dimanche 30 septembre 2007

L'arc-en-ciel

Le lundi en quinzaine, c'est sur cuk que je vous retrouve. Et le lundi, il commence à minuit et une minute.... Pardonnez-moi si vous cliquez sur le lien avant l'heure de Cendrillon !

A bientôt si vous le voulez bien,

5 commentaires:

  1. ouahh, difficile sujet...

    Moi je te dirais, comme tu l'a si bien écrit, qu'il faut d'abord se pardonner à soi même pour être capable de pardonner... Je suis comme toi, je ne gifle jamais mes enfants, les très rares fois où cela m'est arrivé, je l'ai vécu comme un échec et une véritable douleur. Je me suis pardonnée d'avoir été faillible puisque mes enfants me l'ont pardonné.

    Pour ce qui est des relations entre adultes, c'est une autre histoire. Je crois que pour continuer une relation, il faut que l'autre reconnaisse (donc qu'il ait compris) le mal qu'il t'a fait pour pouvoir lui pardonner.

    Avec l'âge, je pardonne facilement à ceux qui m'ont fait du mal, ça aide à vivre plus léger !


    bises nath

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  2. Isabelle Dujeudi1 oct. 2007 à 22:20:00

    Isabelle Dujeudi


    SANS PARDON IL N'Y A PAS DE FUTUR...

    Cette phrase résume à elle seule, une partie de notre quête d'être humain à savoir: aimer et être aimé, pour nous-même avec nos forces et nos faiblesses.

    Je l'aime bien cette phrase, elle m'aide à pardonner et à demander pardon aussi.

    Merci pour ces jolis commentaires.

    Isa

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  3. Je pardonne facilement aux autres.
    Jamais à moi-même.
    Je me reproche encore les deux ou trois gifles données à mes enfants il y a plus de 12 ans... et tant d'autres choses !

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  4. Je pardonne facilement, autant à moi-même qu’aux autres.

    Mais cette question du pardon est très complexe, je la retourne dans tous les sens depuis hier. Cette réflexion je vais te la livrer ici, puisque tu semblais dépitée de n’avoir pas de réponse mais elle été alimentée par des remarques lues ailleurs.

    L’adultère a l’air d’être l’exemple le plus repris pour illustrer le pardon, je crois que je le pardonnerais volontiers. Mais c’est d’autant plus facile, que nous avons décidé ensemble que ça ne serait pas une faute, si cela devait arriver.

    Est ce que le pardon a à voir avec la rancœur ? Quand j’étais très jeune, je n’ai pas pardonné à une amie chère une trahison qui m’a véritablement dévastée à l’époque. Je ne l’ai jamais revue. Maintenant je n’ai plus de rancœur, mais lui ai-je pardonné ? Non, je ne pense pas que l’on puisse dire cela. Ca peut peut-être le cas de ruptures sentimentales, ou des histoires familiales compliquées. Pour reprendre l’exemple du parent maltraitant, est il possible qu’une fois adulte, on décide de ne plus avoir de rancune, pour ces faits qui se sont passés il y a longtemps, mais qu’en même temps on décide que c’est impardonnable et qu’on ne pardonnera pas? Je ne sais pas vraiment. Peut on vivre avec quelque chose sans rancœur mais sans pardon ?

    Est-ce que le pardon a à voir avec le repentir ? J’ai lu quelque part qu’on ne peut pardonner qu’à une personne responsable de ces actes. Peut-être la raison pour laquelle on cherche toujours un responsable lors d’un accident, ou d’une catastrophe. On ne peut pas pardonner au destin, à l’animal nous ayant attaqué, ou à l’ouragan s’étant abattu sur notre maison. Mais est ce que le repentir de la personne joue ? Après tout ne pouvons nous pas pardonner à quelqu’un sans qu’il nous demande pardon ? J’ai pardonné à quelqu’un quelque chose que j’ai appris et qui m’a blessé. L’aurais je appris à un autre moment, je ne lui aurais peut-être pas pardonné. Mais là j’ai décidé de l’absoudre. Je ne lui ai pas dit que je l’avais appris et je me suis promis de ne jamais lui en faire reproche. C’est pardonné.

    Et je ne veux pas que mon pardon ou mon non-pardon serve à un quelconque pouvoir sur l’autre. Ce qui je suis sure peut arriver, même inconsciement. On refuse le pardon pour humilier l'autre ou alors on étale sa grande mansuétude pour le rabaisser.

    Est-ce que le pardon a à voir avec la justice ? Ca, je suis sûre qu’une avocate comme toi pourra y répondre plus facilement que moi. Mais finalement, est-ce que le fait de pardonner, ce n’est pas décider que la dette est payée, décider d’effacer l’ardoise. On peut penser que la personne a assumer suffisamment son acte, soit par décision de justice, soit par son repentir, ou son comportement, et donc qu’il est juste de lui pardonner.

    Finalement, est ce que le pardon a à voir avec l'amour et peut on tout pardonner par amour.

    Comme l'a dit nathpoing difficle sujet... Je ne me doutais pas qu'il ebranlerait autant mes meninges, ni ne me laisserait encore plus perplexe après y avoir réfléchi qu'avant.

    Ca c'est philosophique!!

    Bisous

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  5. Natpointg, tu as si bien dit : ça aide à vivre plus léger.... mais ça doit être comme ma culotte de cheval, j'ai certaines douleurs tenaces....

    Isabelle Dujeudi, quel plaisir que de vous lire ici ! Comme quoi, hein, le boulot amène aussi des tranches de rire, quoi que le sujet, ici, n'est pas aussi drôle que les fréquentations de Brad Pitt ;-) Au plaisir de vous retrouver bientôt (j'ai toujours pas ma réponse sur le service pompier mais c'est pas de "votre" faute !).

    Dominique, on fait un pacte ? On se pardonne mutuellement les claques et on se dit qu'à défaut d'être des mères parfaites, on est des mères suffisamment bonnes ?

    Tiph, merci pour tes réflexions : elles me "parlent" beaucoup. Et je te rejoins sur plein de choses. L'adultère, bien que non prévue au contrat, me semble, de prime abord, assez facilement pardonnable, selon les circonstances. En revanche, j'aime pas du tout quand tu me mets une nouvelle question sur les bras : qu'est-ce que j'en sais, moi, si on peut vivre sans rancoeur mais sans pardon ? Idéalement, je dirais que oui.

    Quant aux notions de "justice" et de "pardon", elles ont en commun, selon la vision des gens, que la justice comme le pardon n'impliquent pas l'oubli mais une nouvelle "chance".

    Et oui, l'amour est le moteur, l'élément décisif mais pourquoi ? Parce que si on ne pardonne pas, il faut renoncer à aimer la personne concernée et que dans la balance, c'est "pire" de vivre sans cet amour qu'avec malgré la "blessure" ?

    Bref, je continue de cogiter, merci d'avoir cogité avec moi.

    Bonne soirée, merci à toutes,

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