vendredi 3 juillet 2015

Les gouttes

Résultat de recherche d'images pour "tortue pluie"Alors que la tortue se réjouit de la pluie et étire son cou pour en profiter encore davantage, l'être humain, lui, réagit de façon diamétralement opposée : dès la première goutte, il rentre la tête, courbe l'échine, comme si le fait de rapetisser allait lui éviter d'être trempé. Comme il ne transporte pas sa maison sur son dos, ni même un parapluie d'ailleurs, on lui pardonnera ce réflexe inutile, l'eau mouillant à toute altitude. 

Aujourd'hui, bien que le soleil brille et que, comme chaque année, les gouvernements européens semblent découvrir que les aînés risquent de ne pas bien supporter la canicule, je rentre quand même la tête : je ne cherche pas à éviter un orage mais le recommandé que je crains depuis presque trois mois. 

Ben oui, à ce stade, je suis toujours conductrice (en toute légalité je vous prie) et commence à espérer pouvoir "passer entre les gouttes".... Il paraît que nul ("nulle" en ce qui me concerne) n'est censé ignorer la loi mais peut-être la loi va-t-elle m'ignorer ? 

Remarquez, si le retrait de permis me tombe quand même dessus, je vivrai concrètement l'adage "rien ne sert de courir, il faut partir à point" : tiens, ne serait-ce pas le leitmotiv de la... tortue justement ?

A bientôt si vous le voulez bien, 



jeudi 2 juillet 2015

Monsieur,

... bien que vous sachant très occupé, un banquier important comme vous a certainement beaucoup de chats à fouetter, de clients à malmener, de dossiers à traiter, j'aimerais vous poser une question, une toute petite question. 

"Pourquoi me facturez-vous des intérêts dès que mon compte est très vaguement dans le rouge ? Et quand je dis dans le rouge, je ne parle pas de sommes pharaoniques, non, simplement de 100 ou 200 francs ! 

En d'autres termes, expliquez-moi pourquoi la Grèce, elle, peut laisser les dettes s'accumuler et avoir comme seule réponse à ce déficit des tonnes de réunions de chefs d'Etat, des interviews d'économistes qui disent tout et son contraire, des manifestants en faveur ou opposés à des plans d'austérité dont on voit mal à quoi ils pourraient bien servir vu l'ampleur de la somme due, des débats télévisés avec des politologues très doctes qui ne se comprennent probablement pas eux-mêmes, alors que moi, un jour de retard dans le paiement d'une somme presque ridicule et hop, me voilà déjà taxée par vos soins !? 
 

Vous en conviendrez, Monsieur, il y a quand même là deux poids, deux mesures : alors que vous surveillez de votre regard acéré mes comptes depuis des décennies, vous savez que j'ai un salaire régulier, que 99x sur 100, je règle mon dû en temps et en heure et pourtant, rien de tout cela ne vous arrête. Est-ce à dire que je n'emprunte pas assez, que je ne dépense pas assez, bref, que je ne joue pas dans la cour des "grands" ? 

Si tel devait être le cas, n'ayez plus aucun doute, Monsieur : je suis capable de dépenser largement plus, beaucoup plus même si tel devait être nécessaire pour m'éviter ces frais, mais bon, je l'admets, même en faisant beaucoup d'efforts, jamais je ne parviendrai à surpasser l'endettement de certains Etats. 

Je vous remercie donc par avance pour vos indications et espère pouvoir compter sur votre prochaine clémence : que voulez-vous, je viens de payer mes prochaines vacances... en Grèce !
Avec mes meilleurs messages,

mercredi 1 juillet 2015

Incompréhensible

Parmi les choses qui, selon une certaine vraisemblance, resteront hors d'atteinte jusqu'à la fin de ma vie, on trouve (dans l'ordre croissant de difficulté à mes yeux)
  
réussir une tarte tatin

Pear and star anise tarte tatin with fleur de sel caramel

vivre (à savoir tourner les pages d'un livre, éplucher des légumes, se brosser les dents, taper sur un clavier etc) avec des ongles aussi longs
 
Résultat de recherche d'images pour "ongles en gel"








parler, lire et écrire l'arabe 

 
 
Et ainsi de suite, la liste pourrait être très longue. J'imagine que votre énumération serait très différente de la mienne (si tel est le cas, n'hésitez pas à m'inviter pour une tarte tatin) mais peut-être qu'en tête de série se trouvera la question qui est la mienne depuis que j'ai lu un bref article sur le net : comment une femme peut-elle commettre un octuple infanticide !?

Je crois être en mesure de comprendre (ne vous méprenez pas, "comprendre" ne signifie pas "excuser" mais bien davantage "expliquer") qu'une femme se rende coupable d'un infanticide (le code pénal suisse prévoit d'ailleurs une peine moins sévère en cas de meurtre en état dit puerpéral) mais huit, là, j'atteins clairement mes limites !

