lundi 4 novembre 2013

Le vote électronique...

... jusqu'à ce jour, je n'en pensais pas grand-chose : j'estimais que le citoyen pouvant se rendre aux urnes le samedi / le dimanche ou remplir son bulletin pour voter par correspondance, il n'était pas forcément indispensable d'investir beaucoup d'argent dans la recherche de solutions informatiques onéreuses afin de créer un droit de vote électronique. 

Toutefois, une lecture attentive du matériel de vote, en particulier de l'enveloppe de transmission reçue la semaine passée, m'a fait envisager le vote électronique : l'administration n'aurait alors plus à renoncer à un "ne" explétif, pourtant très élégant à mes yeux et à mes oreilles. 

En effet, au dos de cette enveloppe figure actuellement une instruction "si vous ne votez pas, détruisez votre carte de vote pour éviter qu'elle soit utilisée par un tiers". 

Pour ma part, j'aurais spontanément écrit "pour éviter qu'elle ne soit utilisée par un tiers". Pas vous ?

Une brève recherche sur le net m'a permis de réaliser que cette négation (qui est un mot dit "explétif" dans ce contexte) n'est pas indispensable mais qu'elle fait "avant tout partie du génie d’une langue". Elle apporterait "en pratique une grande commodité à l’expression, avec des nuances plus ou moins marquées mais indéniables" selon l'auteur de l'article wiki

Je suis bien d'accord avec lui : les personnes qui vont accepter, le 24 novembre, l'initiative UDC dite "pour les familles" manquent selon moi singulièrement et de génie et de nuance ! 

Qu'on ne se méprenne pas sur mes opinions : je ne suis pas "contre" les familles, je pense simplement que prôner le retour de la femme au foyer et favoriser les hauts revenus revient à se moquer des personnes qui luttent quotidiennement pour l'égalité des sexes à tous niveaux, en particulier en matière de formation, et à défavoriser encore davantage les ménages modestes. 

Je sais, voilà un billet exclusivement helvético-suisse mais parfois, je n'arrive pas à garder mon calme; en outre, mon dernier coup de gueule politique remontant à 2007, j'espère que vous me pardonnerez de sortir de ma réserve. 

Malheureusement et autant être honnête, je sens que je vais très prochainement revenir avec des questions politiques, plus particulièrement en matière d'assurances dites "sociales" : si cette initiative devait être acceptée, un ORP pourra proposer un nouveau métier aux jeunes en recherche d'emploi, à savoir "faiseuse d'ange"... Ah non, suis-je bête, toutes les femmes resteront à la maison pour garder leurs enfants, désirés ou non... 

A bientôt si vous le voulez bien, 

dimanche 27 octobre 2013

Bien au chaud chez moi...

... je lis que certaines femmes risquent la prison parce qu'elles conduisent une voiture ! Est-ce que cela changerait quoi que ce soit si je postais une vidéo de moi au volant de ma petite bagnole ? J'en doute fort mais peut-être que je me sentirais un peu moins passive, un peu moins inactive ? Peut-être que je serais moins en colère ?




Elles ne me liront jamais, ces femmes qui ont le courage de braver l'interdit mais ce soir, j'ai envie de leur tirer mon chapeau : il en faut, du courage, pour oser ce geste qui pour moi, pour toi lectrice, est une évidence. 

A bientôt si vous le voulez bien,

samedi 19 octobre 2013

Le prénom...

... ou l'art de semer la zizanie ! 

Tous les futurs parents se creusent la cervelle durant des semaines, voire des mois pour trouver "le prénom" idéal pour leur futur bébé : certains le veulent unique - quitte à opter pour un truc impossible -, d'autres le préfèrent classique

Dans ce film (d'abord pièce de théâtre), téléchargé un peu au hasard, la soirée s'annonçait agréable : elle a fini par un règlement de comptes très relevé, avec des dialogues magnifiques, dans un décor que j'adore. J'ai particulièrement apprécié la prestation de Guillaume de Tonquedec, qui aime "l'orange, le papier d'Arménie, le clafoutis et le trombone" !

Bref, une réussite que je vous conseille très vivement : je vous promets un excellent moment. 

Et vous, quel est le dernier film vu que vous pourriez me conseiller ? 

A bientôt si vous le voulez bien, 

vendredi 11 octobre 2013

Question (sans réponse pour ma part)

Imaginez une autoroute avec trois pistes, que nous appellerons, pour les besoins de la cause, "piste 1", "piste 2" (celle du milieu) et bien sûr, "piste 3". 

Imaginez que la piste du milieu soit libre, imaginez qu'au même moment, deux automobilistes, se trouvant respectivement sur les pistes 1 et 3, décident de déboiter pour se mettre sur la piste 2. 

Il s'en est fallu de peu pour que les deux voitures ne se heurtent sur la piste du centre ! Avec la grande question "qui aurait été fautif si cela était arrivé ?"

Je n'en sais rien, n'étant pas spécialiste de la LCR mais j'ai eu très peur lorsque j'ai vu, devant moi, ces deux véhicules entamer cette manoeuvre, chacun effectuant un brusque retour sur la piste "d'origine" ! 

Votre avis ? 

A bientôt si vous le voulez bien, 

jeudi 10 octobre 2013

J'ose ou j'ose pas ?

J'ai osé, ce soir à 16h40 alors que j'attendais le train sur un quai bondé à Aigle : voyant arriver un jeune homme, de toute évidence aveugle, je me suis approchée de lui pour lui proposer mon aide "bonjour, le quai étant bondé, je vous propose mon bras pour vous guider : ça vous dit ?"

Vous me direz que vu qu'il marchait avec beaucoup d'hésitation en tenant une canne blanche devant lui, il ne fallait pas être Madame Soleil pour deviner qu'il y voyait soit très peu, soit carrément rien du tout. 

Et vous auriez raison. 

N'empêche, ce que la dizaine de  gens qui se sont plus ou moins gentiment écartés en le voyant arriver n'ont pas réalisé, c'est que leurs valises, leurs sacs, eux, continuaient de constituer un obstacle pour ce jeune homme : il ne suffit pas de déplacer qui ses 67, qui ses 81 kg pour qu'un aveugle puisse passer en toute sécurité, il faut aussi veiller à la lanière de son sac à ses pieds et à sa mallette d'ordinateur ! 

"Avec plaisir, merci, il y a en effet vraiment beaucoup de monde ce soir !" m'a-t-il répondu et d'enchaîner immédiatement avec un "ah, c'est un vieux train aujourd'hui", identifiant le modèle au seul bruit à son arrivée en gare. 

Bon, ça, j'aurais peut-être aussi été capable de le déterminer vu le nombre de fois que j'ai pris ce moyen de locomotion dans ma vie. En revanche, là où il m'a soufflé, mon furtif compagnon de voyage, c'est lorsqu'il m'a dit, en montant dans le train "tiens, il y a des skis entreposés à l'entrée ?"

Il y avait en effet des skis juste à côté de la porte "comment vous savez ça ?" ai-je demandé. "L'odeur du fart" m'a-t-il répondu, "j'adore le ski" ! 

 Je ne sais pas comment est votre sens de l'odorat mais le mien est assurément insuffisant pour découvrir, sans l'aide de mes yeux, ce détail-là ! 

A bientôt si vous le voulez bien,