundi 22 mai 2017

Une étoile

Dans le village voisin, une fille de 12 ans a mis fin à sa vie. 

12 ans... 12 ans !

Je ne la connaissais pas, j'ignore tout des raisons qui l'ont poussée à se suicider, je ne sais rien de son parcours familial et scolaire mais la pensée de cette enfant, la seule représentation de son infinie solitude, l'idée du chagrin dévastateur qui est celui de ses parents et de sa soeur maintenant me coupent le souffle, me privent de mots : il est des ressentis qui ne se traduisent pas par des lettres.

Comment prévenir ces actes ultimes, comment entendre les cris silencieux de ces enfants et adolescents en détresse, je ne sais pas, je ne dispose d'aucune connaissance en matière de prévention. 

Je sais juste qu'aujourd'hui particulièrement, j'ai envie de croire qu'elle est maintenant une étoile, là haut, dans le ciel. 

Puissent ses proches ne pas se noyer dans ces tsunamis d'émotions, de doutes, de reproches, de douleur auxquels ils devront faire face très longtemps encore. 

Mes pensées les accompagnent, regrettant ma totale impuissance face à ce drame.

vendredi 19 mai 2017

Je vieillis

Promis, je ne vais pas vous faire un nouveau billet sur ma mémoire, je ne vais pas vanter la coupe de mon nouveau pantalon qui camoufle la (très) relative tonicité de mes tissus : je constate simplement en ce jour de mai 2017 qu'en principe, 10 ans, c'est un âge qui se fête, qu'on n'oublie pas, dont on est généralement très fier "je deviens grand.e".

Et pourtant, si, c'est chose faite, oublier : c'est le 17 mars 2007 que j'ai rédigé mon premier billet sur ce blog, date passée totalement à la trappe, occupée que j'étais, dix ans plus tard, à vous parler de... coloscopie, ami-e-s de la poésie bonsoir ! "Si, tu vois, tu nous fais de nouveau un billet sur le fait que tu vieillis !"

Pour vous, les dates "anniversaires" (les 4 ans du poisson rouge, la 1ère année de votre ménopause, les 5 ans à un nouveau poste, le 10e déménagement, la 6e année de danois, le 5e 6000 mètres gravis, le 3e échec aux examens), vous y pensez ? Vous marquez ? Vous exorcisez ?

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 17 mai 2017

Vide de sens

Quand j'avais 8, peut-être 9 ou 12 ans, je ne sais plus, j'aimais beaucoup ceci ! 



Mais non, pas l'armée ! Juste les biscuits contenus dans cet emballage ! 

Et justement, c'est en revoyant récemment cet emballage que j'ai réalisé qu'enfant, je n'avais (assez logiquement je crois) jamais réfléchi à leur provenance : je trouvais juste "sympas", ces gars en habits verts, qui voulaient bien partager avec les gamins de la cour de récréation leurs "victuailles". Je les trouvais par ailleurs drôlement bons, ces biscuits, je m'en souviens comme si c'était hier.

Là, je me suis quand même demandée comment on pouvait écrire "sécurité et liberté", le tout en dessus de "armée suisse", d'un côté en français, de l'autre en allemand.

Jamais, je n'ai assimilé "liberté, sécurité" et "armée suisse" ! Par chance d'ailleurs je crois : le Tribunal fédéral rend parfois des décisions que je qualifierais d'étranges mais elles me paraissent malgré tout préférables aux armes, surtout quand on se trouve en Helvétie.

Moralité, je cherche, avec beaucoup d'énergie, à trouver une utilité à l'armée mais rien n'y fait : je ne trouve pas. L'armée, pour moi, c'est une construction complexe et compliquée, onéreuse et vide de sens.

Vous, "armée". ça vous évoque quoi ?