Que l'entourage d'une femme ne décèle pas sa grossesse, je peux l'imaginer, notamment après avoir vu comment l'enfant se positionne dans le ventre de sa mère en état de déni de grossesse et après avoir lu le livre de Gaëlle Guernalec-Levy "je ne suis pas enceinte : enquête sur le déni de grossesse" mais que personne ne constate huit grossesses, ça, franchement, je n'arrive pas à le dire autrement, ça me dépasse ! 

Comment une femme peut-elle étouffer huit nouveaux-nés, dont elle a accouché totalement seule, dans le plus grand secret ? Comment peut-elle ensuite les cacher, transporter leur petit corps et les enterrer dans le jardin de la maison ? Reprendre immédiatement après sa vie...

Bref, je n'aimerais pas être à la place de la Présidente, Anne Segond, qui devra prononcer une peine contre cette femme ! 

Et vous, qu'est-ce qui vous échappe complètement ces temps ? 

A bientôt si vous le voulez bien,

mardi 30 juin 2015

Les dix plaies..

... se seraient prétendument abattues sur l'Egypte : "prétendument" parce que j'ai comme un sérieux doute. En effet, pour ma part, je suis convaincue qu'elles ont envahi ou mon appartement en général ou plus spécifiquement ma cuisine. 

J'ai nommé 
  • les poux que mes trois enfants ont rapporté au cours de l'année scolaire l'un après l'autre, l'autre contaminant l'un, le shampoing des cheveux de l'aîné étant particulièrement astreignant puisque sa chevelure jusqu'en dessous des épaules fait sa fierté, pas question d'avoir recours dans son cas à la solution "tondeuse à 6mm" que le cadet accepte encore sans broncher,
  • les mites alimentaires qui hantent depuis dix jours ma cuisine ! Pourtant, les pâtes, le riz, la farine, tout se trouve ou dans des sachets fermés avec un clip, merci Ikéa, ou dans des bocaux. J'ai donc jeté une grande partie de ces aliments, sans pour autant trouver la source, le nid de ces atroces bestioles. Si j'en crois les astuces de grand-mère, ça sentira dès demain le vinaigre, l'ail et le clou de girofle dans ma cuisine : le seul problème, c'est que cela va peut-être s'avérer efficace contre l'invasion mais je doute être capable de supporter un tel mélange olfactif ! Je me demande si je ne pourrais pas mettre les chaussettes de mon fiston dans les armoires : l'odeur est tout autant.... dissuasive et aurait au moins une fois une vertu ! 

Résultat de recherche d'images pour "chaussettes sales"Contre les pieds "fumants", vous n'auriez pas un truc acceptable aux yeux d'un ado ? 

A bientôt si vous le voulez bien, 

lundi 29 juin 2015

La jalousie

Elle fait partie des sept pêchés capitaux et si, en général, elle m'épargne, elle m'étreint à de très rares occasions. 

Vendredi a été un de ces moments, lorsque j'ai conduit Tom Pouce chez un copain de classe qui l'avait invité pour jouer avec lui. 

Ne connaissant ni la mère ni sa descendance, je me suis permis d'accepter le petit café qu'elle me proposait avant de filer vaquer à mes autres occupations.

Assise sur la terrasse de son sublime appartement, dans une ferme rénovée, meublé avec beaucoup de goût, je me suis sentie gagnée par l'envie. L'envie de moi aussi vivre dans un tel endroit, dans un tel cadre, avec une telle vue sur les champs alentours. 

J'ai eu beau me raisonner, me dire que de toute façon, elle n'aurait pas les moyens de s'offrir un tel endroit si son mari ne gagnait pas énormément d'argent - elle est mère au foyer -, rien n'y a fait : mon petit logement, dans un bloc terne aux murs fins comme du papier de soie, sans aucun cachet, m'a semblé tout à coup... trop ... ou pas assez.... bref, pas bien. 

Heureusement, quinze minutes plus tard, je recevais une excellente nouvelle professionnelle : ma demande à pouvoir devenir co-auteure d'un opus sur le certificat de travail avait été acceptée par la direction et dès novembre, je pourrai m'atteler à la rédaction, le tout sur mon temps de travail et non pas à mes heures "perdues" comme je le craignais. 

Je me suis alors souvenue que le matériel n'a que la place qu'on veut bien lui accorder et que pêché avoué est probablement aussi à demi pardonné. Le seul hic, c'est que je succombe probablement à un autre pêché en vous informant de la publication (fort lointaine) d'un ouvrage auquel j'aurai contribué : l'orgueil

Mon âme est résolument pervertie et je serais curieuse de savoir si vous êtes, vous, épargné par ces affres ! 

A bientôt si vous le voulez bien,