A bientôt si vous le voulez bien,


mardi 16 mai 2017

Dory

Devant l'ampleur de mon désarroi, mon médecin généraliste m'a envoyée il y a déjà quelques mois chez une neuropsychologue parce que "docteur, j'ai un problème, je ne sais pas lequel mais ma mémoire fout le camp, grave, souvent, tout le temps en fait" (je vous résume l'entretien, vous l'aurez compris). 

Verdict après deux heures de tests, ma mémoire est "dans la norme pour une personne de mon âge". 

D'un côté, c'était "rassurant", il était donc loisible à la Faculté d'exclure un Alzheimer précoce (et d'autres problématiques du même ordre), ouff. 

D'un autre, c'était totalement angoissant : "les autres gens, ils ont toujours eu une mémoire comme ça, ils vivent avec ça depuis toujours ? Mais comment font-ils ? C'est over galère !" (Je copie François parce que figurez-vous, je me souviens qu'il pense en italique, ça fait joli je trouve).

A l'occasion d'un dîner (déjeuner si vous avez voté Macron), j'ai confié ma perplexité à deux amies d'enfance : AC et M ont éclaté de rire "toi, une mauvaise mémoire, ça ne se peut pas, t'as toujours tout gardé en tête, depuis toujours, t'as la meilleure mémoire qui existe sans devoir faire d'efforts !" 

Sachant que nous sommes liées depuis nos 10 ans, j'admets qu'elles avaient un certain recul sur la question et que ce que j'avais cru être la norme ne l'était en réalité pas.

N'empêche, le constat était là : ma mémoire, même si elle est maintenant dans la norme, n'est plus "ce qu'elle avait été". 

Dans un premier temps, j'ai dû me défaire de l'angoisse que cela suscitait : prendre des notes lors des entretiens, me mettre des rappels dans l'agenda, consulter mon dossier avant certains cours, autant de choses que je n'avais pas l'habitude de faire parce que cela n'avait jamais été nécessaire. Le "pire", c'est probablement le fait que je n'avais jamais pris vraiment conscience du fait que mon entourage le faisait, tout ça, tout le temps !

C'est bête à dire mais il m'a fallu du temps pour composer avec cette réalité mais c'est chose faite maintenant, à tout le moins la plupart du temps.

En revanche, il m'a fallu trouver une autre stratégie pour retrouver le prénom du fils d'une collègue, le nom d'un peintre par exemple. Et ça, ça a été un long chemin pour moi, sérieusement : j'ai passé beaucoup de temps à dire "mais oui, tu sais, le mec qui...", "tu te souviens de la personne qui a...." parce que j'avais oublié, le trou, le vide, le néant, rien. 

A mon grand étonnement, la personne en face me disait très souvent "oui, oui, je vois bien mais je n'arrive pas non plus à retrouver le nom" tout en restant parfaitement sereine, sans marquer le moindre stress : c'était donc ça, la normalité ?

Parce que ces trous de mémoire étaient devenus anxiogènes pour moi - j'oublie, j'ai peur d'oublier, j'oublie encore plus, j'ai peur d'oublier encore", j'ai décidé de "m'écouter". 

Et "m'écouter" dans ce genre de situation, c'est de ne plus parler, prendre trois à dix secondes pour laisser venir l'image associée à ma recherche : le tableau en question, je ne devais plus le décrire, je devais le "voir mentalement". Et là, paf, Modigliani me revient (presque) facilement, ouff à nouveau. Pour le prénom du fils de la collègue, c'est pareil, à condition toutefois que j'aie déjà vu ledit fils, ce qui n'est pas toujours le cas, malheureusement.

Bref, tout cela pour vous dire que ma mémoire, si elle avait été encore bonne, je me serais souvenue que j'avais déjà fait moult billets (dont notamment 1, 2, 3) à son sujet : il se trouve que j'avais oublié, pardon ! 

J'espère que vous n'allez pas, vous, oublier de revenir me rendre visite, ici ou ailleurs ! 

A bientôt si vous le voulez bien.

Ah, pardon, zut, j'ai oublié la question rituelle : vous la devinez ?

Signé : Dory